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 Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...

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Matthew Williams
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Emploi: Prof. de Géographie
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MessageSujet: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Mer 28 Aoû - 16:10


On ne pouvait pas dire que Matthew était un homme routinier, bien au contraire, surtout parce qu’il aimait faire ce qu’il avait envie de faire quand il en avait envie, et pas autrement, mais sa « sédentarisation » prenait petit à petit le pas sur ses habitudes, même si, au fond, ce n’était peut-être pas plus mal. Et même si cela devait changer un peu la façon dont il passait ses journées, cela ne modifiait en rien son comportement, toujours si peu en adéquation avec le sérieux qu’il aurait du avoir. Loin d’être désinvolte, il était simplement franc de nature, ne cherchant pas mille chemins tortueux pour dire ce qu’il avait à dire. Cela lui avait d’ailleurs déjà coûté un peu, même si, apparemment, les choses semblaient s’arranger pour le moment. Il n’essayait pas de forcer les choses, conscient que cela n’aiderait en rien. De toute façon, il avait également à faire lui aussi, notamment avec sa reconduite des cours de Géographie à l’Université. Une des pierres angulaires de sa sédentarisation était ce poste de professeur d’une matière souvent délaissée par les étudiants mais qu’il avait quelque peu redorée depuis son arrivée en jouant surtout sur son expérience de baroudeur, donnant une autre vision du monde que celle que pouvaient donner de « simples » professeurs qui voyaient le monde à travers des cartes, quelles qu’elles soient. Quand on traversait le monde, en long en large et en travers, il était facile de se rendre compte que ce qui était dessiné sur les cartes n’avait pas forcément son équivalent dans la réalité. Et puis, surtout, on passait à côté de beaucoup de choses, en termes de paysages ou, tout simplement, de culture, des choses qui n’apparaissaient pas sur ces bouts de papier, aussi grands fussent-ils.

Aussi, il n’était pas rare qu’il parvienne à captiver ses étudiants en leur racontant les mœurs d’un pays ou d’un autre. Evitant néanmoins soigneusement d’évoquer les passages qui pouvaient trahir sa nature de Métamorphe. Le Doyen de l’Université avait été assez clair sur ce point-là et, de toute façon, il n’était pas dans l’intérêt de Matthew d’en parler de toute façon, même si certains de ses élèves étaient des Outres et s’étaient sans doute, pour certains d’entre eux, rendus compte qu’il n’était pas un Norme. Il avait d’ailleurs un cours dans l’après-midi, l’un des premiers de l’année. De nouvelles têtes pour certains, d’autres plus connues, il lui faudrait faire avec mais il ne se faisait pas véritablement de soucis, il n’avait jamais eu de réels problèmes avec ses étudiants et il n’avait aucune raison d’en avoir à partir de maintenant. Aussi, tranquillement, il avait décidé de passer la matinée dans le Bayou, l’une de ses petites habitudes pour ne pas trop rompre avec ses longues journées de voyage sous forme totémique et pour garder cette proximité qu’il avait toujours eu avec le Jaguar qui sommeillait en lui, mais aussi pour satisfaire cet irrésistible besoin d’exploration. Avec le temps, il aurait presque pu dire qu’il connaissait les environs de la Nouvelle-Orléans par cœur mais il était difficile de pouvoir l’affirmer, surtout parce qu’ils changeaient souvent, que ce soit après des forts orages ou des périodes plus chaudes, le décor restait à la fois le même et pourtant différent. S’y balader était agréable, bien que potentiellement dangereux car il restait quelques autres prédateurs souvent affamés. Certes, c’était moins problématique sous forme animale, mais sous forme humaine, c’était différent et il avait déjà pu en faire l’expérience par le passé avec une rencontre avec des alligators. Enfin, ces derniers temps, il n’en avait croisé que de loin, tandis qu’il lézardait au soleil le long du Mississipi.

Il n’était pas réellement parti tôt bien qu’il se soit levé aux aurores, comme bien souvent. On ne changeait pas des habitudes vieilles comme le monde et le professeur était loin d’être un homme à faire la grasse matinée, il était ainsi et cela ne lui déplaisait pas. Il s’était préparé tranquillement et avait parcouru quelques pages d’un livre avant de prendre son métasac avec quelques affaires de rechange – au cas où – et avait prit le premier bus pour les abords de la ville. S’éloignant de la civilisation, il avait rapidement gagné les hautes herbes pour s’y trouver un coin où se déshabiller, ranger ses affaires dans son sac et se transformer, profitant de cette vision du monde si différente, qui s’offrait une fois de plus à lui. L’air frais de la matinée était déjà humide et la journée promettait d’être encore torride, ce qui n’était pas du genre à déranger le félidé. Il résista à l’envie de rendre une visite surprise à Arn et se laissa porter par ses pattes au hasard du Bayou. La réserve était un endroit sympathique pour se balader tranquillement, on n’y croisait que très peu souvent des humains – qu’ils soient Outres ou non – et la Nature s’y exprimait librement depuis suffisamment longtemps pour être totalement dépaysé. S’offrant le luxe d’une petite course dans les hautes herbes, il s’arrêta après de longues minutes, se disant qu’il n’y aurait surement pas de mal à se chercher de quoi manger, d’autant qu’il n’avait pas vraiment déjeuné ce matin. Et puis il finirait bien par dénicher de quoi se mettre sous les crocs. En mode chasseur furtif, le félin glissait dans la végétation, les sens aux aguets, prêt à bondir sur quelque chose qui pourrait lui remplir l’estomac…
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Mer 28 Aoû - 16:47

Voilà une semaine que je me suis installée à la Nouvelle-Orléans et à chaud, il faut dire que la ville me plaît. Beaucoup plus sudiste que Philadelphie forcément. Ce n'est pas encore l'ambiance du Brésil mais ça se rapproche une petit peu plus. J'apprécie la chaleur et le soleil alors autant dire qu'ici je suis servie surtout en ce moment.
Trouver une petite maison et faire toutes les démarches administratives, la banque, la poste et autres n'a pas pris trop de temps grâce à mon habitude de bouger. Hier, j'ai rencontré mon nouvel employeur, enfin le doyen de l'université qui m'a fait visiter les lieux et m'a donné le planning du mois à venir. Autant dire que j'ai eu une petite montée de stress. Pour la première fois j'allais être une « vraie » prof. Je ne serai plus la remplaçante de celui partit faire ses recherches ou en congé paternité. Je vais enfin pouvoir faire mon propre programme et faire un peu rêver mes élèves avec tout ce que j'ai pu voir et apprendre. Peut-être même leurs donner envie de continuer là-dedans. Pour me rôder dirons-nous, le doyen a préféré me donner en premier lieu un cours de « découverte » pour les 1ère année qui ne sont pas en archéologie. Autant dire des petits élèves potentiels à ramener vers l'aventureuse et studieuse voie de la découverte et de la poussière !
Enfin bref.
Toutes ces émotions m'ont donné envie de me détendre et quoi de mieux pour ça que d'aller gambader sous ma forme animale ? Depuis que je ne suis plus sous la surveillance de mes parents (autant dire longtemps tout de même) je prend plaisir à aller me balader (et non courir, on ne peut pas dire que je sois ultra sportive) dans des endroits que j'estime les plus sur possible. Même si 40 années ce sont écoulées depuis la Révélation, j'ai toujours cette peur de me retrouver piégée par des extrémistes et lynchée. Il me faut donc un endroit calme et un peu éloigné à une heure pas trop fréquentée. Avant de m'installer je me suis renseignée sur les possibles endroits pas trop éloigné de la ville qui me permettrait de décompressé sans faire 2heures de routes. La réserve et ses abord me paru l'endroit le plus indiqué.

Après m'être levée assez tôt pour une fois et avoir avalé un café je pris le volant en direction de cette fameuse réserve après avoir consulté une carte et avisé un espace pour me garer.
L'air encore frais me fit avoir la chair de poule lorsque je sortit de ma voiture seulement vêtue d'une robe simple et pratique à enfiler et de tongs. Je prévois toujours des vêtements en conséquences quand je vais changer afin de ne pas avoir un énorme sac d'habits à dissimuler dans un coin.
La nature qui m'entourait était tout simplement parfaite, dense mais pas trop, idéal pour ne pas être vu sans pour autant avoir des difficulté à progresser dans la végétation. On est loin des forêts de conifère du nord.
Après avoir respirer un bon bol d'air frais je m'engouffrais entre les arbres et trouvais un tronc creux à côté duquel je me déshabilla et y glissa mes vêtements. Étant tout de même assez pudique je me transforma tout de suite et retrouva avec plaisir ma forme animal. D'après mon flair, il ne semblait pas y avoir d'humains dans le coin ce qui relâcha une partie de ma tension. Je m’ébrouai et partit en trottinant explorer les alentours. A mon plus grand damne il ne semblait pas y avoir d'arbre fruitier ans le coin, mon pêché mignon sous forme animal.
Grâce à mes grandes pattes je surplombais les herbes hautes, me permettant de voir ou j'allais et observer le moindre tressaillement des dites herbes. Un léger mouvement sur ma gauche me fit m'immobiliser. J'avais entendu parler d'alligator qui pouvait rôder dans le coin mais à ma connaissance il ne s'éloignaient jamais de l'eau et il ne me semblait pas être proche d'un point d'eau assez grand pour abriter un de ces reptiles. Aux aguets, je tendis le museau et reconnu une odeur familière ...
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Matthew Williams
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Jeu 29 Aoû - 13:59

L’instinct de la chasse, cette sensation d’avoir vécu ainsi pendant toute une vie, loin des restaurants, des supermarchés et d’une quelconque cuisine. De nombreuses fois, Matthew avait eu recours à sa forme animal pour chasser ou même simplement être « à l’abri » au beau milieu de la jungle ou de la savane là où les prédateurs de l’homme était particulièrement nombreux. Il était vrai qu’il bénissait ce jour où il avait découvert son animal-totem et qu’il avait eu la « chance » d’avoir le droit à quelque chose de dangereux. Il aurait été difficile de se sortir de situations délicates en se métamorphosant en petit lapin blanc, bien qu’ils étaient également capables de courir vite. Hélas, on réfléchissait plus souvent à s’attaquer à un Jaguar qu’à un lapin et cela lui avait surement permis de pouvoir vagabonder librement entre les arbres ou les herbes hautes. Il avait beaucoup voyagé, que ce soit à pieds ou à pattes, et, bien souvent, il se servait de cette double nature pour franchir les obstacles qui auraient autrement demandé de longs détours que ce soit pour l’homme ou l’animal. Et s’il pouvait courir de longues distances la journée, la nuit, il pouvait facilement trouver de quoi dormir chez des villageois, même si, de temps en temps, il se retrouvait perché en haut d’un arbre. Enfin cela ne lui avait jamais posé de problèmes, bien au contraire, il était davantage mal à l’aise avec les nouvelles technologies, plus à même de cuisiner avec un feu de camp, quelques branches de bois et quelques pierres plutôt qu’avec une cuisine entièrement équipée. Et puis il fallait admettre que son côté un peu gaffeur – surtout au mauvais moment – ne l’aidait pas forcément au meilleur moment. Encore une chance que sous forme animal, il n’avait pas ce genre de problèmes, après tout, on voyait rarement des animaux maladroits, car ce n’était pas bon pour la survie ce genre de détail.

Glissant dans les hautes herbes, l’odorat à l’affût de la moindre odeur qui pourrait trahir la présence d’un éventuel gibier, le félidé avait laissé glisser sa conscience dans les tréfonds de son esprit, ne laissant quasiment que l’animal au commande. Si Matthew réalisait tout ce qui se faisait, il savait qu’il ne réfléchissait plus comme un humain, bien au contraire, sa façon d’agir était tout bonnement guidée par l’instinct, un instinct affamé qui plus est. Pas très au fait de ce que l’on pouvait trouver dans la Réserve, ce n’était pourtant même pas une penser qui pouvait l’effleurer de près ou de loin, l’animal savait qu’il finirait par trouver quelque chose de suffisamment petit ou tendre à se mettre sous les crocs et suffisamment grand pour le rassasier pleinement. La perspective d’un petit gueuleton était particulièrement alléchante et loin d’en avoir la bave aux lèvres, cela aiguisait ses sens, le faisant s’arrêter à chaque frémissement de l’herbe, à chaque petit bruissement qui pouvait trahir la présence de quelque chose de comestible non loin de lui. Et, bien entendu, il faisait également attention à ce qui pouvait essayer de le croquer lui, bien que, d’une certaine manière, il était convaincu de ne pas avoir trop de souci à se faire de ce côté-là, mais, comme toujours, l’excès de prudence n’était pas nécessairement un mal, au pire s’était un gage de lenteur mais il avait tout son temps, ou presque. Et s’il ne devait pas trouver de déjeuner, il pourrait toujours s’en offrir un sur la route du retour vers l’Université. Enfin, il en était encore loin et avait encore de longues heures devant lui pour trouver chaussure à son pieds, du moins façon de parler. Alternant courts déplacements et périodes d’immobilisme, il lui semblait ne faire plus qu’un avec l’environnement qui l’entourait, bien loin des considérations citadines.

Tandis qu’il scrutait patiemment, du mouvement se fit sentir non loin de lui. Se tapissant dans les hautes herbes jusqu’à ne faire presque plus qu’un avec le sol, il épiait au travers de la végétation pour voir ce qu’il pouvait sentir et qu’il ne reconnaissait pas. Il aperçut quelque chose, vivement, mais la couleur était étrange. Rouge ? Cela n’avait pas de sens. Il resta immobile encore jusqu’à avoir confirmation. Il ne voyait pas l’animal mais semblait assez grand mais clairement pas du coin, ou alors la faune s’était bizarrement adaptée ici. Songeant qu’il ne devait pas être le seul métamorphe à chercher un peu de tranquillité dans les environs, il semblait logique de considérer qu’il s’agissait là d’une personne qui possédait le même « talent » que lui. Il n’eut toutefois pas le temps d’y réfléchir davantage car une autre odeur, plus commune et, surtout, reconnaissable, lui parvint, tout autant qu’un léger frémissement d’herbes hautes non loin de lui et non loin de l’inconnue aux pelage rouge. Sans chercher à comprendre, conscient qu’il s’agissait là de son petit-déjeuner, il bondit comme un diable hors de sa boîte et passa à côté de l’autre animal sans même y faire attention, un comportement qui, pour le coup, n’avait rien de réellement animal, mais Matthew, ou plutôt son instinct, était entièrement tourné vers sa cible qui, déjà, commençait à se carapater, hélas pour elle, pas assez vite. L’attrapant dans un autre bond, le félidé se laissa glisser sur le sol pour freiner sa course et s’immobiliser, tenant dans sa gueule ce qui s’apparentait à un « gros » lièvre. Une pression pour lui briser la nuque et l’animal commença à faire son petit gueuleton. L’affaire était dans l’assiette…
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Jeu 29 Aoû - 20:55

Un jaguar. Voila ce que je pouvais sentir non loin de moi. Mais ce n'était pas grand-mère.
Ce qui voulait donc dire qu'il y avait un jaguar inconnu sûrement métamorphe car de mémoire les jaguar ne vive pas naturellement vers la Nouvelle Orléans, tapie à quelques mètres.
Un prédateur, un truc capable de me briser la gorge sans trop de soucis. Je suis certes aussi un prédateur mais plutôt du genre opportuniste qui mange des petites proies et des fruits. Et en plus de ça un peu craintif quand même il faut l'avouer.
Mais le pire c'est qu'un métamorphe réfléchis avec un cerveau humain et tout le sadisme que cela peut entraîner. J'ai bien sur rencontrer et côtoyer plusieurs métamorphe dans ma vie ça va de soi mais rarement de gros prédateurs. Car quand on connaît ma grand-mère et ce qu'elle est capable de faire, on évite alors de trop embêter les jaguars et autres méta du même gabarit.
Après tout dépend de la personnalité de la personne. C'est peut-être un vrai bisounours qui se cache là-dessous.
Le temps de ma réflexion le-dit jaguar avait bondit et était passé près de moi sans même m'accorder un regard pour atterrir un peu plus loin. Intriguée, je sursautai et me tournai dans la direction de l'autre métamorphe pour le voir déguster un lièvre déjà mort. Ce qui me laisser le temps de penser encore un peu. Que faire ? Si il avait été hostile il m'aurait attaqué au lieu de jeter son dévolu sur une petite proie ou alors il m'a jugé trop insignifiante. Je repensais d'un coup à ce que m'a dit ma grand-mère. « Lie toi avec ceux de ta race. Les humains et autres ne peuvent pas nous comprendre. Mais ne fais confiance à personne. » Il est vrai que mes amis métamorphe m'ont toujours mieux compris que les humains à qui je cache forcément ma nature. Alors pourquoi ne pas tenter le coup et essayer de faire connaissance avec celui-là ? Le hasard l'a peut-être placé sur ma route (ou pas d'ailleurs).
Sans chercher à réfléchir encore plus, le lièvre étant quasiment fini, je tenta une approche dans le style soumis en rampant à moitié sur le sol sans aucune once d'agressivité. Plus je me rapprochais, plus je sentais l'odeur du jaguar qui rappelait tant de souvenirs et en appelait à de nouveaux, qui je l’espérais allez être amicaux et non violent. Si j'avais pu croiser les doigt je l'aurais fait. Je ferma les yeux en proie à une peur soudaine de me faire bouffer accentué par l'odeur du sang du lapin, mais je les rouvrit bien vite et pris une grande inspiration en continuant d'avancer avant de m'arrêter à une distance respectable, ventre à terre, prête à déguerpir en cas de besoin et les poils noirs de ma crinière hérissés d'incertitude.
Je poussa un petit couinement si on peut dire pour signaler ma présence. Même si je savais bien qu'il m'avait repéré depuis belle lurette.
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Matthew Williams
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Mar 3 Sep - 12:19

Un animal se contente de fort peu, nourriture, un lieu où dormir, reproduction… Bien souvent, Matthew avait été tenté de se laisser emporter par cette nature et vivre comme un Jaguar au milieu de la nature, loin de la civilisation, mais il ne pouvait pas non plus s’y résigner, ne serait-ce que parce qu’il y avait toujours eu ce besoin de voir des gens et de rester au moins en contact avec ses parents. Cette part humaine et sociale n’avait jamais été refoulée au point d’être oubliée et cela avait probablement poussé le Jaguar a rester suffisamment en contact avec les Hommes pour ne pas finir en simple « animal ». Mais il devait admettre que retrouver son animal-totem était toujours un plaisir sans égal, car il partageait toujours avec excitation chacun des ressentis que pouvait éprouver un animal, qu’il s’agisse de l’excitation de la chasse, de la caresse du vent sur son museau alors qu’il court dans la savane, ou même la fraicheur de l’eau sur son pelage lors d’une pluie battante dans la jungle. C’était pour cela que, depuis qu’il était à la Nouvelle-Orléans, il restait rarement plusieurs jours sans céder à cette tentation de se glisser dans sa forme animale pour se balader dans le Bayou, oubliant les rues, les Normes et les Outres, songeant uniquement à des préoccupations purement primaires, très proches des seuls besoins d’un animal. Et, le museau dans la carcasse du lièvre, arrachant les morceaux de chair de manière assez brutale – comme tous les carnivores – sans se soucier de se mettre du sang sur tout le museau, Matthew savourait encore cette excitation de la victoire consommée tandis que la sensation de faim s’effaçait, remplacée par un contentement primaire mais très agréable, dans un festin tout bonnement sauvage et brutal. Mais ainsi allait la nature et pas autrement.

Tandis qu’il terminait sa proie, il sentit du mouvement quelques mètres devant lui. Relevant la tête, il croisa le regard de l’animal qu’il avait aperçut dans les hautes herbes, celui qui n’appartenait pas non plus à cet habitat et qui devait cacher derrière lui un autre métamorphe. Avait-elle faim ? Il ne restait hélas plus rien à se mettre sous les crocs. Il fixa pendant de longs instants la posture relativement soumise de ce qui ressemblait à un mélange entre un loup, pour la taille, et un renard pour la couleur. Le Jaguar se redressa lentement, s’installant sur ses pattes arrières avant de se donner un petit coup de toilette sur le museau avec la langue pour en enlever un maximum de sang qui maculait son pelage et gênait quelque peu son odorat. Le problème des métamorphes était qu’il était difficile pour eux de se comprendre sous forme totémique. Mais si elle était venue le voir ainsi, elle ne semblait pas lui chercher des ennuis. Essayait-elle de faire connaissance ? Cette idée l’amusa quelque peu, surtout lorsqu’on savait qu’il était probablement impossible de communiquer sous forme animale et que, s’ils se transformaient, ils se retrouvaient nus. Enfin, il était peut-être intéressant de voir pourquoi elle était venue le voir. Le félidé se releva doucement sur ses pattes et s’approcha lentement, loin d’avoir un air menaçant. Arrivée proche du loup-renard, il se pencha vers lui et lui donna un coup de langue râpeuse en un geste amical, autant pour qu’il se relève que pour l’inciter potentiellement à essayer de lui faire comprendre pourquoi il était venu devant lui ainsi. Matthew aurait certainement pu se transformer directement, l’avantage du métasac lui permettant de transporter ses habits avec lui, même sous forme totémique, néanmoins, il n’était pas certain que ce fut également le cas pour son compagnon impromptu et l’idée de devoir suivre un loup sur une distance inconnue sous forme humaine lui paraissait déjà fatiguant rien que d’y penser.

Le Jaguar s’écarta de nouveau un peu, attendant la réaction de son invité de la matinée. Il espérait qu’elle n’interpréterait pas mal son geste mais c’était là le lot d’humains essayant de communiquer avec des formes qui n’étaient pas les leurs. Dans la réalité, deux animaux comme ceux-là ne se seraient probablement jamais rapprochés autant, voire se seraient sautés à la gorge, dans l’hypothèse où, bien entendu, ils se seraient rencontrés, ce qui, naturellement était probablement plus facile à dire qu’à faire. Assis sur son séant, à quelques dizaines de centimètres du loup, il se demandait qu’elle serait la suite. Essayairait-il de lui faire comprendre quelque chose sous forme animale ? Se transformerait-il ? La seconde option semblait peut probable ou au moins prendrait-il le luxe de s’éloigner un peu, hors de vue, avant de revenir. Matthew se demandait également qui pouvait se cacher derrière cet animal ? Les caractères d’un métamorphe différaient rarement entre sa forme humaine et totémique, aussi, l’homme, ou la femme – cette réalité sembla le surprendre quelque peu –, qui se cachait derrière ne devait pas être des plus imposant(e)s, mais les apparences étaient parfois trompeuses. Toutefois, rien en semblait indiquer que quelque chose allait mal se passer aussi une telle remarque n’avait pas d’importance. Toujours son regard clair posé sur l’animal roux, il guettait un signe, dans tous les cas, il était ouvert au « dialogue », quelque soit sa forme.
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Jeu 5 Sep - 10:59

La première rencontre avec mon amie la plus fidèle avait été sous forme totémique. L'amie en question, Lulla est une renarde. Nous étions tombée nez à nez par hasard au détour d'un arbre et notre peur nous avait fait couiner et galoper en sens inverse avant de revenir intriguée.
Bizarrement depuis ce jour j'ai gardé l'idée que la rencontre sous forme animale est beaucoup plus simple que sous forme humaine. Je laisse la part animale sans complexe prendre le dessus tout en calmant la part d'instinct qui pousse à fuir. Il n'y a alors pas besoin de mots, pas de bredouillage ni de rouge aux joues.
Lorsque le jaguar s'approcha je tentais de ne pas bouger, il semblait calme et détendu. Le coup de langue qui suivi me fit éternuer de surprise et m'assura sur les intentions non-violente du méta en face de moi. Ou alors c'était un sadique qui faisait copain copain pour mieux croquer.
Soulagée, je laissa retomber la pression que j'avais pu accumuler et me mis debout. Le jaguar avait beau être tout en muscle et long, j'étais, je crois, plus haute que lui. L'avantage des grandes pattes, je culminais à presque 85cm au garrot. En réponse je tournais la tête à droite et frotta rapidement ma joue contre la sienne.
La jaguar était manifestement un mâle point de doute dessus, j'avais pu le constater quand il avait bougé. J'essayais de m'imaginer à quoi il pouvait ressembler sous forme humaine même si cela n'était pas forcément très important. Après avoir frotté sa joue je huma l'air pour retenir son odeur au cas ou je serai amener à le croiser sous son autre forme, des fragrances reste forcément étant donné que c'est la même personne. Je fis un tour rapidement comme pour l'inspecter avec cette allure chaloupé qui fait une des autres particularité des loups à crinière.
Je décidais d'opter pour l'attitude que j'avais eu avec Lulla, c'est à dire le jeux. Car même à mon grand âge ça fait du bien de se détendre et profiter du moment présent. De plus je ne pouvais m'empêcher de penser à ma grand-mère quand je voyais ce jaguar, certes plus imposant, en face de moi malgré ses yeux bleu saisissant.
J’allongeai mes pattes avant au sol, dans une position de jeux typiquement canin (il devait avoir vu ça au moins une fois et devrait comprendre) et lançais un jappement joyeux.
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Matthew Williams
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MessageSujet: Re: Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...   Lun 9 Sep - 11:58

Il était difficile d’imaginer ce que les Métamorphes pouvaient réellement faire sous forme animale. Il était vrai que certaines choses étaient envisageables, mais elles demandaient, au préalable, de se connaître un minimum avant de se rencontrer, tout comme Matthew avait déjà fait plusieurs balades en compagnie d’une panthère noire mais surtout parce qu’il l’avait connue avant de la croiser sous forme totémique. Deux Métas qui se connaissaient pouvaient ainsi partager également le plaisir de se retrouver d’une autre manière et de profiter différemment de leur proximité. Mais rencontrer directement l’un des leurs sous forme animale était beaucoup plus problématique. Enfin « problématique » n’était peut-être pas le mot adéquat, mais cela pouvait mener à beaucoup d’incompréhension, surtout lorsque les deux animaux n’étaient pas nécessairement au même niveau de la chaine alimentaire. Si on imaginait volontiers qu’un Jaguar et un Loup-Renard, ou Renard-Loup à vrai dire Matthew ne savait toujours pas à quoi s’en tenir, pouvait au moins se jauger sans essayer de se croquer l’un l’autre, cela semblait plus difficile pour un Loup et un Lapin. D’ailleurs des accidents de se genre s’étaient surement déjà produits depuis le début de leur existence, même si, pour l’instant, il n’avait pas eu à déplorer d’incidents de la sorte. Le professeur de géographie se pensait d’ailleurs relativement immunisé étant donné qu’il ne « gobait » pas ses proies. Aussi, il aurait plus de chance de voir la proie qu’il venait de chasser et de tuer se transformer en homme ou en femme sous ses pattes que directement dans son estomac. Cette dernière sensation devait d’ailleurs être assez particulière à vivre et rien que d’y penser, il y avait surement de quoi avoir la nausée. S’étant régalé, mieux ne valait pas se donner une bonne raison de rendre le repas qu’il venait de faire…

Alors que son camarade se relevait sur ses longues pattes, le Jaguar s’était réinstallé sur ses pattes arrières,  assis tranquillement, relevant légèrement le museau pour pouvoir continuer de fixer le regard du Métamorphe qui était effectivement un peu plus grand que lui. En même temps, ce n’était pas vraiment quelque chose qui gênait Matthew, lui qui avait été habitué à croiser plus grand et plus gros que lui dans les savanes d’Afrique. Il était difficile de ne pas rester humble devant un éléphant ou un rhinocéros, déjà en tant qu’homme, alors, en tant qu’animal… Le félidé aurait pu avoir un sourire, s’il avait pu le faire, lorsque le Renard-Loup vint frotter sa joue contre la sienne dans un geste affectueux qui laissait supposer qu’il avait plus ou moins compris qu’il ne lui voulait aucun mal. Il ne s’offusqua pas non plus d’être « senti ». C’était là une pratique courante chez les animaux et peut-être voulait-il seulement être certain de pouvoir se remémorer l’odeur du Jaguar à l’avenir, s’il devait y avoir une nouvelle rencontre, bien que cela fut préjuger un peu beaucoup du hasard qui les avait mené tous les deux à se trouver ce matin. Dans un réflexe purement humain, il espéra cependant que son odeur n’avait rien de désagréable. Les animaux n’étaient pas du genre à se poser ce genre de questions, même si, bien entendu, ils étaient sensibles aux vraies mauvaises odeurs, mais beaucoup moins regardant sur le « musc » de chacun, contrairement aux Humains qui étaient généralement plus regardant sur ce genre de détails. Un paradoxe s’il en était un lorsqu’on regardait la différence de sensibilité entre les odorats des Hommes et ceux des animaux en général, souvent plus développés. L’homme avait peut-être encore beaucoup à apprendre de ceux qu’il chassait ou qu’il mettait en cage pour son propre plaisir.

La suite des évènements fut, elle, plus surprenante. Sans qu’il s’y attendit, il vit l’animal roux s’aplatir au sol, dans une position qui lui rappelait étrangement celles des chiens qui sont prêts à jouer, alors qu’on leur présente une balle de tennis prête à être lancée. Voulait-il jouer ? Cette idée le troubla quelques instants, laissant le félin de marbre tandis qu’il contemplait ce camarade de jeu. Après tout, pourquoi pas ? Sans cesser d’observer son compagnon, le félidé bondit néanmoins sans crier gare, pattes avant en avant, agrippant le cou – sans les griffes est-il utile de le préciser – de son partenaire de jeu afin de le faire tomber à la renverse, ce qui, avec son poids et son bond, ne devrait pas être délicat. Surplombant le Loup roux, Matthew déposa une autre léchouille sur son museau en guise de trophée avant de bondir à l’écart, laissant à son adversaire une chance de se remettre sur pattes et de se remettre de cette attaque-surprise, plutôt déloyale, il fallait l’admettre. Une fois que ce fut le cas, il bondit dans les hautes-herbes, un endroit idéal pour une petite partie de cache-cache ou d’attrape-moi-si-tu-peux. Un jeu qui se prêtait surement très bien au lieu et à ce que pouvaient faire deux animaux comme eux. A part se bondir mutuellement dessus, il ne voyait pas vraiment ce qu’il y avait à faire en termes de jeu. Sur ce point-là, les animaux étaient plus limités que les humains, mais cela ne voulait pas dire que ce n’en était pas moins intéressant et distrayant, bien au contraire. Glissant entre la végétation, le Jaguar progressait plus lentement, presque certain d’avoir mis un peu de distance avec son adversaire, essayant ainsi de passer inaperçu plutôt que de le prendre de vitesse.
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Tout n'est pas forcément bon à se mettre sous la dent...

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