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 Une Traque qui tourne au vinaigre

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MessageSujet: Une Traque qui tourne au vinaigre   Ven 31 Mai - 11:54

« Et MERDE ! Je déteste les égouts ! »

Ambre se releva en se frottant le bas du dos, saleté de rats qui venaient se fourrer sous vos pieds au moment où vous vous y attendiez le moins. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle parcourait les galeries à la recherche de Simon. Elle avait les pieds mouillés, et une forte envie de retrouver le ciel et la civilisation. Elle aurait dû être à la garden party organisée par le conseiller municipal à cette heure-ci, pas à crapahuter dans l'eau sale à la recherche de cette petite lopette de Vamp qui avait trouvé marrant de disparaître dans la nature après lui avoir emprunté 3000 dollars.

« Vous ne serez pas déçue Miss Manzoni ! Cet argent va me permettre de débuter mon commerce et dans une semaine, vous aurez le double ! »

Ambre était habituée à ce genre de marché. Il n'était pas rare qu'elle aide les siens à monter un petit commerce illégal en leur prêtant une mise de départ. Mais celui-là avait fait très fort. Non seulement en 6 mois elle n'avait pas revu la couleur de son argent, mais en plus elle avait appris que Simon avait été vu sur les quais à vendre à des vaudouns pas nets ce qu'il disait être des organes de méta fraîchement extraits. Les vaudouns avaient payé à prix d'or ce qui s'était révélé être des organes de Norme d'une banalité à pleurer. Simon avait donc vraisemblablement tué plusieurs personnes et avait maintenant des vaudouns sur le dos.
Tout ce que la Vamp espérait était qu'il s'était introduit dans une morgue pour récupérer ces organes. Si jamais il avait effectivement attaqué et ouvert le ventre de Normes pour prélever fois, reins et autres joyeusetés, elle ne reverrait jamais son fric et Simon passerait un sale quart d'heure.

Elle avait donc décidé de partir à se recherche pour lui faire connaître le fond de sa pensée avant que quelqu'un d'autre ne le trouve et ne rende le remboursement de sa dette impossible. Et puis Simon avait toujours eu le chic pour se mettre dans la mouise. Si il n'avait pas tué de Normes, il était encore possible de le réintégrer dans son cheptel et de lui fournir un petit poste de dealer quelque part dans le Walhalla où il pourrait se faire oublier.

Soudain, elle entendit du bruit dans la galerie voisine. Silencieuse comme un chat, la Vamp se plaqua contre un mur et avança lentement vers l'endroit d'où provenait le bruit. Subrepticement, elle passa sa tête par le mur et le vit enfin.
Le jeune vampire aux cheveux filasses du nom de Simon Fisher se trouvait à quelques dizaines de mètres devant elle. Il regardait autour de lui d'un air paniqué et portait un énorme sac sur le dos. Même d'ici Ambre pouvait sentir l'odeur méphitique qui s'en dégageait. Elle allait enfin avoir le fin mot de l'histoire et sans faire de bruit, elle se dirigea vers sa proie.
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Lun 3 Juin - 23:44

Les égouts… Ce n’était pas la première fois que William y trainait, et, pour ainsi dire, c’était à chaque fois pour une bonne raison : chasser une proie, un renégat de l’ombre qui préférait enfreindre les règles plutôt que de les respecter. Comme toujours, cela n’avait pas été une partie de plaisir pour retrouver le vampire qu’il traquait et c’était le fruit d’un travail méticuleux qui lui avait demandé plusieurs jours de recherches. Le bougre savait y faire en matière de dissimulation et il avait fallu retourner bien des pierres avant de pouvoir mettre la main sur quelques traces qui avaient finalement portées leurs fruits après quelques fausses pistes. Le Croisé n’avait de toute façon pas l’abandon facile et, au contraire, il avait plutôt la dent dure. Pour Mina, il avait suivi un Vampire au tour de toute la planète pendant plusieurs années alors ce n’était pas un petit jeunot qui allait le pousser à renoncer aussi vite. Patient, le Traqueur savait à quel point il ne fallait pas être pressé pour retrouver ceux qui se défiaient des lois et connaissaient l’obscurité de l’illégalité comme leur poche, ce qui n’était le cas que de ceux qui y passaient leurs vies, contrairement au Vampire qui s’il la connaissait bien, n’aurait abandonné les lois pour rien au monde, peut-être davantage maintenant que Camille était devenue Maitresse de la Ville de la Nouvelle-Orléans. Non pas qu’il soit évident de dire qu’entre eux était né quelque chose de similaire à ce qu’ils avaient pu vivre par le passé – au contraire, ils en étaient potentiellement très loin – mais simplement parce qu’il savait qu’elle aurait beaucoup de mal à venir le tuer elle-même, bien qu’il était complètement convaincu qu’elle n’hésiterait pas, sous aucun prétexte, bien au contraire. Mieux valait ne pas tenter le diable, mais, surtout, il n’avait aucune envie de passer à l’illégalité.

Tandis qu’il remontait tranquillement les égouts, William repensait aux charges qui pesaient sur sa cible. Il semblait prouvé, du moins aux yeux de la justice Vampirique, que sa cible avait tué plusieurs Normes, apparemment pour un trafic d’organes et usage de faux. L’idée de vendre des organes tout à fait normaux en les faisant passer pour appartenant à des Outres était une idée assez géniale en soi, mais, hélas, totalement illégales, sans compter que, pour obtenir ses organes, le petit malin n’avait pas hésité à tuer des Normes vivants, un crime bien entendu puni par la loi. Le dénommé Simon Fisher avait ainsi dépassé les bornes et il en paierait le prix, pour peu que le Traqueur mette la main sur lui ce soir, chose qui ne manquerait pas d’arriver. Après une petite enquête, il semblait que sa proie avait prévu un petit meeting dans une artère sous-terraine et c’était assez facilement que le Vampire s’était arrangé pour prendre la place des potentiels acheteurs. C’était un des meilleurs moyens pour ne pas avoir à courir sans cesse après celui que l’on chassait : le laisser tomber tout seul dans le filet pour n’avoir plus qu’à remonter la ligne et le gros poisson presque sans effort. Il fallait admettre que les égouts n’étaient pas l’endroit le plus agréable pour attendre de régler cette histoire mais il y avait pire, du moins mieux valait penser ça plutôt que de se concentrer sur l’odeur partiellement putride et la compagnie de quelques rats qui furetaient dans l’ombre. Ce n’était pas le genre de choses qui le mettait mal à l’aise, mais personne de sensé ne préférait les tunnels d’évacuation des ordures de la ville plutôt que n’importe quel endroit nettement moins odorant et plus intéressant. Enfin peut-être aurait-il le temps de passer le reste de la nuit ailleurs, après une bonne douche, assurément.

Du bruit se fit entendre un peu plus loin, restant silencieux, le Vampire se redressa et fit face. Dans l’obscurité, une silhouette difforme se dessina avant de laisser révéler un homme avec un sac sur le dos. « Il était temps… J’ai cru que j’avais respiré cette saloperie pour rien. » Sa voix avait résonnée dans les larges conduits avec beaucoup de prestance et d’aplomb, et le sursaut de l’intéressé n’échappa pas au Traqueur qui n’était pas mécontent de son petit effet. Il n’écouta même pas les excuses de Simon, préférant s’intéresser à ce qu’il portait sur le dos. « Tu as tout ce dont on a parlé ? » L’odeur parlait pour elle, à vrai dire, mais il fallait bien jouer le jeu, même si l’idée de savoir que le sac contenait des organes entiers probablement encore suintant de sang, le révulsait quelque peu. William avait réussi sans trop de problèmes à se contenter de sang en poches pour ne plus avoir à se servir à même la peau, même s’il lui arrivait de le faire encore de temps en temps avec des victimes consentantes, mais les organes n’avaient aucun intérêt pour lui, et en délester les humains n’avaient rien de particulièrement excitant pour lui. Sans un mot, il écouta le dealer lui vanter les origines métamorphes des « choses » qu’il trainait avec lui, sans oublier de lui demander s’il avait l’argent, comme convenu. « T’inquiète pas, mais je veux d’abord juger de la qualité. » Il désignait une valise qu’il portait à la main droite et qui, bien entendu, ne contenait rien d’autre que du vide. Une arrestation en règle et une sentence rapide seraient ses seules récompenses. Alors que Simon s’approchait et se déchargeait de son fardeau, un mouvement attira le regard du Traqueur derrière lui. Ils n’étaient visiblement pas seuls…

[hrp] Désolé pour l'attente, j'ai été un peu plus long que d'habitude :/[/hrp]
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mar 4 Juin - 13:29

Qu'est ce que c'est que ce bordel ?

Un homme s'était approché de Simon. Acheteur potentiel ? Ambre le détailla rapidement. C'était un vampire très vraisemblablement, et vu son port de tête et son maintien, il n'avait pas l'air de quelqu'un qui aurait besoin de dealer des organes pour survivre. Un gars comme ça avait des gens qui feraient ça pour lui.
La Vamp ne voyait pas son visage mais quelque chose dans sa voix lui était familier, elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Mais après tout ce n'était pas étonnant, très peu de vampires de la Nouvelle-Orléans lui étaient inconnu, elle chassa cette pensée d'un haussement d'épaules pour se concentrer sur la situation.
Dans tous les cas, il compromettait ses plans. Que faire ? Attendre qu'ils aient fini leurs petites affaires et tomber sur Simon après . Ce n'était pas une bonne idée, l'inconnu pouvait tout à fait être un tueur engagé par les vaudouns que Simon avait floué ou un concurrent jaloux. Si elle n'intervenait pas maintenant, il y avait une forte probabilité que l'inconnu repeigne les murs du coin avec la cervelle du dealer. Il n'y avait pas 36 solutions. Soit elle montrait tout de suite les dents et leur fondait dessus, soit elle tentait de leur faire peur. Après tout, son statut d'Ombre devrait suffire à effrayer n'importe quel vampire avec un peu de jugeote, et il faudrait compter sur le fait que Simon serait tellement surpris de la voir qu'il ne s'enfuirait pas tout de suite. Elle n'avait vraiment pas envie de lui courir après dans les égouts.
Ce serait donc de la bonne vieille intimidation et une bonne dose de culot. Lentement, elle sorti de son recoin et marcha vers les deux hommes avec la lenteur calculée du félin piégeant sa proie, sans quitter Simon des yeux un seul moment. Tout en marchant, elle dévoila d'un geste presque anodin son Desert Eagle attaché à son holster de cuisse sous son manteau. Même si un vampire n'en mourrait pas, se prendre une balle dans la tête n'était jamais une sensation très agréable.

« Tiens tiens tiens, mais ce que ce coin est plus fréquenté que dans mon souvenir. Alors messieurs, comment vont les affaires ? Vous savez que ce n'est pas très galant de laisser Miss Manzoni en dehors de vos petits deals, c'est qu'elle se fait du mauvais sang quand ses amis ne lui donnent plus de nouvelle – un éclair d'acier passa dans ses yeux - et qu'ils ne lui versent pas ce qu'il lui doivent »

Arrivée à leur hauteur, elle mis la main sur l'épaule de l'inconnu qui ne s'était pas retourné, probablement peu désireux de tourner le dos à Simon. Sa poigne était légèrement trop forte pour être amicale, c'était un avertissement.

« Mon cher, avez-vous déjà entendu parler du terme chasse gardée ? ».
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mer 5 Juin - 10:01

Tandis qu’il donnait le change, le Traqueur essayait de se demander comment en finir rapidement avec sa traque. Sa cible semblait extrêmement nerveuse et même s’il n’était pas du même acabit vampirique, il n’en restait pas moins dangereux et capable de donner un peu de fil à retordre au Croisé, voire même de pouvoir lui glisser entre les doigts s’il jouait d’une certaine chance. Arrivé bien plus tôt, William ne s’était pas gêné pour reconnaître les environs et il connaissait plus ou moins toutes les sorties possibles que sa proie pouvait emprunter mais si cette dernière parvenait à faire durer la poursuite, il serait plus difficile de se fier à l’environnement. Hélas, à part de longs couloirs qui finissaient parfois en impasse à l’un ou l’autre tournant, les égouts n’offraient pas vraiment de configuration « piège à rat » que le Français appréciait particulièrement lorsqu’il y attirait ses cibles. Parfaitement capable de soutenir de longues poursuites, il préférait cependant lorsque les choses étaient réglées rapidement et sans bavures, un professionnalisme qui avait toujours été apprécié par sa supérieure et qui était, d’une certaine manière, sa carte de visite. Quand on confiait une traque à William, c’était la gageure d’une réussite dans les règles de l’art de la discrétion même s’il devait y passer beaucoup de temps. D’excellents résultats nécessitaient une préparation et un mode opératoire parfois onéreux en termes temporels. Le sac handicapait encore Simon, pour quelques secondes, mais s’il sentait le vent tourner, nul doute qu’il ne se gênerait pas pour l’abandonner, devant potentiellement un obstacle pour le Traqueur. S’il devait agir, il ne faudrait plus tarder, en essayant de profiter d’un effet de surprise non négligeable dans ce genre de situation. Le pauvre ne saurait certainement qu’au dernier moment que son interlocuteur n’était pas une personne intéressée par ses organes fraichement recueillis.

Alors qu’il s’apprêtait à agir, William n’eut toutefois pas le temps de mettre son plan en action, du moins pas avant qu’une voix ne retentisse derrière lui et fige ses intentions, non sans faire néanmoins en sorte de les trahir. Voilà qu’il jouait de malchance. Qui pouvait bien se trouver au même endroit dans un lieu aussi nauséabond ? L’idée d’un complice lui vint immédiatement à l’esprit mais après plusieurs jours d’observation, il n’avait eu aucun indice qui confirmait une telle hypothèse. Simon avait toujours semblé agir seul, de la récupération à la revente des organes Normes. S’était-il trompé ? Ce n’était pas impossible, après tout, le Vampire était loin d’être faillible, même s’il se basait sur des faits, même s’il prenait son temps, certaines choses pouvaient lui échapper. Toutefois, il eut rapidement la confirmation que ce n’était pas un acolyte de sa cible qui se dirigeait dans leur direction. La voix provenait de derrière lui et le Traqueur n’avait pas cherché à se retourner, peut-être pour ne pas laisser penser à ce petit fauteur de troubles qu’il venait probablement de mettre son nez là où il ne devait pas. Ou plutôt devait-il dire « petite ». Sans lâcher Simon des yeux, il put se rendre compte que celui-ci devenait de plus en plus mal à l’aise. Apparemment, ce dernier connaissait leur invitée surprise et, visiblement, ne semblait pas apprécier son irruption dans ses affaires. Le nom qu’elle lâcha, à la stupéfaction du Croisé, ne lui dit cependant rien. Et pour cause, lorsqu’il était en Traque, William agissait souvent en « sous-marin », se coupant d’à peu près tout pour se concentrer sur l’essentiel, puis, qui plus est, les nominations des postes de l’ombre n’avaient pas à être officiels. La seule chose qu’il pouvait déduire de son petit dialogue était qu’elle était familière de cet endroit et de ce qui s’y tramait. Un mauvais point pour lui.

Enfin, avec un peu de chance cet avantage tactique ne lui serait d’aucune utilité. Si une arrivée fortuite pouvait se révéler gênant, il n’allait pas modifier ses plans pour si peu. Attraper Simon ne souffrait d’aucune interruption quelles que soient les raisons. Il ne bougea pas davantage quand une main se posa sur son épaule, forte, loin d’être amicale. Une chasse gardée ? Qu’entendait-elle par là ? Faisait-elle référence aux organes ? Au deal qui se concluait apparemment ici ? Au Vampire ? Il ne prit même pas la peine de se retourner. Etait-elle simplement sérieuse ? Et si toute cette histoire n’était que du vent ? Une esbroufe qui s’essoufflerait à la moindre question ? Le revendeur, lui, ne semblait vraiment pas dans ses petits souliers… Non, il devait y avoir quelque chose entre eux deux, mais pas quelque chose d’amical, ce qui était à la fois bon pour William et mauvais pour lui. « Je peux vous retourner la question. » Le ton n’était pas plus aimable que celui qu’il avait utilisé avec le criminel, de toute façon, il n’avait aucune raison d’être aimable. Quoiqu’il en soit, ce n’était plus le moment de jouer le jeu. La transaction ne serait jamais conclue de toute façon, alors inutile de continuer à faire l’acheteur intéressé. Posant une main sur sa cible, il le fixa dans les yeux. « Je ne sais pas qui vous êtes pour venir me prendre de haut comme cela, mais à moins que votre autorité ne subordonne celle de la Maitresse de la Ville, ce dont je doute fortement, je vous suggère de faire demi-tour immédiatement et de me laisser terminer mes affaires ici en toute liberté. »
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mer 5 Juin - 15:59

Décidément, cette voix lui était familière. Où avait-elle déjà entendu cette morgue et ce léger accent étranger ? Le problème avec une vie de vampire c'est qu'on rencontre beaucoup de personnes au fil des siècles et il est de plus en plus difficile de faire le tri et de mettre un nom sur tous ces visages croisés au cours d'une vie.
L'inconnu lui tournait toujours le dos, ça avait quelque chose de vexant. Elle en profita pour détailler plus avant ses vêtements et son maintient.
La réponse lui vint soudain aussi brusquement qu'un coup de poing en plein visage.

William ?

Ambre avait déjà rencontré ce vampire. Il était venu à la non vie grâce à Camille et ils avaient longtemps partagé une grande et belle histoire. L'actuelle maîtresse de la ville l'avait plusieurs fois mentionné au cours de leurs discussions et ils s'étaient croisés deux ou trois fois, et échangé des politesses. Ce n'était jamais allé plus loin cependant. Ils n'avaient pas grand chose en commun et Ambre n'avait jamais retiré aucun plaisir à sa compagnie si ce n'est le plaisir des yeux car il était plutôt bel homme.

Cela ne présageait cependant rien de bon : William Delacroix était Traqueur et agissait sur ordre de Camille. Si il était là c'est que Simon s'était un petit peu trop fait remarquer, et si le vampire lui mettait la main dessus, elle pourrait dire adieu à son fric et aussi à la chance de le sauver.
Ambre se fichait pas mal de la vie du dealer, mais il était plein de ressources et particulièrement ingénieux. Le fait qu'il ai réussi à la blouser le prouvait. Et quelqu'un comme ça pouvait lui être très utile, d'autant plus qu'elle avait sur lui un sacré moyen de pression. Si il s'était contenté de dévaliser une morgue ou un hôpital, elle pourrait aisément étouffer l'affaire et jouer sur cette dette pour obtenir de lui tout ce qu'elle voudrait. Un espion, un homme de main pour effectuer les sales besognes et tant d'autres choses. Par contre, si il avait bel et bien tué des Normes, ce serait beaucoup plus difficile de passer l'éponge. Quelques siècles auparavant cela n'aurait pas posé de problèmes mais avec la Révélation et le monde des Normes qui était au courant de leur existence, cacher plusieurs meurtres relevait souvent de l'impossible.

Il était donc important de déterminer qui était les victimes potentielles avant de condamner Simon, et Ambre craignait que la justice vampirique ne soit un peu trop expéditive, et même si elle décidait de l'innocenter – ce qui était fort peu probable – Simon serait probablement chassé de la ville pour vol d'organes et usages de faux et une fois de plus, ce serait bye bye les trois mille dollars et l'intelligence du petit dealer. Et puis si William était dans le coup...il n'était pas homme à abandonner une proie si facilement et si elle s'arrangeait pour le faire disparaître, il parviendrait toujours à le retrouver. Une fois de plus, il n'y avait pas beaucoup de solutions à ce problème. Convaincre William de son innocence ? Difficile. Il était plus soupçonneux que n'importe qui d'autre à la Nouvelle-Orléans à ce qu'on disait. Mais il lui était possible de gagner du temps et de vois ensuite avec Camille si elle pouvait garder Simon sous le coude.
Il allait falloir jouer serré.

Son sourire s'élargit, le jeu était lancé.

« Faire demi-tour ? Mais je suis arrivée bien trop loin pour rebrousser chemin maintenant.

Elle contourna les deux vampires et se planta derrière Simon, ce qui l'empêcherait de fuir et qui permettait à William de voir enfin son visage.

- Celui-là est à moi Traqueur. Fais demi-tour et ne vole pas le boulot des honnêtes gens. Cette affaire me concerne en premier lieu. Dois-je te rappeller que j'ai toute autorité sur les vampires du monde souterrain ou tu as besoin de relire ta « hiérarchie vampirique pour les nuls »? »
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mer 12 Juin - 13:20

   
William n’avait pas essayé de retrouver à qui pouvait bien appartenir la voix avec laquelle il venait d’engager la conversation. Il savait juste qu’elle l’importunait et qu’il aurait préféré qu’elle n’intervienne pas. Bien entendu, c’était peut-être un peu trop demander. De toute façon, même s’il avait essayé de faire appel à ses souvenirs pour remettre un visage cette personne, il n’aurait pas reconnue la Vampire qu’il avait côtoyé des dizaines d’années auparavant. Même si le Traqueur avait une bonne mémoire, il n’avait pas spécialement été marqué par cette dénommée Ambre qu’il avait volontiers davantage laissé à Camille en termes affectifs. Non pas qu’il ne l’avait pas trouvée agréable ou quoique ce soit de ce genre, mais simplement qu’il ne s’était pas senti de développer des liens plus que cordiaux entre eux. Après tout, elle était l’amie de sa Génitrice et il n’y avait apparemment pas eu besoin de chercher plus loin. Tout cela pour dire que William aurait été loin de pouvoir se rappeler cette voix et, à vrai dire, même s’il avait tourné la tête pour apercevoir celle qui l’avait apostrophé d’une manière bien peu agréable, il ne l’aurait probablement pas reconnue, même si, d’une certaine manière, il se serait probablement rendu compte qu’elle lui disait quelque chose. Il y avait de toute façon mieux à faire que polémiquer sur le fait que l’intruse fut une alliée ou non, en particulier trouver un moyen de se sortir cette vilaine épine du pied sans que Simon ne lui glisse entre les pattes. Il avait déjà plus ou moins grillé sa couverture en parlant de la Maitresse de la Ville et il était clair que le dealer allait commencer à avoir des soupçons, mais cela pouvait être tout simplement du bluff de la part d’un criminel qui essayait de sauver sa peau.

Le désavantage dans cette situation était que sa proie était visiblement sur la défensive depuis qu’elle avait vue qui venait de les interrompre. Cet état de fait ne lui laissait pas beaucoup de libertés sur le modus operanti qu’il pourrait suivre dans les minutes à venir. Si l’invitée surprise se révélait être la supérieure de Simon – pourquoi d’autre sinon la craindrait-il ? – il y avait fort à parier qu’il lui faudrait neutraliser deux Vampires et cette idée ne lui plaisait pas beaucoup, principalement parce qu’il n’avait pas eu le temps de la jauger et s’il savait être parfaitement capable de s’occuper du dealer, il n’était pas certain de pouvoir faire de même avec celle à qui il tournait encore le dos pour le moment, et encore moins s’il pourrait résister aux deux simultanément. Alors qu’il calculait rapidement ses options et ses différentes portes de sorties, incluant évidemment l’arrestation de Simon d’une manière ou d’une autre, la voix répondit à sa menace avec une certaine nonchalance. Comme il s’en était douté, cela ne suffirait pas pour lui faire faire marche arrière. En silence, il l’observa se placer derrière le dealer, et tandis qu’il détaillait son visage, une impression de déjà-vu le démangea, mais il n’y prêta pas attention. Il y avait d’autres choses sur lesquelles se concentrer, l’heure n’était pas à la distraction des souvenirs. Le Croisé encaissa sans broncher la remarque cinglante qu’elle lui jeta au visage. S’il comprenait bien ce qu’elle voulait dire, elle devait être à une place supérieure à la sienne mais, cela ne changeait pas vraiment quoique ce soit à la donne, quoiqu’elle ait pu penser en argumentant de cette manière. « Si tu es ce que tu avances être, alors permets moi de te dire que tu es loin de faire partie de ces honnêtes gens. »
Il avait accentué les derniers mots, puisque ce n’étaient pas les siens.

Sans la quitter du regard, il ne bougeait pas, cependant toujours tendu, prêt à agir si nécessaire. « Je n’ai toutefois pas les moyens de vérifier tes dires et, pour moi, tu pourrais tout aussi bien être son complice. Pour autant, et j’espère cette fois-ci que ce n’est pas moi qui devrait sortir la  « hiérarchie vampirique pour les nuls », mais qui que tu sois, tu es soumise à l’autorité et la loi de la Maitresse de la Ville, que je représente en ce moment-même. Alors, que ça te plaise ou non. Tu vas me laisser terminer ce que j’ai commencé avec mon camarade ici présent. » Le ton était très posé, calme et lent, comme pour bien imprimer chacune de ses phrases dans l’esprit de la Vampire. Cela pouvait même sembler un peu hautain, même si c’était loin de l’être dans les faits. Ombre ou pas, car il n’y avait que l’Ombre pour avoir autorité sur les Vampires des « souterrains », elle n’avait pas son mot à dire dans les affaires de Camille, du moins pas ici. « Pour les doléances, il faudra t’adresser directement à la responsable. » Il n’était pas là pour ça, c’était une évidence.  Si elle avait des problèmes avec les Lois Vampiriques, Ombre ou pas Ombre, ce n’était pas à lui qu’elle allait faire la morale et encore moins l’impressionner avec un possible titre hiérarchique. Toutefois, si elle était bien ce qu’elle disait être, il était vrai qu’elle avait plus ou moins un droit de regard sur ce qui se passait dans les souterrains, mais, elle devait l’admettre également, elle n’avait clairement pas l’autorité de remettre en question les ordres de Camille, car son autorité à elle, ne souffrait d’aucune juridiction au sein de la Nouvelle-Orléans, et, surtout, était supérieure à la sienne.
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mar 18 Juin - 17:57

Mais ce foutu chien de chasse ne lâcherait donc pas un seul morceau ? Et ce petit air supérieur avait le don de mettre Ambre dans un état d'agacement extrême. Mais pour qui se prenait-il à la fin ? Elle n'avait pas gravi un à un les échelons de la hiérarchie humaine et vampirique au cours des siècles pour se laisser mordre par un petit roquet sans importance !
La patience n'avait jamais été le fort de la vénitienne, et le fait qu'on lui manque de respect était quelque chose qu'elle laissait rarement passé.
Lorsqu'elle reprit la parole, son ton était celui d'une conversation mondaine lors d'une garden party mais lourd de menaces.

« Ecoute-moi bien Traqueur. Tu agis peut-être pour le compte du Maître Vampire mais en bas c'est moi qui commande. Alors tu vas tourner détaler vite fait bien fait et retourner à la niche. Celui-là reste avec moi. Et si Camille me le demande, je le lui apporterais en personne. Pour le moment, personne n’empiétera sur mon territoire. »

Voilà, c'était bien ça. Gagner du temps. Elle doutait fortement que le Traqueur ne l'attaque de front, ce serait stupide et inconsidéré. En le renvoyant vers Camille, elle gagnait du temps pour extorquer à l'autre son argent et des aveux complets. Si il était vraiment coupable ce serait sans aucun scrupule qu'elle le rendrait à la justice vampirique avec la mine contrite du « désolée je le ferais plus ». Mais pour le moment, hors de question de le laisser entre les pattes de ce limier de bas étage. Ambre n'était pas Ombre depuis très longtemps et il lui faudrait sûrement asseoir son autorité. Et ne pas se laisser marcher dessus par William était exactement le genre de choses qui lui ferait gagner le respect de ses congénères. Les nouvelles circulaient vite dans le monde de la pègre, et une rumeur comme ça ne pourrait faire que du bien à sa réputation déjà bien partie. Le métier d'Ombre était censé se faire dans la discrétion la plus totale et le moins de choses filtraient le mieux son métier se portait, mais ce on-dit là lui ferait vraiment une très bonne publicité. Personne, pas même le Traqueur ne faisait plier Ambre Manzoni.

Malheureusement, le destin avait d'autres projets dans l'immédiat. Perdue dans sa conversation avec William, la vampire avait quelque peu oublié la présence de Simon, et le Traqueur lui-même avait peut-être lui aussi la tête ailleurs l'espace d'une seconde, et ce fut suffisant pour que le petit délinquant ne prenne la fuite.

On dit que les vampires sont les êtres surnaturels les plus rapides au monde, cela n'a jamais été aussi vrai que quand ils fuient comme s'ils avaient le diable à leur trousses. Et les chasseurs de Simon Fisher ce soir-là étaient pire que le diable.

Le sang d'Ambre ne fit qu'un tour et sans prêter plus d'attentions au Traqueur, elle se lança à la poursuite du dealer, tout en jurant intérieurement.

Mais qu'est ce qui t'as pris de monologuer comme ça ? Et de laisser ta proie hors de vue, ça ne te ressemble pas pourtant ! Tu as intérêt à le rattraper fissa parce que si il s'échappe celui-là...

Les égouts étaient labyrinthiques et même si les vampires ont un bon instinct et des sens très développés, il ne serait pas facile de poursuivre Simon la-dedans.

La traque ne faisait que commencer.
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mer 26 Juin - 23:14

Le problème avec William était qu’il était très rarement en tort, voire, pour ainsi dire, jamais. Dans le cas présent, le simple fait de représenter la Maitresse de la Ville lui donnait quasiment tous les droits et même s’il ne pouvait pas froisser n’importe qui, l’Ombre étaient de ceux qu’il avait légitimement le droit d’envoyer sur les roses pour la simple et bonne raison qu’elle dépendait directement de Camille et que même si elle avait effectivement autorité sur les bas-fonds et ce qui pouvait se passer dans les égouts, elle n’y avait que virtuellement le dernier mot puisqu’il appartenait à la Maitresse de la ville d’avoir quelque chose à redire à ses affaires si elle en avait l’envie. Sans chercher néanmoins à outrepasser son autorité et à se brouiller avec une possible représentante – effectivement plus importante que lui – il avait essayé de faire part de la situation avec diplomatie, chose qui, apparemment, n’était pas une réussite, il suffisait d’observer son interlocutrice pour s’en faire une raison sans parler du ton qu’elle employa pour lui répondre, sans l’ombre d’une hésitation et lourd de menace. Il se doutait qu’elle ne devait pas apprécier le fait d’être traitée ainsi, mais il n’y avait pas grand-chose à faire dans le cas présent, si elle remettait en cause la supériorité de l’autorité de Camille, c’était avec elle qu’elle devait discuter, pas avec lui. La situation était sans issue dans le cas présent car il était hors de question que le Vampire retourne à la « niche » comme elle le lui ordonnait. La justice appelait Simon et William n’allait certainement pas le laisser entre les mains de l’Ombre – à supposer qu’elle l’était réellement – pour que cette dernière puisse régler quelque affaire que ce soit avec lui. Le simple doute était une bonne raison pour lui de ne pas le faire, que cela lui plaise ou non.

« Je ne suis pas sous tes ordres, même ici. Que cela te plaise ou non, l’autorité de Camille surpasse la tienne, même si tu es l’Ombre, elle aura toujours le dernier mot sur tes affaires et, par extension, tu n’as rien à m’ordonner et je ne te laisserais certainement pas celui-là… » Difficile cependant de conserver un minimum d’aplomb et d’assurance sans regarder sans ciller son concurrent verbal. Aussi, le Traqueur avait quitté le Vampire des yeux, sans songer un seul instant qu’il n’hésiterait pas à s’enfuir. Pourtant c’était le choix logique à faire. Si un chat, poursuivi par deux chiens, se retrouvait entre ces deux derniers entrain de s’aboyer réciproquement dessus, il n’hésiterait certainement pas à prendre la poudre d’escampette, profitant de cette diversion bienvenue. Et le dealeur d’organes ne demanda pas son reste, laissant son butin à ses pieds tandis qu’il se jetait dans l’ombre des égouts afin de semer ses deux camarades. Il ne fallut pas longtemps pour le Traqueur et l’Ombre pour comprendre ce qu’il venait de se passer et, tout aussi rapidement que la Vampire, William se jeta sur les traces de Simon. La poursuite était une chose qu’il aurait préféré éviter mais avec l’apparition de la jeune femme, ses plans avaient plus ou moins volé en éclats et il devait maintenant faire avec. Sa connaissance des environs lui donnait un léger avantage sur Simon, du moins il l’espérait, mais il fallait se rendre à l’évidence, il n’y avait pas beaucoup de chances pour que le criminel ne se soit pas assuré d’une porte de sortie dans l’hypothèse où la situation devait mal tourner pour lui. En tout cas, une chose était certaine, l’odeur n’allait pas en s’arrangeant dans la direction où ils se dirigeaient, ce qui n’avait rien d’agréable. Dieu qu’il aurait préféré que cela se passe ailleurs…

Sans compter qu’il devait poursuivre le criminel, le Croisé savait qu’il devait également gérer une autre Vampire, qui, pour l’instant, visait le même but que lui mais qui, à la fin, ne se gênerait pas pour essayer de le soustraire de sa mainmise. Pour ainsi dire, il fallait essayer de récupérer Simon tout en essayant de la semer elle, ce qui, au fond, ne serait pas une mince affaire. La mettre hors course aurait pu être une bonne idée, mais il y avait suffisamment à faire pour suivre Simon, sans, en plus, avoir à tenter de glisser des bâtons dans les pattes de la Vampire. Revenant à la hauteur de cette dernière, il ne quittait pas des yeux le chemin devant lui, s’assurant de rester dans les traces de leur proie. « On attrape Simon avant de poursuivre notre petite discussion. D’ici là, inutile de se chamailler où il nous glissera entre les doigts, à tous les deux. » C’était la réalité, que cela lui plaise ou non. Même si Simon n’était probablement pas le plus puissant Vampire qui existe, il n’en restait pas moins conscient de ses pouvoirs et parfaitement compétent dans sa façon de les utiliser, surtout pour fuir. Si les deux chiens qui le poursuivaient commençaient à tenter de se mordre l’un l’autre, ils ne feraient que se ralentir l’un l’autre, lui laissant davantage de temps pour mettre de la distance entre eux et lui ce que William n’était pas prêt d’accepter. Prenant un virage serré, il devait maintenant suivre Simon à l’oreille, ce dernier profitant des multiples tournants des égouts pour se soustraire de leur vue. Mauvais signe pour la suite de la traque même si, heureusement, la résonnance des lieux était un atout non négligeable.
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Ven 28 Juin - 12:17

L'avantage quand on est l'Ombre, c'est que les petits secrets sordides de la ville ne le restent jamais très longtemps pour vous. Que ce soit le fait que machin ait tué son créateur en ayant fait passer ça pour un accident, ou que la maison de X le vaudoun comportait un passage secret qui le menait directement dans les quartier du Grand Mage des Wiccan.
Et cela valait aussi bien évidemment pour tous les coins et les recoins du Dédale.
Lors de son arrivée à la Nouvelle-Orléans et ses premières courses pour l'Ombre précédente, Ambre avait passé des journées entières là-dedans, se nourrissant de rats ou du premier clochard égaré. Tentant de mémoriser chaque croisement, chaque détail de chaque mur.
Il lui avait fallu trois mois pour connaître ce labyrinthe sur le bout des doigts, mais le jeu en avait valu la chandelle. Personne ne pouvait lui échapper bien longtemps là-dedans. Simon avait cru pouvoir la rouler en se terrant là dedans comme un animal, il ne lui avait pas fallu bien longtemps pour le retrouver, et si il pensait pouvoir lui filer entre les doigts une fois de plus, il se trompait lourdement.

Tout en courant après sa proie, elle ne pouvait s'empêcher de sourire. Ambre adorait ça. La chasse d'une proie qui s'essouffle au fur et à mesure, le rabattre vers un endroit où il sera acculé et enfin donner le coup de grâce au gibier. Rien ne la mettait plus en joie, elle sentait l'adrénaline courir dans son cerveau et remplir peu à peu chacun de ses neurones. C'était l'extase. Les Vampires sur bien des aspects devenaient bien plus bestiaux avec les années. Non pas que leur intelligence déclinait, loin de là, mais c'était avant tout des créatures d'instinct, de chair et de plaisirs. Avec les pouvoir surhumains, venaient aussi un certain non respect des codes sociaux dont les mortels se servaient pour protéger leur existence. Mais lorsqu'on a le pouvoir et la force d'un Vampire, ces codes s'effacent petit à petit et le cerveau reptilien prend le dessus. Et pour le moment, Ambre était bien plus prédatrice qu'humaine.

Mais la présence de William à ses côtés la ramena très vite à la réalité. Seule, elle en aurait profité pour prendre des tours et des détours dans les égouts. Faire croire à Simon qu'elle lui laissait une chance de s'échapper et lui tomber dessus au moment où il s'y attendait le moins. Jouer avec lui jusqu'à ce que ses nerfs lâchent et qu'il s'effondre sur le sol en criant pitié et en suppliant de ne plus jamais tenter de la doubler. Voilà le genre de jeu cruel qu'adorait Ambre Manzoni. Mais à cause du Traqueur, l'extase allait devoir attendre, jamais il ne lui laisserait le petit plaisir de jouer au chat et à la souris. Il avait l'air de ce genre de personnes avec qui le travail devait être fait de façon rapide, propre et nette. Pas d'amusement, juste le travail et l'efficacité immaculée.

Elle le sentait courir à ses côtés. Ni devant ni derrière, il se tenait exactement à sa hauteur et courait d'une façon souple et puissante, à la manière de quelque félin de la savane. Elle le soupçonnait de pouvoir courir des heures ainsi sans se fatiguer. Après tout, c'était son travail de se lancer aux trousses de tous ceux qui violaient la loi vampirique.

Ambre songea rapidement à le semer au détour d'un couloir. Après tout, elle connaissait les souterrains mieux que lui et il ne devrait pas être difficile de le lancer dans une mauvaise direction. Elle caressa l'idée quelques secondes mais la rejeta tout aussi vite. Il était déjà suffisamment ardu de courir après Simon, si en plus elle devait faire attention au Traqueur...Et puis il avait l'air plutôt du genre rancunier celui-là. Si jamais elle le semait, il serait capable d'aller rapporter à sa Maîtresse chérie et de lui mettre des bâtons dans les roues à l'avenir. Il allait falloir la jouer plus fine que ça.

« Tu as raison, on fait une trêve jusqu'à ce qu'on lui mette la main dessus. On s'aboiera l'un après l'autre plus tard ».

Simon filait toujours devant eux, et lors d'un croisement, pris à gauche. Ambre connaissait parfaitement ce coin là et voyait où le vampire voulait en venir. Quelques centaines de mètres plus loin, il y avait une bouche d’égout qui donnait sur la rue principale qui à cette heure-ci était noire de monde. Il serait impossible de lui courir après au travers d'une foule compacte sans faire des dommages collatéraux, et les deux poursuivants tenaient à éviter ça.

Au moment où William allait se lancer dans la direction prise par Simon, elle le prit par la manche et le fit brutalement pivoter sur sa droite.

« Non ! Par là ! C'est un raccourci. On ne le rattrapera jamais en lui courant bêtement après. »

Elle indiqua à William un creux dans le mur à quelques mètres au-dessus du sol. C'était un conduit secondaire qui coupait directement la voie que Fisher avait empruntée.
Il ne fut pas difficile pour deux vampires de sauter jusque-là. Le passage ressemblait plus à un terrier qu'à un couloir. On ne pouvait s'y déplacer que penché et l'un derrière l'autre, mais il déboucha rapidement sur un autre couloir. Vide.

Simon ne devait pas être encore arrivé à l'embranchement mais on entendait des pas qui se rapprochaient de plus en plus.
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Dim 30 Juin - 1:39

Si William connaissait un peu les environs du rendez-vous qu’il avait fixé avec Simon, il n’avait pas prit le temps d’étudier les égouts sous tous les angles pour s’assurer de pouvoir l’y poursuivre si nécessaire. Misant sur ses propres capacités et sa façon de faire, seuls les environs immédiats auraient du suffire pour coincer sa cible si elle devait s’enfuir mais cela n’avait pas pris en compte le fait qu’il puisse se retrouver en « concurrence » avec quelqu’un d’autre pour la même « tête » impliquant notamment que sa proie avait prit un peu plus d’avance que prévu et qu’il n’y avait pas moyen pour le Traqueur d’essayait de le forcer à tourner là où il voulait le coincer. Il ne restait donc plus vraiment d’autres choix que de poursuivre, simplement, le Vampire dans les égouts, en espérant qu’il arriverait nécessairement un moment – assez rapidement – où William réussirait à l’attraper avant qu’il ne puisse trouver un moyen de s’enfuir complètement et à se mettre hors de portée du Traqueur, pour le moment. L’idée même de faillir à sa tâche ne l’enchantait vraiment pas, mais malgré son expérience, il devait nécessairement arriver que certains jouaient de plus de chances que d’autres. Le destin avait mis l’Ombre dans les pattes du Croisé ce soir-là et cela faisait plus ou moins les petites affaires du dealeur qui y avait vu une opportunité pour se sortir de cette sale situation et l’avait saisie sans demander son reste. Cette réactivité à l’inconnu lui offrirait peut-être une clef vers une liberté provisoire, car, bien entendu, William comptait bien le retrouver un jour ou l’autre, même si, pour cela, il devait recommencer son observation et attendre une nouvelle erreur de la part du dealeur, qui, cette fois-ci, serait beaucoup plus précautionneux et ne montrerait peut-être pas son nez avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Quand l’invitée-surprise accepta de collaborer avec lui jusqu’à ce qu’ils parviennent à remettre la main sur Simon, le Traqueur n’avait pas spécialement réagi, jugeant qu’il n’était pas non plus l’heure de se perdre en vaines paroles. Elle avait parfaitement raison sur ce point, il était inutile de se mettre des bâtons dans les roues, surtout quand leur proie semblait un minimum savoir y faire malgré tout. Ils étaient tous les deux probablement plus âgés que leur cible, mais cela n’impliquait pas forcément qu’ils pourraient avoir le dessus dans n’importe quelle situation. En particulier, il était fort probable que Simon cherchait à retrouver le contact avec le public afin de pouvoir se mêler à une foule et ainsi limiter les options de ses poursuivants. S’il y parvenait, la suite serait assez problématique car, hélas, ils ne pourraient pas spécialement user de leurs pouvoirs pour maitriser Simon sans prendre le risque de blesser des « innocents », choses qui, ces derniers temps, étaient des choses à éviter, du moins pour ne pas alimenter davantage les ragots de la presse locale, toujours avide de tensions en tout genre. Non, pour pouvoir avoir les mains libres, il faudrait parvenir à l’arrêter avant qu’il ne puisse quitter les égouts mais cela semblait légèrement compromis étant donné qu’ils ne semblaient gagner que très peu de terrain sur lui, notamment à cause du fait qu’il y avait beaucoup de tournants et qu’il était difficile de faire pleinement parler leur maitrise de leur pouvoir de vitesse dans de telles conditions. Alors même que leur proie venait de tourner sur la gauche à un croisement devant eux et que William allait s’engouffrer à son tour dans la même direction, il sentit quelqu’un lui saisir le bras et l’entrainer dans l’autre direction. Il allait protester quand la jeune femme lui avoua qu’ils ne faisaient que prendre un raccourci, invoquant une bonne raison pour tenter ce petit tour.

Sans chercher à argumenter du bien-fondé ou non de cette idée – puisque de toute façon ils étaient maintenant sur un autre chemin – il jeta un œil au conduit secondaire qu’elle lui indiqua dans un mur un peu plus loin. Sans chercher à comprendre, mais non sans lui indiquer du regard qu’il ne lui faisait pas pleinement confiance, il s’engouffra dans le conduit, sentant la prétendue Ombre l’y suivre. Il était particulièrement difficile d’aller vite dans cette partie des souterrains, compte-tenu du fait que la hauteur était limitée. Fort heureusement, ils étaient en mesure de tenir un bon rythme et lorsqu’ils débouchèrent de nouveau dans un conduit d’égout, le Traqueur jeta un œil pour s’apercevoir qu’il n’y avait rien d’autres qu’eux deux. Il aurait certainement pu dire quelque chose à sa compagne de fortune mais il préféra se taire pour éviter de donner d’éventuels informations à celui qu’il poursuivait et risquer de gâcher ce « raccourci ». Se glissant dans un recoin de l’un des murs du long couloir qui s’étendait de chaque côté afin de se camoufler dans les ombres, il jeta un regard vers l’autre Vampire. S’ils voulaient éviter de retourner à la situation précédente, ils devaient faire croire à Simon qu’il avait toujours le champ libre afin de lui tomber dessus complètement par surprise. S’il les apercevait devant lui, il ferait demi-tour et tout serait à refaire, hélas. Parfaitement tranquille, regardant devant lui et se fiant à ses oreilles, il put remarquer qu’elle avait effectivement eu raison et que leur proie se dirigeait dans leur direction. Il ne restait plus qu’à le cueillir « gentiment » au moment où il arriverait à leur hauteur ce qui, sans l’ombre d’un doute, ne serait pas forcément le plus difficile.
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mer 3 Juil - 0:10

Les pas s'intensifiaient encore. Bientôt Simon apparaîtrait dans la galerie. En silence, Ambre arma son Desert Eagle. Ce n'était pas une arme ordinaire, lorsque l'on travaille avec la pègre, on rentre en contact avec beaucoup de personnes qui bien que peu recommandables sont dotées de talents très utiles. Et cette arme, elle l'avait acheté à un Norme qui n'aimait rien de mieux que d'améliorer toutes les armes à feu qui lui tombaient sous la main. Il avait donc doté le pistolet de balles explosives particulièrement puissantes. Bien sûr, une arme à feu ne pouvait tuer un vampire, mais il était beaucoup plus difficile de courir avec un genou déchiqueté, même pour une créature surnaturelle.

Une odeur âcre frappa ses narines. Les organes que Simon transportait sans doute. L'exposition au climat lourd et humide des égouts ne leur avait sûrement pas fait du bien et il devaient commencer à perdre de leur fraîcheur.

Amateur pensa-t-elle

A ses débuts, Ambre avait travaillé dans le traffic d'organes avec quelques vaudouns, et elle s'était toujours assurée de transporter la marchandise dans un contenant réfrigéré, frigo portable ou glacière dans le pire des cas. Simon devait vraiment en être à ses débuts pour traiter son précieux chargement de façon aussi désinvolte. Dans quelques heures, même la plus désespérée des crapules ne voudrait plus de ces organes. Ils avaient passés beaucoup trop de temps à l'air libre. Quoique...il y avait toujours quelques Outres qui recherchaient ce genre de matériaux pour des pratiques peu recommandables.

Lentement, l'Ombre leva son arme et visa l'angle du couloir, faisant le vide dans son esprit. Elle n'aurait le droit qu'à un essai et devrait viser juste. Si jamais la balle n'atteignait pas sa cible, la poursuite recommencerait et Simon, plus effrayé que jamais n'en serait que plus insaisissable.
Elle chassa toutes ses pensées de sa tête, se concentrant sur la zone où le petit dealer était censé apparaître. Plus rien d'autre n'existait qu'elle, son arme et sa cible.

Elle sentait toujours la présence de William à ses côtés mais le Traqueur ne la dérangeait pas. Il devait probablement lui aussi réfléchir au moyen le plus sûr d'appréhender leur proie, il serait toujours temps de s'occuper de lui après.

Il apparut enfin. Ses cheveux filasses retombaient sur son visage hagard. Il regardait dans tous les sens pour s'assurer que ses poursuivants ne l'avaient pas suivi jusqu'ici. Un sourire nerveux passa sur son visage, il devait penser qu'il avait réussi à les semer.

Pauvre imbécile

Ambre appuya sur la détente. La détonation formidable de l'arme se répercuta sur les murs en pierres humide et la balle atteignit parfaitement sa cible, dans le genou gauche, qui explosa en une gerbe de sang.
Simon s'effondra dans un râle, lâchant sa précieuse cargaison, et en un éclair, Ambre sauta à ses côtés et se jeta sur lui, les mains sur ses poignées.

« Tu croyais vraiment pouvoir me semer enfoiré ? »

La traque était presque finie et la proie était juste là, à portée de ses griffes. L'envie de plonger ses crocs dans cette gorge offerte et non consentante la traversa. L'odeur du sang qui imprégnait l'air et les pitoyables tentatives de sa victime pour s'arracher à son étreinte ne faisait que renforcer cette envie bestiale, ce plaisir purement animal de dévorer sa victime...
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Lun 15 Juil - 16:32

Silencieux, William observait tour à tour les ténèbres du boyau dans lequel ils se trouvaient et la Vampire qui se prétendait être l’Ombre de la Ville. Bien que le Traqueur était d’ordinaire enclin à croire les gens de manière générale, il n’était pas question de remettre en cause une arrestation sur des suppositions. Dans une autre situation, il aurait certainement accepté sans rechigner le statut qu’elle lui avait jeté à la figure, mais là, c’était tout autre chose, n’en déplaise à celle qui se prenait pour sa « supérieure hiérarchique ». Sans bouger, il l’avait regardée sortir son arme de poing. Il n’avait jamais été très arme à feu, ni même arme tout court. Les pouvoirs d’un Vampire se baisaient sur une force et une vélocité hors du commun que la pratique et l’expérience repoussaient toujours plus vers l’excellence. Pour lui, il n’y avait pas besoin de se doter d’armes superflues pour prendre l’avantage sur son adversaire, même s’il devait lui aussi être un Vampire. Mais c’était peut-être là une sorte « d’égo » de Traqueur, une volonté personnellement de ne pas avoir à dépendre de quelque chose pour faire partie des meilleurs chasseurs de têtes. D’une certaine manière, cela diminuait également l’intérêt de la traque, de la poursuite et, plus exactement, de la capture en elle-même. Si William n’avait jamais eu de problème à accepter de « tricher » un peu, comme, par exemple, prendre un raccourcis ou jouer sur des cordes sensibles de ses proies, il n’avait cependant trouvé aucun intérêt, ni aucune gloire, à augmenter ses capacités de « destruction » artificiellement. Sans réellement le savoir, même s’il se doutait qu’elle n’en avait rien à faire, la demoiselle qui lui faisait face était tombée de haut dans son estime. Les armes, c’était bon pour les petits vampires de pacotille, pas pour les expérimentés qui avaient appris depuis longtemps à se battre sans.

Enfin, peut-être n’était-elle simplement pas celle qu’elle prétendait être, bien qu’il se doutait qu’elle dissimulait beaucoup de choses derrière un masque peut-être volontairement placé là. Jouer les faux-semblants était un excellent moyen de pousser l’adversaire à vous sous-estimer et donc, a terme, à faire une erreur. Il n’y a pas meilleure arme que celle qui instille à l’adversaire le sentiment irrépressible d’une victoire assurée alors que la réalité est toute autre. Nombreuses étaient les proies du Croisé qui s’étaient ainsi fait prendre alors qu’elles pensaient le prendre au piège d’une façon ou d’une autre. Faire croire à la proie qu’elle devenait le chasseur était une très bonne tactique mais elle nécessitait d’avoir suffisamment de coups d’avance pour pouvoir la mettre en pratique et ne pas s’y retrouver pris au piège comme un débutant. De toute façon, la question n’était pas là ce soir. Sans un mot, attendant que Simon daigne enfin se montrer et sortir des ombres – ce qu’il ne tarderait pas à faire, au bruit – il se décida à laisser agir la demoiselle qui l’accompagnait. Peut-être une sorte de galanterie, même si, au fond, il était hors de question qu’il lui laisse le Vampire sur un plateau. Elle l’attraperait peut-être mais cela n’impliquerait pas qu’elle aurait tous les droits sur ce criminel. Il était à Camille, qu’elle le veuille ou non et ce n’était certainement pas William qui rentrerait les mains vides. La Justifice réclamait cet avorton et que l’Ombre ait son mot à dire n’entrait pas en ligne de compte pour le Traqueur qui avait des ordres et comptait bien les exécuter à la lettre. Comme il le lui avait dit, si elle était effectivement la personne qu’elle affirmait être, elle n’aurait aucun mal à rencontrer la Maitresse de la Ville et s’arranger directement avec elle. Pour le reste, ce n’était pas de son ressort.

Le regard porté sur le couloir, il aperçut enfin Simon, juste avant qu’une déflagration ne retentisse dans l’ensemble du boyau, le son se répercutant dans des échos nombreux et puissants qui ne se dispersèrent que tardivement, alors même que la soi-disante Ombre s’était déjà jetée vers sa proie. S’écartant du mur et du renfoncement dans lequel il s’était installé, William se redressa et se dirigea tranquillement vers ses deux camarades. Doucement, il applaudit de manière courtoise. « Voilà une belle démonstration, mademoiselle. Je suis certain que la Maitresse de la Ville vous sera gré de votre participation dans cette arrestation. » Il s’arrêta alors qu’il arrivait au niveau du blessé qui gémissait, les poignets entravés par la Vampire. « Maintenant si vous voulez bien me le remettre, nous repartirons chacun de notre côté, à nos occupations et il en sera mieux ainsi. Si cet homme vous intéresse, allez voir la personne pour qui vous travaillez, elle seule peut vous obtenir ce que vous désirez. D’ici là, cette personne est à la Justice. » Son ton était calme, patient, même s’il savait pertinemment que cela ne serait probablement pas aussi simple que cela. Au fond, il espérait qu’elle retrouverait la raison. Se mettre en travers du chemin de Camille n’était pas une bonne idée, qu’elle le veuille ou non. Elle ne disposait pas de passe-droit pour se mettre en travers de la Justice Vampirique et cela pouvait parfaitement lui coûter sa place, voire davantage. Si elle respectait un tant soit peu l’autorité de la Maitresse de la Ville, elle devait s’écarter, c’était la logique qui le commandait. Mais quelque chose intimait à William que la logique ne serait pas nécessairement la notion qui dirigerait les débats ce soir, malheureusement.
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Ven 19 Juil - 11:15

Sa vision se tentait de nuances de rouge. En dessous d'elle, sa victime se débattait de plus en plus violemment mais quand elle le regarda, ce n'est plus Simon Fisher, petit dealer qui avait tenté de la doubler, mais un sac à viande rempli d'un liquide chaud et délicieux qui ne demandait qu'à être bu. Déjà Ambre se passait la langue sur les lèvres, gémissant de plaisir à l'avance à l'idée du goût délicieux du sang de vampire qui bientôt jaillirai contre son palais lorsqu'elle déchirerait la gorge offerte de ses crocs.
L'odeur des organes perdant leur fraîcheur se rajoutait à celle de la peur, de l'excitation et du sang n'arrangeait rien. Peu à peu, l'animal en elle prenait le dessus et bientôt il ne resterait plus du dealer qu'un petit amas de chair sanguinolent.

La voix de William lui fit l'effet d'une douche froide. Elle l'avait complètement oublié celui-là. Ambre tourna sa tête en direction du Traqueur avec un grognement bestial, dévoilant ses crocs.
L'espace d'un instant, elle fut tenté de se jeter sur lui aussi, et de lui disputer sa proie de la manière forte. Après tout, il n'était peut-être pas si fort que ça, et elle pourrait se débarrasser facilement de son corps et de celui de Simon. Tout le monde supposerait qu'ils s'étaient entre-tués et ce serait très bien comme ça.
Avec la lenteur d'un félin en chasse, Ambre se releva du corps de Simon, gardant toujours un pied sur son torse au cas où celui-ci aurait encore des velléités de fuite et se tourna vers William. Toute notion de raison semblait avoir disparu de son visage, et son Desert Eagle était de nouveau dans sa main bien qu'elle ne se souvint pas l'avoir de nouveau dégainé, comme si doté d'une volonté propre l'arme avait senti les désirs de sa maîtresse. Elle se réjouissait à l'avance de savoir que la balle allait traverser et déchirer la chair de ce Traqueur qu'il l'avait importunée toute la soirée, dans son domaine, qui se croyait au-dessus d'elle...

Camille...

Il avait parlé de Camille.

L'évocation de son amie rousse la ramena brutalement à la réalité. Le Traqueur agissait en son nom, et qui plus est, William et elle avait un passé lourdement chargé. Elle ne lui pardonnerait pas d'outrepasser son autorité et de malmener son jouet qui plus est. Une vois dans sa tête se mit à hurler de faire machine arrière et vite.

Maîtrisant avec difficulté les tremblements de son corps qui palpitait de l'excitation de la chasse, elle se recula et rengaina son arme. Son envie de violence et de sang était toujours présente mais la voix de la raison avait enfin trouvé son chemin dans les méandres de son cerveau. Il lui serait difficile de se contrôler mais pas impossible. Sous son pied, le corps de Simon tremblait toujours et cette odeur...le regard d'Ambre fut attiré par le sac d'organes sont le précieux contenu trempait désormais dans l'eau fangeuse des égouts. Quelque chose ne collait pas.
Elle décolla son pied de Simon et sans quitter des yeux le sac d'organes lui dit d'une voix menaçante :

« Tu bouges ne serait-ce que d'un millimètre et je te colle une bastos dans l'autre genou, n'aggrave pas ton cas. »

Le sac contenait deux reins, deux coeurs, un foie et d'autres trucs qu'elle n'identifiait pas. Elle prit un coeur entre ses doigts. Si jamais Simon avait tué pour obtenir ses organes – ce que la justice vampirique lui reprochait – alors quelque chose n'était pas à sa place, cette odeur douceâtre...

« Traqueur...faisons un marché toi et moi. »

Elle se dirigea vers William et lui brandit le coeur sous le nez.

« Je suis prête à te parier ma place que ce coeur n'a pas été pris sur le corps d'un être vivant. Je soupçonne notre ami ici présent de s'être tout simplement introduit dans une morgue et d'avoir ouvert quelques cadavres pour se servir. Ces organes puent les produits de conservation.

Elle marqua une pause et se plaça exactement entre le Traqueur et sa victime.

"La justice vampirique est dure, mais pas au point de tuer l'un d'entre nous pour un simple vol. Jusqu'à ce qu'on puisse déterminer avec précision si il a tué ou non pour obtenir ses marchandises, Simon est sous ma protection. Ceux de notre race qui travaillent dans le monde souterrain sont trop précieux pour être tués d'un simple coup de tête. Je veux bien te le céder à la condition qu'il reste en vie jusqu'à ce qu'on puisse prouver avec certitude la nature de son crime. Je me chargerais de l'enquête. Et si j'apprends qu'il a été exécuté sans que j'aie été prévenue, tu auras affaire à moi. »
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Dim 28 Juil - 14:34

A vrai dire, William n’était pas certain de la suite des évènements. La Vampire avait fait montre d’une certaine volonté lorsqu’elle avait interrompu sa manœuvre avec Simon et il n’était pas évident de dire si, sans la petite tentative désespérée du dealeur d’organes, ils n’en seraient pas déjà venus aux mains pour se disputer le droit de l’emmener. Avec la façon dont elle avait réagi juste après avoir mis à terre leur cible, le Traqueur se demandait si elle n’allait pas être davantage virulente. Loin de lui l’idée de vouloir en découdre avec elle, loin s’en faut, mais il ne répugnerait pas à défendre ses pleins droits dans cette affaire, égouts ou non, Ombre ou non. Alors qu’il s’approchait d’elle, se rappelant à son bon souvenir, il n’en restait pas moins à l’affût, conscient qu’elle pouvait aussi décider de lui sauter dessus ou essayer d’utiliser son arme contre lui, même si, bien entendu, il était moins probable qu’il se fasse avoir comme Simon. Qui plus est, le caractère exigu des égouts donnaient au couloir une forme cylindrique peu propice aux coups de feu dont les balles, si elles n’atteignaient par leur cible, pouvaient ricocher et, avec une probabilité non négligeable, retourner droit vers leur propriétaire légitime. Une chose que William n’ignorait pas et sans aucun doute la prétendue Ombre non plus, tout autant que le fait qu’il serait beaucoup plus enclin à éviter un coup de feu que Simon qui, pour le coup, avait eu ses réflexes complètement absorbés par sa surprise de voir ses poursuivants devant lui et non derrière lui. Sa bêtise était assez incroyable et il était tout aussi surprenant de se dire qu’il avait survécu jusqu’à maintenant. Mais, sans l’ombre d’un doute, le futur professionnel de ce Vampire-là n’aurait probablement pas fait long feu de toute façon compte-tenu de ses médiocres performances intellectuelles. Pour perdurer dans le crime, il fallait un intellect aiguisé, ce qui ne semblait pas être son cas.

Sans bouger, William attendait la réaction de sa « collègue » d’un soir – et probablement de cet unique soir – peut-être un peu plus tendu qu’il ne pouvait le paraître, sur le qui-vive d’un possible retournement de situation, ce qu’il n’espérait pas vraiment, lui qui s’était attendu à quelque chose de beaucoup plus tranquille comme traque. Comme quoi, mieux valait ne pas annoncer trop vite que c’était du tout cuit, il y avait toujours suffisamment d’imprévus pour changer la donne avec une facilité déconcertante. La situation ne semblait cependant pas sans issues et même si un affrontement était possible, le Traqueur savait qu’il lui restait encore plusieurs options pour ne pas avoir à le faire, même si l’une d’elles n’était pas vraiment envisageable. Après tout, hors de question de laisser partir Simon entre les mains d’une inconnue, malgré toutes les assurances qu’elle pourrait lui donner. La foi n’avait jamais été une des qualités du Vampire dont la raison se basait avant tout sur des preuves tangibles et rationnelles et non sur la croyance quelconque, religieuse ou sociale. Observant leur proie gigoter sous le pied de la jeune femme, il n’eut aucune pitié pour lui lorsqu’il croisa son regard, après tout, il avait amplement mérité son sort et ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même s’il avait été attrapé cette nuit. Un bon criminel connaît les risques et fait tout ce qu’il peut pour les éviter. C’est comme cela que l’on reconnaît la marque d’un bon malfrat, malheureusement – ou heureusement – ils ne courraient plus trop les rues en ce moment. Il observa la petite scène qui se déroulait devant ses yeux entre la Vampire et leur petit sujet de discorde et la suivit du regard alors qu’elle se dirigeait vers le sac d’organes. Cet idiot n’avait même pas eu la présence d’esprit de le lâcher dans sa fuite…

Silencieux, il se contenta de regarder la façon qu’elle avait de les examiner, sachant pertinemment qu’elle n’hésiterait pas à revenir vers lui le moment venu. Au moins la patience était quelque chose qu’il possédait en grande quantité. Cela ne manqua pas d’ailleurs d’arriver tandis qu’elle lui proposait un marché en lui brandissant un cœur frelaté sous le nez. Fronçant les sourcils, non pas pour l’odeur désagréable, mais de suspicion face à l’offre qui allait lui être faite, il consentit néanmoins à l’écouter, gardant le silence pour signifier qu’il attendait la suite. Elle semblait remettre en cause les charges qui pesaient sur Simon ce qui surprit William, pour ainsi dire. Toutefois, elle n’avait pas tort. S’il s’était contenté de les voler, la mort n’était pas nécessairement au bout du tunnel pour le dealeur d’organes. Néanmoins, il n’était pas chargé de l’enquête et encore moins du jugement. Il n’était là que pour le ramener devant la Justice, rien de plus. Mais rejeter la proposition s’était aussi s’exposer au fait de ne pas pouvoir le récupérer aussi facilement. Imperturbable, il fixa ses yeux dans ceux de la jeune femme. « Il n’est pas dans mon ressort de faire justice et encore moins de mener des enquêtes. Je me contente de ramener les personnes qu’on me dit de ramener. Je ne peux rien te promettre, mais, je peux toujours faire part de tes soupçons aux personnes adéquates pour que son sort soit mis en suspens le temps que tu reviennes avec tes preuves. » Il jeta un œil à l’intéressé. « Quant à son sort, il ne dépend pas de moi, encore une fois, mais si la Justice estime devoir attendre tes preuves, alors nul doute qu’il ne lui arrivera rien le temps que l’on décide de sa punition. » Il reposa son regard sur la soi-deisante Ombre. « Quant aux menaces, tu ne t’adresses pas à la bonne personne. Sans compter que, monde souterrain ou non, je ne peux que te suggérer de chercher un meilleur associé car celui-là ne fera pas long feu longtemps, même s’il devait être relâché. Il n’en a pas l’étoffe… »
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Mar 6 Aoû - 11:04

Je ne fais qu'obéir aux ordres...

C'était en substance ce qu'était en train de dire le Traqueur. Depuis toujours, Ambre avait une sainte horreur de ceux qui se contentaient de suivre aveuglément les ordres de la hiérarchie sans se poser davantage de question. Plus elle le regarfait, plus cet homme lui semblait être une vraie machine, incapable de quoi que ce soit d'autre que de poursuivre inlassablement ses proies, tel un loup particulièrement affamé. Elle avait du mal à le retrouver dans les nombreuses descriptions que Camille avait pu lui faire de cet homme au cours de leurs nombreuses conversations nocturnes. Comment diable son amie avait-elle pu à un moment ou un autre de sa vie s'enticher d'un homme pareil ?
L'amour resterait toujours un mystère pour elle.

Revenant à des préoccupations plus terre à terre, elle ne pu s'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement intérieur. Au moins elle aurait un peu de temps pour mener son enquête et William lui avait promis de parler de ses soupçons aux autorités vampiriques plutôt que de le remettre directement entre les mains de l'exécuteur, et il n'avait pas l'air d'être du genre à mentir ou revenir sur sa parole.

Pour la première fois de la soirée, un sourire vraiment sincère affleura sur les lèvres de l'Ombre. Un sourire qui lui enlevait une bonne partie des années qui s'étaient posées sur ses épaules.

« Merci Traqueur. Je sais que tu feras ton possible pour qu'on le garde au frais pendant quelques temps ».

Son conseil la rendit songeuse. Effectivement, Simon avait prouvé au cours de la soirée son manque de sérieux dans des opérations pas très légales et sa tendance à faire n'importe quoi dans le cas où les choses ne se déroulaient pas comme prévu. Il était évident qu'il n'avait pas un grand avenir dans le monde de la pègre. Quelques années plus tôt, Ambre n'aurait pas hésité à le remttre elle-même entre les pattes de l'Exécuteur histoire d'avoir un poids mort en moins dans les pattes, alors pourquoi voulait-elle s'acharner à sauver celui-là ? Sa réponse, elle la fit à William.

« Il est vrai que ce misérable m'a terriblement déçue, mais il fait partie des nôtres malgré tout. La plupart des humains ne nous font déjà pas de cadeaux, nous nous devons de rester justes entre nous. Pour ce qui est de son sort lorsqu'une enquête aura prouvé sa faute et sa potentielle réinsertion de le monde souterrain... »

Son regard devint de glace

« Je me chargerai de lui. »

Quelques années à effectuer tous les boulots ingrats de la pègre lui ferait le plus grand bien et lui apprendrait peut-être l'humilité. De plus, si Ambre parvenait à prouver, sinon son innocence, au moins sa bêtise et qu'il était relâché, elle aurait un petit toutou obéissant collé à ses bottes prêt à effectuer pour elle les tâches les plus déplaisantes possible pour payer sa dette de vie. Elle posa une fois de plus son regard sur la proie qui maintenant tentait de se faire le plus petit possible, le pris par le col et le remis debout.

« Voilà ta proie Traqueur. Je compte sur ta parole que tu parleras de mes soupçons à qui de droit. Et... »

Elle allait lui dire qu'il avait fait du bon boulot mais hausse les épaules et se ravisa. Ce genre d'être n'en aurait cure de toutes façons. Surtout venant de sa part.
« ....bonne nuit à toi. A moins que tu aies besoin de moi pour le ramener devant ses juges. »
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une Traque qui tourne au vinaigre   Ven 9 Aoû - 15:46

William obéissait aux ordres oui, mais il aurait été malvenu de le placer dans la case de ceux qui se contentaient toujours d’agir sans réfléchir. Si le Traqueur ne se posait pas énormément de questions sur le bienfondé de l’arrestation de Simon, il plaçait toute sa confiance dans la Justice Vampirique et les informations de Camille pour la justesse des causes qui justifiaient ses actions actuelles. Ce genre de choses n’était pas de son ressort de toute façon, son travail à lui était d’attraper les gens qu’on lui pointait du doigt et pour rien au monde il n’aurait outrepassé ses fonctions, à moins, bien entendu, que la situation ne l’exige. Il y avait suffisamment de droiture et d’honneur en lui pour le maintenir à sa place, comme il devait l’être. Des vestiges d’une éducation passée et qui était depuis longtemps loin d’être à la mode chez les jeunes de cette époque mais, comme pour beaucoup d’anciens Vampires, il était difficile de se défaire des vieilles habitudes qui avaient la vie dure et, d’une certaine façon, c’était une manière de faire qui convenait parfaitement au Traqueur, que cela plaise aux autres ou non. Si la réputation de William n’était plus à faire, c’était aussi pour son habileté à connaître sa place et ses devoirs. Beaucoup trop de Vampires oubliaient cela lorsqu’ils étaient amenés à faire face à leurs exactions et c’était probablement là la seule raison pour laquelle les gens comme lui avaient encore du travail à poursuivre leurs congénères. Mais quoiqu’il en fut, il n’avait aucune raison d’être le même dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée. Son air distant, calme et froid était parfaitement volontaire et correspondait très bien au personnage qu’il s’était créé autour du Croisé et n’avait aucune raison de le modifier. Plaire aux autres n’était pas l’objectif premier.

Dans l’obscurité et l’air quelque peu nauséabond des artères des égouts, cette discussion prenait des airs un peu surréalistes, maintenant que la tension s’était quelque peu apaisée et, qu’apparemment, ils venaient de trouver un terrain d’entente et qu’il n’y aurait peut-être pas besoin de se battre férocement pour se disputer un cadavre en sursis. William se contenta d’hocher la tête aux remerciements que la jeune femme – dont elle n’avait surement que l’apparence – lui fit. De toute façon, il ne voyait pas grand-chose à ajouter. Elle lui avait demandé sa parole, il le lui avait donné dans les limites du possible. Après tout ce n’était pas lui qui s’occupait d’appliquer les sentences et si la peine venait à être appliquée immédiatement sans recours possible, il ne serait pas celui qui s’y opposerait. Coupable ou pas, Simon ne semblait pas réellement être de ces Vampires que l’on pourrait juger inestimable pour une société Vampirique efficace et, sans être élitiste, il manquait certainement de beaucoup d’expérience et d’apprentissage. Un trop jeune vampire qui s’était imaginé que tout lui tomberait dans la main une fois transformé et qui se rendait difficilement à l’évidence qu’être un Vampire demandait des efforts pour s’approprier cette nouvelle existence et en jouir pleinement. Quant aux raisons qui pouvaient pousser sa partenaire d’une nuit à vouloir le sauver, en réalité, il n’en avait pas grand-chose à faire maintenant il était convaincu que le petit receleur d’organes n’aurait certainement pas meilleur traitement entre les mains de l’Ombre qu’entre celles de la Justice. De toute façon, le monde souterrain savait généralement s’occuper de ses déchets lui-même, même si, d’une certaine manière, ce n’était pas nécessairement dans le plus grand respect des lois. Mais, encore une fois, ce n’était pas là le problème de William, au contraire, c’était davantage celui de Camille et elle devait probablement déjà s’en occuper très professionnellement.

Alors qu’elle remettait le blessé d’aplomb pour le pousser vers lui, le Traqueur s’approcha pour le rattraper par le même endroit qu’elle avait utilisé pour le relever. « Je devrais pouvoir sortir de là sans grand souci… Lui, en revanche… » Il eut un petit sourire amusé. « Risque de regretter sa tentative de fuite lorsqu’il montera à l’échelle pour retrouver la surface. » En tout cas, il ne risquait pas d’aller bien loin dans cet état, ce qui était aussi assez problématique étant donné que cela prendrait plus de temps pour le ramener, mais il n’allait pas s’en plaindre et ce serait le pauvre Simon qui aurait à marcher avec un genou salement amoché. « Bonne nuit à toi. J’imagine que nous serons amenés à nous recroiser si tu es bien celle que tu dis être. » Il la salua avant de pousser Simon dans le dos pour le faire avancer. Qu’elle le veuille ou non, il n’était pas prêt à lui faire encore confiance, surtout parce qu’il ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas reconnu l’autorité de Camille, toute Ombre qu’elle était. Enfin, ce n’était de toute façon plus son problème. La situation était réglée et il ne restait plus qu’à trainer le boulet jusqu’à sa cellule où il pourrirait certainement jusqu’à ce qu’on fasse la lumière sur ses actes. William se demanda comment Camille réagirait lorsqu’il lui annoncerait sa requête et les évènements de cette nuit mais ce n’était pas non plus un drame. Poussant encore Simon pour qu’il avance malgré ses gémissements et sa blessure, le Traqueur maugréa en silence qu’il y passerait surement toute la nuit pour le mener en lieu sûr.
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Une Traque qui tourne au vinaigre

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