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 Parce que j'ai besoin de toi...

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Matthew Williams
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MessageSujet: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 26 Déc - 16:52

Les cours s’étaient achevés la semaine dernière, laissant l’Université dans un état second. Endormie, elle n’était guère qu’une sorte de vaisseau fantôme sur lequel quelques âmes damnées erraient encore. Il y avait toujours un peu de personnel qui travaillait, ne serait-ce que pour l’entretien et quelques paperasseries administratives, mais les étudiants, la partie la plus vivante de l’Université, n’étaient plus là. Certains étaient retournés chez eux, voir leurs familles pour les fêtes, d’autres, locaux, ne passaient simplement plus sur le Campus. Désert, ce dernier avait perdu une bonne partie de son charme. Pourtant, il restait agréable à regarder. Battu par le vent, les arbres s’inclinaient parfois de manière impressionnante avant de reprendre leur position d’origine pour n’être que mieux rabattus par la rafale suivante. Le ciel n’était pas tout à fait gris et, à certains endroits, le soleil faisait de timides apparitions pour disparaître un peu plus tard, réapparaissant à un autre endroit. Les quelques rayons qui touchaient la terre donnaient une luminosité intéressante à la scène. Si Matthew avait eu quelques talents d’artiste peintre ou photographe, il se serait sans doute permis de laisser aller son pinceau ou son appareil photo mais il était loin d’être capable de rendre hommage à ce temps si particulier qui s’abattait aujourd’hui sur la Nouvelle-Orléans. Et puis il était bien plus agréable d’en profiter paisiblement que d’aller chercher son appareil et de se maudire parce qu’il ne parvenait pas à saisir l’image qu’il désirait garder de ce qu’il observait. Comme il le disait souvent, il était bien plus agréable de garder un souvenir de quelque chose plutôt que d’en avoir une « preuve » matérielle. Les photos qu’il faisait n’étaient qu’accessoires, car, il savait qu’il se souviendrait toute sa vie de tout ce qu’il avait vu lors de ses voyages à travers le monde. Il n’avait pas besoin de sortir ses photos pour se rappeler des merveilleux paysages traversés.

Devant son bureau, Matthew se laissait aller dans ses souvenirs. Un paquet de copies reposait non loin de lui et une juste devant. Les partiels de cette fin d’année. Ses élèves avaient planché sur un sujet juste avant leur départ en vacances. Ce n’était pas forcément le jour adéquate mais l’Université était ainsi faite et, hélas, le professeur de Géographie qu’il était ne pouvait pas vraiment proposer de nouveau système de notation au débotté. Réformer un système prenait du temps et même s’il avait proposé une nouvelle façon de faire au Doyen, celle-ci serait, au mieux prise en compte pour l’année scolaire suivante et pas avant. Ayant toutes les vacances pour corriger ce petit amas de papier, le Métamorphe avait prit son temps, pour corriger méticuleusement chaque copie, bien entendu, mais également pour faire autre chose. Les derniers mois n’avaient pas été exempts d’évènements et, les plus importants d’entre eux concernaient Arn. La panthère occupait énormément l’esprit du Jaguar qui, parfois, se laissait même surprendre en plein cours. Ce n’était pas sérieux mais il savait qu’il était loin d’avoir fait ses preuves à la jeune femme. Ils étaient loin de ce qu’ils avaient été à l’époque. D’ailleurs, à bien y réfléchir, cela avait été étonnant qu’ils se retrouvent si proches en si peu de temps alors que, depuis qu’ils s’étaient retrouvés, plusieurs mois s’étaient écoulés et leur relation n’avait pas beaucoup avancé. Ce n’était pas un problème pour Matthew qui comprenait parfaitement qu’elle ne lui fasse pas totalement confiance. Après tout, il était celui qui avait, en quelque sorte, tout fichu en l’air, il était plutôt facile de lui demander de repartir de zéro. Chose d’ailleurs impossible. Nul doute qu’elle devait garder au fond d’elle ce souvenir que lui aussi gardait au fond de lui.

Pourtant, il avait essayé de lui montrer qu’il avait changé. L’appartement, le job à l’Université. Il ne voulait plus partir, il voulait rester. Pourquoi ? Pour elle. Elle était la seule et unique raison qui l’attachait à la Nouvelle-Orléans. Et ce n’était pas un inconvénient pour lui. Les voyages étaient devenus secondaires. Après tout, il avait parcouru le monde déjà une fois et, ce qu’il avait cherché, il l’avait maintenant à portée de main. Il l’avait même obtenu, mais il avait fallu qu’il gâche tout pour un souvenir passé. Qu’importait. Il s’était décidé à rattraper ses erreurs et à être patient le temps qu’il faudrait pour cela. S’ils n’en étaient encore qu’à passer des soirées ensembles avant de rentrer chacun chez eux, ce n’était pas grave, au moins, elle ne l’avait pas totalement repoussé et, jusqu’à maintenant, elle ne semblait pas malheureuse avec lui. Du moins l’espérait-il. Jetant un regard sur l’heure et sur les copies qui gisaient à côté de lui, il soupira doucement et attrapa son téléphone. Il avait envie de la voir. Cela faisait quelques jours qu’ils ne s’étaient pas vu et, depuis les vacances, il avait attendu qu’elle l’appelle, en vain. Il composa son numéro rapidement et la sonnerie se mit à résonner. Quelques instants plus tard, elle décrochait. « Bonjour Arn. » Le ton était enjoué. Comme à son habitude, Matthew était toujours heureux de pouvoir la voir ou lui parler. En, quelque sorte, elle était son « rayon de soleil », même s’il n’était pas romantique à ce point. « Je pensais à toi et je me disais qu’on pourrait peut-être se voir ce soir, manger quelque chose, discuter un peu. » Il espérait secrètement qu’elle accepterait. Il mourrait d’envie de la voir, de la prendre par la main ou, plu simplement, de la serrer dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 28 Jan - 12:47

Morose. Comme chaque année, ce jour était placé sous le signe du deuil pour Arn et sa famille. Pas celle que formait la communauté des métamorphes mais sa véritable famille, celle qui l’avait vue grandir, évoluer et qui l’avait choyée toute sa vie. Cela faisait des années que son frère les avait quitté d’une manière qui prouvait que les véritables monstres n’étaient pas ceux que l’on mettait sur le devant de la scène chaque fois que quelque chose allait mal. L’eau avait beau avoir coulé sous les ponts, Arn ne décolérait pas contre ces être odieux et l’absence de son frère se laissait toujours sentir, plus particulièrement en cette approche des fêtes. Il manquerait toujours quelqu’un à la table des Bullet.

La panthère s’était installée sur son canapé préféré, celui près de la baie vitrée et du poêle, une tasse pleine d’un chocolat chaud fumant entre les mains. La journée était passée avec la lenteur déprimante qui caractérisait si bien ces jours pluvieux où il n’y a rien d’intéressant à faire ou rien qui vaille la peine de sortir de sa torpeur. Ce matin elle n’était même pas parvenue à se reposer en rentrant de sa garde tant sa tête était pleine d’un trop plein de pensées négatives. Tel un disque rayé, son cerveau passait en boucle les mêmes souvenirs douloureux et tenait à l’écart toute idée parasite qui aurait pu égayer sa journée.

Elle avait en mémoire le coup de téléphone qui les avait tous bouleversés, un après-midi où elle avait rendu visite à ses parents. Comme si le destin avait attendu qu’ils soient réunis pour leur infliger ce coup bas… C’était elle qui avait accepté la lourde tâche d’y aller et d’identifier le corps, ses frères étant absents et ses parents trop bouleversés par la nouvelle. Elle revit les contusions, les traces de couteau et le trou béant qui ornaient la poitrine de son frère…

La sonnerie du téléphone retentit et la fit sursauter, elle fut tentée de l’ignorer et de ne pas répondre. Dans un soupir elle posa sa tasse et sans un coup d’œil à l’écran décrocha. La voix de Matthew retentit, toujours joviale à ce qu’il lui semblait. Elle le salua à son tour, indécise quant au ton à employer. Il enchaîna bien vite sur le but de son appel, une invitation à dîner ou à se voir ce soir là. La panthère ne savait pas trop quoi répondre, elle n’aimait pas faire semblant d’aller bien quand ça n’était pas le cas et dans cet état de déprime, il lui était souvent facile d’envoyer balader les gens simplement pour rester seule. Elle se doutait qu’un refus serait mal reçu par Matthew mais qu’il n’en laisserait rien paraître. Leur relation était assez particulière depuis qu’il l’avait quittée et retrouvée, elle stagnait plus qu’autre chose, probablement en attente d’un signal de départ de la part de la panthère. Ce n’était pas faute d’efforts de sa part, elle avait beau se persuader que tout irait bien et qu’il ne recommencerait pas, une petite voix dans sa tête lui murmurait sans cesse des « et si » qui remettaient toutes ses belles pensées en question. Arn allait lui répondre qu’elle était fatiguée par sa dernière garde et qu’elle préférait rester seule à la maison pour se reposer mais elle se ravisa au dernier moment.

-Vient dîner à la maison dans ce cas... Par contre je n'ai pas grand chose à te proposer.

Pourquoi ce revirement total ? Tout simplement parce qu’elle se rendait compte que si elle ne pouvait pas compter sur lui pour lui changer les idées alors elle ne pouvait compter sur personne d’autre.


Dernière édition par Arn Bullet le Mer 7 Mai - 13:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 31 Jan - 10:32

Alors qu’il attrapait son téléphone pour appeler la Métamorphe, Matthew n’avait pu s’empêcher de repenser un peu à tout ce qui s’était passé entre eux depuis son arrivée à la Nouvelle-Orléans. Leur premier contact avait été particulièrement amusant – du moins après coup – puisqu’il avait atterri devant la clinique de la jeune femme après avoir été presque littéralement vidé de son sang par l’une de ses créatures de la nuit, une expérience qui lui donnait encore quelques sueurs froides à l’occasion même s’il n’était pas du genre à rester traumatisé à vie. Le jaguar n’avait jamais vraiment été de ceux qui s’attardent trop sur le passé, sauf peut-être pour ce qui s’agissait de ce qui le blessait durement et durablement. Il s’était réveillé à la clinique, seul patient « humain » d’une clientèle animale, mais la découverte d’Arn l’avait troublé, peut-être à cause de ce qu’il avait ressenti chez elle. Il n’avait appris que plus tard le pourquoi du comment, mais même sans cela, il aurait du se rendre à l’évidence, elle ne l’avait pas laissé indifférent. Après tout était allé assez vite en réalité. Ils s’étaient revus, au débotté, tandis qu’il voulait la remercier autour d’un verre, ils avaient parlé de pas grand-chose d’important mais ce n’était pas l’essentiel. Il se souvenait encore du moment qu’ils avaient passé à regarder quelques photos, de son intérêt pour ce qu’il avait pu voir ou découvrir. A partir de là… Tout c’était plus ou moins emballé en quelque sorte. La rencontre au Mentis, dans le Bayou… Peut-être était-ce finalement le fait que cela fonctionnait si bien entre eux qui l’avait poussé à douter, sans oublier ces souvenirs de malheur qu’il aurait mieux fait d’oublier à jamais. Il avait tout foutu en l’air pour quelques rêves stupides et rien que pour ça, il s’en voulait terriblement, surtout parce que, il le savait, il avait fait beaucoup de mal à Arn.

Pire que tout, il avait probablement sérieusement tâchée la confiance qu’elle avait pu avoir en lui et il était conscient que la récupérer serait un effort quotidien. Pourtant, il s’était mis en tête le devoir de réussir. Pourquoi ? Parce qu’il savait qu’il avait besoin d’elle, parce qu’en fermant la porte ce matin où il avait douté, il s’était rendu compte à quel point il avait été idiot, sans toutefois avoir le courage de faire marche arrière immédiatement. Cela aurait-il changé quelque chose ? Il n’en savait rien, mais, une fois encore, le passé était le passé et, aujourd’hui, il voulait avancer, avec elle. Il était loin d’avoir encore toute la confiance de la jeune femme, il le savait, mais il ne désespérait pas car l’espoir était toujours de mise, surtout pour lui, qui voyait toujours la lumière même dans les instants les plus sombres. Tandis qu’elle répondait enfin au téléphone, Matthew fronça légèrement les sourcils. Etait-ce le téléphone ou ne semblait-elle pas vraiment enthousiaste ? Arn n’était pas du genre à exulter de joie mais il lui semblait qu’elle était plus mélancolique que d’ordinaire. Il ne dit cependant rien, il se faisait peut-être des idées et, si elle répondait favorablement, il aurait l’occasion de vérifier cela par lui-même de visu, ce qui serait certainement plus simple. Alors qu’elle l’invitait à venir diner chez elle, il ne put s’empêcher de sentir son cœur bondir de joie, comme à chaque fois qu’elle acceptait de le revoir. Peut-être était-ce à cause de la crainte qu’elle finisse par l’abandonner peu désireuse de revivre ce qu’il lui avait subir… Un sourire aux lèvres face à son accord, le Jaguar prit en compte la remarque de la métamorphe même si, pour lui, ce n’était pas le plus important dans cette histoire.

« Si tu es d’humeur aventureuse, je sais faire des miracles avec des fonds de placard ! » Avec des années de débrouille derrière lui, il avait effectivement appris à faire des choses insoupçonnées avec fort peu. Toutefois, ses talents culinaires restaient assez limités et s’il savait faire de la bonne nourriture, c’était principalement de la « bonne franquette », rien de plus sophistiqué. « Sinon… Si tu as peur de ce que je pourrais faire avec des casseroles, je peux toujours passer chercher quelque chose en venant. » Les traiteurs ne manquaient pas à la Nouvelle-Orléans et Arn habitant en périphérie de la ville, il aurait tout le loisir de passer devant des dizaines d’entre eux, aussi, faire un pit-stop par l’un d’entre eux ne serait qu’une formalité et ne constituerait pas un détour pour lui. « J’en connais plusieurs qui ne sont plutôt bons : Mexicain, Oriental, Asiatique, Français… Choisis ton pays et c’est un voyage aller-retour pour les papilles ! » La cuisine était aussi une façon de voyager même si, bien entendu, c’était moins prenant et moins passionnant que le fait de prendre son sac à dos et de parcourir le monde. Toutefois, c’était potentiellement l’occasion de se dépayser, de sortir du quotidien, de s’extraire d’une routine parfois un peu monotone. Pour Matthew, c’était plus l’occasion de retrouver des saveurs auxquelles il avait déjà goûté et une manière de lui rappeler quelques bons souvenirs d’un endroit ou d’un autre. Regardant la copie qui reposait devant lui, attendant la réponse de la métamorphe, il prit la feuille de papier et la redéposa au dessus de la pile, cela attendrait plus tard, rien ne pressait, après tout les vacances ne faisaient que commencer il aurait tout le temps de s’y mettre et entre voir Arn et un tas de copies à corriger le choix ne méritait même pas d’être posé.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 7 Mar - 11:42

La proposition du jaguar lui remit en mémoire la conversation qu’ils avaient tenue quelques mois plus tôt sur les prouesses culinaires de l’explorateur. Arn se souvenait qu’à l’époque, elle avait émis l’idée de porter un casque de moto pour se protéger pendant le spectacle culinaire de Matthew. C’était peu de temps après leur première rencontre durant laquelle la panthère avait conclu qu’il n’était pas un homme très en veine. Une ébauche de sourire se dessina sur le visage aux traits tirés de la jeune femme.

-Je n’ai pas vraiment peur pour mes casseroles et un peu d’improvisation ne pourra pas faire de mal.

L’idée de voir Matthew jongler avec des casseroles et des couteaux au-dessus des fourneaux ne la rassurait pas plus que ça d’autant plus que sa maison étant en bois un accident pouvait vite arriver. Mais le spectacle pourrait avoir le mérite d’occuper le jaguar et d’éloigner la panthère des sombres pensées qui l’habitaient.


- On verra bien ce que tu seras capable de préparer avec mes fonds de placard. Dans le pire des cas il ne sera jamais trop tard pour partir chasser quelque chose de comestible.

Malgré la tristesse, Arn parvenait à le taquiner, elle estima alors que tout n’était peut être pas perdu après tout. Ils convinrent d’une heure et raccrochèrent. Dans un soupir, Arn alla rincer sa tasse dans l’évier avant de piocher un livre dans sa bibliothèque afin de tuer le temps en attendant sa venue qui ne devait pas trop tarder.

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 11 Mar - 11:36

Le Jaguar se souvenait lui aussi de cette conversation qu’ils avaient eu concernant ses « talents culinaires ». A vrai dire, il se souvenait probablement de tout, depuis son réveil dans la clinique vétérinaire lorsqu’elle l’avait probablement soignée d’une mort certaine tant il avait été amoché par une satanerie de Vampire. Il ne fallait pas y voir la bête idylle entre un patient et son médecin, trop heureux d’avoir été sauvé par ce dernier, non, d’ailleurs ça n’avait pas été immédiat, simplement une attirance, probablement animale étant données leurs natures profondes, qui, de fil en aiguille avait laisser glisser entre eux quelque chose en plus. Ils n’avaient pas eu besoin d’en parler, simplement d’en profiter, de se laisser porter et d’apprécier la compagnie de l’autre, sa proximité sensuelle ou la chaleur de sa peau. Du moins… Jusqu’à ce qu’il ne gâche tout. On y revenait indéfiniment, du moins surtout lui. Il savait qu’il devait passer à autre chose, que, de toute façon, il ne pourrait effacer ce mauvais souvenir qu’à force d’en créer d’autres, plus heureux, mais il ne pouvait s’empêcher d’y repenser, souvent. Moins qu’avant, mais probablement toujours trop souvent. Le spectre du passé l’avait fait flanché la première fois et s’il ne voulait pas reproduire la même erreur, il devait essayer de s’en affranchir mais, pour lui, l’enjeu était trop grand. Arn ne le ressentait peut-être pas mais elle représentait beaucoup pour lui, en dehors du fait qu’elle était la Namir-Ra des Métamorphes, elle avait prit une dimension incroyable dans son existence et rien qu’à l’idée qu’elle puisse être hors de sa portée à jamais, il en passait quelque fois des nuits blanches, même juste après une soirée qu’ils avaient passé ensembles. C’était probablement idiot et la Panthère lui dirait certainement qu’il y avait mieux à faire qu’à ressasser ce qui avait déjà été fait, mais il n’y pouvait rien. Au moins le souvenir de son erreur l’aiderait-il peut-être à ne pas la reproduire…

« Peur pour tes casseroles, peut-être pas, mais pour moi, il faudrait peut-être un peu. Tu sais que j’ai le chic pour m’attirer les pires ennuis. » Le ton amusé qu’il avait employé était sans doute passé tel quel au téléphone. Il plaisantait bien entendu, même si, finalement il avait déjà eu droit à quelques accidents de cuisine. Rien de très grave, mais c’était toujours regrettable. « Je t’avoue que mon égo en prendrait un coup dans cette éventualité mais tu as raison, une petite chasse ce n’est pas nécessairement désagréable. » Il n’était pas vraiment sérieux, du moins, pour le début. Arn le connaissait sans doute suffisamment pour savoir qu’il n’était pas le genre d’homme à faire passer son égo pour quelque chose d’important. Il en avait un, comme tout le monde, qui l’empêchait de faire n’importe quoi à n’importe quel prix, mais ce n’était certainement pas un essai culinaire raté qui, s’il le ridiculiserait un peu, le gênerait vraiment. Au moins, cela ferait une anecdote de plus à raconter, même si ce n’était pas ce qui manquait avec les anciennes pérégrinations du globe-trotter, sans oublier les nouvelles, depuis qu’il était à la Nouvelle-Orléans. Entre les Vampires qui le déchiquetaient en charpie et les Zombies qui se réveillaient dans des ascenseurs… Il avait aussi eu son lot d’agitation de nouveau sédentaire. « Le temps d’arriver chez toi, je ne devrais pas en avoir pour long. A tout à l’heure ! » Elle n’habitait pas la porte à côté mais la périphérie de la ville n’était pas si difficile à atteindre, qui plus est, il aurait simplement à prendre un bus pour rejoindre un coin plus tranquille avant de se lancer à pattes pour le reste du trajet.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Enfin, après une rapide douche et le temps de passer quelques vêtements frais, il attrapa son métasac et quitta son appartement avant de sortir dans la rue. Le vent fouetta assez vivement son visage mais, au moins, il ne pleuvait pas, enfin, pas encore. S’écartant du Campus, il rejoignit un arrêt de bus qui lui permettrait de se rendre vers le « bord » de la ville plus rapidement que s’il s’y était lancé à pieds. Après quelques dizaines de minutes de trajet, laissant sa place à une vieille dame qui venait de rentrer dans le bus, il descendit finalement là où il le souhaitait. Le Bayou n’était plus très loin aussi s’y enfonça-t-il sans hésitation et se trouva un petit coin à couvert pour se déshabiller et mettre ses vêtements dans son sac avant de prendre sa forme animale. Poussant un petit rugissement bienvenu, il se mit alors à se dégourdir les pattes dans une course rapide en direction de la maison de la Panthère. Il ne connaissait pas parfaitement le chemin à partir de l’endroit où il se trouvait mais il se souvenait de la direction globale et n’aurait aucun mal à retrouver son chemin de toute façon, sans compter qu’il ne serait pas difficile de se rendre compte qu’il rentrait sur son territoire. L’avantage d’être aussi un Métamorphe. Il lui fallu quelques dizaines de minutes également pour finalement se retrouver non loin de sa destination. La pluie, bien que menaçante, n’avait toujours pas décidée de tomber, pour la plus grande joie du félin. Profitant d’un buisson assez dense, Matthew reprit sa forme humaine avant de se rhabiller prestement. Une fois décent, il se dirigea vers la maison en bois avant d’aller frapper à la porte d’entrée. Un regard à sa montre indiquait qu’il était légèrement en avance, peut-être avait-il couru un poil trop vite…
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Ven 19 Avr - 18:10

Matthew semblait avoir un don pour ce qui était de parler sur un ton léger. Comme s’il était réellement capable de faire comme s’il ne s’était rien passé ou plutôt pour prouver à la panthère que cela était encore possible. Cette capacité là était un avantage indéniable même si comme il aurait été si facile de le soulever, ce n’était pas lui qui avait souffert le plus de cette « trahison ».

Bien sûr, il aurait été bien plus simple à la vétérinaire de lui fermer définitivement sa porte et son cœur à ce moment là mais l’humaine n’avait pu s’y résoudre. Quelque part il y avait toujours des réticences, une espèce de tension sous jacente, une retenue destinée à sa seule protection. Elle ne voulait pas souffrir une seconde fois de l’abandon de son compagnon félin.

Ils continuèrent de discuter par téléphone, se remémorant presque avec nostalgie les évènements qui avaient suivi leur rencontre ainsi que les mésaventures de Matthew, avant de raccrocher. Au regard de l’heure, Arn s’attendait à ce que le jaguar soit au travail et par conséquent qu’il ne puisse pas se libérer avant une heure un peu plus tardive. Lorsqu’elle lui ouvrit la porte, un sourire se dessina sur ses lèvres bien malgré elle alors qu’une odeur de fauve lui indiquait qu’il avait parcourut au moins une partie du chemin sous sa forme tutélaire.

- Salut Matthew. Je t’en prie, entre. Tu veux boire quelque chose, j’imagine ?

Elle se dirigea vers la cuisine après avoir fermé la porte derrière lui, elle savait qu’il lui emboiterait probablement le pas, et leur servit à tous les deux un verre d’eau fraiche.

- T’es toujours motivé à cuisiner ce soir ?

Elle ouvrit la porte du frigidaire afin qu’il contemple son maigre contenu.

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 22 Avr - 11:30


En regardant sa montre, constatant son avance, Matthew ne put s’empêcher de se faire la remarque que, quand il s’agissait d’Arn, il pouvait finalement déplacer des montagnes. Bien entendu, courir dans le Bayou n’avait rien d’exceptionnel, plus encore pour un Jaguar, mais il était certain qu’il n’aurait pas pu trouver une meilleure source d’inspiration pour le reste de la journée que l’idée d’un diner avec la Métamorphe. Non pas que ce n’était pas une chose courante – même si leurs entrevues s’étaient quelques peu limitées depuis son erreur – mais simplement qu’il était bien avec elle et que, de manière générale, il se sentait mieux en sa compagnie qu’en solitaire. Une sensation avec laquelle il avait appris à composer depuis quelques temps et qui était la raison première de son attachement avec la Panthère. Il savait qu’il ressentait quelque chose pour elle, quelque chose qui dépassait le simple entendement : il avait viscéralement besoin d’elle et, encore aujourd’hui, le regret de ce qu’il s’était passé entre eux deux continuait à le hanter. Bien entendu, il ne le montrait pas, surtout parce que la vétérinaire avait insistée pour qu’ils laissent cela au passé mais il n’avait plus complètement s’y résoudre, peut-être parce que, malgré tout, il ne pouvait s’empêcher de sentir, dans la retenue de la jeune femme, le spectre de ses erreurs passées. Parfois, il s’imaginait ce qu’aurait été la suite de leur relation s’il n’avait pas fui comme un lâche, mais, généralement, il préférait ne pas y penser davantage, essayant de trouver autre chose pour s’occuper l’esprit. Il y avait trop de choses à faire dans l’instant présent, que ce soit pour elle, pour lui ou, tout simplement, pour eux, qu’il préférait ne plus faire la même erreur que la première fois. Regarder ailleurs qu’au présent était le meilleur moyen de le gâcher et, cela, il ne le voulait plus parce qu’il savait que c’était sa dernière chance.

Un peu plus nerveux après chaque seconde qui s’écoulait depuis qu’il avait frappé à la porte, il se crispa légèrement tandis que la porte s’ouvrait avant de laisser retomber la tension tandis qu’il pouvait apercevoir un sourire sur le visage de la Métamorphe. Il était toujours un peu tendu lorsqu’il la rencontrait à nouveau, peut-être parce qu’il avait peur qu’elle finisse par lui dire qu’elle ne voulait plus le voir ou quelque chose du genre. Ca aurait été très idiot dans ce cas, surtout qu’elle lui avait proposé de venir d’elle-même, mais il ne pouvait s’en empêcher, car, au fond, c’était la chose qui lui ferait probablement le plus mal. Qu’importaient les Vampires, les Zombis et tout le reste. Si elle devait lui tourner le dos, au fond, il savait qu’il ne pourrait pas s’en remettre. Alors qu’elle s’écartait pour le laisser entrer et le saluait, il eut un large sourire et se glissa dans l’ouverture. « Bonjour Arn. » Alors qu’il passait près d’elle, il se risqua à déposer un baiser sur sa joue, quelque chose de purement amical et qui, malgré tout, était beaucoup plus pour le Jaguar. « Je ne serais pas contre un verre d’eau oui, comme tu dois t’en douter, j’ai – un peu – couru. » Il était stupide de le lui cacher d’ailleurs, elle avait probablement senti l’odeur résiduelle du félin qui l’entourait. Non pas qu’elle était désagréable, mais c’était le genre de parfum animal dont on devait s’habituer lorsque l’on était Métamorphe et donc doté d’un odorat plus développé que le quidam moyen. Il la suivit en silence, après avoir laissé tomber son sac à dos dans un coin de l’entrée, tandis qu’elle se dirigeait vers la cuisine. Matthew commençait à bien connaître les lieux, en fait, il n’avait jamais oublié, qu’il s’agisse de l’emplacement de chaque pièce ou, plus intimement, les souvenirs communs qu’ils y avaient. Enfin… Mieux valait peut-être ne plus trop penser à ça, du moins, pas maintenant.

Une fois dans la cuisine, il se trouva une place dans un coin tandis qu’Arn cherchait deux verres et les remplissait d’eau. Attrapant son verre après l’avoir remerciée, il en but une bonne moitié sans s’arrêter avant de garder le reste pour un peu plus tard. Du coin de l’œil, il l’observa ouvrir son réfrigérateur pour lui montrer l’étendue de ce qu’ils auraient à manger pour ce soir. Il posa son verre et s’approcha un peu avant de se pencher dans la fraicheur technologique. « Je ne manquerais une occasion de me ridiculiser pour rien au monde ! Voyons voir… » Il avait dit cela dans un sourire, tournant la tête vers elle quelques instants avant de se replonger dans le frigidaire. Faisant l’inventaire de ce qui s’y trouvait, le Jaguar essayait de trouver une recette – parmi celles qu’il connaissait – qui pourrait faire l’affaire. Inutile de faire compliqué, le plus simple suffirait amplement. Après tout, si elle avait acceptée qu’il fasse la cuisine, elle ne devait pas s’attendre à ce qu’il prépare un menu trois étoiles, même si, bien entendu, il s’arrangerait pour que ce soit aussi bon que possible. « MmmM… » Il se releva, fermant la porte du réfrigérateur avant de se tourner vers la vétérinaire. « Tu as quelque chose de sec ? Comme des pâtes, du riz ou quelque chose de ce goût là ? Peut-être même des conserves de légumes ? On sait jamais ce qui traine au fond des placards… » C’était avec un petit sourire amusé qu’il avait terminé. Il se doutait bien qu’elle devait savoir ce qu’il y avait dans ses placards, mais, parfois, on avait beau savoir, on finissait toujours par être un peu surpris de retrouver quelque chose qu’on ne pensait pas y trouver.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 5 Déc - 12:56

Sa relation avec le félin avait toujours été instable depuis que Matthew avait hésité et quelque part, Arn savait très bien que c’était de sa faute. Elle ne leur laissait que peu de chances d’avancer, restant distante à chacun de leurs rendez-vous et ne se rendant compte de son manque de bonne foi qu’un peu plus tard. C’était comme si elle s’attendait inconsciemment à voir Matthew partir et que cela ne valait par conséquent pas la peine qu’elle se fâche avec sa Panthère. Pourtant elle l’avait invité ce soir là parce qu’elle ressentait le besoin de le voir, de lui parler et même peut-être de se blottir dans ses bras.

Elle soupira malgré elle en l’observant alors qu’il scrutait avec sérieux le contenu de son frigidaire. La Namir-ra pouvait presque voir les rouages tourner derrière les pupilles bleues de son ami, ce qui la fit sourire, intriguée par ce qu’il allait bien pouvoir trouver à cuisiner. Matthew finit par refermer la porte et se tourner vers elle pour demander si elle avait connaissance ce qui se trouvait dans ses placards. Arn cessa de s’appuyer contre le plan de travail et se dirigea vers le placard suspendu de sa cuisine où elle entreposait la majeure partie de ses denrées sèches ou non périssables.

- J’avoue que je ne sais pas précisément ce que j’ai en réserve. Il devrait y avoir des paquets de pâtes ou deux trois conserves de légumes.

Son régime alimentaire se composant généralement de viande, Arn boudait souvent ses conserves de légumes si bien qu’elle n’avait pas grande idée de ce qu’elle avait abandonné dans son placard au cours des dernières semaines. Elle s’installa sur une chaise haute pendant que Matthew faisait son choix.

- Que le spectacle commence comme on dit ?

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 18 Déc - 13:47

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Matthew avait l’impression que la jeune femme se faisait moins distante cette fois-ci. C’était peut-être une simple impression mais ce simple état de fait lui donnait un coup de pouce au moral. Il n’avait jamais pu le lui dire réellement, peut-être parce qu’il était bien trop réservé pour cela ou simplement parce qu’il ne savait pas comment cela allait être accueilli par la panthère, mais il tenait réellement à elle et, pour la première fois depuis cette femme qu’il avait rencontré en Allemagne, il se sentait bien quelque part, sans l’envie de partir ailleurs, sans l’envie de fuir à nouveau. Il était conscient qu’elle avait été blessée parce qu’il avait pu dire lors de cette matinée, dans son propre salon, mais de l’eau avait passé sous les ponts depuis et s’il avait pu avoir des doutes, sur elle, sur l’affection qu’il avait pour cette vétérinaire qui, somme toute, lui avait sauvé la vie, il avait été en mesure de comprendre la profondeur de ce qui l’unissait à elle. Bien entendu, si elle estimait qu’il n’était pas digne de confiance, il pouvait le comprendre. Certaines personnes se protégeaient « préventivement » du mal qu’on pouvait leur faire et, après tout, il lui avait déjà fait du mal une fois, ne pouvait-il pas recommencer ? C’était pour cela qu’il ne lui en avait jamais voulu, pourquoi il encaissait en silence cette « torture », en quelque sorte, qu’elle lui faisait subir, pourquoi il essayait de faire tout ce qu’il pouvait pour regagner sa confiance, pour lui montrer qu’il avait changé et que, dorénavant, elle pouvait croire en lui, en ce qu’il lui disait et qu’il ne partirait pas de sa vie tant qu’elle ne le voudrait pas. Encore fallait-il pouvoir lui dire ou le lui faire comprendre, et, par dessus tout, qu’elle l’accepte.

Le nez dans le frigo, le Jaguar avait trouvé quelques idées de plats assez simples à réaliser mais ils nécessitaient quelques aliments supplémentaires, rarement stockés au frais, mais souvent présents au fond des placards de toutes les cuisines du monde. Il suivit la propriétaire des lieux du regard, dans son demi-sourire habituel, alors qu’elle se dirigeait vers un placard afin de l’ouvrir et de dévoiler ce qu’elle pouvait y garder. Il s’approcha à sa suite, se glissant à ses côtés pour jeter un œil au fond de l’espace de rangement. Il y avait effectivement quelques paquets de pâtes ainsi que des conserves qu’il extirpa du placard pour en déterminer la contenance. « On se doute rarement des trésors qui se cachent dans l’ombre… » Il avait dit cela, comme s’il pensait à voix haute, mais cependant il le pensait sincèrement. Les gens sous-estimaient trop souvent ce qu’ils pouvaient contenir dans leurs placards, considérant que seul le frigidaire contenait de quoi préparer un bon diner. Il observa en silence quelques unes des conserves, semblant hésiter sur la recette à appliquer. Les boîtes en métal toujours en main, il se retourna vers Arn. « J’hésite entre deux recettes. On tire à pile ou face pour garder la surprise ou tu préfères choisir en connaissance de cause ? » Il lui présenta les deux conserves qui contenaient pour l’une des tomates pelées, entières, généralement utilisées pour faire des sauces, et pour l’autre, des haricots rouges qui eux, laissaient davantage de suspense sur la façon dont ils seraient utilisés et peut-être même qu’au fond, Matthew lui-même n’était pas spécialement encore tout à fait certain de ce qu’il voulait faire. Enfin, ce n’était pas important car, au fond, ce diner n’était qu’une excuse pour passer du temps avec elle.

Quand elle fit son choix, il rangea l’autre boîte dans le placard et le referma avant de poser l’autre sur le plan de travail. « Vas-tu m’affubler d’un tablier pour tenue de scène ou faisons-nous dans le minimalisme ? » Il eut un petit sourire. Il se doutait bien qu’elle n’était certainement pas du genre à mettre un tablier pour cuisiner, mais c’était là surtout un clin d’œil au « spectacle » qu’elle insinuait. Il ouvrit quelques tiroirs avant de trouver celui qui contenait les ustensiles de cuisine nécessaires puis rouvrit le frigo pour en sortir quelques uns des ingrédients qui se trouvaient là. Une fois le tout sorti, il repéra la planche à découper et la posa sur le plan de travail avant de regarder Arn, un air malicieux sur le visage. « J’ai le droit à une charmante assistante, comme les magiciens, ou dois-je tout faire moi-même ? » Ce n’était pas un ordre glissé sous une suggestion, mais une simple question. Après tout, si elle voulait participer, cela ne pouvait qu’être intéressant. Un moyen de faire quelque chose à deux, autre chose que de simplement diner ou déjeuner ensemble. Le Jaguar se faisait peut-être des histoires, mais au moins elles étaient belles et, à bien y réfléchir, cela ne pouvait qu’être qu’agréable de préparer ce repas tous les deux plutôt qu’elle ne passe les prochaines minutes à l’observer en silence. Au moins y aurait-il quelques échanges, voire davantage. Il eut un large sourire tandis qu’il poussait légèrement la planche à découper vers elle. « Ce serait dangereux de me laisser me servir d’un aussi gros couteau, non ? » Il la taquinait, réellement, car, après tout, il devait très bien pouvoir s’en servir tout seul sans se blesser lui-même, ou quelqu’un d’autre…
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mar 4 Fév - 11:07

Le plat qu’il choisirait de préparer n’avait pas vraiment d’importance mais la panthère sélectionna malgré tout la boite des tomates pelées. Il fallait bien faire un choix et quitte à choisir de manger du végétal, autant que ce soit quelque chose qu’elle était d’humeur à manger. Elle le regarda ranger l’autre boite et commencer à sortir les ustensiles de cuisine d’un placard, en silence. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand le jaguar émis la possibilité d’une tenue plus appropriée à son spectacle.

-Ce ne sera pas nécessaire, pas de tenue de scène pour ce soir. Le challenge n’en sera que plus grand, c’est l’occasion de me prouver que tu n’es pas si maladroit que ça.

Cette boutade qui durait depuis leur première rencontre, quand Matthew était arrivé à la clinique après son agression par un vampire, était quelque chose qui leur tenait à cœur à tous les deux. Pour Arn, probablement parce que cela lui rappelait l’époque où le courant passait parfaitement entre eux. Ces moments de partage lui manquaient, c’est pourquoi elle avait fini par accepter de le revoir.

- Laisse moi ce couteau. Je veux bien te laisser ta chance d’être adroit mais il ne faut pas tenter le diable non plus.

Lui répondit-elle en souriant, alors qu’il lui proposait d’être son assistante. Sur ces mots, ils se mirent à la préparation du repas, échangeant comme cela ne leur était pas arrivé depuis plusieurs mois. Arn suivant simplement ce que Matthew lui demandait de faire, en parfaite assistante. Au bout de quelques minutes, Arn réalisa que Matthew était parvenu à lui sortir de la tête les mauvais souvenirs qui emplissaient son esprit depuis quelques jours. Reconnaissante et soulagée, elle commença à prendre un peu plus confiance et ses traits, restés fermés depuis que le doute avait installé ses valises dans sa tête, se détendirent enfin.

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 3 Mar - 12:08

Il était bien là, même si ce n’était pas nécessairement réciproque. Mais au-delà de tout ça, il essayait surtout de communiquer son bien-être et sa bonne humeur à la jeune femme qui l’accompagnait. Il avait senti qu’elle ne semblait pas dans son assiette, peut-être parce qu’elle était plus distante que d’habitude, il n’aurait su réellement dire pourquoi mais c’était là un état de fait dont il s’était convaincu rapidement. Matthew était un trouble-fête, un agitateur de première qui ne pouvait pas s’empêcher de faire le pitre pour amuser la galerie, simplement pour faire sourire les gens. La tristesse n’était pas son crédo et même s’il pouvait être triste intérieurement, il préférait amuser les gens, probablement pour essayer d’oublier sa propre peine. Dans le cas présent, la situation était légèrement différente, mais, après tout, si elle lui avait demandé de venir, c’était peut-être pour une raison précise et cette raison était peut-être de lui changer les idées, aussi s’était-il contenté d’être lui-même. Après tout, il n’y avait pas besoin d’en rajouter des tonnes pour être drôle. Lui qui avait le chic d’être maladroit ou de tomber dans des situations cocasses… Enfin, il espérait tout de même qu’il parviendrait à préparer un repas sans se blesser. La soirée devait être joyeuse et même si Arn pourrait surement s’occuper de petits bobos, elle ne prévoyait certainement pas de jouer au docteur. Cette pensée le fit sourire d’ailleurs mais il écarta les souvenirs qui l’accompagnaient parce qu’ils étaient déplacés et ne convenaient de toute façon pas à la situation. Si leur relation ne s’était pas encore terminée douloureusement, on ne pouvait pas dire non plus qu’elle filait le parfait bonheur, même si le Jaguar se démenait autant que possible pour raccrocher les wagons et prouver sa bonne foi à la vétérinaire. Mais il avait trahi sa confiance et il savait qu’il faudrait du temps pour la regagner à nouveau.

« Pas d’accessoires, hein ? » Il eut un petit sourire. « Parfait, faisons ça comme des professionnels alors ! » Il plaisantait bien entendu. Un tablier n’aurait pas été de refus mais, après tout, il n’allait pas cuisiner non plus des choses mirobolantes et il parviendrait, normalement, à ne pas s’en mettre partout. Au pire, il y avait quelques vêtements de rechanges dans son sac, une précaution qu’il avait prise non pas dans l’idée qu’il pouvait se tâcher en cuisinant, mais simplement au cas où. Les « cas » n’étaient pas nombreux et tous aussi improbables les uns que les autres, mais il était prévoyant. Ouvrant quelques conserves non sans précautions, il fut plus amusé de voir la panthère rentrer en scène à ses côtés, refusant de lui laisser le couteau pour découper elle-même ce qui devait l’être. « Tu n’es pas très joueuse, hein ? » Il lui fit un large sourire. Il était davantage heureux de la voir participer que de penser qu’elle serait restée dans son coin tout le long de la préparation. C’était peut-être un signe, peut-être pas, mais le fait qu’il faisait quelque chose « ensemble » était une bonne chose pour lui. Ce n’était qu’un repas, rien de plus et rien de bien folichon dans son ensemble mais ce n’était pas rien, loin de là. « Alors là, chère assistante, j’aurais besoin que tu me découpes ça, puis ça et enfin… ça ! » Il avait placé quelques ingrédients devant la planche à découper. Il la taquinait un peu en la qualifiant d’assistante, mais il était presque persuadé qu’elle ne le prendrait pas mal et puis le ton qu’il utilisait en disait long sur la crédibilité de ses propos.

Il l’observa quelques instants alors qu’elle se mettait à la tâche puis l’interrompit en s’approchant d’elle. « En fait… Il faudrait plutôt les couper comme ça. » Avec douceur, il avait saisi les mains de la jeune femme, qui tenaient encore le couteau et l’aliment et avait guidé ses gestes pendant quelques instants pour lui donner l’exemple. Il n’avait pas spécialement réfléchi et ce n’était pas prémédité, mais ce contact avait quelque chose de fort plaisant. Alors qu’il s’en rendait finalement compte, il s’écarta légèrement, la mine un peu désolée puis se remit à s’occuper de ses affaires, allumant les plaques pour commencer à chauffer la casserole qui servirait à préparer leur diner. « Et… Hum… Sinon, quelles nouvelles de la clinique ? Pas trop de grabuges sur les animaux ces derniers temps ? » Il se rappelait encore de l’état lamentable dans lequel il avait tout de même réussi à se trainer devant sa clinique et imaginait bien qu’elle devait avoir rarement à faire avec des métamorphes qui, eux, se présentaient plus volontiers au Stray Méta. Toutefois, Matthew aimait bien les animaux en général et certains avaient parfois des petits soucis plus ou moins graves qu’il n’était pas toujours facile de soigner en tant que vétérinaire. Il fallait également parfois faire face à des décès ou des euthanasies, ce qui n’avait rien de charmant non plus. « Et, pour le moment, je n’ai pas mis le feu à la cuisine, ni renversé quoique ce soit ! Croise les doigts pour que ça dure ! » Il avait dit cela avait un petit air de triomphe exagéré et en disant cela, il était presque convaincu qu’il finirait par faire une bourde d’ici la fin de la préparation, mais au moins elle n’arriva pas juste après car là il aurait été vraiment ridicule. Pour ne pas changer.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Sam 15 Mar - 21:36

Matthew jouait au clown, exagérait ses gestes en ouvrant une boite de conserve afin de bien lui faire comprendre qu’il était prudent. Elle suivit avec attention les indications de découpe qu’il lui indiquait comme une assistante était sensée le faire. Sa découpe ne devait pas être très bonne, puisque le jaguar s’empressa de la rejoindre pour lui enseigner les bons gestes. Arn n’était pas une mauvaise cuisinière et elle savait très bien préparer ses ingrédients, mais elle ne s’offusqua aucunement de cette intrusion dans sa bulle. Matthew continuait à jouer le jeu auquel elle avait accepté de prendre part et ses mains douces contre les siennes lui apportèrent du réconfort.

Un sourire discret se dessinait sur les lèvres de la panthère, sourire que Matthew ne pouvait pas voir de là où il était si bien qu’il brisa le contact qui s’était établit entre eux, un peu gêné par cette approche. Arn eu presque un regret de sentir ce dernier s’éloigner et, lâchant le légume qu’elle tenait, elle laissa le dos de sa main glisser contre le bras de Matthew alors qu’il reprenait sa place du côté des plaques de cuisson. Elle s’énervait elle-même à vouloir être approchée tout en cherchant à se protéger de lui. Sa vie déconnait depuis un moment, elle ne savait plus prendre de décision pour que tout rentre dans l’ordre et elle craignait que cette absence de discernement ne lui fasse perdre le contrôle des munins.

Arn se renfrogna un peu, laissant Matthew penser que la faute lui incombait alors qu’en réalité c’était son incapacité à lui faire comprendre ce qu’elle désirait. Le métamorphe finit par changer de sujet, lui lançant une perche qu’elle ne fut que trop heureuse de saisir. Cela sonnait faux mais leur permettait à tout deux d’oublier leur gêne.

- C’était plutôt calme ces derniers temps… J’en ai profité pour prendre quelques jours de congé.

Les gens prenaient peu de rendez-vous pendant cette période de l’année, s’occupant d’avantage des humains que de leurs compagnons à poils. Arn avait alors saisi l’occasion pour s’accorder du repos et prendre un peu de recul. Elle avait rendu visite à sa famille, à quelques kilomètres de la Nouvelle Orléans, et avait eu dans l’idée de voyager quelques jours après être allé sur la tombe de son frère. Finalement, son accablement avait eu raison de sa motivation et elle était aussitôt rentrée.

- J’avais envie de voyager un peu, mais finalement je n’ai pas trouvé de destination stimulante…

Piètre excuse quand on savait qu’il lui aurait suffit de passer un coup de fil à son ami globe trotteur pour se voir proposer tout un tas de destinations intéressantes. Arn se doutait que le jaguar ne serait pas dupe, mais elle espérait qu’il ne chercherait pas à en savoir d’avantage. Elle était prête à l’invité pour qu’il lui remonte le moral mais pas encore à s’épancher librement. Matthew dut comprendre cela, puisqu’il orienta bien vite la conversation vers leur sujet principal : la préparation du repas.

- Je touche du bois pour ton succès !

Elle avait terminé la coupe des légumes et reposa son couteau.

- Et maintenant ? Que veux-tu que je fasse ? Je peux essayer de sortir un lapin d’un chapeau mais je doute de mes compétences en la matière.

Elle avait lavé le couteau pendant qu’elle parlait et avait rejoint Matthew auprès des plaques, observant ce qu’il était en train de préparer. Réalisant qu’elle tenait toujours le couteau dans sa main et qu’elle était à moins d’un mètre du jaguar, elle estima bon d’aller le placer à l’autre bout du comptoir, non sans en avertir son compagnon. On n’est jamais trop prudent…

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Dim 23 Mar - 16:05

Le geste d’Arn ne lui avait pas échappé mais il n’était pas certain que c’était là quelque chose de volontaire de sa part ou simplement un contact fortuit, certes agréable mais cela faisait tellement longtemps qu’il attendait un signe de la part de la panthère qu’il se demandait s’il ne commençait pas à interpréter tout et n’importe quoi ce qui, finalement, le rendait prudent sur les choses à croire et à faire. Matthew essayait de regagner la confiance de la métamorphe, pour lui faire comprendre qu’il avait changé et, surtout, que ses sentiments envers elle étaient bien plus forts et bien plus sûrs que lorsqu’il avait bêtement eu peur de ce qu’elle aurait pu lui apporter quelques mois plus tôt. Sa peur était légitime, car il n’avait pas envie d’être abandonné comme la première fois, mais en fuyant, il n’avait finalement fait qu’inverser les rôles et même s’il s’était senti idiot dès qu’il avait passé la porte de la maison d’Arn, il n’avait pas eu le courage de se retourner. Maintenant qu’il avait réussi à se rapprocher d’elle à nouveau, il ne voulait pas tout gâcher une nouvelle fois en interprétant mal un geste de sa part. Il connaissait un peu la panthère et si elle ne l’invitait pas à s’approcher, ce n’était pas à lui de faire le premier pas. Il ne voulait surtout pas qu’elle lui tourne définitivement le dos, c’était peut-être pour cela qu’il était aussi fébrile lorsqu’il s’agissait de faire plus que discuter avec elle, même s’il mourrait d’envie de pouvoir la prendre dans ses bras et de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur mais il doutait qu’elle le croit totalement par manque de confiance. Après tout, s’il avait déjà fui, pourquoi ne le ferait-il pas une seconde fois ? Il pouvait le comprendre.

« C’est une bonne nouvelle, du moins pour les animaux. J’imagine que tu dois quand même souhaiter de les revoir le plus tard possible à chaque fois. » Une grande partie de la préparation était désormais prête, il ne restait plus qu’à passer à la cuisson. Alors qu’il se dirigeait vers les plaques, il fut surpris d’entendre Arn dire qu’elle s’était mise en tête de voyager un peu. Elle ne lui en avait jamais parlé, ne serait-ce que pour lui demander une ou deux destinations intéressantes. Il préféra ne rien dire, même si, au fond, cela le dérangeait un peu. Peut-être parce que cela signifiait qu’ils étaient encore loin de ce qu’ils avaient été par le passé et qu’il lui faudrait encore beaucoup de temps pour regagner la confiance qu’il avait perdue. Il se renfrogna un peu mais ne le montra pas longtemps, préférant se concentrer sur le côté positif de la chose : il était chez elle, elle l’avait invité, c’était déjà pas mal, non ? Alors qu’il prenait une poêle pour faire revenir les premiers légumes tout en préférant mettre l’accent sur sa réussite actuelle plutôt que de remuer le couteau dans la plaie. Ce qui, apparemment, semblait lui convenir. Il jeta un regard à côté de lui pour voir effectivement les légumes découpés en morceaux tandis qu’elle lavait rapidement le couteau. Il eut un large sourire quand elle évoqua un lapin sorti d’un chapeau. « C’est dommage, on aurait surement trouvé une bonne utilisation à ce lapin… » Il lui fit un sourire et se retourna vers sa poêle qui rissolait déjà tandis qu’elle l’avertissait alors qu’elle passait derrière lui avec le couteau propre. « Par contre, à défaut de lapin, peut-être que tu pourrais me montrer tes épices, on va en avoir un peu besoin. »

Le repas serait bientôt près. L’avantage de cette petite recette était non seulement le fait qu’elle ne nécessitait pas grand-chose pour être réalisée, mais aussi qu’elle prenait fort peu de temps à être confectionnée, mais cela n’enlevait rien à son bon goût et cela faisait un très bon repas pour un diner. Restait à savoir ce qu’il adviendrait de la soirée une fois la préparation terminée et le diner avalé. Enfin, à ce niveau-là, Matthew ne se faisait pas trop d’illusions. Au moins aurait-il passé une bonne soirée en sa compagnie, du moins était-ce le cas pour le moment. Il se pencha sur les plaques pour sentir un peu le parfum qui émanait de la cuisson et parut satisfait. Il remercia la panthère pour ses épices et s’en servit déjà pour le début du plat avant de rajouter le reste des légumes. « Il ne devrait plus y avoir pour très longtemps et toujours pas de tâches ni de brûlures, je pense que la mission est accomplie. » Il eut un large sourire. Il n’était pas à l’abri d’une maladresse, mais, tout de même, il faisait suffisamment attention pour que ce ne soit pas le cas. « Il nous faudra aussi quelques assiettes et des couverts pour manger proprement, sinon là, c’est sûr, je vais finir par faire quelques tâches. » Il lui fit un clin d’œil et se retourna pour donner un coup de cuillère en bois à la préparation en cuisson. « Et sinon, le Stray Méta, pas trop de nos camarades dans le besoin ? Les temps ne sont pas forcément des plus faciles pour les Outres, j’ai entendu dire que les Normes devenaient de plus en plus farouches ces derniers temps. A croire qu’ils pensent qu’on est toujours une menace… » Et bien souvent, mieux valait cacher sa propre nature quand il s’agissait de trouver un emploi. A l’Université, peu étaient ceux qui savaient que le professeur de géographie était un métamorphe et c’était surement bien mieux ainsi.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 17 Avr - 21:12

Les odeurs de nourriture lui mettaient l’eau à la bouche, lui rappelant par la même qu’elle n’avait presque rien avalé de la journée. Voilà ce qui arrivait quand on passait son temps à se morfondre. La métamorphe s’empressa d’aller présenter ses épices à Matthew, mettant un peu de distance pour qu’il n’entende pas son estomac gronder. Si cela ne tenait qu’à elle, ils seraient déjà passés à table. Elle s’approcha de l’étagère en bois où elle avait rangé tous ses petits bocaux d’épices.

-Il te faut quoi ? J’ai un peu de tout… Du curry, du piment, du cinq épices… Bon, si on pouvait éviter de me faire pleurer ce soir ce serait pas mal par contre…

Si elle était parvenue à se retenir jusque là, ce serait vraiment bête que des épices lui arrachent quelques gouttes. Elle allait poursuivre son énumération, un bocal de clous de girofles à la main.

-Après tout, c’est ta recette. Donc le mieux c’est que tu choisisses toi-même.

Elle reposa le bocal à sa place et s’écarta pour laisser le jaguar choisir ce qui convenait le mieux. Arn disposait d’un bon stock d’épices de différentes origines bien qu’elle se serve généralement toujours des mêmes par habitude. Pour ne pas rester dans ses pattes, elle s’empressa de rejoindre le placard où elle rangeait sa vaisselle afin de mettre la table. Elle remplit une carafe d’eau et la posa sur la table.

Seulement deux couverts sur une table qui avait accueilli des dizaines de métamorphes à l’époque où elle n’avait pas encore ouvert le Stray Meta. Cela faisait déjà quelques temps que l’établissement avait été inauguré et elle n’avait toujours pas réaménagé sa maison.

-Pour le moment j’ai l’impression que ça se passe bien, on n’a pas encore eu affaire au manque de place. J’avoue que s’il avait encore fallut que j’héberge tout le monde ici, on aurait été un peu à l’étroit.

Cette fois, elle ne parvint pas à dissimuler les grondements affamés de son estomac. Un peu gênée elle s’approcha des plaques de cuisson où oeuvrait Matthew.

-Hum… C’est bientôt prêt ? Ca sent plutôt bon !


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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mar 29 Avr - 13:16

Matthew ne sut pas vraiment comment prendre les paroles de la jeune femme alors qu’elle lui demandait, indirectement, de ne pas la faire pleurer. Sans vouloir le prendre comme un aveu, il commençait sérieusement à se demander si quelque chose n’allait pas ce soir. Elle était quelque peu différente, même si, il devait l’admettre, il était extrêmement difficile pour lui de lire en elle. Depuis cette fameuse matinée, elle s’était presque totalement fermée à lui et s’il avait pu deviner ce qu’elle pensait en posant son regard dans le sien ou en observant sa posture et ses gestes, ce n’était désormais plus le cas. Il préféra cependant ne pas rebondir là dessus, probablement pour ne pas gâcher la bonne ambiance qui s’était installée entre eux deux ce soir. Il se doutait qu’elle avait encore beaucoup de réticences à son sujet et aborder des sujets personnels ne lui plairait surement pas énormément. Il abandonna sa poêle pendant quelques instants, s’approchant d’Arn et de son étal à épices. Il lui fit un sourire rassurant et posa son regard sur les différents contenants. Il y avait effectivement du choix. Hésitant quelques instants, il retourna vers les fourneaux sans faire son choix. « Laisse-moi réfléchir… » Il prit la cuillère en bois pour goûter sa préparation et sembla pensif quelques instants avant de se retourner pour finalement choisir deux récipients dont il versa une faible portion d’épices dans la poêle avant de mélanger le tout avec délicatesse. « L’avantage de cette recette, c’est qu’elle se fait surtout à l’envie, il n’y a pas vraiment de guide précis. » Il lui fit un clin d’œil tandis qu’il l’observait mettre la table pendant quelques instants. « J’aime bien la cuisine épicée et, avec mes voyages, je suis devenu assez résistant, mais ne t’en fais pas, ce soir, ce sera doux. » Il lui fit un sourire et se retourna à nouveau vers ses feux, ne voulant pas brûler ce qu’ils avaient mis un peu de temps à préparer.

La remarque sur le Stray Meta le rassura un peu sur le sort actuel des Métas. Si la structure construite par Arn ne débordait pas de résidents, c’était que la situation n’était pas si critique, même si, bien entendu, elle restait préoccupante. A vrai dire, il s’inquiétait un peu pour le futur de la communauté. C’était un peu hors de propos compte-tenu qu’il ne pouvait de toute façon pas faire grand-chose, mais les Normes semblaient toujours décidés, du moins pour une partie minoritaire – et pourtant médiatique – d’entre eux, à continuer leur lutte contre les Outres, et, dans le tas, les Métamorphes ne feraient pas exception. Il restait à espérer que cela n’empirerait pas dans les années, voire les mois à venir. « C’est vrai que cet endroit est suffisamment grand pour accueillir plusieurs d’entre nous, mais je pense que c’est plus pratique lorsque la structure est réellement adaptée pour cela. » Après tout, il imaginait mal une demi-douzaine de Métamorphes vivants dans la même demeure, avec tous les problèmes de « promiscuité » que cela peut engendrer. Même si certains sont très civilisés, il y a toujours un moment au bout du quel on aspire à pouvoir rester un peu tranquille et, c’est surement difficilement possible lorsque l’on « surcharge » une habitation. Il fut néanmoins sorti de sa réflexion par un petit gargouillis qu’il reconnut immédiatement et dont il n’eut pas de mal à identifier la provenance étant donné qu’il ne venait pas de lui. « C’est prêt, tu peux t’installer, je vais nous servir. » Il joignit le geste à la parole, s’approchant de la table avant de s’emparer des assiettes qu’il remplit une fois de retour près de la poêle.

Il rapporta ensuite les deux plats fumants, en déposa un devant la panthère et un autre à sa place avant de s’y installer à son tour. « Je n’attends plus que ton verdict, bon appétit ! » Il l’observa pendant quelques instants, attendant de guetter sa réaction quant à la qualité du diner. Un peu anxieux peut-être, parce qu’il espérait réellement que cela lui plairait. Une fois l’appréhension passée, il se décida à piquer dans son assiette avant de porter sa fourchette à ses lèvres et commencer à manger. « Alors qu’est-ce que je vaux comme cuisinier ? Et tu as vu ? Sans catastrophe cette fois ! » Il eut un sourire amusé. Il était vrai que, pour le coup, il n’avait pas eu à souffrir de sa maladresse habituelle. Après avoir avalé une seconde bouchée de son assiette, appréciant la saveur de son propre diner, il releva les yeux vers Arn, un peu plus sérieux. Il ne savait pas vraiment s’il voulait aborder ce sujet mais maintenant qu’ils étaient face à face, la préparation du diner achevée, peut-être était-il temps… « Et sinon… Tu vas bien ? » Il semblait pas vraiment sûr de lui, contrairement à jusqu’à maintenant, et on sentait presque la timidité avec laquelle il hésitait à s’inviter dans la sphère plus privée de la jeune femme. « Enfin, je veux dire… On a parlé de ma maladresse, des métas, mais pas vraiment de toi, alors je voulais juste vérifier que… tout va pour le mieux. » Il ne savait pas comment le tourner pour que ce soit réellement légitime. Il aurait bien volontiers ajouté qu’il se faisait du souci pour elle et que c’était bien normal vu qu’il l’aimait toujours, mais cela n’aurait pas été du meilleur effet, il le savait. Et puis, elle devait bien se douter de ce qu’il ressentait pour elle, sinon il ne serait pas là ce soir.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mar 6 Mai - 14:42

L’heure du repas s’approchait alors que Matthew ajoutait quelques épices à son plat pendant qu’elle commençait à mettre la table. Arn lui sourit lorsqu’il lui assura que le menu ne serait pas trop épicé pour elle et sa bête malgré son goût pour la cuisine relevée. Ils s’installèrent enfin et le jaguar déposa devant de la panthère un plat au fumé appétissant. Elle ne doutait pas un seul instant qu’ils allaient se régaler mais cela ne l’empêcha pas de taquiner Matthew avant d’y goûter. «J’ai noté le numéro du centre anti poison au cas où...» Elle retourna au méta son clin d’oeil et porta sa fourchette à sa bouche.

Elle garda sciemment le silence, faisant mine de réfléchir, le temps de prendre quelques bouchées et de faire monter la pression chez Matthew. Les épices se faisaient sentir mais de manière subtile, le repas était très bon et convenait très bien à la panthère qui se régalait. «Hum...» fit-elle, en prenant une mine gênée. Elle attendit quelques secondes de plus et sourit au jaguar. «C’est très bon, merci !»

Affamée ou non, ce repas lui faisait du bien au ventre et au coeur. Malgré le fait qu’elle ait légèrement du forcer son engouement au cours de la préparation, Matthew était parvenu à lui faire mettre de côté ses pensées. C’est alors que Matthew la regarda d’un air un peu moins jovial et lui demanda comment elle allait. Cela aurait pu être une question anodine à laquelle un simple «oui et toi?» aurait été satisfaisant, mais Arn se doutait qu’il ne posait pas cette question l’air de rien. Elle fut tentée de mentir ou d’éluder la question, mais il se serait douté de quelque chose et puis... il était venu sans poser de question lorsqu’elle lui avait proposé de passer. «Tu ne t’attendais pas à ce que je t’invite chez moi, hein ?» fit-elle en souriant puis prenant un air plus grave «Ca va moyennement bien on va dire... Disons que, je comptais sur toi pour me sortir de la tête de mauvais souvenirs...» Comme elle se doutait qu’il ne se contenterait probablement de cette réponse assez vague, surtout maintenant qu’il avait fait le premier pas en venant, en préparant le repas pour elle et en lui posant cette question. «Aujourd’hui c’est... c’est l’anniversaire de la mort de mon frère.»

On lui avait souvent dit que parler de ce qui nous pèse sur la conscience faisait du bien, seulement Arn ne ressentit pas de bienfait à cet instant, juste une pointe au coeur désagréable. Elle baissa les yeux sur son assiette, en se mordant les lèvres. Voilà... l’ambiance était tombée à l’eau et les souvenirs qu’elle avait de son frère ressurgissaient. Tout ça parce qu’elle était incapable de se faire à cette idée et de supporter cette injustice. A son âge elle avait déjà perdu beaucoup de personnes chères mais étrangement lorsque il s’agissait de son frère... c’était toujours compliqué. Si seulement elle avait su déjà maîtriser les munins à cette époque, si seulement elle avait été présente... Elle se força néanmoins à regarder Matthew et à lui sourire. «Ca ira mieux dans quelques jours, t’en fait pas. J’en ai toujours plus ou moins gros sur la patate à cette période de l’année.» Elle finit son assiette malgré la boule dans sa gorge et tâcha de changer de sujet de conversation. « Ca te dit de sortir prendre l’air après manger?»
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 7 Mai - 11:24

« C’est ça ! Moque toi ! » Il avait dit cela, amusé. La remarque sur le centre antipoison était bien placée et il était presque jaloux de ne pas y avoir pensé. Il doutait cependant qu’il se passe quelque chose de problématique. L’idée d’une possible allergie lui passa par la tête mais si elle avait eut une quelconque réticence vis-à-vis d’un aliment en particulier, elle lui en aurait sans doute fait part sans détour. Il essaya rapidement de vérifier qu’elle avait eu connaissance, au moins visuellement, de tout ce qu’il avait mit dans le plat et chassa cette idée de ses pensées. Ce n’était pas vraiment le moment de penser au pire, non ? De son côté, Matthew n’avait jamais eu à souffrir d’allergies, un avantage quand il se remémora rapidement tout ce qu’il avait pu ingérer durant ses voyages. Lorsqu’il dormait chez l’habitant, ce n’était pas rare qu’il soit confronté aux plats « typiques » des locaux et certains d’entre eux, bien que forts bons, ne devaient sans doute pas contenir des aliments très conventionnels. En bon globetrotter, il avait bien entendu de quoi faire face mais, fort heureusement, il n’avait jamais eu besoin de s’en servir. Au lieu d’allergies culinaires, il avait du faire face à bien pire… Enfin, c’était derrière lui maintenant et même s’il avait beaucoup de bons moments à partager, il se sentait aussi paisible à rester un peu au même endroit, même s’il savait que l’envie de voyager lui prendrait surement de nouveau. Mais avec Arn à la Nouvelle-Orléans, il savait déjà qu’il reviendrait toujours au même endroit, du moins, si les choses évoluaient dans le bon sens. Le regard posé sur la jeune femme, il attendait d’ailleurs son verdict qui, il fallait l’admettre se faisait attendre. Ménageait-elle le suspens pour lui donner quelques sueurs froides ? L’idée lui semblait étonnement vicieuse. Et pourtant…

L’espace de quelques instants, le Jaguar crut réellement que quelque chose n’allait pas et ce n’est que lorsqu’elle finit par lui sourire en le remerciant pour le diner qu’il put souffler. Il jeta un regard faussement noir à son hôte. « Je vois que tu sais toujours être taquine, quand tu le veux. » Ce n’était pas la première fois ce soir, puisqu’elle l’avait déjà un peu charrié en ce qui concernait sa maladresse mais Matthew avait l’habitude et cela ne le dérangeait pas. Au contraire, elle semblait s’amuser et, au fond, c’était bien l’essentiel non ? Il avait ressenti le désarroi dans sa voix au téléphone et dans son regard lorsqu’il était arrivé. Aussi, la voir sourire était une réussite, autant qu’un bonheur pour lui. Sans attendre, il continua de manger. Il aurait certainement pu continuer sur cette lancée, mais il préféra essayer de comprendre les raisons pour lesquelles Arn ne semblait pas vraiment dans son assiette. C’était une voie à double-tranchant, il le savait, mais il ne voulait pas qu’elle s’enferme et qu’elle masque ce qui la tracassait par un diner agréable. Il finirait par devoir partir et si ses idées noires devaient la submerger à nouveau, le problème ne serait pas réglé. Bien entendu, il pourrait toujours revenir, encore, mais, s’attaquer au cœur des préoccupations de la panthère semblait la meilleure solution, même si elle pouvait être douloureuse. Néanmoins, s’il avait su ce qu’il allait réveiller, il se serait sans doute posé deux fois la question avant de l’interroger, même en douceur. Il allait d’ailleurs lui répondre qu’il ne s’était effectivement pas attendu à ce qu’elle l’invite chez elle ce soir, même si c’était une très agréable surprise. Il fut toutefois coupé dans son élan par l’annonce qui suivit. La mort de son frère ? Elle ne lui en avait jamais parlé…

« Je… Euh… » Il avait gagné le gros lot. « Je suis désolé, je ne voulais pas… » Oui, mais le mal était fait. Il inspira profondément et soupira en silence. Décidément, il avait fini par faire une bourde ce soir et pas la plus petite. Il essaya de trouver quelque chose à dire mais rien ne semblait réellement avoir sa place. Et puis qu’aurait-il pu dire de toute façon ? Il ne savait rien à ce sujet. Ce fut finalement la jeune femme qui lui assura que tout irait mieux dans quelques jours et qu’il ne devait pas s’inquiéter. Hélas, le mal était déjà fait. Matthew n’hésita pas à se servir de la porte de sortie qu’elle lui offrait, conscient qu’elle cherchait avant tout à éviter le sujet. Le remettre sur la table n’aurait pas été du meilleur goût. Peut-être plus tard. « Avec plaisir, le ciel est clair ce soir, même si cela implique qu’il fera un peu frais. » Il se pencha ensuite sur son assiette, pour ne pas trop trainer. Il se doutait qu’elle voulait se changer les idées et si elle avait besoin de sortir, il ne voulait pas la faire attendre trop longtemps. Il termina son assiette et s’occupa de mettre les couverts sales dans le lave-vaisselle avant de l’accompagner dehors. Comme prévu, la lune et les étoiles éclairaient les alentours d’une douce lueur blanchâtre et l’on voyait plutôt bien. Le fond de l’air était frais mais pas froid et une balade dans ces conditions serait loin d’être désagréable. Alors qu’ils marchaient en silence depuis plusieurs minutes, Matthew se risqua à briser le silence. « Ecoute, je… Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais… Si tu penses que ça peut t’aider et que… Tu veux en parler. Je veux que tu saches que… Euh… Je suis là. »
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 7 Mai - 13:54

Arn avait la sensation d’avoir lâché une bombe sur leur soirée. Matthew se confondait en excuses, mal à l’aise, alors que sa seule faute était de s’être inquiété pour elle. «T’en fait pas, tu ne pouvais pas savoir, je ne t’en avais encore jamais parlé.» Ils ne se connaissaient pas encore très bien, il fallait dire aussi que la panthère n’arrangeait pas vraiment les choses en maintenant ses distances. Garder ses secrets, ne rien laisser dépasser qui puisse être employé contre elle par la suite. Arn était devenue douée à ce petit jeu.

Rassurée de voir qu’il n’insistait pas et qu’il préférait lui aussi mettre ça de côté le temps d’une promenade, ils terminèrent leur repas en silence et débarrassèrent la table avant de sortir. Comme Matthew l’avait annoncé, il faisait un peu frais mais rien de dérangeant, c’était même un temps parfait pour se promener. Les deux félins s’enfoncèrent entre les arbres, silencieux, Arn était perdue dans ses pensées. Elle se remémorait les promenades de son passé, la découverte du Mentis à l’époque où elle apprenait tout juste à maîtriser ses métamorphoses, son frère y était. Il y a bien longtemps... Matthew fit éclater sa bulle de souvenir, revenant à la charge, la propulsant dans le présent sans mauvaises intention. Les paroles du jaguar étaient pleines de bonnes intentions, Arn eut un sourire triste. «Merci Matthew... c’est gentil.»

Elle hésitait à parler, parce qu’elle s’en voulait de ce qui s’était passé, elle s’en voulait de souffrir encore après tant d’années, de ne toujours pas être parvenue à tirer un trait sur les injustices passées. D’être partie si longtemps, loin des siens, pour apprendre à contrôler des esprits qui ne lui avaient été d’aucun secours ce jour là... Ils avancèrent encore un peu, toujours en silence, avant que la panthère ne se décide enfin à parler. «Ça s’est passé quelques années après la Révélation, j’étais heureuse de pouvoir enfin accepter ma nature...» Elle qui avait eu tant de mal à faire comprendre à ses parents qu’ils devaient être fiers de leur totem, de ce qu’ils étaient... Aujourd’hui, celle qui avait passé son adolescence à rêver d’une liberté totale comprenait les craintes de ses parents, à l’époque elle n’avait même pas conscience de la cruauté du monde... «Un jour, on a reçu un coup de téléphone nous demandant de venir identifier le corps présumé de mon frère. Il partait souvent en vadrouille dans le bayou sous sa forme animale, un alligator, c’est là bas qu’il avait été découvert. » Elle avait la gorge sèche et du mal à parler. Les mots faisaient aussi mal que les souvenirs..."C’est moi qui suit allé l’identifier, il avait été attaqué, probablement par des membres du TPH ou alors des wiccans chasseurs de peau... Ils se sont acharnés sur lui, l’ont tailladé partout où ils le pouvaient, ils ont fini par l’assassiner. Un trou dans sa poitrine... béant. »

Ses yeux étaient secs, elle refusait de pleurer encore mais elle serrait les dents et tremblait légèrement. Elle prit plusieurs inspirations profondes et se passa les mains sur le visage avant de parvenir à se calmer. Matthew n’avait pas dit mot, maintenant il savait, il avait connaissance d’une partie du passé de la panthère. «Ca commence à faire un paquet d’années que cela s’est produit. J’arrive tout simplement pas à oublier, surtout à cette période de l’année.» Il parait qu’il était très difficile de traumatiser un métamorphe en parfaite harmonie avec son totem, était-elle traumatisée alors qu’elle même était très proche de sa panthère? « Il n’était pas le premier de mon entourage à partir. Mais... c’est différent pour lui.»

Non, elle n’était pas traumatisée. Arn ne perdait pas l’espoir qu’un jour viendra où, ce genre d’injustice ne restera pas impuni. Peut être qu’un jour les normes cesseront de craindre les Outres.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 14 Mai - 11:49

La soirée avait pourtant bien commencée, mais, comme toujours, il ne pouvait pas s’empêcher de faire une gaffe, même involontairement. Certes, il ne pouvait pas savoir quelle était la réelle teneur des problèmes de la vétérinaire, mais peut-être aurait-il mieux fait de rien demander. Apprendre ainsi qu’elle avait perdu son frère le laissait pantois. En réalité, il était aussi surpris d’apprendre qu’elle avait eu un frère que d’apprendre son décès. Bien entendu, il s’était rapidement rendu compte qu’elle n’était pas spécialement prolixe sur elle-même, contrairement à lui, qui n’hésitait pas à parler ouvertement de son histoire, de ses parents. Il ne lui en voulait pas et ne lui en voudrait probablement jamais. Certaines personnes n’étaient pas nécessairement du genre à s’épancher sur leur propre vie, surtout avec n’importe qui. Il aurait aimé penser qu’il n’était pas n’importe qui mais, après tout, ils ne se connaissaient pas depuis si longtemps que cela et si les choses étaient allées rapidement entre eux au début, le Jaguar n’avait peut-être pas eu l’occasion de se montrer digne de confiance aux yeux de la panthère pour mériter une telle confidence. Cette idée le blessa quelque peu mais il n’en montra rien, se contentant de sourire très légèrement lorsqu’elle essayait de le rassurer un peu sur le fait qu’il n’y était pour rien dans l’évocation de ces mauvais souvenirs. Il plongea son regard dans son assiette, mordant faiblement dans une bouchée de celle-ci. Il était idiot, ou du moins ne réfléchissait-il simplement pas assez lorsqu’il s’agissait de simples interactions sociales. En tout cas, s’il n’avait pas été maladroit en cuisine, il s’était rapidement rattrapé… La perche qu’elle lui avait tendue pour sortir de cet embarras était salutaire et il ne s’était pas privé pour s’en saisir, une balade leur ferait le plus grand bien à tous les deux, sans l’ombre d’un doute, même s’il ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’elle pouvait ressentir en cette journée.

La nuit était fraiche, agréable. Matthew n’aimait pas spécialement des climats trop chauds et trop secs, préférant, aussi étonnant que cela puisse paraître, la fraicheur. En particulier, la moiteur de la Nouvelle-Orléans n’était pas sa tasse de thé mais, depuis quelques mois, il s’y était habitué. Qui plus est, il existait quelques endroits sympathiques où l’on pouvait agréablement faire passer la chaleur des beaux jours d’été. Ils en étaient encore loin, même s’ils ne tarderaient plus à venir et, pour le moment, il faisait encore bon vivre dans le Bayou. Le professeur de géographie avait rompu le silence, conscient de remuer le couteau dans la plaie une nouvelle fois, mais il espérait néanmoins qu’elle attraperait la main qu’il lui tendait. La voir ainsi ne lui plaisait pas vraiment. Parler n’avait pas vocation à être vraiment thérapeutique mais partager son fardeau était un moyen de l’alléger et c’était quelque chose qu’il pouvait faire pour elle, sans hésitation. Son sourire ne le réconforta pas énormément mais il se contenta d’hocher la tête, c’était normal. Enfin peut-être ne comprenait-elle pas réellement en quoi c’était tout naturel pour lui. Ils continuèrent ainsi en silence, lentement, un pas après l’autre, déambulant sous la lueur de la lune qui éclairait la réserve d’un halo pâle, triste. Dans d’autres circonstances, le Jaguar aurait certainement trouvé cela peut-être plus romantique mais depuis qu’il savait ce que représentait cette journée pour la jeune femme, il lui était difficile d’associer de bons ressentis à ce moment, peut-être par culpabilité ou simplement par compassion. Alors qu’il cherchait une accroche pour évoquer un autre sujet, ce fut finalement Arn elle-même qui rompit le silence, évoquant, de manière surprenante, les faits qui la bouleversaient tant. Silencieux, Matthew se contenta d’écouter avec attention, ne voulant pas qu’elle se renferme sur elle-même alors même qu’elle s’ouvrait à lui.

Il écouta ce qu’elle avait à lui dire, pieusement, un regard bienveillant posé sur elle tandis qu’ils avançaient plus lentement. Ce qui était arrivé à son frère était horrible, il pouvait très bien l’imaginer et si elle y pensait encore aujourd’hui, c’était certainement parce que c’était elle qui avait vu le corps et ce souvenir devait encore la hanter. La dernière chose qu’elle lui confia lui fit froid dans le dos. Avait-elle encore perdue d’autres proches ? Peut-être ne valait-il mieux ne pas y penser pour le moment. « Je t’avoue que je ne sais pas ce que c’est que de perdre son frère, mais je pense m’en faire une petite idée et je comprends que tu ne puisses pas oublier. » Peut-être se faisait-elle même un devoir de ne pas oublier ce qu’il s’était passé ? Se sentait-elle responsable d’une manière ou d’une autre ? Ou peut-être pensait-elle ne pas pouvoir oublier cela, par respect envers son frère ? Les raisons, il ne les connaissait pas. Mais peut-être n’était-ce pas son rôle que de lui faire ressasser cette histoire qui était la sienne et dans laquelle il ne voulait pas s’imposer de lui-même. Si elle voulait qu’il en fasse partie, c’était à elle de venir vers lui, il le savait. « Je suis content que tu aies pensé à moi pour te changer les idées ce soir et… Je suis désolé de ne pas avoir été assez malin pour ne pas mettre les pieds dans le plat. » Il fit un pas en avant et se tourna vers elle. « Mais ! Il n’est pas trop tard. » Ils étaient au milieu de nulle part, loin de tout, mais une idée lui vint. Il sortit de la poche arrière de son jean un petit lecteur multimédia où pendillait une paire d’écouteurs. « Permet moi de me faire pardonner en t’invitant à danser. » Oui, là, comme ça, au milieu de la brousse. Après tout, pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Mer 14 Mai - 16:09

Matthew l’avait écouté et Arn qui s’attendait à déceler de la pitié dans le regard du jaguar ne découvrit que compréhension ou compassion. Il n’avait pas l’air de la trouver faible, ce qu’elle aurait haït plus que tout, et semblait la comprendre bien qu’il n’ait jamais perdu de frère. Elle se détendit un peu et sa carapace s’amincit suffisamment pour qu’elle soit apaisée par la présence du méta. Etait-ce un peu comme auparavant ? Arn aurait été bien en peine de l’affirmer, il lui semblait que cette époque était déjà bien loin derrière eux. Elle préférait se dire qu’il s’agissait simplement d’une nouvelle expérience. Elle ne voulait pas comparer leur relation d’aujourd’hui à celle d’hier, tout bonnement parce qu’elle n’était plus la même et qu’il aurait été stupide de chercher quelques similitudes.

«Ce n’est pas de ta faute, j’aurais probablement gaffé de la même manière que toi si les rôles avaient été inversés.» lui dit-elle en esquissant un sourire. «Surtout que ce n’est plus vraiment dans mes habitudes de d’inviter à dîner... La question devait te titiller depuis le début.» Leurs rencontres avaient été très particulières depuis que tous deux avaient décidé de se donner une seconde chance et Arn se complaisait quelque part dans cette relation sans attente et dans la bulle de protection qu’elle avait façonné au retour de Matthew dans sa vie. Elle redressa les yeux alors que le jaguar se plaçait devant elle en s’écriant qu’il était encore possible d’égayer leur soirée. Elle secoua doucement la tête en souriant, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir lui proposer, et le vit sortir un objet de la poche de son pantalon. Sa vision nocturne était meilleure sous sa forme tutélaire, mais elle était suffisante pour lui permettre de reconnaître l’appareil munis d’écouteurs que Matthew tenait dans sa main. Haussant un sourcil, elle se demanda un instant si l’invitation du jaguar n’était pas une blague. «Euh...Tu rigoles là, hein ?» Elle réalisa que sa remarque pouvait être vexante pour le méta. «C’est pas contre toi...Le prend pas mal surtout. C’est juste que je ne sais pas danser.»

Se ridiculiser devant Matthew, même de nuit, ne faisait pas vraiment partie de ses projets d’avenir proche, ni même lointain. Si bien qu’elle ne sut pas trop comment réagir et croisa les bras. S’il était vrai que le ridicule ne tuait pas, les lieux n’étaient pas vraiment sécurisants pour autant. Arn eut l’idée taquine de retourner la situation à son avantage en usant du point faible du jaguar : la maladresse. «Puis... je n’ai pas trop envie de me casser la figure ou de me faire marcher sur les pieds en ce moment.» C’était une excuse pitoyable, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Sam 17 Mai - 22:44

Gaffer, gaffer… Rien n’était moins sûr ! Toutefois, Matthew devait admettre qu’Arn avait raison sur un point : c’était la première fois qu’elle l’invitait à diner depuis ce qu’il s’était passé entre eux la dernière fois. Ils s’étaient vus à de nombreuses reprises, certes, chez lui, dans des restaurants et endroits divers, il était déjà venu chez elle pour faire le chemin en sa compagnie ou pour la raccompagner, mais il n’avait jamais eu ce privilège de pouvoir passer un peu de temps dans sa demeure. Il ne s’en était cependant pas réellement réjoui. Il s’en était étonné, de manière logique, et, effectivement la question le titillait depuis le début, ou plus exactement depuis qu’elle l’avait invité à passer chez elle pour cuisiner. « Je suis percé à jour… » Il esquissa un large sourire. « J’avoue que je m’imaginais bien que quelque chose se passait, mais j’aurais peut-être mieux fait de simplement profiter de ce moment agréable et ne rien dire. » Après tout, ils avaient commencé à passer une bonne soirée jusqu’à ce qu’il finisse par ouvrir la bouche à ce sujet. Pour une fois, il n’avait même pas gaffé physiquement en se coupant ou en renversant quelque chose ! Maintenant, il était facile de dire que la soirée aurait été peut-être mieux s’il n’avait rien dit, mais rien n’était sûr et encore moins le fait qu’ils auraient pu ainsi continuer comme si de rien n’était tout du long. Toutefois, ce n’était plus la peine de s’appesantir sur ce qu’il venait de se passer, après tout, ils se retrouvaient là, au milieu de la Réserve et la bonne humeur semblait avoir retrouvé son droit de séjour, ce qui n’était pas plus mal. Et même si ce n’était pas encore entièrement le cas, le Jaguar ne se priverait pas pour lui donner un coup de pouce.

Il n’était peut-être pas convenable de proposer ce qu’il allait proposer, mais, au contraire, cela lui paraissait une excellente idée. Après tout, il n’y avait personne pour les déranger et, malgré tout, on pouvait danser n’importe où. Ce n’était pas les exemples de ses voyages qui pourraient dire le contraire. Il n’était pas un grand danseur lui-même mais suffisamment pour parvenir à ne pas écraser les pieds de sa partenaire et esquisser quelques pas sympathiques sur quelques rythmes connus. Le refus de la Panthère ne l’étonna pas mais cela ne lui fit pas l’effet d’une douche froide, bien au contraire. Il fut surpris néanmoins d’apprendre qu’elle ne savait pas danser. Peut-être parce qu’il l’avait imaginée déjà s’amuser un peu et la danse était quelque chose qui aurait pu lui convenir, il la voyait très bien enflammer une piste de danse et le regard de quelques hommes. Il se refusa néanmoins à y penser davantage. « T-t-t-t, pas d’excuses. Ce n’est pas difficile et puis je pourrais te montrer quelques pas. » Il se pencha sur son lecteur MP3 et déroula les écouteurs. Vu leur configuration il sera facile d’en mettre un à l’oreille de la jeune femme et un à la sienne sans qu’ils ne soient obligés de trop se coller, un plus pour pouvoir danser un peu plus facilement et peut-être un avantage aussi car il aurait été un peu inconvenant de devoir littéralement se coller l’un à l’autre. Restait simplement à trouver la musique, quelque chose de rythmé mais pas trop pour pouvoir la guider sans trop de difficultés. Quant à ses derniers arguments, il releva la tête vers elle et lui fit un large sourire. « Je sais que tu as une piètre opinion de moi, mais, malheureusement pour toi, je sais danser mieux que tu ne le penses. »

Il replongea son regard vers son MP3 et avant qu’elle ne puisse s’esquiver, il plaça un écouteur dans l’une de ses oreilles et l’attrapa par les mains. « Ce soir, c’est salsa. » Il eut un sourire malicieux. C’était un peu traitre ce qu’il faisait, mais bon, elle n’avait pas le choix. Elle devait penser à autre chose et tant pis s’il devait tomber. « Je vais t’apprendre le pas de base, ce n’est pas très compliqué, tu verras. » Sans la lâcher, sous la pâle clarté de la lune, il commença l’explication. Le pas était simple et ne demandait pas beaucoup d’effort mais juste de la pratique. Il se souvenait du jour où il l’avait apprit. Une véritable foire pour les spectateurs, mais, au fond, cela avait été amusant malgré tout. « Allez, fait comme moi. » Il lâcha une de ses mains et garda l’autre dans la sienne, se mettant à ses côtés. « Fais comme moi, on y va doucement. » Il commença à compter les temps et faisait ses pas relativement lentement. Il ne serait pas trop difficile de le suivre, même si elle n’avait pas l’habitude de danser. Elle n’était pas obligée de le faire, mais il espérait qu’elle jouerait le jeu, peut-être aussi parce qu’ils n’avaient pas mieux à faire et qu’il préférait qu’elle le fasse plutôt que de continuer de penser à son frère. Danser n’effacerait pas son passé mais lui permettrait de penser à autre chose pendant un petit moment. « Personne ne nous observe, tu ne te ridiculiseras devant personne et je suis même certain que tu t’en sortirais très bien ! » Il en était en fait convaincu, elle ne donnait pas l’air de ne pas pouvoir se déhancher un peu.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 9 Juin - 17:48

Devant l’insistance de Matthew, Arn se laissa faire le temps de quelques pas. Il restait sourd à ses fausses excuses de toute façon… Un écouteur dans l’oreille, elle se laissait guider, sachant à peine ce qu’il fallait qu’elle fasse… La Panthère ne dansait que rarement, bien entendu les sorties en boîte de nuit qu’elle avait pu faire dans sa jeunesse pour faire « comme tout le monde » ne comptaient pas. Et même à ces moments là, le bruit, la foule et toutes ces odeurs lui avait été un supplice… L’imaginer danser la salsa était tout simplement inconcevable. Tout ceci lui semblait ridicule et s’il y avait bien des choses qu’elle ne supportait pas, avoir l’air ridicule en faisait partie. Que ce soit devant témoin ou bien seule.

Les mouvements de Matthew n’étaient pas difficiles à suivre, au contraire et si elle décidait de se lâcher vraiment peut être serait-elle parvenue à quelque chose de sympa. En d’autres circonstances Arn aurait peut être accepté de faire quelques efforts, mais là… la situation lui semblait beaucoup trop intime et étrange et surtout inappropriée. Elle venait de parler du massacre de son frère et il lui faudrait danser comme si de rien n’était ? Elle pouvait accepter de faire bonne figure et d’essayer de passer une bonne soirée, mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus… Surtout que cette activité avec Matthew lui semblait un peu prématurée, elle recommençait à peine à lui confier ses pensées…

Arn trébucha comme une idiote et ce fut probablement la goutte de trop. « Bon, ça suffit… » Elle interrompit son pas de danse et retira l’écouteur de son oreille. « Je ne pense pas que ce soit le bon moment pour danser. » Elle avait conscience d’être la rabat- joie de service, la fille un peu barbante qui ne faisait pas d’efforts mais elle ne comptait pas se forcer à ce point pour quelque chose qui ne lui semblait pas naturel. Elle tendit l'écouteur à Matthew pour qu'il le reprenne. « Tu n’as pas envie de faire quelque chose d’autre plutôt ? Quelque chose d’un peu moins gênant ? » Elle ne savait pas trop si lui proposer une énième excursion au Mentis était une bonne idée et dans le doute, préféra ne rien dire.

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Lun 23 Juin - 0:37

Il savait qu’elle avait accepté son « activité » à contrecœur mais Matthew avait espéré qu’elle finirait par se faire un peu plaisir. Danser avait toujours amusé le Jaguar qui y avait trouvé le moyen de penser à autre chose, de se changer les idées. Ce n’était peut-être pas le meilleur endroit, ni le meilleur moment, mais il n’y avait pas grand-chose à faire d’autre dans le coin. Ils étaient au beau milieu de la réserve, alors à part la nature, les balades et des rencontres animales, il ne fallait pas espérer beaucoup plus. De son côté, le Métamorphe avait essayé d’improviser, de sortir des sentiers battus pour égayer un peu cette soirée qui avait plus ou moins bien commencé, même s’il fallait s’attendre à ce que les raisons qui avaient poussé Arn à le faire venir chez elle soient quelques peu « sérieuses ». Apprendre qu’elle avait perdu son frère par le passé ne l’enchantait pas vraiment, pas plus que le fait de se rendre compte que ce soir était une date anniversaire de cet événement fort peu agréable dans la vie de la jeune femme. Son côté optimiste avait voulu de changer la donne, d’aller à l’encontre de l’histoire pour essayer de penser davantage à quelque chose de joyeux plutôt que quelque chose de triste. Mais il fallait se rendre à l’évidence, il était peut-être le seul à penser cela en ce moment. Il n’opposa aucune résistance lorsqu’elle s’écarta, enlevant son écouteur avant de lui tendre pour qu’il l’en débarrasse.  En silence, il coupa la musique du lecteur et retira son propre écouteur avant de le ranger dans sa poche. Si elle ne voulait pas danser, il savait qu’il ne pourrait pas la forcer plus que ce qu’il venait de faire, et, au fond, il n’était pas certain d’en avoir la force.

Il poussa un long soupir silencieux tandis qu’il finissait de ranger son appareil dans sa poche, le regard perdu vers l’immensité obscure de la Réserve qui se perdait dans la nuit. Il avait essayé, certes, il ne pouvait de toute façon pas faire grand-chose de plus. Il ne voyait pas vraiment ce qu’il y avait de gênant dans ce qu’ils venaient de faire mais il sentait que la question n’aurait pas été des mieux placées dans cette discussion. Mieux valait se contenter de faire profil bas. Il se retourna vers la panthère tandis qu’elle lui demandait s’il ne préférait pas autre chose. « A moins que tu ne préfères rester là à regarder les étoiles, j’imagine qu’il va falloir trouver autre chose à faire. » Il y avait toujours un brin d’amusement dans sa voix, peut-être même un peu de malice, mais on pouvait sentir un brin de lassitude peut-être. Il avait l’impression que quoiqu’il puisse faire avec la Namir-Ra, cela devait obligatoirement se finir mal. Peut-être n’avait-il que des mauvaises idées finalement ? En tout cas, il ne savait pas vraiment quoi faire à l’instant présent. « Mais si tu as une idée, je t’en prie, n’hésite pas. Je suis tout ouïe. » il esquissa un léger sourire avant de jeter un œil aux alentours. Il ne connaissait pas les environs, du moins probablement pas aussi bien qu’elle. Si elle voulait faire quelque chose en particulier, elle était surement mieux à même de faire une proposition. « Si y’a une personne qui c’est ce qu’on peut faire par ici, c’est bien toi. » Au moins cela lui éviterait de proposer quelque chose qui ne plairait pas à la panthère. Il laissa son regard se perdre dans le ciel, le nez au vent, tourné vers la lune. La lueur de cette dernière avait toujours eu un effet apaisant sur le Jaguar.
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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 3 Juil - 20:23

« Désolée… » murmura-t-elle. Aurait-il fallut qu’elle se force à danser ? Arn était consciente que son comportement pouvait embêter le Jaguar, mais de toutes les personnes de son entourage Matthew était probablement le seul auprès de qui elle espérait ne pas avoir à feindre quoi que ce soit. Son implication dans la communauté des métamorphes ces dernières années l’avait contrainte à se montrer plus disponible et ouverte afin de pouvoir contribuer au bien être de tous, il lui avait fallut se faire violence pour supporter toutes ces personnes qui s’étaient succédées chez elle. Et maintenant elle réalisait que peut-être avec lui aussi il lui faudrait se forcer… Elle ne savait pas quoi penser.

Pourquoi fallait-il que cela devienne compliqué au moment où elle aspirait juste à du réconfort et de la tranquillité ? La soirée n’avait pas si mal commencé pourtant… Elle avait la sensation que parler n’arrangerait pas les choses, bien au contraire, et que se fondre dans leur forme animale était la meilleure occupation qu’ils pourraient avoir. Seulement ni l’un ni l’autre n’avait pensé à emporter un métasac dans cette promenade au clair de lune et ils ne pouvaient pas abandonner leurs effets personnels comme ça. Que faire à deux en plein milieu de la réserve une fois la nuit tombée ? Elle se souvint que quelques mois plutôt la question ne se serait même pas posée… Ce soir elle voulait être réconfortée et apaisée. Le Mentis avait ce pouvoir sur tous les métamorphes mais il avait aussi l’inconvénient de rendre encore plus forte la présence des munins dans l’esprit de la panthère qui ne souhaitait pas être seule en leur compagnie en ce moment. Elle ne pouvait s’empêcher de croire que son frère était parmi eux, impalpable et impossible à reconnaitre. Mais ils étaient en décembre et bien que les températures soient clémentes pour la saison, la cascade qui dissimulait l’entrée du sanctuaire aurait tôt fait de les frigorifier, sans oublier le vent frais qui s’engouffrait dans les méandres du labyrinthe minéral… « Vu la saison, le Mentis est à exclure… » Matthew leva la tête vers la lune et Arn fit de même avant de poursuivre. « Sans nécessairement avoir quelque chose à faire, je crois que j’ai juste besoin que tu me tiennes compagnie. »

Arn était embarrassée et cela devait probablement se voir dans sa posture, elle ne savait pas vraiment comment réagir avec Matthew. Elle avait été distante avec lui depuis qu’il l’avait quittée à cause d’un simple cauchemar et voilà qu’à présent c’était elle qui venait vers lui en quête de réconfort. C’était un peu égoïste, elle s’en rendait compte, mais elle espérait que le Jaguar accepterait de lui prêter son épaule sans se faire trop d’idées. Elle avait encore besoin de temps pour le moment. « On pourrait simplement marcher un peu avant de rentrer ? Sauf si tu préfères rentrer maintenant… » L’air commençait à se faire frais et, bien que cela ne dérangea pas la Panthère, Arn préférait laisser une porte de sortie à son ami.

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MessageSujet: Re: Parce que j'ai besoin de toi...   Jeu 3 Juil - 23:44

Il entendit son murmure d’excuse et, au fond, cela chassa tout ce qu’il pouvait ressentir pour n’y laisser, finalement, que des regrets d’avoir été un peu dur avec elle. Elle n’allait pas bien et vivait un moment difficile de sa vie. Il essayait de faire au mieux pour lui changer les idées, mais, apparemment, ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait. Malheureusement, c’était un peu son problème avec Arn ces derniers temps, il n’était pas capable de comprendre ce qu’elle désirait de lui. Se mettait-il trop la pression ? Surement. Il se tourna vers elle, mais, cette fois-ci, c’était lui qui avait l’air désolé. « Ne t’excuse pas. On va dire que je ne suis juste pas très doué pour remonter le moral de quelqu’un apparemment. » Il s’en voulait, personnellement. S’il n’était pas fichu de lui être de bonne compagnie, comment pouvait-il simplement espérer aller plus loin ? On disait que les femmes pouvaient être difficiles à comprendre, sur cela, il ne pouvait contredire l’adage général. Pourtant, ils avaient vécus quelques semaines presque parfaites, pourquoi ne parvenaient-ils pas revenir à cela ? Il n’en savait rien. En tout cas, il avait conscience qu’il ne pouvait pas abandonner, pas ce soir, ne serait-ce que parce qu’elle avait besoin de lui et qu’elle lui avait demandé de venir. L’idée de la laisser seule avec ses idées noires ne lui convenait pas. S’ils ne pouvaient plus être amants, au moins pouvaient-ils être amis, non ? Même si, au fond, ce n’était pas à ce qu’il aspirait. En silence, il acquiesça aux propos de la jeune femme. Le Mentis, en cette période de l’année n’était pas ce qu’il y avait de plus préconisé. En fait, il doutait que ce soit la période de l’année qui influe sur son choix, mais plutôt ce qui s’y était passé la dernière fois. Elle voulait peut-être éviter cela, et il la comprenait. Il ne se voyait pas abuser de sa faiblesse de toute façon.

Ce qu’elle lui dit ensuite l’étonna. Elle avait besoin de lui, de sa présence, de sa compagnie. Elle avait besoin d’une épaule, de son épaule. Oui, il pouvait être ça, ce n’était pas très difficile au fond. Et il le lui devait bien, non ? Il baissa à nouveau la tête et la reposa sur la panthère, croisant son regard avec un léger sourire. « Parce que tu crois vraiment que je vais te laisser là, toute seule avec tes idées noires ? » Il avait dit cela sur ce ton jovial qu’elle lui connaissait bien. Il ne se faisait pas de fausses histoires, n’inventait rien. Il savait que cela ne signifiait absolument rien mais ce n’était pas le plus important. Sans crier gare, il lui attrapa la main et le tira vers lui tandis qu’il se mettait en marche. « Marchons un peu tous les deux alors. » Il avait dit cela gaiment avant, quelques instants plus tard, de relâcher sa main, afin qu’elle ne puisse pas penser qu’il en profite ou qu’il se fasse des idées. Il voulait juste qu’ils ne trainent pas à reprendre la route. Alors qu’ils marchaient en silence, il le rompit finalement, sa voix toujours pleine du même entrain qu’on pouvait lui attribuer la plupart du temps, son regard brillant à nouveau de cette étincelle de malice qui le caractérisait si bien. « Je t’ai raconté la fois où j’ai failli finir découpé en petits morceaux par une tribu d’indigènes pour finir en ragoût de jaguar pour le mariage de la fille du chef ? » Il lui avait raconté déjà pas mal de choses sur ses voyages. Certainement pas tout, parce qu’il y avait beaucoup de choses à raconter, mais il lui arrivait souvent de ne pas réellement savoir ce qu’il avait pu déjà raconter ou non. « Mais si tu préfères le silence, je peux essayer de garder mes lèvres collées l’une à l’autre… Note que je ne garantie rien… » Il lui fit un nouveau clin d’œil dans un sourire qui se voulait rassurant.
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