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 Une danse pour une gorgée de sang

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Ailin Dyce
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MessageSujet: Une danse pour une gorgée de sang   Ven 7 Déc - 0:46

Une nuit bruyante qui s'annonçait... Une de plus. Depuis qu'elle était arrivée à la Nouvelle-Orléans, Ailin aspirait au calme,... au recueillement. Elle était pourtant bien forcée de faire des concessions, car il était hors de question qu'elle jeûne. Ses calices étaient morts ou disparus, si bien que la nourriture était bien moins facile à trouver qu'avant. Aborder les humains en pleine rue fonctionnait, parfois. Cependant, et malgré qu'elle fut plutôt fine psychologue.. Malgré qu'elle fut dotée d'un charme et d'une intuition qui diminuaient très largement les risques qu'elle avait de faire une erreur, elle pouvait toujours se tromper. Elle ne voulait pas risquer de se retrouver avec un hystérique sur les bras. Certains normes plus méfiants que les autres prenaient relativement mal le fait qu'on les aborde pour leur emprunter une veine... A l'heure actuelle, elle ne pouvait tout simplement pas se permettre qu'on la soupçonne d'enfreindre les lois, qu'elles soient humaines ou vampiriques.

Pour cette raison, elle avait restreint ses recherches au quartier Sanglant. La plupart des normes qui craignaient les vampires fuyaient comme la peste les lieux de ce genre... Et leurs groupies s'y réunissaient. On en trouvait des troupeaux entiers réunis devant les établissements les plus courus, tels que le Danse Macabre. Il n'y avait alors plus que l'embarras du choix... Bon, certes. Il fallait aussi penser à piocher parmi les jeunes gens dont on était sûr qu'ils avaient passé l'âge légal pour une petite embrassade dans le cou, mais les gorges tendues étaient nombreuses, et les cas pour lesquels le doute était permis, nettement plus rares. Ailin visait les jeunes gens dont la vingtaine révolue s'affichait sur le visage. La différence était parfois subtile... Mais en étant bien attentif, on pouvait le remarquer: ce défaut d'élasticité qui commençait à figer leur épiderme... Cette texture mate et granuleuse qui remplaçait la brillance fraîche et pouponne... Les prémisses d'une vieillesse encore lointaine, qu'elle même ne connaîtrait jamais.

N'ayant pas eu envie de se nourrir dehors, elle avait décidé de tenter sa chance dans la boîte de nuit. Ses tenues n'étaient pas exactement "branchées", mais coûteuses, luxueuses... très certainement. Pouvait-on en vouloir à un vampire de son âge, de garder des goûts plus que retros pour l'époque actuelle? Ca dépendait certainement des cas, et aussi des époques, tout particulièrement: Ailin ne ressemblait pas à Austin Power, et sa tenue pouvait sembler étrangement moderne dans ce contexte luxure contemporaine. Elle respirait la décadence, et l'incarnait de bien des manières. Certaines mauvaises langues diront plutôt qu'elle incarnait la déchéance depuis quelques temps... Mais qu'importe.

Le fait est qu'elle avait fait son choix parmi ces jeunes gens si facilement manipulables... Elle avait cueilli un homme comme une fillette cueillerait les marguerites dans son jardin, et avait obtenu son consentement. Sa nature d'Outre avait tendance à servir de coupe-file, si bien qu'elle et son calice d'un jour s'étaient très rapidement retrouvés devant les videurs. On ne leur avait pas fait de problèmes: Il était beaucoup plus facile pour un vampire d'accéder à l'intérieur du club que pour un norme, et Ailin était dotée d'une prestance telle qu'il était difficile de lui refuser quoi que ce soit. Surtout lorsqu'elle enchaînait les oeillages et les sourires complices. Elle avait longtemps été quelqu'un d'important, et savait en garder l'allure quand cela pouvait lui servir. Qu'elle ressemble à une antique poupée de porcelaine au milieu d'un champ de junkie n'y changeait rien.

Elle s'était installée sur le côté d'une piste de danse, où des banquettes attendaient les visiteurs désireux de se reposer, ou de rester observateurs. La musique entraînante ne lui donnait pas envie de se déhancher... Elle n'avait jamais spécialement aimé danser, et la mort récente de son très cher Sigmund ne la rendait pas très jouasse. Néanmoins l'ambiance tamisée, l'odeur de la sueur humaine - et non-humaine, les lumières, les rythmes... Tout cela formait un cadre tout à fait adapté à ce qu'elle s'apprêtait à faire. Des formes sombres et lascives s'agitaient dans le coin opposé de cet oasis de calme somme tout relatif. Elle ne leur prêta pas la moindre attention, préférant dévorer des yeux sa proie - qu'elle ne pourrait malheureusement pas dévorer autrement qu'ainsi d'ailleurs. A cette époque, la modération était de mise pour les vampires. Glissant contre la banquette moelleuse, elle s'approcha de son humain, jusqu'à poser une main contre son torse.

".. Tu ne veux rien à boire, toi? Nous avons toute la nuit devant nous..."

Évidemment sa bienveillance n'était que feinte, tout comme sa patience. Elle avait hâte de se nourrir, et sentait déjà le pouls de sa proie rouler contre sa langue... Mais elle le voulait consentant, et détendu. Elle glissa la main dans les fins cheveux blonds qui encadraient le visage du jeune homme. Ses yeux bleus clairs étaient troublés, à croire qu'Ailin lui faisait plus d'effet qu'elle ne l'avait escompté. Une main atteignit sa taille. Ailin se décala prudemment, forte de ses plusieurs siècles d'expérience à cacher les formes de son corps qu'elle ne voulait pas laisser dévoiler.

"Non... Allez-y.."

Et il semblait avide de goûter au plaisir impliqué par sa morsure. Le sourire du vampire s'étira, dangereusement sensuel, ou sensuellement dangereux, c'était encore à voir. Ses doigts roulèrent contre une mâchoire fébrile. Elle se plongea dans ce regard limpide qui la surplombait. Un nuage sombre semblait s'être glissé au dessus des prunelles de son sandwich, dont l'expression prédatrice lui fit subitement mal au cœur. Elle retint un hoquet, et glissa contre la gorge du jeune homme, mettant fin sans attendre au jeu de séduction. Une fois de plus, et ce n'était pas la première, elle avait choisi un homme qui lui ressemblait. Sigmund était certainement plus grand, plus carré, plus large d'épaules... Mais cet homme avait le même regard que le doublement défunt vampire. Il était tout à fait typé "nord de l'Europe". Pourquoi fallait-il qu'elle cherche Sigmund en tous les hommes desquels elle drainait un peu de sang en ce moment? Elle s'était promis d'arrêter... Et pourtant, involontairement, elle recommençait à chaque fois, et se blessait toujours un peu plus profondément ce faisant. Ici contre sa gorge, elle ne voyait plus que la peau, le sang, et son besoin ardent qui l'amena à glisser ses dents contre l'épiderme tendre, qu'elle perça. Le flot de sang... Il réduisait sa pensée à néant.
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Ven 7 Déc - 9:49

Il n’avait pas été très difficile de la retrouver. Après tout, elle ne se cachait pas vraiment. Présentée au Maitre de la Ville, elle s’était vue offrir le droit de vivre ici, à la Nouvelle-Orléans, mais les conditions représentaient davantage une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Une autorisation de séjour soumise à de larges conditions, mais, apparemment, c’était là le prix à payer pour la disgrâce. William ne connaissait pas tous les détails et n’avait pas cherché à les connaître. Son travail n’était pas nécessairement de comprendre les choses mais de simplement les exécuter, avec professionnalisme. Et la tâche qu’il s’était vue confiée quelques jours plus tôt était particulièrement simple, il devait la retrouver et lui poser quelques questions au sujet de sa précédente vie, obtenir quelques informations sur un Vampire de ses connaissances qui, refusant l’autorité, était maintenant devenu un renégat. Le Traqueur s’était étonné de cette simple mission d’investigation mais le criminel n’était pas à la Nouvelle-Orléans, ni même en Louisiane, justifiant qu’il n’était pas chargé de la traque, mais simplement de l’interrogatoire, étant donné que l’unique « témoin » était, elle, dans cette ville. Il ne s’agissait que d’une petite mission de routine, a priori, surtout compte tenu du fait qu’il n’était pas dans l’intérêt de leur « source » de faire des manières. Les moyens de pression sur elle étaient particulièrement nombreux et même si ce n’était pas vraiment les manières de procéder de William mais il savait qu’il n’hésiterait pas à s’en servir si le besoin s’en faisait sentir. Il était toujours bon d’avoir un endroit où appuyer pour faire mal si la personne commençait à faire la fine bouche. Il espérait néanmoins ne pas avoir à arriver à de telles extrémités et que tout se passerait pour le mieux du monde, mais cela ne dépendait pas de lui.

Après avoir réussi à repérer sa planque, William avait attendu patiemment, la nuit suivante, qu’elle sorte à nouveau se fondant alors dans les ombres pour la suivre silencieusement. La plupart des personnes ne faisaient pas ou peu attention et les filatures de ce genre n’étaient pas très difficiles, parfois un peu longue, et quelque fois inutiles, mais dans le cas présent, le Traqueur obtint ce qu’il voulait : qu’elle s’arrête dans un endroit où il pourrait échanger quelques mots avec elle dans une certaine tranquillité. Le Danse Macabre n’était pas le coin le plus tranquille mais il y avait quelques alcôves loin du bruit de la musique où il y avait moyen de partager quelques confidences tout en étant certain de ne pas être dérangé. S’adossant à un mur à un coin de rue où il la voyait s’approcher du night club, le Traqueur attendit paisiblement en observant les évènements. Après à peine quelques minutes, sa cible avait déjà choisie la sienne et se dirigeait tranquillement vers l’entrée du bâtiment où, évidemment, les videurs la laissèrent rentrer sans faire de manière. Avec une certaine nonchalance, le Vampire se redressa et se dirigea à son tour vers l’entrée de la boîte de nuit sans se soucier des dizaines de Normes qui se pressaient dans la file. Sans même chercher à patienter dehors ne serait-ce que quelques instants, William passa devant les videurs et pénétra à l’intérieur du bâtiment sans être inquiété un seul instant. Il fallait dire qu’il avait ses entrées dans la plupart des endroits connus des Vampires, compte-tenu de son statut, on le lui refusait que très rarement, voire jamais. La chaleur du lieu le frappa soudainement, alors qu’il quittait l’air frais qui englobait la ville depuis plusieurs jours. Il refusa la proposition du vestiaire et se dirigea dans la grande salle.

D’un coup d’œil circulaire, il repéra la jeune femme – qui n’avait de jeune que l’apparence. Elle était installée à une banquette, déjà bien occupée avec son compagnon du soir, un Norme qui attendait de se faire mordre pour la nourrir. Décidant de ne pas intervenir maintenant, après tout, tout le monde avait le droit de se nourrir, il repéra une des alcôves et s’y installa confortablement. Une serveuse vint prendre sa commande qui ne fut constituée que de papier et d’un stylo. Malgré la surprise, elle lui apporta et il écrivit un petit mot qu’il confia à la serveuse pour qu’elle le transmette à sa cible. Après tout, il pouvait très bien rester discret, cela n’avait rien de très formel de toute façon. Tandis qu’elle partait, il prit néanmoins sur lui de commander un whisky sec et fut servit avant qu’elle n’aille déposer le billet à sa destinataire. Assuré qu’elle l’avait reçu, il ferma le rideau de l’alcôve et attendit. Si elle n’était pas stupide, elle ne refuserait pas l’invitation. Quand à le retrouver, les quelques mots couchés sur le papier étaient bien trop clairs pour qu’elle puisse se tromper. Il était suffisamment patient pour préciser qu’elle pouvait prendre le temps d’en finir avec son calice d’une nuit, après tout, il était plus facile de parler avec une personne qui ne pensait pas nostalgiquement au repas qu’elle aurait pu faire. Buvant une gorgée de son verre, il s’enfonça dans la banquette. La lourde tenture bloquait assez bien les sons de la salle principale et la musique ne parvenait que de manière très diffuse. Ils pourraient parler calmement ici, sans avoir besoin de crier ou même de tendre l’oreille. Reposant son verre, il attendit que la tenture s’écarte, laissant passer des sons, de la musique, mais, et surtout, la personne qu’il voulait voir. « Je vous en prie, installez vous confortablement. » Il croisa son regard. « J’espère ne pas vous avoir interrompu trop tôt, si c’est le cas, je vous demande sincèrement pardon, hélas, certaines affaires n’attendent pas. J’essaierais toutefois d’être le plus rapide possible pour vous laisser une marge de manœuvre conséquente pour le reste de la nuit. »
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Ailin Dyce
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Sam 8 Déc - 17:30

A contrecoeur, Ailin s'éloigna de son repas. Elle aurait largement préféré le vider de son sang plutôt que de se contenter de quelques frugales gorgées, mais la société actuelle n'étant pas vraiment pour ce genre de pratiques, il allait bien falloir qu'elle se restreigne. D'ici quelques siècles, qui sait... Peut-être l'éclatement d'une guerre, ou l'apparition d'une quelconque civilisation plus sanguinaire que l'actuelle, permettrait aux vampires de retrouver leur liberté perdue. Mais pour l'instant, il leur fallait subir le prix de leur coming-out forcé...

Seconde raison qui la força à cesser de s'alimenter: une serveuse s'approchait de leur table. Bien sûr... Elle aurait dû savoir qu'on allait finir par les déranger. Le fait qu'elle ait oublié le plaisir de la nourriture humaine - qui la dégoutait dorénavant - n'allait très certainement pas empêcher les employés de ce club de faire leur boulot. Elle avait un humain avec elle, sans compter que tous les vampires ne développaient pas l'aversion en question. Elle s’apprêtait à renvoyer la serveuse, lorsque cette dernière se pencha pour glisser quelques mots dans son oreille, ainsi qu'un papier dans le creux de sa main. Très étonnée, Ailin se figea. Son visage de marbre ne révélait rien de sa surprise. Elle avait bien trop d'expérience en duperie et manipulation, et ce depuis bien trop longtemps, pour être encore susceptible d'afficher ce genre d'émotions spontanées. Ces dernières étaient plutôt l'apanage des mauvais menteurs, et Ailin n'en avait jamais fait partie.

Elle servit un sourire radieux à la serveuse, qu'elle remercia. Puis elle se coucha sur son humain - ce soir, il lui appartenait, tandis qu'elle dépliait le mot. Dans la pénombre l'homme ne pourrait de toute façon rien lire. Puis ce n'était pas comme si il représentait un danger pour elle, de toute façon...

"... Qu'est-ce que c'est?"

"Cela ne te concerne pas... Cela dit merci pour le repas. J'apprécie."

Le jeune homme haussa les épaules, puis raffermit sa prise autour du corps d'Ailin, qui n'était jamais contre une paire de bras rassurante, en ce moment. N'allons pas croire qu'elle avait baissé sa garde: elle était au contraire très attentive à ce que le blond ne la tienne pas d'une manière qui risquerait de compromettre sa couverture. Mais jusqu'à présent et tant qu'il ne bougeait pas plus que cela, tout allait bien.

... Enfin, tout était relatif. Une ombre de peur s'abattit sur elle tandis qu'elle lisait le contenu du papier. Pas un mot de travers, et plus de respect en ces quelques bribes que ce à quoi Ailin avait eu droit depuis la chute d'Atlanta... Mais ce n'était pas cela qui l'inquiétait. Si on lui avait voulu du mal, on ne se serait sans doute pas embêté à lui faire parvenir un message, et encore moins à la prévenir tandis qu'on avait réussi à la prendre en filature sans qu'elle ne s'en rende compte. Cependant un Traqueur, même si il se présentait comme un ami, n'était jamais quelqu'un d'inoffensif. Encore moins pour Ailin dont la posture était plus que délicate ces derniers temps. Que pouvait-on bien lui vouloir..?

Elle se redressa, gardant le mot chiffonné au creux d'une main. L'autre passa une dernière fois dans les cheveux de sa proie tandis qu'elle se retournait, et lui offrait un baiser rapide mais pas exactement chaste - le mot chaste n'existait pas vraiment avec elle. Elle respirait la luxure, et paradoxalement, personne si ce n'est Sigmund ne l'avait jamais vue déshabillée.

"Je vais devoir te quitter... Profite de ta soirée. Danse, trouve quelqu'un d'autre, si tu te sens suffisamment en forme pour remettre le couvert..."

Double-sens, quand tu nous tiens. Son sourire se transforma en autre chose, chargé d'une malice perverse qui fit scintiller ses crocs sous les quelques rayons de lumière noire qui parvenaient à percer jusqu'aux salons. Puis elle se releva, droite et digne tant qu'elle le pouvait encore. Elle remit ses vêtements en place, puis sa chevelure. L'humain ne chercha pas à la retenir. Bien..! Elle aimait lorsqu'ils étaient sages et lorsqu'ils l'écoutaient...

Méfiante, mais maîtresse de son sang-froid, elle prit le chemin de son rendez-vous. Et lorsqu'elle parvint à destination le visage qui l'attendait ne lui était pas totalement inconnu. Elle retint la vague d'appréhension qui tenta de la submerger. Son contact n'avait pas menti sur son identité... William Delacroix, n'est-ce pas? Elle se souvenait de son très bref passage à Atlanta, du temps où les affaires l'avaient forcé à rencontrer Sigmund - et elle-même, de ce fait. Sa réputation n'était plus à faire... Et il avait des amis très puissants. C'était peu de le dire.

Autrement dit, Ailin ne voulait pas l'avoir dans ses ennemis: c'était un coup à y perdre la vie bêtement. Autrement dit, il allait falloir qu'elle soit plus sage, plus aimable et conciliante qu'elle ne l'avait jamais été...

Elle prit place ainsi qu'on le lui proposait, sans que sa gestuelle ne trahisse ses émotions. Après tout elle n'avait rien à se reprocher. Rien qui date d'après son arrivée à la Nouvelle-Orléans, du moins.

"Ne vous inquiétez pas, j'avais presque terminé... Et quoiqu'il en soit j'ai toute la nuit devant moi, je suis donc loin d'être pressée."

Un sourire plaisant étira les coins de ses lèvres. Une expression désolée s'y ajouta bientôt.

"... Je crains d'être devenue bien inutile depuis notre dernière rencontre... Mais dites moi. En quoi puis-je vous aider?"

... Elle espérait encore que, quoique soit l'affaire qui ait amené William à vouloir la rencontrer, cette dernière n'avait pas de rapport direct avec elle. Elle pensait sincèrement n'avoir pas fait de plis. Mieux valait donc agir comme si elle n'avait rien à se reprocher... Comme ça, si elle avait fait une bourde sans s'en rendre compte... Peut-être qu'on serait plus enclin à croire qu'elle ne s'en était pas rendue compte. Il était difficile de se retrouver dans la position du berger, qui avait trop longtemps crié au loup...
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William Delacroix
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Dim 9 Déc - 18:21

Il savait qu’elle ne viendrait pas immédiatement mais ce n’était pas un problème pour le Traqueur. La patience avait toujours été l’une de ses vertus favorites et puis ce n’était pas non plus comme s’il lui demandait de comparaitre sur le champ. La mission qu’on lui avait confiée était simple et il était lui-même suffisamment expérimenté pour qu’on le laisse manœuvrer avec des marges plus que conséquentes. De là à dire qu’il avait carte blanche était un peu exagéré mais on lui faisait suffisamment confiance pour ne pas lui donner de mode opératoire ou lui poser de questions sur celui qu’il emploierait. Il avait eu plusieurs possibilités pour faire venir Ailin à lui mais, comme toujours, il préférait faire le déplacement de lui-même, c’était là une façon de montrer qu’il les respectait plus qu’ils ne pouvaient le croire. Certes, ils n’allaient généralement pas aussi loin dans le raisonnement, se contentant du « oh mon dieu, je suis suivis par un traqueur, je vais mourir ». Certes, c’était de l’exagération, mais, dans certains cas, ce n’était pas loin de cet état d’esprit. Rencontrer un Traqueur, sans que cela ne soit purement privé laissait toujours quelques doutes sur la nature de la discussion qui allait s’engager, c’était une évidence, et une situation que William n’avait pas hésité à utiliser plusieurs fois mais. Dans le cas présent, il se doutait que sa cible serait évidemment aux abois mais suffisamment soucieuse de sa propre survie pour ne pas faire de bêtises, comme, notamment, essayer de fuir. Elle n’avait – normalement – rien à se reprocher jusqu’à maintenant, du moins aux yeux du Maitre de la Ville, aussi, elle n’avait rien à craindre du Croisé jusqu’à nouvel ordre. Bien entendu, la suite de l’entretien modifierait peut-être la donne d’un côté comme de l’autre mais, pour une fois, elle avait certainement davantage à y gagner qu’à y perdre, ce qui avait de quoi motiver les gens d’ordinaire.

Une fois la solitude brisée derrière l’alcôve, il accueillit la Vampire dans un sourire, abandonnant son verre vide sur un côté de la table. Il fut « ravi », bien que le terme soit un peu fort, qu’elle ne lui tienne pas rigueur de son interruption vis-à-vis de son calice d’une nuit. Enfin peut-être était-il un calice récurrent mais à la façon dont elle l’avait choisi à l’entrée de la boite de nuit, il en avait quelques doutes. Ce n’était de toute façon pas pertinent et loin des objectifs du Traqueur qui chassa donc ces idées de ses pensées. Ce qui l’intrigua plus, c’était les quelques mots qu’elle avait prononcé ensuite concernant « leur dernière rencontre ». C’étaient-ils déjà vu ? Il l’observa pendant quelques instants, essayant de chercher dans ses souvenirs des indices d’une telle vérité. Rassemblant les éléments qui pouvaient le mettre sur la voie, il se contenta de désigner son verre vide. « Je peux vous offrir quelque chose à boire ? Rien ne nous oblige à ne pas essayer de rendre ce moment aussi agréable que possible. » Il eut un petit sourire et appuya sur un bouton qui allumait une petite lumière à l’extérieur de l’alcôve. Poussant la discrétion à l’extrême, ce petit accessoire permettait de demander à la serveuse de venir tandis qu’elle restait à l’écart tant que le drapé était tiré et la lampe éteinte. La serveuse arriva promptement et William recommanda un whisky tout en laissant la liberté à son invitée de choisir ce qui lui ferait plaisir. Puis, tandis que l’employée repartait, le Traqueur avait eu suffisamment de temps pour faire fonctionner son esprit et relier le visage qu’il avait devant lui, ainsi que son origine, à un petit saut qu’il avait fait par Atlanta lorsqu’il chassait un homme pour Mina. Voilà qui était effectivement intéressant.

« J’ai cru comprendre que votre situation n’est plus aussi enviable qu’à Atlanta, mais je suis certain que vous pourrez m’être utile et puis cela ne vous dépaysera pas trop de notre dernière entrevue. » En effet, en plus de se présenter au Maître de la Ville quelques années auparavant, William avait essayé de glaner quelques informations sur l’homme qu’il recherchait. Un Vampire comme celui qu’avait été le supérieur de la femme qu’il avait devant lui savait beaucoup de choses sur sa ville et les gens qui y vivaient ou y passaient. Les informations avaient été maigres mais tout de même utiles. Enfin, c’était du passé. Aujourd’hui les choses avaient bien changé et ce n’était plus tout à fait la même notion de rapport de forces. « Vous pouvez néanmoins vous rassurer, je ne suis pas ici pour vous, Mademoiselle Dyce. » Non, il était là pour un tout autre zigoto, un qui n’avait pas eu froid aux yeux et qui avait cru bon de suivre un tout autre chemin que celui qu’Ailin avait décidé de prendre, pour son propre bien. « J’aimerais vous parler de quelqu’un que vous devez bien connaitre. Quelqu’un qui n’a pas fait votre choix et qui, maintenant, se retrouve dans de sales draps. » William ne pensait pas avoir véritablement besoin d’être précis. Qui plus est, c’était un moyen pour lui de voir comment la Vampire réagirait. Suffisamment ouverte, la question permettait de voir si elle serait encline à l’aider facilement ou non ou si elle préfèrerait essayer de garder le maximum d’informations tant qu’il ne poserait pas la question qui mettrait le doigt dessus. Elle n’avait aucune obligation de répondre à ses questions, enfin, du moins tant qu’il ne mettrait pas sur la table les choses qui pouvaient fâcher.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Lun 10 Déc - 0:58

Bien. La situation d'Ailin n'était pas très confortable, mais il fallait avouer qu'elle avait - récemment - vu pire. Voilà qu'elle se retrouvait face à un traqueur qui avait demandé à la voir pour certaines raisons qui lui étaient encore inconnues... Jusqu'à présent il avait été très poli, et Ailin ne se souvenait pas d'avoir manqué aux règles depuis qu'elle était à la Nouvelle-Orléans, si bien qu'elle ne pensait pas que l'homme soit venu pour elle en particulier. D'autant que le vampire ne se serait certainement pas embêté à prévenir sa proie avant de fondre sur elle, si jamais elle avait été véritablement visée. Autant d'arguments qui résumaient sa réflexion.

En bref, et sauf si elle avait fait une erreur sans s'en rendre compte - ça n'était pas impossible - elle ne courait aucun risque direct. Les risques indirects, par contre, étaient nombreux. Elle ne pouvait pas se permettre de décevoir cet homme si elle ne voulait pas voir ses chances de survie s'amenuiser. Si le Maître de la Ville, ou le Conseil, décidaient finalement qu'Ailin était trop dangereuse et incontrôlable pour qu'on la laisse faire, son droit de séjour pouvait encore lui être retiré.

Pas de quartier donc. Il fallait qu'elle fasse tout son possible pour contenter William Delacroix, et ce qu'importe ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Elle commença à travailler là-dessus en adoptant un comportement conciliant, voire chaleureux. Et c'est alors que son interlocuteur lui proposa de lui offrir quelque chose à boire. Cruel dilemme pour un vampire qui, comme Ailin, supportait relativement mal le goût de tout ce qui n'était pas rouge et ne provenait pas d'une veine ouverte...

La politesse voulait qu'elle accepte la proposition. Et se forcer à consommer de la nourriture humaine ne la dérangeait pas outre mesure si cela pouvait conforter sa position... Mais cette aversion qu'elle avait était plutôt connue, et si le Traqueur avait été mis au courant de ce détail, peut-être comprendrait-il qu'Ailin était mal à l'aise, et qu'elle se prêtait en réalité à un jeu pour tenter de satisfaire ses attentes. Une fraction de temps plus tard, Ailin avait opté pour un compromis.

"Oh... Je ne suis pas réellement amatrice de ce que propose la carte, mais exceptionnellement, pourquoi pas! Cela fait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion d'avoir... une véritable discussion."

Sous-entendu qu'on ne la considérait plus digne de cela, et que William était le premier depuis des semaines à lui adresser la parole comme à une personne "normale". Son sourire se déforma, dévoilant de l'embarras, et un soupçon de souffrance qu'elle ne chercha pas à masquer. C'était l'un de ces rares moments où elle n'avait même pas besoin de jouer la comédie, parce que ce qu'elle avait dit était vrai. Et même si elle était sur la sellette à l'instant même... Même si tout cela n'était peut-être qu'une manière de la rendre plus bavarde, quelque part, elle appréciait effectivement de pouvoir retrouver ce genre de rapport avec l'un de ses semblables, quand bien même cela ne devait pas durer.

Elle commanda un verre de vin rouge à la serveuse. Et ce n'était pas de l'ironie de sa part d'avoir choisi un liquide de cette couleur... Elle pensait simplement que le goût passerait peut-être mieux si l'aspect lui rappelait quelque chose de plus... Habituel. La jeune femme partit faire préparer leur commande, et la discussion reprit. Silencieuse, elle offrit un regard ainsi que des oreilles attentives au Traqueur. Il soulignait la différence entre son nouveau statut et l'ancien, et à cela, il n'y avait rien à répondre: le temps n'était pas aux complaintes. D'autant qu'il venait aussi de lui expliquer en une brève phrase qu'il avait besoin d'aide pour des raisons très similaires à celles qui l'avaient fait venir la première fois.

Ailin avait une bonne mémoire, et ce Traqueur n'étant pas n'importe qui, elle se souvenait relativement bien de l'entrevue que Sigmund et elle-même lui avaient accordé, à l'époque. Il voulait des informations sur un renégat après qui il courait. Cette simple information lui enleva un énorme poids de la poitrine. Elle en déduisait que William courait après un nouveau vampire, et qu'il avait besoin d'elle pour le retrouver, ou du moins, pour lui apprendre des choses à son sujet qui lui simplifieraient la tâche. Vu l'état dans lequel elle avait laissé Atlanta et sa communauté vampirique lorsqu'elle avait fui pour sauver sa vie, cela ne l'étonnait pas vraiment. Elle ne devait donc n'être concernée que très indirectement par la discussion qui allait suivre.

Le Traqueur, le lui confirma très vite, et elle ne broncha pas, ne cilla pas, ni n'eut aucun geste susceptible de trahir une émotion qu'elle aurait pu avoir vis-à-vis de cela. Elle était censée être innocente - et dans une certaine mesure, elle l'était - si bien qu'il aurait été malvenu qu'elle montre son soulagement vis-à-vis de l'évidence. Quant au reste... C'était ainsi qu'elle l'avait imaginé. Son visage se ferma dans un sérieux soudain, alors qu'elle se concentrait sur ses souvenirs.

"... Beaucoup des nôtres ont disparu, cette nuit là... J'ai beau réfléchir, je n'en vois que deux parmi ceux qui étaient... trop proches de Sigmund, qui à mon souvenir auraient pu s'échapper. Eleanor Joy, et Sven Mortensen. L'un de ces deux là aurait-il eu l'idiotie de se rebeller..? Ou bien n'est-ce qu'un suivant qui n'a pas supporté le changement de Maître de la Ville et a préféré partir?"

Cela aurait étonné Ailin de Sven, qui était un homme réputé raisonnable, et un vampire assez âgé qui plus est. Mais Eleanor avait été vampirisée alors qu'elle était à peine plus qu'une enfant... Ailin doutait qu'elle ait pu fuir si loin, si longtemps. D'un autre côté, beaucoup avaient pensé Ailin incapable de se défendre seule et pourtant elle avait été la première - et peut-être la seule - à s'en tirer. Elle ne l'espérait pas, mais il n'était pas non plus impossible qu'elle oublie quelques noms... Tout avait été si confus le soir de l'attaque qu'elle n'était pas entièrement sûre d'avoir bien compté les morts tandis qu'elle n'avait en tête que sa propre fuite.

... Et, oui, elle n'avait pas hésité une seule seconde avant de donner ces noms à William. Si elle avait la moindre information susceptible de lui servir, cette information serait sienne. Elle trahissait ceux qui avaient été ses compagnons durant de longues années. Après tout elle était experte en félonie... Si livrer ses anciens alliés lui permettait d'éviter de s'attirer les foudres des nouveaux, pourquoi y aurait-il fallu qu'elle se dérange?
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mar 11 Déc - 9:47

Prendre son temps, tranquillement, sans se presser. William n’avait jamais été un adepte de la précipitation parce qu’il savait, d’expérience, qu’elle était le meilleur moyen pour se rater, d’une manière ou d’une autre. Quand on faisait vite, on faisait mal. Qu’il s’agisse de manquer des indices ou, justement, d’en laisser soupçonner, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas quand on essayait de se dépêcher. Dans un interrogatoire, prendre son temps permettait d’être certain d’analyser correctement la situation. Certes, l’interrogé n’avait alors plus beaucoup de pression mais ce n’était pas là le but du Vampire qui se contentait de vouloir des réponses à ses questions, pas d’incriminer la dénommée Ailin Dyce. Aussi, il avait tout à gagner qu’elle se détente et se sente plus encline à lui fournir les renseignements dont il avait besoin, pas personnellement certes, mais tout de même, le Traqueur n’était pas homme à faillir aux missions qu’on lui confiait, d’autant plus que celle-ci était aussi simple que d’aller arrêter un homme déjà menotté et ligoté, attendant patiemment qu’on vienne le cueillir. Il haussa un sourcil de surprise quand elle lui répondit qu’elle n’était pas spécialement convaincue par ce que proposait l’établissement. Il était vrai que certains Vampires n’appréciaient pas vraiment les boissons humaines et ne gardaient de véritable intérêt que pour le sang lui-même, comme si tout le reste n’avait finalement plus aucun intérêt. Il allait d’ailleurs l’enjoindre à ne pas tenir compte de sa proposition alors mais elle sembla d’accord pour un certain compromis. Voilà qui annonçait de bons augures pour la suite de la discussion, du moins pour lui. « C’est flatteur ce que vous me dites là, Mademoiselle Dyce. J’en serai presque gêné de ne venir que pour le travail. » Ce n’était pas tout à fait vrai, mais bon, ce n’était pas tout à fait faux non plus.

Tandis que la serveuse s’éloignait avec les commandes des deux Vampires, William s’était contenté de rentrer doucement dans le vif du sujet. Plus vite ils en auraient terminé, plus vite elle pourrait retourner à une occupation probablement moins déstabilisante pour elle. Le Traqueur n’avait jamais expérimenté la disgrâce – et probablement que le fait d’être lié à Mina faisait de lui quelqu’un de plus important encore – mais il se doutait bien que cela n’avait rien d’agréable, loin de là. Vivre dans une certaine peur, toujours soucieux des limites à ne pas franchir, voilà de quoi le Vampire se passerait bien. Heureusement, il était loin de cette situation pour le moment. Tandis qu’il terminait sa première question, qui n’en était pas vraiment une, il s’était attendu à voir une réaction, quelconque, mais il n’en fut rien. Apparemment, sa petite camarade d’un soir savait très bien se tenir et se garder de montrer au monde ce qu’elle pensait vraiment. Voilà qui avait de quoi être intéressant. Se redressant un peu, posant ses poignets sur la table, tout en entrelaçant ses doigts, il posa son regard sur la jeune femme et écouta sa réponse. Comme il s’en doutait, elle avait certainement des noms à offrir, sans état d’âme, bien entendu, à moins, qu’encore une fois, elle ne cache très bien son jeu. En ce qui concernait les évènements d’Atlanta, William n’avait pas été spécialement tenu au courant, juste le strict minimum pour comprendre la situation et cela lui convenait parfaitement. Il n’avait pas besoin de tout savoir et préférait se cantonner à ce dont il avait besoin pour faire correctement son boulot. On lui avait donné un nom, une source et un objectif : trouver un maximum d’information. Rien de plus simple. En tout cas, à l’écouter, il n’y avait pas qu’une possible source de problèmes, voilà des informations qu’il serait judicieux de glisser en annexe de son rapport.

Avant qu’il ne puisse répondre, la serveuse revint avec les deux verres et, tandis qu’elle les déposait, le Vampire sortit son portefeuille d’une poche intérieur de son manteau et en sortit un billet. « Gardez la monnaie. » Un léger sourire accueillait cette « offre généreuse » et il regarda la tenture retombait tandis que la serveuse sortait avant de reposer son regard sur son invitée. « Où en étions-nous… Ah ! Oui. » Il prit son verre et le leva en direction de la Vampire avant d’en boire une gorgée. « Voilà des noms forts intéressants mais hélas… Il n’y a pas celui que je recherche. » Déposant le verre devant lui, il réfléchit quelques instants. « J’aurai besoin de ce que vous pourriez me dire sur un certain Peter Mills. » Les autres noms n’avaient qu’une importance secondaire et même s’il creuserait un peu pour essayer de voir la menace qu’ils pourraient représenter, ice n’était pas le cœur de son investigation et il savait que cela ne remplacerait pas de véritables informations concernant la cible principale qui était visiblement un renégat avéré. Il ne restait plus qu’à le retrouver puisqu’apparemment, il n’était pas dans le décompte des morts de l’incident d’Atlanta. Une situation fâcheuse quand on savait qu’il était apparemment mal vu de ne pas pouvoir mettre la main sur tout le monde. Enfin, peu importait pour William. Il n’était pas en charge de la gestion de ce « souci » et le Conseil était bien à même de gérer ses propres ennuis. Le Traqueur se demanda un instant si Mina était impliquée et si elle pourrait faire appel à lui… La possibilité était envisageable mais la Vampire avait laissé pas mal de répit à son Traqueur depuis qu’il était revenu à la Nouvelle-Orléans. Il était donc peu probable qu’elle ait besoin de lui ailleurs qu’ici.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Jeu 13 Déc - 16:49

Un étranger non-averti qui les aurait regardé discuter n'aurait jamais imaginé qu'il s'agissait d'un interrogatoire. Chacun avait l'air bien trop détendu, serein, et surtout, bien trop avenant. Les masques des deux vampires étaient parfaits, mais Ailin ne s'y trompait pas. Cette rencontre n'avait absolument rien d'un rendez-vous galant - ni moins galant d'ailleurs. Elle avait appris à ne faire confiance à personne, et ne se laissa donc pas désarçonner par la remarque du traqueur, exprimant sa gêne vis-à-vis du caractère officiel de cette rencontre. Elle aurait à son tour pu se sentir flattée, mais elle n'oubliait pas à qui elle avait à faire. Elle doutait qu'un homme comme William Delacroix se laisse si facilement berner par quelques mots agréables à l'oreille, qu'importe l'attention avec laquelle elle les avait choisis. Elle ne devait pas relâcher ses efforts.

Néanmoins elle glissa une main qui se voulait nerveuse dans ses cheveux, et se permit un sourire timide en guise de réponse à cette tentative de rapprochement. Elle n'était pas obligée d'informer son interlocuteur du fait qu'elle doutait encore de sa sincérité, pour la très bonne raison qu'elle n'était elle-même presque jamais sincère et s'étonnait toujours de trouver cette qualité chez autrui, tant elle lui semblait illusoire.

Bien. Ils y étaient. Le traqueur lui donna la raison de sa visite, et Ailin crut bon de s'avancer un peu en citant quelques noms, d'une part pour prouver au traqueur qu'elle était prête à lui raconter tout ce qu'il voulait sans qu'il ait besoin de recourir aux menaces, et de l'autre, parce qu'elle était quasi certaine de taper juste.

Et c'est là qu'on voit que même les plus vieux singes échouent parfois à faire une grimace correcte. Elle se figea au moment où sa main touchait le verre de vin posé sur la table, et tandis que son interlocuteur lui apprenait que ni Sven, ni Eleanor n'étaient impliqués dans l'affaire qu'il souhaitait élucider. Aurait-elle été en train de respirer qu'elle aurait sans doute cessé de le faire, mais le fait était qu'elle ne respirait pas souvent. Elle espérait que William n'irait pas penser qu'elle lui avait donné ces noms pour tenter de noyer le poisson. Fort heureusement elle connaissait bien les vampires d'Atlanta, et pourrait sans doute rapidement corriger son erreur stratégique, en donnant à William des informations inédites sur sa véritable cible plutôt que sur celles qu'elle lui avait cité.

Les sourcils froncés, elle se redressa, et porta le liquide sombre à ses lèvres tandis qu'elle réfléchissait. Le vin avait un goût affreux. Ou plutôt, pas plus que d'habitude, elle n'était capable de l'apprécier. Néanmoins il lui fit l'effet d'un bon coup de fouet, parfait pour l'aider à réfléchir plus vite à quoi répondre.

"Vous m'étonnez... J'étais presque certaine qu'il ne pouvait s'agir que de Sven ou Eleanor... Mais je me suis concentrée sur nos amis proches et peut-être n'aurais-je pas dû. Il est vrai que je n'ai pas vu Peter le soir de l'attaque. Cet homme n'était pas notre ami, mais juste l'un des suivants de Sigmund, si bien que je ne pourrai pas vous en dire autant à son sujet qu'à celui des deux précédents..."

... Ce qui était malheureusement vrai. Elle en était bien désolée, car cela risquait de jouer contre elle. Elle n'avait plus qu'à dire tout ce qu'elle savait en espérant que William voudrait bien croire qu'elle ne faisait pas de rétention d'information.

"... Voyons. Sigmund partageait beaucoup des informations qu'il avait sur nos vampires avec moi, afin que je l'aide à prendre des décisions avisées lorsqu'il le fallait. Peter est un vampire relativement jeune... Il a moins d'une centaine d'années, mais il est fourbe, énergique, et il ne faut pas le sous-estimer. Il n'est pas originaire de Géorgie ni même de notre continent... Je me souviens qu'il est écossais. Je n'aurais pas pu l'oublier puisque l’Écosse est aussi ma patrie d'origine..."

Elle eut un bref sourire nostalgique. Elle n'avait plus du tout d'accent, mais lorsqu'elle s'énervait - ce qui n'arrivait pas souvent - il arrivait que ses origines remontent à la surface jusqu'à rouler sur sa langue tandis qu'elle s'exprimait.

"... Il est brun.. mais plutôt commun. Je ne saurais pas vraiment vous le décrire et je ne me souviens plus de la couleur de ses yeux. Il est plutôt grand... Il doit faire ma taille à peu près. Et surtout il a un fort accent. Je ne sais pas si cette information peut vous aider. Je sais qu'il avait dû fuir l'Europe car il était impliqué dans des affaires sordides... ses ennemis étaient humains, mais nombreux. Il est venu nous demander asile. Nous lui avons demandé de rester sage tant qu'il serait dans notre ville car nous n'avions pas besoin de nous mettre à dos certains parrains dont l'influence risquait d'être un danger pour notre communauté... Mais je doute qu'il se soit parfaitement tenu à carreau. Il n'est pas impossible qu'il ait été obligé de fuir ses ennemis, une fois le pouvoir d'Atlanta qui le protégeait anéanti... Mais de là à se mettre à dos le Conseil?"

Elle soupira, et murmura, en secouant la tête:

"... A quoi pense t-il donc..."

De nouveau elle plongea les yeux dans ceux du vampire face à elle.

"... Je doute de vous avoir appris grand chose de nouveau? N'y a t-il pas quelque chose en particulier que vous souhaitez connaître à son sujet?"

Les mauvaises fréquentations de Peter Mills étaient peut-être un scoop, mais ses origines européennes, sans doute pas vraiment. Ailin craignait de n'apporter que des ragots sans grand intérêt au traqueur... Si elle ne parvenait pas à lui être utile, que se passerait-il?
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Jeu 20 Déc - 14:35

[HRP:Désolé du retard, pas mal de boulot en ce moment. Veille de vacances toujours surchargées. ^^']

Il était inutile de rendre les choses plus compliquées qu’elles ne l’étaient, non ? La terreur et la menace n’étaient pas des armes de choix pour le Traqueur qui préférait de loin des méthodes plus subtiles et plus « douces ». Certes, il n’hésitait pas à recourir à ses méthodes si cela devait s’avérer nécessaire mais d’entrée de jeu, il préférait de loin la spontanéité des gens, c’était un excellent moyen pour ne pas les braquer et s’arranger pour qu’ils en disent le plus possible. Certains devenaient plus ou moins réfractaires quand on les forçait et, pour obtenir chaque information, il fallait poser chaque question une à une tandis que lorsqu’ils se sentaient plus tranquilles, les réponses venaient parfois toutes seules, sans même avoir besoin de pousser l’interrogatoire dans les limites du détail. Abandonnant son verre pour chercher dans l’une des poches intérieures de son manteau un petit carnet et un crayon de papier, il l’ouvrit devant lui, prêt à recueillir les informations qu’elle lui divulguerait au sujet de l’homme dont il était question. Il y avait déjà eu des noms mais il ne les écrivit pas, ils auraient tout le temps de revenir sur le sujet une fois le plus important clos. Sans chercher à se focaliser sur elle, pour ne pas lui donner l’impression d’être surveillance, il attendit qu’elle puisse rassembler ses souvenirs ou les informations qu’elle pouvait lui confier. Le connaissait-elle seulement ? Il l’espérait. Il aurait été dommage qu’elle ne puisse pas répondre à ces quelques questions. Sa coopération n’était pas nécessaire, simplement souhaitable, une preuve de sa bonne foi et du fait qu’elle pourrait peut-être être convenablement réhabilitée dans la société Vampirique. Le Conseil n’était pas des plus magnanime mais un bon comportement pourrait toujours l’aider à se sortir du mauvais pas dans lequel elle s’était trainée, de quelque manière que ce soit.

De toute façon, si elle n’était pas en mesure de pouvoir se racheter, il n’y avait aucune raison pour qu’elle soit encore en vie aussi devait-elle avoir une certaine valeur aux yeux de certaines personnes. De là à dire qu’un bon comportement jouait en sa faveur, c’était s’avancer mais une chose semblait certaine, la coopération en pouvait certainement pas lui nuire. Tapotant doucement du bout du crayon son carnet, William eut un petit sourire pour la jeune femme tandis qu’elle lui avouait sa surprise. Sans chercher néanmoins à l’arrêter dans sa réponse, il se concentra sur celle-ci et commença à griffonner sur son carnet. Apparemment, la pêche aux informations serait plus difficile que prévue mais ce n’était pas le genre de choses qui refroidissait le Traqueur qui avait connu bien pire qu’un témoin avenant et potentiel manque d’information. Enfin bref, il évita de se laisser distraire trop longtemps et se contenta de quelques mots-clefs dans son carnet, en soulignant parfois quelques uns avant de passer à la suite. Il y avait finalement peu de choses qui semblaient vraisemblablement utiles ou, plutôt, que ceux qui recherchaient des informations, ne connaitraient pas. Les origines n’étaient généralement pas quelque chose de très secret et on s’attendait certainement à ce qu’il ramène d’autres informations, plus intéressantes, à son sujet qu’une vague description physique et un passé, certes chargé, mais probablement inutile. Tandis qu’il finissait d’écrire quelques mots supplémentaires, la question rhétorique posée par la Vampire lui fit hausser les épaules. William ne connaissait pas les détails et s’en gardait bien. Avec le temps, il avait appris à rester à sa place et ne pas chercher davantage que ce qu’on lui demandait. On n’avait pas jugé bon de le mettre au parfum de toute la situation, probablement parce qu’il n’en avait pas besoin. Dans le cas contraire, il prendrait la liberté d’en apprendre davantage.

Reposant son regard sur Ailin, le Traqueur tapotait distraitement son carnet. Il réfléchit quelques isntants, cherchant comment tourner les choses pour amener quelques résultats. « Vous avez une petite idée de l’endroit où il aurait pu se réfugier ? Une planque, un lieu quelconque ? Votre Maitre avait probablement des places de ce genre au cas où non ? Se pourrait-il qu’il en utilise une à son compte, le temps que l’histoire se tasse ? » C’était généralement ce que les gens faisaient. Ils s’offraient quelques « vacances » et se faisaient oublier de la surface du monde pendant plusieurs mois, voire, dans le cas de Vampires, des années. Ce qui n’était pas vraiment un problème pour eux, compte-tenu de leur longévité. Bien entendu, l’inconvénient de cette immortalité, c’était que lorsqu’on fâchait un autre Vampire, la rancœur, elle aussi, était immortelle… Néanmoins, sombrer dans l’oubli était toujours possible. Les gens qui le cherchaient voulaient certainement le débusquer de son trou, à supposer qu’il se terrait quelque part. « Vous connaissez des gens avec qui il aurait pu s’associer depuis ? Des personnes de son passé, des connaissances, susceptibles de l’aider à se cacher ou à fuir ? » Un peu de pression sur les connaissances pouvait également s’avérer utile. Certains étaient parfois peu téméraires ou enclins à « trahir » leur camarade pour obtenir des faveurs ou simplement s’éviter des problèmes. Les amis finissaient toujours par devenir embarrassants et gênants lorsqu’on devenait la cible d’une traque. Portant sa main libre vers son verre, William but une gorgée de son whisky et reposa tranquillement le verre à l’endroit où il se trouvait plus tôt. « Toute information pourra probablement m’être utile Mademoiselle Dyce, même le plus insignifiant détail à vos yeux. Je suis preneur de tout ce que vous pourrez me donner. »
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Sam 22 Déc - 22:15

[ Pas de souci! C'était ma semaine de partiels en plus X) ]

Bon. Ailin avait craché toutes les informations qui lui venaient au premier abord, et qui lui semblaient avoir un soupçon d'utilité. Évidemment elle n'imaginait pas être laissée si vite tranquille... Tout ça aurait été bien plus facile si elle avait pu donner au Traqueur quelques localisations précises, mais concernant Peter Mills, ce n'était pas si simple. Cet homme n'était pas du genre à avoir des racines. Pas à Atlanta, du moins... Elle doutait qu'il ait choisi de se cacher dans l'une des résidences "de secours" de Sigmund. Il n'était pas stupide. Il savait que c'était l'un des premiers endroits où on irait le chercher... Et si il avait entendu dire qu'Ailin était toujours vivante et qu'elle avait rejoint la Nouvelle-Orléans il ne douterait pas l'espace d'une seconde du fait qu'elle vendrait sa vie au premier venu si jamais cela pouvait lui être bénéfique. A Atlanta, tout le monde savait qu'Ailin n'avait aucun scrupule, aucun attachement, aucune notion de responsabilité quelconque envers quiconque, si ce n'est Sigmund et elle-même.

Elle eut un sourire plaisant et tourna dans sa main le verre de vin d'un geste réflexe, qui ne lui venait pourtant pas de son passé humain: elle était morte trop jeune pour avoir pris cette habitude. Ou bien cela datait-il de la période où elle prenait des hommes dans ses filets, leur faisait miroiter des trésors charnels inexistants sous les yeux, pour ensuite les poignarder dans une ruelle et les alléger de leurs biens précieux..? Diantre... Voilà qu'elle ne se souvenait plus...

"Peter est un homme plus intelligent qu'il ne le paraît, sans quoi il serait mort depuis longtemps, à force de traiter avec les engeances qu'il côtoie... Non, je ne pense pas qu'il utilise l'une des anciennes caches de mon maître. Ces places ne sont plus sûres depuis le jour où le pouvoir d'Atlanta est tombé... C'est le premier endroit où l'on viendrait le chercher, et il sait pertinemment que le secret de leur emplacement ne sera pas gardé. Si vous souhaitez vraiment que je vous donne des adresses, je le ferai, mais ça m'étonnerait beaucoup que cela vous fasse gagner du temps."

Et elle le pensait vraiment. Pour une rare fois dans sa vie, la meilleure solution qui lui venait à l'esprit était d'énoncer la vérité brute, en justifiant en détail chacune de ses réflexions.

"Peter n'avait que peu de contacts avec les autres vampires. Il n'a jamais vraiment réussi à faire la transition entre son ancienne vie et la nouvelle, je crois... Je n'ai aucune certitude mais vous devriez peut-être tenter de contacter les agents de la mafia locale. Ils le connaissent sans doute mieux que nous. Peut-être qu'ils savent même dans quelles affaires il traînait au moment des faits... Il ne nous aurait jamais parlé de ses "nouveaux amis" puisqu'il lui était théoriquement interdit de renouer contact avec ces brigands."

Elle fronça les sourcils et posa un doigt sur le bord de ses lèvres car quelque chose d'important lui échappait. Quelque chose qui pourrait peut-être rajouter de l'eau à son moulin, et peut-être même qui pourrait aider l'affaire à prendre une autre direction.

"Je crois me souvenir d'une discussion... L'une des rares que j'ai eues avec lui qui a duré plus d'une paire de mots échangés. Il m'expliquait que l'Europe lui manquait, et qu'il avait laissé là-bas des biens matériels nombreux... Que son niveau de vie en Amérique n'était en rien similaire à celui de sa précédente 'existence'. Cela ne m'étonnerait pas du tout qu'il ait profité de sa nouvelle liberté pour prendre l'avion en direction des Royaumes-Unis. Ses ennemis doivent être morts, ou bien trop vieux pour se souvenir de lui et s'en soucier encore. Il a sans doute saisi l'occasion... N'est-il pas possible de saisir les registres des aéroports?"

Ses suppositions étant osées, elle releva les yeux. Il ne fallait pas que William pense qu'elle cherchait à l'entraîner sur une fausse piste. Elle leva une main, afin de mitiger son discours.

"Il n'est pas complètement impossible qu'il ait fui avec l'une des deux autres personnes que j'ai cité précédemment et je peux vous dresser une liste de tous les endroits où je sais qu'ils auraient pu vouloir se cacher, mais il ne tenait pas à nous. Il n'avait pas confiance. Je pense vraiment qu'il n'est plus sur ce continent. Et n'oubliez pas que les fuyards savent peut-être que j'ai été réhabilitée. Ils s'attendent peut-être à ce que l'on vienne m'interroger. A ce moment là ils auront choisi de se cacher là où je ne m'y attendrais moi-même pas, quand bien même je n'espère pas qu'ils aient eu cet éclair d'intelligence."

... Car elle savait ce qui était bon pour elle. Voilà... C'était son analyse de la situation. Si le traqueur en formulait la demande expresse elle commencerait à lui dévoiler tout ce qu'elle savait d'autre dès qu'elle aurait de quoi écrire, mais au moins lui avait-elle dit ce qu'elle en pensait.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mar 25 Déc - 15:34

William n’en était pas vraiment certain mais, au fur et à mesure de ce petit entretien, il commençait par avoir l’impression que rien ne sortirait vraiment de cette entrevue et que c’est un peu bredouille qu’il repartirait du Danse Macabre. Au moins, une chose était sûre, elle ne faisait pas montre de récalcitrante pour lui livrer tout ce qu’elle pensait savoir sur ce qu’il lui demandait. Cela ferait bien entendu partie de son rapport, ne serait-ce que pour éviter de faire planer davantage de soupçons sur elle. Elle avait subit un sérieux revers de l’existence et il lui faudrait certainement du temps pour s’en remettre, mais, surtout, pour retrouver une place dans le monde Vampirique, qu’il s’agisse de celui de la Nouvelle-Orléans ou d’un autre. Le Conseil ne ferait pas rapidement montre de clémence mais peut-être trouverait-elle plus facilement grâce aux yeux du Maitre de la Ville. Ainsi allaient les choses au sein de la Communauté Vampire et beaucoup se faisait également sur la réputation de ceux qui parlaient en votre nom. Un mot glissé en faveur d’Ailin de la part de William pouvait influencer un peu le futur de la Vampire, mais il y avait d’autres Vampires qui pouvaient faire de même, voire plus. Elle devait être au courant de ces jeux de pouvoirs et ce n’était certainement pas pour rien qu’elle jouait la docile et se pliait aux interrogations de William. Cependant, en dehors de ce petit interrogatoire particulièrement professionnel, le Traqueur éprouvait un peu de peine pour sa consoeur qui n’était pas vraiment dans une situation des plus faciles. Ce n’était pas de la pitié, loin de là, mais simplement une certaine empathie. Il n’y avait pas de mal à compatir, non ? En d’autres circonstances, peut-être auraient-ils pu se lier davantage autour d’un verre qu’une banale, et un peu repoussante, relation de Traqueur à « Traquée ».

Dans un silence religieux, le regard passant de son carnet à celui de la Vampire, William griffonnait tranquillement toutes les informations qui lui paraissaient réellement utiles, faisant un premier tri dans tout ce que la jeune femme avait à lui dire. Et il fut étonné qu’elle ait autant à lui révéler. Certes, il s’agissait là plus de « ragots » que de véritables faits mais il y avait là matière d’aller plus en avant dans l’investigation et cela serait toujours plusieurs pistes pour les enquêteurs du Conseil qui ne manqueraient pas de suivre chacune des possibilités retenues par le Traqueur. Heureusement, ce ne serait pas à lui de vérifier toutes ces possibilités. De toute façon, au vu de la discussion, cela dépassait largement sa « juridiction » et, jusqu’à présent, il n’avait aucune raison – ni vraiment le droit – de quitter la Nouvelle-Orléans. Non pas qu’il était surveillé, mais c’était là qu’était son devoir et on ne lui avait pas ordonné d’aller ailleurs. Il se plaisait bien ici de toute façon et après avoir voyagé pendant pas mal d’années, il ne voyait aucune raison de partir. La ville n’était pas la plus paisible du monde, mais, justement, il lui fallait bien un peu de travail, non ? Il aurait été assez pénible pour lui d’être mis à la retraite pour cause de travail inexistant. Les dernières paroles furent finalement griffonnées sur son carnet et il posa son crayon à côté de ce dernier, reposant son regard sur la Vampire. « Vous pensez que l’une de ces personnes, et en particulier Peter, pourrait vous voir comme une menace et chercher à vous éliminer ? » Son regard n’avait pas quitté son invitée. C’était un risque qu’elle avait surement déjà imaginé. « Réhabilitée », en quelque sorte, cela signifiait certainement qu’elle avait parlé, et, pour cela, certains étaient prêts à tuer.

Pourquoi ? Par peur, sans aucun doute. Mais comme la Mafia n’appréciait pas trop les délateurs qui s’offraient la protection de la police en échange d’informations, il était envisageable que d’anciens Vampires préfèrent couvrir leurs arrières en effaçant toutes les traces possibles. Elle ne semblait néanmoins pas craindre pour sa vie. Se pensait-elle au-dessus de tout cela ? Elle ne semblait pas sous surveillance, du moins pas en terme de protection. « Je pense que vérifier les listes à destination du Royaume-Uni ne sera pas trop compliqué mais je crains que nous devions aller un peu plus loin que ça. » Il était revenu sur sa question précédente, un peu rhétorique, mais sur laquelle il jugeait bon de partager son point de vue. Aucune piste n’était à négliger et le Conseil avait les moyens de faire ça vite et bien, aussi, il n’avait aucune raison de passer à côté. « Si vous pensez n’avoir rien à me dire de plus sur Peter, je veux bien que vous me parliez des autres noms que vous avez cité Mademoiselle Dyce. Ces informations ne pourront être qu’appréciés, j’en suis convaincu. » C’était l’occasion pour elle de faire un peu de zèle. Pourquoi ? Parce qu’il serait toujours bien vu et que c’était là l’occasion pour elle de montrer qu’elle n’était pas récalcitrante à l’idée de tourner sa veste. Elle devait encore gagner la confiance de beaucoup de gens dans cette ville si elle voulait survivre sur le long-terme, et divulguer des informations était un moyen efficace pour parvenir à cette fin. A elle de saisir cette perche ou de la refuser, William ne serait pas vraiment concerné par son choix. C’était à elle de décider de son avenir, pas à lui.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mer 9 Jan - 1:24

[Reprise un peu difficile le temps de remettre en route les neurones du rp X) ]

Ailin observait le traqueur tandis qu'elle parlait, et qu'il notait ce qu'elle disait... Ou bien des éléments de ce qu'elle disait... Ou bien des interprétations et des commentaires dont elle ne pouvait connaître la teneur exacte. C'était un facteur de stress intense, mais par chance, elle avait de l'expérience et était capable de le masquer à la perfection...

La première question posée par William n'avait que peu de rapport avec tout ce qu'elle venait de lui raconter, mais c'était une question intéressante. Et pertinente. Elle y avait déjà pensé à vrai dire et n'était pas entièrement rassurée... Mais elle pouvait difficilement y faire quoi que ce soit. Elle avait déjà de la chance qu'on lui ait donné une deuxième chance... Il ne fallait pas non plus qu'elle compte sur une protection rapprochée. Et elle n'avait largement pas (ou plutôt plus) les moyens de s'en procurer une par des moyens légaux.

"...Ça n'est pas impossible... Cependant ils sont en fuite. Il faut qu'ils aient eu l'occasion d'avoir des nouvelles de la Nouvelle-Orléans... Rien ne dit qu'il savent où je suis. Ils pourraient même me croire morte... Et quand bien même ils sauraient que je suis en vie et... officiellement autorisée, ils n'auraient sans doute pas le temps ni le luxe de s'occuper de mon cas. Mais si ils savaient et avaient les moyens de m'éviter de trop parler, j'imagine qu'ils le feraient sans sourciller..."

Une légère expression de désagrément déforma ses lèvres... Elle la laissa passer, car il était inutile de cacher que la situation lui déplaisait. Elle était forcée de jouer le jeu mais aurait préféré éviter de divulguer cette information, qui d'une part prouvait à quel point les vampires d'Atlanta étaient solidaires, et de l'autre, pourrait donner de drôles d'envies au conseil... Ailin n'avait vraiment pas envie de servir de leurre pour mieux capturer les fuyards.

Bref... Suite à cet interlude désagréable, le traqueur lui dit quelque chose qui était déjà moins dérangeant, et qui prouvait qu'elle avait un minimum fait mouche, quand bien même il ne considérait pas l'information comme un scoop potentiellement capable de régler tous leurs problèmes. Elle évita de répondre, préférant rester humble. Elle se contenta d'un léger sourire et d'un hochement de tête pour signifier son accord. Honnêtement elle espérait avoir raison en pensant que de vérifier les registres des aéroports leur permettrait de viser plus juste dans leurs recherches... Elle avait bon espoir, même si elle pouvait évidemment se tromper.

Enfin, nouvelle question. Le cas de Peter était maintenant passé... Et le traqueur voulait en savoir plus sur Eleanor et Sven. Visiblement elle n'était pas près d'avoir fini de parler! Elle termina le contenu de son verre de vin puis prit un moment pour réfléchir à ce qu'elle pourrait bien dire à leur sujet... Le souci étant qu'elle en connaissait presque trop: elle se perdait dans les informations à divulguer. Il aurait fallu la nuit pour qu'elle raconte tout ce qu'elle savait à leur sujet.

"Eh bien... Sven et Eleanor sont... ou bien étaient... De très proches amis de Sigmund. Sven vivait avec Eleanor depuis longtemps déjà. Elle a été transformée quand elle était encore adolescente, et son créateur a disparu... Je ne sais trop comment. Peut-être a t-il été tué ou bien l'a t-il abandonnée... Le sujet était sensible, nous n'en parlions jamais vraiment. Elle a été recueillie par Sven et depuis ils ne se sont plus séparés. Quant à lui... Il s'agit d'un vampire plutôt âgé. Je ne sais pas exactement d'où Sigmund le connait mais ils étaient tous les deux originaires de Scandinavie, et se sont rencontrés avant que nous ne décidions de vivre... plus proches les uns des autres. Nos situations similaires nous ont sans doute rapprochés..."

... Bien, bien. Elle ne disait rien d'intéressant... Mais au moins était-elle en train de mettre en place le contexte qui permettrait à William de comprendre qui étaient les gens dont elle parlait, et quelle était leur relation avec Sigmund et Ailin.

"... A Atlanta nous étions un petit groupe à vivre plus ou moins sous le même toit. Je n'ai pas vu les cadavres d'Eleanor et de Sven... C'est ce qui m'a fait penser qu'éventuellement, votre vampire pouvait être l'un d'eux. Mais il est possible que je sois simplement passée à côté sans m'en rendre compte... J'avais d'autres priorités, à ce moment précis."

Elle eut un sourire contrit, puis acheva enfin - le temps de laisser le traqueur réagir et intégrer ces informations du moins. Peut-être aurait-il des questions précises à poser.

"... Mais Sven est un homme censé. Il sait où est son intérêt. Il n'aurait jamais choisi l'existence d'un renégat... Quant à Eleanor je n'imagine pas qu'elle puisse fuir seule et... survivre. Son corps était chétif, à l'image de la fragilité de son esprit, ainsi que de sa santé mentale..."
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Dim 13 Jan - 12:00

Certaines organisations n’étaient pas vraiment tournées vers la bienfaisance et, généralement, lorsque l’un de ses membres essayait de se faire la mal en s’offrant le luxe de dénoncer les pratiques fomentées par son ancienne « famille », il n’était pas rare que cette dernière ne trouve un moyen pour se débarrasser de ce témoin gênant. William ne connaissait pas vraiment la nature des activités de l’ancien Maître d’Atlanta, mais si le Conseil avait décidé d’y mettre un terme, il n’y avait pas trop à douter du fait que ce n’était certainement pas une simple distribution clandestine de soupe populaire, même pour Vampires. Que certains membres de l’organisation tentent de couvrir leurs arrières n’avait rien de spécialement idiot même si, effectivement le fait qu’ils soient en fuite n’améliorait pas vraiment leurs chances pour mettre la main sur Ailin, d’autant plus qu’elle aussi était surveillée par le Conseil, du moins pour le moment, aussi, essayer de l’atteindre consistait, également, à se dévoiler à ceux qu’ils cherchaient probablement à fuir. « Sans vouloir vous effrayer, vous seriez étonnée de savoir de quoi est capable une personne traquée. » C’était son boulot, après tout, de les suivre et de les rattraper, pourtant, certaines d’entre elles étaient parfaitement capables de se fondre dans la nature et de semer suffisamment longtemps leurs poursuivants pour s’offrir quelques luxes, surtout lorsqu’il était question de vengeance. « Néanmoins, il serait particulièrement stupide d’essayer de vous atteindre, étant donné que vous êtes toujours surveillée par le Conseil. Pour le moment. « Cela ne durerait pas, assurément. Mais peut-être que les derniers survivants seraient attrapés le temps que l’on estime qu’elle ne représentait plus aucune menace. De là à savoir si cela serait rapidement le cas, le traqueur n’en n’avait aucune idée, cela ne dépendait pas de lui, mais d’elle. Terminant de noter deux ou trois choses dans son carnet, il passa à l’idée suivante.

Ces fameux Sven et Eleanor n’étaient pas nécessairement intéressants pour celui qui avait mandaté William sur cette « mission », ou plutôt cet interrogatoire, mais toutes les informations étaient potentiellement bonnes à prendre aussi il ne perdit pas une miette de ce que la jeune femme avait à lui dire à ce sujet, heureux de voir qu’elle avait saisi l’opportunité qui s’offrait à elle d’accélérer la confiance qu’on avait en elle. Ne prenant la peine de ne noter que quelques menus détails dans son carnet lorsqu’elle commença à lui parler d’eux, il en profita pour l’observer davantage, essayant de vérifier qu’elle ne lui racontait pas seulement ce qu’il avait envie d’entendre mais bel et bien la vérité. Ce n’était pas dans son intérêt de mentir, mais on ne savait jamais, elle aurait pu être tentée de jouer sur les deux tableaux, bien qu’il n’y ait plus grand-chose à gagner sur le deuxième. Certaines personnes étaient particulièrement difficiles à cerner et, surtout, imprévisibles. Après tout, pourquoi coopèrerait-elle hormis pour continuer à sauver sa peau ? Peut-être avait-elle trouvé entre temps un autre moyen d’y parvenir. Il en doutait sincèrement mais mieux valait s’assurer qu’elle ne passait pas leur temps à débiter des informations inventées à la volée. Le niveau de détail était cependant tel que William doutait qu’elle puisse vraiment inventer aussi rapidement une histoire qui pouvait tenir debout, sans se trahir d’une quelconque façon. A moins, bien entendu, qu’elle soit experte en ce domaine mais, cela, ils l’apprendraient bien vite, au besoin. Avec les renseignements directs qu’il lui demandait, leur véracité indiquerait très clairement, ou non, sa docilité. Reprenant son crayon, il reprit ses annotations, accordant à Ailiin quelques regards de temps à autres tandis qu’elle poursuivait son récit.

« Vous pensez que Sven se serait déjà « rendu », c’est ça, optant pour une situation proche de la votre plutôt qu’une vie de fuyard comme Peter ? » Le Traqueur avait relevé le nez de son carnet pour replonger son regard dans celui de son interlocutrice. « J’imagine qu’il y a de fortes chances pour qu’Eleanor soit avec lui, n’est-ce pas ? » S’ils étaient depuis si longtemps « ensembles », il n’y avait pas de raisons que cela change d’un jour à l’autre, même si ce jour-là avait été probablement assez spécial pour eux. Comme la jeune femme l’avait dit, il n’y avait rien qui prouvait qu’ils n’étaient pas déjà morts, mais, dans l’hypothèse où ce n’était pas le cas, il savait que les renseignements qu’il obtiendrait seraient appréciés à l’oreille de celui à qui il devait les porter. « Une possibilité pour que Peter, Sven et Elena aient décidé de joindre leurs forces pour se sortir de cette situation potentiellement désagréable ? » Après tout, ils s’étaient peut-être retrouvés ensemble pour une raison ou pour une autre après l’incident d’Atlanta et, comme assez souvent, l’union faisait la force dans ce genre de cas. A plusieurs, ils avaient plus de chances de passer outre les différentes traques qui pouvaient être lancées contre eux. « Auraient-ils des connaissances communes ? Des amis extérieurs qui pourraient les aider à trouver un moyen de s’extraire de l’autorité du Conseil ? » William était certain que les personnes en charge de retrouver les personnes manquantes devaient probablement savoir tout cela, ou, au moins, cherchaient dans cette direction, pourtant, on ne pouvait pas passer à côté de l’interrogatoire d’un témoin qui savait peut-être tout cela. Au pire, ce serait un peu de temps perdu, au moins, ils en gagneraient probablement beaucoup.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Jeu 24 Jan - 12:24

Au point où Ailin en était, il aurait fallu plus que quelques menaces de mort supplémentaires. pour l'effrayer. D'autant qu'en plus de n'avoir été véritablement formulées, ces menaces étaient plus que fictives: Il n'était même pas sûr que les personnes qui auraient pu vouloir les exécuter soient encore de ce monde - à l'exception de Peter. C'était déjà un miracle qu'elle ait survécu, et que la Nouvelle-Orléans ait accepté de lui donner une chance de se racheter... Les dangers étaient nombreux. Elle allait bientôt devoir révéler au monde le plus grand de ses secrets: Pendant très longtemps, elle avait pensé qu'elle préférait mourir plutôt que de voir sa nature dévoilée... Mais elle s'était rendu compte qu'elle tenait bien trop à la vie. Plus qu'à sa dignité, et plus qu'à son... confort psychologique.

Qu'elle soit tombée si bas en était la preuve: elle n'en était plus à un risque près. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était de prendre les choses avec philosophie: Elle ne pouvait rien y faire, alors elle n'avait plus qu'à attendre, et prier pour que rien de fâcheux ne lui arrive avant qu'elle ne redevienne capable de se protéger - ou qu'on daigne lui fournir une protection qu'elle ne pouvait se permettre de demander. On lui avait déjà donné plus que la plupart pensait qu'elle méritait. Elle se contenta donc de hausser les épaules, et de soupirer tristement:

"Je vous crois sans mal... Néanmoins, et comme je n'ai aucun moyen de les empêcher de m'atteindre à l'heure actuelle, je n'ai plus qu'à espérer de tout coeur que personne ne tentera quoique ce soit de "particulièrement stupide".."

Elle se retint d'ajouter. "Quoiqu'au moins cela vous ferait une piste supplémentaire à suivre...". Donner des idées de ce genre à un traqueur ou à n'importe quel "outil" du Conseil aurait été très mal avisé. Elle n'avait aucune envie de servir de leurre... Et ses supérieurs hiérarchiques étaient suffisamment capables de fomenter des plans la mettant dans une situation délicate sans qu'elle ait à leur tendre elle-même le bâton.

Bien... C'était le tour de l'histoire de Sven et Eléanore d'être passée au crible. Elle raconta, dans les grandes lignes, l'histoire de leur rencontre, et de la relation qui liait les deux vampires. Puis ce fut de nouveau le tour des questions. Il était beaucoup plus simple pour Ailin d'y répondre qu'aux précédentes. Sven, faire le choix de devenir un rénégat? Impossible... A moins qu'il ne soit devenu fou. Elle répondit sur un ton plein de certitude:

"Exactement. Sven est un homme très raisonnable, maître d'un grand sang froid. Je ne l'imagine pas faire la bêtise de fuir le Conseil, encore moins dans un accès de panique. Si il ne s'est pas présenté au maître d'une autre ville, je pense qu'il est très probablement mort."

Quant à Eléanore...

"... Si jamais les deux ont survécu, ils seront sans doute restés ensemble effectivement... A moins de n'avoir été forcés par les circonstances, et d'avoir chacun perdu la trace de l'autre."

Quant à une potentielle alliance avec Peter... Pensive, Ailin finit par arborer une moue incrédule.

"... C'est une possibilité à prendre en compte, mais là encore, c'est très peu probable. Sven et Peter n'ont pas les mêmes méthodes. Ils n'ont jamais été proches, et passaient le plus clair de leur temps à être en désaccord. Peter aurait très certainement pu chercher la protection de Sven... Mais Sven n'aurait jamais cru en quelque chose d'aussi idiot qu'une alliance de trois personnes capables de se jouer d'un système entier..."

La dernière question la laissa d'autant plus pensive que la réponse qu'elle avait à cette dernière rendait tout le reste des suppositions formulées auparavant un peu plus crédibles... Si l'on partait du principe que Sven avait pu faire une bêtise indigne de son intellect, alors...

"... Eh bien, Sven quittait souvent Atlanta pour rendre visite à de proches amis, dans le Nuvavut à proximité de Gjoa Haven. Du fait de sa position géographique cette province est presque déserte. J'imagine qu'il pourrait s'agir d'une très bonne cachette, à condition d'accepter l'idée de se couper du monde pour un temps plus qu'indéterminé..."
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mar 29 Jan - 12:14

Cette petite discussion ne menait pas à grand-chose, toutefois l’intéressée était coopérative et le Traqueur ne manquerait pas de le mentionner dans son rapport. Le contraire aurait pu être vu comme de la méchanceté pure et simple, une chose dont n’était pas capable le Vampire, lui qui avait gardé de son siècle de naissance des vertus comment l’honneur et la droiture. Ce n’était pas des choses au goût du jour, bien entendu, mais, malgré tout, la dénommée Ailin n’avait de toute façon rien fait qui pouvait nuire à William, aussi, il ne voyait aucune raison pour lui mettre des bâtons dans les roues alors qu’elle essayait simplement de s’en sortir. Si lui avait eu la chance d’avoir Mina comme « Maitre », cela n’impliquait pas nécessairement que tout le monde était capable de faire pareil. Tous les Vampires ne se valaient pas, loin de là, et même si elle était coupable de ne pas avoir quitté la barque suffisamment tôt pour ne pas se retrouver mêlée aux affaires d’Atlanta, certaines circonstances pouvaient simplement avoir fait qu’elle n’avait pas pu partir. De toute façon, ce n’était pas les affaires du Français qui préféra se concentrer sur ce qu’elle avait à lui dire, même si ce n’était pas beaucoup. Continuant de griffonner des notes dans son calepin tout en observant son témoin, William ne donnait pas l’air d’être ému le moins du monde par les histoires ou la situation de la jeune femme. Loin d’être antipathique, ce n’était simplement pas le moment de lier connaissance. Peut-être plus tard, peut-être une autre fois, sinon jamais. Ils devaient chacun accomplir leur devoir pour le moment et cela, il ne le perdait jamais de vue lorsqu’il était en mission. Un professionnalisme qui lui collait à la peau depuis longtemps mais qui tenait plus de ce qu’il était vraiment que de son statut.

A écouter l’intéressée, il y avait peu de chances pour que d’éventuels fuyards fussent encore en vie si le Conseil n’avait pas encore mis la main dessus. C’était potentiellement envisageable, même si l’information aurait déjà été relayée, sans nul doute. Seraient-ils morts ailleurs ? Dans des endroits non visités, non vérifiés ? Blessés pendant l’affrontement, s’extirpant de la masse mais ne pouvant aller bien loin ? L’idée était quand même plus improbable qu’une fuite caractérisée. Continuant de noter quelques informations sur les noms qu’il avait appris aujourd’hui, il se laissa aller à quelques conjectures allant dans le sens d’Ailin. Si les deux groupes ne s’étaient pas rejoints, il faudrait réaliser des recherches conjointes mais avec deus modes opératoires différents. Si le fameux Peter semblait être un instinctif, il ne serait pas trop difficile de le rattraper en faisant les surveillances adéquates, mais pour Sven et Eleanor – en imaginant que ces deux-là étaient ensembles, comme elle le laissait supposer – la chose serait surement plus ardue s’ils avaient opté pour la fuite. Enfin… Ce n’était pas de son ressort de toute façon, même si son instinct de Traqueur ne pouvait s’empêcher d’imaginer comment les traquer. Déformation professionnelle sans doute. « Et cette idée pourrait être potentiellement envisagée par Sven ? On a beau ne pas apprécier l’idée d’être un fugitif, l’idée de passer devant le Conseil et d’assumer les possibles conséquences n’est pas forcément plus appréciable. » Il parlait surtout en état de fait, sans faire référence à ce qu’elle avait fait elle, mais, de toute façon, ce n’était pas là la question. « Une quelconque information qui vous viendrait à l’esprit et que nous n’avons pas évoqué jusqu’à maintenant ? Un détail, une remarque, un souvenir diffus ? » La question était volontairement ouverte toutefois, il n’attendait pas spécialement de réponse.

Quoiqu’il en fut, son rapport serait assez bref et sans nul doute serait-il fait avant l’aube. L’espace d’un instant, il se demanda si ce qu’elle venait de faire ce soir pour eux pèserait un tant soi peu dans la balance qui planait au-dessus de sa tête. Enfin ce n’était pas vraiment son affaire aussi… Il n’était même pas certain qu’ils se rencontreraient à nouveau un jour, ou plutôt une nuit. Notant quelques dernières informations sur son carnet, il le referma d’un geste lent, reposant son regard sur l’ensemble des ses notes avant de sceller de ce geste la fin de l’interrogatoire « forcé ». « Bien… Je pense que nous en avons terminé, au moins pour l’instant. Merci de vous être pliée au jeu, je ne manquerais pas de souligner votre coopération à qui de droit. » Il n’était pas vraiment certain que cela ferait une quelconque différence mais à défaut de l’aider, cela ne pouvait pas jouer en sa défaveur. Il se doutait de toute façon qu’elle espère quoique ce soit de ce côté-là, sans quoi elle aurait probablement agie autrement en le croisant. A son avis, elle s’était contentée d’essayer de faire au mieux pour ne pas perdre davantage de crédibilité plutôt que d’essayer de l’impressionner pour gagner des points. Jouer défensif, limiter la casse, voilà ce qui devait être son quotidien désormais. Ce ne devait pas être évident pour elle mais au moins cela donnait un certain poids à son témoignage car elle devait savoir que si ses dires étaient faux, on ne manquerait pas de lui taper sur les doigts, d’une manière ou d’une autre… « Je ne vous retiens pas plus longtemps si vous avez mieux à faire, je m’en voudrais de vous faire passer une mauvaise soirée. » Il eut un petit sourire avant de terminer le fond de son verre.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Ven 8 Mar - 21:33

[j'espère que j'ai pas fait trop de fautes XDD le post a été fait dans le tram/en marchant]

Pour des raisons évidentes, Ailin aurait voulu pouvoir répondre à William d'une manière qui l'aurait satisfait. Vraiment. Cela dit quand elle disait qu'elle pensait qu'il était hautement improbable que Sven - et Eleanore si elle était avec lui - aient préféré fuir que d'opter pour la chance d'une réhabilitation, elle était très sincère et très sérieuse. Pour cette raison elle se sentit obligée de grimacer très légèrement avant de répondre:

"Dans le long terme, l'existence de renégat n'offre qu'une très courte espérance de vie. Cette option peut procurer l'illusion d'une salvation provisoire sans aucun doute... Mais aucune perspective d'avenir. Cela, Sven le sait. Il n'est pas un lâche donc ce n'est pas la peur qui aurait pu le pousser à un choix pareil... Je suis vraiment désolée mais je suis incapable d'imaginer une situation qui l'aurait poussé à effectuer ce choix peu judicieux... A moins qu'il ne l'ait fait pour Eleanor, éventuellement. Sven sait ce qui est en son intérêt.... Mais poussée dans ses derniers retranchements, sa pupille aurait pu commettre un acte impardonnable durant l'attaque, ou un peu après... En ce cas je peux imaginer que Sven serait capable de se sacrifier pour l'aider à se cacher mais... Cela se saurait si l'un ou l'autre était recherché pour des raisons plus personnelles."

Pensive, elle évalua cette possibilité qui venait de lui bondir à l'esprit sans prévenir. Et il s'agissait effectivement d'une des possibilités les plus crédibles...

Toutefois elle commençait à être à court d'idées comme de souvenirs. Ainsi n'avait-elle rien à rajouter.

"Je crains bien que non... Je vous ai dit tout ce que je savais... Et tout ce que j'étais capable de supposer, aussi."

Bientôt vint donc la fin de leur entretien... Et avec elle, la disparition d'une certaine tension chez Ailin qui, si elle ne se voyait pas car la vampire était bien trop bonne comédienne pour laisser voir ses faiblesses de la sorte, n'avait pas été agréable à supporter ni à masquer. Elle ne savait pas si elle avait vraiment réussi à sauver les meubles... A première vue William semblait croire en sa bonne volonté mais même elle n'aurait pas eu la dangereuse arrogance de croire être capable de lire dans l'esprit d'un traqueur comme dans un livre ouvert. Il pouvait tout aussi bien lui mentir... et elle ne pouvait maintenant plus qu'espérer que sa coopération ne jouerait pas contre elle - à défaut de jouer pour elle.

Quoiqu'il en soit il s'apprêtait à partir. Elle lui décocha donc un sourire radieux, et presque involontairement charmeur... Elle était tellement habituée à jouer la séduction qu'elle le faisait presque sans y prendre garde.

"Malgré les circonstances difficiles, je suis ravie d'avoir fait votre connaissance."

... Elle n'avait même pas besoin de mentir. Elle s'était attendue à bien pire à l'arrivée du traqueur... Et il l'avait finalement traitée avec un respect qu'on ne lui avait pas accordé depuis Atlanta.
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mer 13 Mar - 15:56

[HRP : Je n’en ai pas vu, ou du moins pas qui choquent, t’en fais pas. :p]

Avec une patience mesurée et une attention non feinte, William écouta les dernières suppositions de la Vampire qui se trouvait face à lui. Il était vrai que rares étaient ceux qui choisissaient de vivre en tant que renégats. L’instabilité de la situation avait de quoi rendre particulièrement paranoïaque et l’existence devenait particulièrement délicate car chaque acte devait être fait avec la plus grande attention pour ne pas entrainer des conséquences inattendues ou, plus simplement, ne pas susciter d’intérêt particulier. En tant que Traqueur, il savait plus ou moins quels étaient les quelques leviers sur lesquels on pouvait jouer pour brouiller les pistes et garder de la distance avec ses poursuivants mais cela ne permettait jamais de vivre tranquillement. Il n’y avait généralement pas de prescription pour les Vampires, du moins certaines rancœurs pouvaient perdurer, étant donné que ceux qui les nourrissaient étaient tout bonnement immortels. Quoiqu’il en soit, le comportement, ou plus exactement le mode de pensée de Sven semblait particulièrement clair et il était vrai qu’il ne serait probablement pas important de rapporter ce qu’il venait d’apprendre, mais, comme toujours, ce n’était pas lui qui s’occupait de cela. Il se contentait de recueillir les informations, un maximum pour être certain de couvrir le plus de pistes possibles et, ensuite, c’était quelqu’un d’autre qui s’occupait de décortiquer son rapport et qui jugerait bon, ou non, de suivre l’une ou l’autre des possibilités soulevées par l’interrogatoire. Le reste serait probablement confié à un autre Traqueur qui suivrait les pistes si on les considérait exploitables, au pire, d’autres interrogatoires seraient menés, d’une manière ou d’une autre. La justice Vampirique finirait toujours par être rendue, peut-être simplement parce qu’elle savait qu’elle avait « tout le temps » pour cela. L’idée d’une épée de Damoclès éternelle au-dessus des criminels était particulièrement juste dans ce cas.

Quand il fut clair que leur discussion était terminée, William se contenta de terminer son verre. Il était inutile de s’éterniser plus longtemps, d’autant que son interlocutrice avait surement mieux à faire que de discuter de ce genre de choses, surtout dans cet endroit et, surtout, à en juger par la personne qui l’avait accompagnée ici. Qui plus est, un peu d’air frais lui ferait du bien, non pas qu’il en avait spécialement besoin, mais l’atmosphère un peu lourde de ces clubs ne l’amusait que peu de temps et, de toute façon, il n’était pas venu ici pour s’amuser mais pour remplir son travail, chose accomplie désormais. Tandis qu’il se redressait, après avoir rangé son carnet dans la poche intérieure de son manteau, il s’arrêta alors qu’Ailin lui avouait être ravie d’avoir fait sa connaissance. Intrigué quelques trop courts instants, il esquissa un léger sourire. « Tout le plaisir était pour moi, Mademoiselle Dyce. Au plaisir de vous recroiser dans des circonstances plus… agréables. » Il inclina poliment la tête et écarta d’un bras la lourde tenture qui projeta l’ambiance de la salle dans la petite alcôve. Sans plus de cérémonie, il sortit, relâchant le tissu et s’enfonçant dans l’atmosphère surchauffée du club avant de se diriger vers la sortie. Il prendrait probablement son temps avant de retourner faire son rapport, il avait soudainement envie de se balader au grand air. Pourquoi ? Il n’aurait su le dire, il en avait juste envie. Battre le pavé, silencieusement, les mains dans les poches de son pantalon à observer les gens le croiser. Comme s’il observait une vie qu’il ne connaissait plus vraiment, comme s’il avait définitivement mis un peu trop de distance entre ce monde et lui-même. Comme si…

[HRP : C’est plus court que d’habitude, mais pour ma part, c’est une conclusion ! Merci pour ce RP ^^]
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MessageSujet: Re: Une danse pour une gorgée de sang   Mer 13 Mar - 16:45

Ailin remarqua la légère hésitation du Traqueur. Pendant un bref instant d'angoisse, elle se demanda si elle n'avait pas eu tort d'adopter un comportement trop chaleureux étant données les circonstances... C'était à croire qu'elle était en train de rouiller. Elle ne faisait pas ce genre d'erreurs en temps normal... Mais était-ce bien une erreur? Elle n'avait pas eu besoin de feindre la satisfaction. La présence de cet homme formait une menace pour elle, certes, mais là où elle en était, le risque impliqué par cette rencontre n'était qu'un ricoché dans une mer tempétueuse... D'autant que la raison de sa visite ne la concernait, en théorie, qu'indirectement. Trahir ses anciens compagnons ne lui faisait ni chaud ni froid, et elle avait été effectivement ravie d'avoir une conversation presque normale avec quelqu'un.... Depuis le temps que ça ne lui était pas arrivé. La vampire ne pouvait qu'apprécier le respect que cet homme lui avait montré, que ce respect ait été factice, ou non.

Elle resta donc souriante jusqu'au départ du Traqueur... Puis quand elle fut certaine qu'il n'était plus ici, elle soupira, et laissa ses épaules se détendre, tandis qu'une vague de déprime menaçait de s'effondrer sur elle. "Au plaisir de vous recroiser dans des circonstances plus agréables". Des mots qui lui avaient rappelé qu'elle n'avait plus que très peu de temps pour profiter du secret qu'elle avait pourtant réussi à garder durant deux siècles... Si Ailin devait croiser William de nouveau, il y avait de forte chances pour que cela soit quand elle aurait commencé à travailler aux plaisirs coupables, une fois les rénovations terminées. Il allait falloir qu'elle révèle sa véritable nature au reste de la communauté... Et que penserait-il d'elle, une fois qu'il saurait vraiment qui elle était? C'était stupide... Elle venait de le rencontrer et elle ne tenait pas à lui. Elle ne tenait à personne à part à son défunt Sigmund, malheureusement pour Peter, Sven et Eleanor, qu'elle n'avait pas hésité une seule seconde à vendre pour assurer sa sécurité. Cela dit ce genre de discussions distinguées lui avaient manqué... Et cette entrevue avait ravivé en elle la douleur de la perte de son rang, de sa réputation... Et bientôt, de sa dignité.

Parfois, elle se disait qu'elle ferait mieux de révéler la vérité avant qu'elle n'y soit contrainte par son travail. Le Maître de la Ville était au courant, mais il n'y avait que lui. On lui ferait certainement plus confiance si elle ne se cachait pas... Si elle ne continuait pas de mentir, même si elle ne le faisait que pour protéger son identité. Elle savait où était son intérêt... Mais elle se sentait incapable d'accélérer l'inéluctable. Elle aurait tant voulu ne pas avoir à en arriver là... Peut-être réagissait-elle excessivement, mais son mode de vie allait changer pour la première fois depuis... l'espace de plus de deux vies humaines. Elle n'exagérait pas son affliction, qui était proportionnelle à cette durée, ainsi qu'à celle, indéterminée, durant laquelle elle allait devoir supporter cette nouvelle existence. Et autant dire que les immortels n'oubliaient jamais... Une fois que son secret serait révélé, elle ne pourrait plus jamais faire marche arrière.

Une bouffée de panique manqua de la submerger. Elle se força à inspirer, expirer calmement, tandis qu'elle fermait les yeux et portait une main contre sa gorge comme pour se protéger... Voyons. Dans quel état se mettait-elle donc toute seule? C'était pathétique... Elle secoua la tête de droite à gauche comme pour tenter d'évacuer son angoisse. Une bouffée d'air frais lui ferait le plus grand bien... D'autant qu'elle commençait à en avoir marre de l'ambiance survoltée de ce club, quand bien même à l'abri des alcôves, la majorité de l'agitation et du bruit était filtrée.

... Elle se releva subitement. Elle avait fait ce qu'elle était venue faire, et avait tenté tant bien que mal de sauver la situation suite à sa rencontre avec William. Elle n'avait rien à se reprocher. Et elle n'avait plus rien à faire ici.. Si bien qu'elle sortit, et décida d'aller marcher quelques minutes à l'extérieur, pour tenter d'évacuer ce détestable surplus d'émotions.

[De même et pas de souci :) Merci aussi ^^]
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Une danse pour une gorgée de sang

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