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 Avec ou contre moi ?

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MessageSujet: Avec ou contre moi ?   Mar 28 Fév - 20:53

Depuis cette histoire absurde dans la presse sur notre origine, les choses étaient un peu différentes. Maintenant les gens se sentaient plus libre de nous insulter ou de dire ce qu’ils pensaient réellement. Ils pensaient que ce fou mensonge avait pour ainsi dire rendu légitime l’opinion qu’ils avaient de nous.

J’avais naturellement pensé au fait que ce ne soit pas mensonge. Mais cela ne changeait pas grand chose pour moi, on ne pouvait nous tenir responsable des crimes de nos aïeuls, c’était une chose établie, non ?

Je souriais, amusée par ces pensées ridicules, qui pouvais croire ça ? Une faille avec des êtres en quête d’âmes humaines, quelle blague ! C’était juste le temps, qui donnait cette impression de tension… encore plus inquiétant que d’habitude. Même Gigi le sentait, ou peut-être était-ce mon comportement qui le faisait agir de la sorte.

Le moteur d’une des grues de déchargement attendait pour qu’on la répare et j’avais l’immense honneur d’avoir été choisie pour cette tâche.

"AAAAAHHHHHHH…" mon cri perçant avait surement résonné bien au delà du dédale de containers qui m’entouraient.

*Respire Emilie, respire, ce n’était qu’un chat qui a surgi devant toi, ni le Diable, ni des êtres venus d’on ne sait où !*

Je me redressais prête à reprendre ma route, en riant toute seule de ma mésaventure… Je ne vis pas d’où cela venait, juste la douleur qui me fit tombée à terre. Et puis trois ombres fondirent sur moi. Un coup au ventre, un coup à la jambe, avec cette douleur à la tête due au coup initiale… Est-ce que c’était moi dans les bosquets là-bas qui regardais mon ami mourir sous les coups de Normes ? Non, c’était moi qui les prenais cette fois. J’avais arrêté de les compter…

Gigi était dans le sac et le sac était sous moi, lorsqu’il se dégagea enfin, il sauta sur un des agresseurs, le mordant à l’épaule très fort – du moins c’était ce que j’espérais ! Cela me laissa l’opportunité de m’enfuir, j’arrivais assez bien à me retrouver entre ces containers et je me planquais dans un recoin suffisamment sombre à mon gout.

Mon cœur bâtait trop vite et je n’arrivais plus à respirer. Cela n’était pas possible, on n’avait pas pu m’agresser, pour la simple raison que ça ne pouvait pas arriver, non, ça ne pouvait pas…pas ici…

J’entendis des pas se rapprocher et je sortis, mon instinct de survis me disais de courir, vers là où j’étais certaine de trouver des amis, des gens sur lesquels je pouvais compter ! Et les voix raisonnaient :

"Ca ne sert à rien de courir sale Sorcière !"

"Et bien qui a la trouille maintenant, espèce d’enfant de démons !"

"On va s’occuper de vous tous, mais toi en première, S***** !"

Mon bras me faisait mal, mes jambes me faisaient mal, ma tête me faisait mal, j’avais mal à chaque fois que je respirais… en fait, j’avais l’impression que la douleur envahissait tout mon être, mais je courrais, Gigi sur mon épaule. Je cherchais une solution, mais les seules choses qui me venaient à l’esprit c’était des sortilèges me permettant de me venger, de les envoyer ad patres, celles que j’avais voulu un jour réciter pour sauver un des miens… en vain.

Je débouchais sur un espace un peu plus ouvert et me trouvais nez à nez avec une femme.

"AMIE OU ENNEMIE ?" J’avais surement hurlé à cause de l’adrénaline, en tout cas la clé à molette que j’avais dégainé dans ma course n’était pas factice ! Je portais sur moi ce que j’étais, en me croisant aucune hésitation à avoir quand à ma race, j’étais fière d’être une Wiccan !
Et puis ma vision se troubla un peu, je n’avais plus de force, est-ce que je saignais ? Est-ce que j’avais simplement besoin de reprendre mon souffle ?

Mes poursuivants arrivaient, j’étais contre le mur, à demi-debout. Est-ce qu’ils venaient de proposer à l’inconnue de les aider ?

Il n’y avait donc personne pour m’aider à part le furet sur mon épaule qui montrait les dents ? Je n’allais être qu’une victime de plus, j’étais certaine de ne même pas apparaître dans la rubrique faits-divers.

Ma’ … elle allais si triste…
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MessageSujet: Re: Avec ou contre moi ?   Mar 28 Fév - 22:38

Messaline, ronde comme une queue de pelle, titubait comme un marin bourré sur les quais sombres léchés par les flots sales et boueux. Une bière bien entamée à la main, elle allait au hasard comme elle le faisait souvent à des heures indues, la mine pas fraîche et l'allure propre à attirer tout mâle dans un rayon de dix bornes alentours. Échevelée, le corsage défait, elle n'avait décidément pas fière allure, et probablement qu'on l'aurait abordée sans tarder, si seulement ce soir-là les trois gars à la recherche d'une connerie à faire n'étaient d'abord tombés sur une sorcière...

Messaline s'était arrêtée un instant pour essayer de savoir où elle était, et avait entendu les éclats de voix. Pas besoin de comprendre ce qu'ils disaient, le ton était suffisant, car ça ne changeait jamais, et chaque fois, chaque fois ça la prenait aux tripes. Elle s'arrêta, essayant de savoir d'où ça venait. Pas besoin d'aller bien loin, elle vit débouler une jeune femme, clef à molette à la main, une bestiole velue sur l'épaule, qui lui cria quelque chose d'indistinct qu'elle ne comprit pas, mais n'eut guère besoin de comprendre.
Elle recula, quand les trois gars arrivèrent à la suite. L'un d'eux s'intéressa vaguement à Messaline, qui serrait les poings, et venait de déverser le reste de sa bouteille de bière sur le sol.

Elle n'était pas spécialement courageuse, certainement pas altruiste et pas généreuse au point de risquer sa peau quand la nécessité ne se présentait pas. Cependant, il y avait quelque chose que les gens devaient bien savoir quand on avait affaire à elle: ne jamais, jamais agresser une femme devant elle. C'était le meilleur moyen de repartir avec ses roubignolles dans un tupperware. Messaline n'était pas portée sur le self-control, était carrément impulsive, très imprudente, surtout quand elle était ivre... Ce qui expliqua la réponse qu'elle donna à l'un des types qui lui proposait en termes choisis de passer du bon temps avec eux une fois qu'ils en auraient fini avec cette sorcière.
Quelque chose résonna comme une foule de jurons en espagnol, beaucoup ayant traits à leurs mères, et beaucoup assez incompréhensibles, tandis que la bouteille vide fusait en direction de celui qui avait parlé, le frappant à la tête sans toutefois lui faire trop de mal. Messaline tremblait de tous ses membres, furieuse, effrayée aussi. Elle l'était toujours, dans ces situations, et cette terreur instinctive, primaire, lui coupait les jambes et lui rongeait le ventre, la paralysait soudain, comme une plongée dans une eau glacée. Elle se souvenait, chaque fois, de la chasse à laquelle ils s'étaient livrés, chaque fois c'était le même scénario qui se rejouait dans sa tête. Même si elle leur faisait face, dérisoire et presque sans défenses, elle tremblait, Messaline, comme un lapin dans les phares d'une voiture, immobile et inquiète.

Heureusement pour elle et pour l'autre fille, il y avait par-dessus cela la colère. Cette rage, brûlante, irrépressible, dopée par l'impuissance qui était la sienne face à des gens comme ça, une éternité de frustration qui trouvait son assouvissement dans ces moments où elle défoulait sa hargne sur ceux qui avaient l'imprudence de réveiller chez elle ce genre de souvenirs et d'instants. Cette rage était la seule chose qui arrivait encore à lui faire surmonter sa peur, à la mettre en veilleuse un instant, juste assez pour réagir.

-Foutez-lui la paix, bande d'enfoirés! Reprit-elle dans un feulement de chatte en colère.

D'un mouvement d'épaules, elle fit retomber la manche de son chemisier le long de son bras, cachant la lame du couteau qu'elle avait récupéré dans son sac et qu'elle gardait dissimulé. Pour ce qui était de planter les emmerdeurs, rien ne valait ce genre de petits jouets sympathiques.

Elle n'espérait pas affronter trois hommes de front, mais donner assez de temps à la fille pour s'enfuir, et avoir l'occasion de leur coller quelques baffes. Juste leur faire mal, en fait, juste les voir souffrir. Messaline n'était pas assez courageuse pour donner la mort, mais elle était assez brisée, assez blessée, pour éprouver parfois l’irrésistible besoin, l'envie dévorante de voir quelqu'un d'autre souffrir autant qu'elle l'avait fait. Une vengeance? ça y ressemblait. Le premier qui s'approcherait d'elle se prendrait un bon coup de couteau, et elle en exultait de joie sauvage, d'avance, et son regard sombre avait quelque chose de fou, de terrible et d'étrange, et la gitane aux pieds écorchés se dévoilait soudain un peu sous un autre jour... Elle était Salomé qui réclame la tête du baptiste de Judée, elle était Judith maniant l'affreux trépas d'Holopherne, elle était mort et désir, et tout en même temps. Petite, fragile, drapée de ses cheveux emmêlés, un simple objet de convoitise, une marchandise, mais en elle reposait toute ce que la femme avait de terrible et de mortifère, d'attirant, de repoussant à la fois, la barbarie propre aux femmes blessées.

Elle était effrayée comme un gamin qui découvre le plaisir de tuer; son corps tremblait, mais son regard, lui, ne vacillait pas. Tue! Tue! Saigne et tranche, la lame comme un poinçon dans leur chair! Venge, venge la déchirure de ton ventre qui te réveille encore la nuit, et écoute les chiens de guerre qui rugissent à tes oreilles. Assouvis cette soif qui te ronge, trouve l'extase dans le sang et la mort d'un autre. La souffrance, la sienne ou celle des autres, était définitivement la seule voie de salut aux yeux de Messaline...
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MessageSujet: Re: Avec ou contre moi ?   Mer 29 Fév - 21:35

Je baissais la tête quelques secondes, les yeux vers le sol. Non pas pour attendre la mort, comme je l’avais pensé une fraction de secondes plus tôt, juste pour reprendre ma respiration et surtout mes esprits. Il était hors question, ABSOLUMENT HORS DE QUESTION, que des Normes viennent à bout de moi !

Je n’avais pas trop prêté attention à ce qui passait autour de moi. Les hommes ne n’avaient pas approché et la femme n’avait pas bougé non plus.

"Tinn, Gigi, Tinn !" murmurais-je à l'intention de mon familier.

Le furet se glissa dans le sac, me rapportant ce que je voulais : un petit flacon. A l’intérieur, une solution bleue translucide, j’aimais ce bleu et préparer ces fioles était toujours un plaisir pour moi… même si je n’avais jamais pensé utiliser ça en des circonstances pareilles. Sans trop réfléchir, je bus d’une traite, parce qu’autant c’était joli à regarder, autant c’était horrible à avaler.

Et puis je commençais à réciter l’incantation qui allait avec, à voix basse. J’espérais peut-être encore que ces gens reviennent à la raison et s’en aille.

Je posais une main sur le mur, me relevant au moment où la dame demandait aux intrus de partir… enfin demander c’était gentil, en fait elle leur demandait de me lâcher les baskets. Est-ce que ça suffisait pour en faire une amie ? Et bien dans ce cas précis, je disais oui ! Toute aide était bonne à prendre, je n’allais pas faire la difficile.

La potion de soin avait fait son œuvre et mon mal de crane s’était un peu atténué. Je passais doucement la main sur mon crane… Oui, je saignais toujours. En même temps c’était normal, j’avais fait ça pour soigner des coupures et autres menues blessures qu’on peut se faire sur un chantier et surement pas pour réparer un fracassement de crane !

"Merci." C’était naturellement adressé à l’inconnu.

"Tu te crois sauver, la pouf ?" L’intonation ne laissait rien présager de bon et ma main se resserra autour de la clé à molette. J’aurais probablement mieux fait de me taire. C’est alors que je les vis ; les yeux de mes agresseurs, ne transparaissait que haine et mépris à travers de leurs regards.

Je retrouvais suffisamment d’aplomb pour leur lancer une phrase, non pas que je voulais attiser le feu, mais … je ne sais pas, je n’avais pas d’explication et surtout je n’arrivais pas à réfléchir, réagissant surtout par instinct.

"Vous n’avez pas intérêt à approcher sales bâtards ! Vous avez pas compris c’que la dame vous a dit, dégager l’terrain !"

Ils n’avaient plus l’avantage de la surprise et même si j’espérais qu’elle reste parce que c’était toujours difficile de livrer un combat toute seule, j’étais prête à leur face !

Je n’avais plus beaucoup de force, mais je n’en avais pas besoin de tant que ça avec ce que j’avais en main. Cette clé tout comme nombre de mes outils était ensorcelée. J’avais recourt à la Wicca pour compenser et faciliter mon travail… et celui de mes collègues également. Aussi, même avec petit coup je pourrais en envoyer un valser à quelques mètres… au moins un.

Dans mes folles espérances, j’avais presque oublié que j’étais toujours blessée et que je saignais toujours. Il me fallut m’appuyer contre le mur pour pouvoir rester debout.

"Allons ma belle, t’es pas sérieuse, tu risquerais ta vie pour cette sorcière ? Tout ce qu’elle mérite, c’est de bruler sur un bucher, de retourner en Enfers." Je n'avais pas besoin de voir l'auteur de cette phrase pour savoir qu'elle ne m'était évidemment pas destiné !

Le bruit d’un briquet qu’on allume me fit me redresser – merci, adrénaline de me permettre de tenir un peu plus longtemps. Je me forçais pourtant à respirer lentement, dans ma tête les paroles d’un sortilège fatal défilaient et je m’efforçais de penser à autre chose. Les mots étaient si vite prononcés c’était trop dangereux !

*Alors inconnue, est-ce que tu risquerais ta vie pour une Wiccan ?*
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MessageSujet: Re: Avec ou contre moi ?   Sam 10 Mar - 18:11

Messaline, ivre qu'elle était, avait sombré dans un étrange brouillard, mélange instable de terreur, de rage, de sombres envies de meurtre, et de cet effroi viscéral de petite fille qui lui figeait les entrailles chaque fois qu'elle se retrouvait dans une situation de la sorte. Les sentiments, violents comme les vagues d'une tempête, se précipitaient, tourbillonnaient en furie, se fracassaient les uns contre les autres. Quelque chose cependant dominait dans tout ce tumulte, quelque chose que l'un des agresseur formula très vite, et à qui répondit une petite voix glacée dans la tête de Messaline. Est-ce que tu risquerai ta peau pour une femme que tu n'as jamais vue? Est-ce que tu prendrai ce risque là? Qui es-tu pour leur tenir tête, sinon un petit bout de gitane qui vend son cul pour survivre? Rien. Elle n'avait pas la force de sauver cette femme, pas la force de tenir tête à ces hommes. Pourtant, elle ne comptait aucunement reculer, parce que tout ce qui lui faisait peur devait être affronté et que jamais elle n'avait pu se résoudre à céder devant un homme. Parce qu'elle était assez folle, désespérée et sans intérêt pour son propre corps pour se jeter dans la bataille sans réfléchir, juste en écoutant sa fureur sonner la charge à ses oreilles.

Toujours cachant la lame de son couteau dans sa manche, elle glissa la main dans son sac, où dans tout le fourbi quotidien qu'elle trimballait, se cachaient quelques petits sortilèges précisément destinés à cette situation là. Fouillant du bout des doigts, elle les referma sur un petit flacon de verre sale, et sourit. Quelle chance, son préféré! De l'esbrouffe complète, mais avec un peu de mise en scène, ça pourrait donner quelque chose de satisfaisant.

-Pas de bol, mes chéris,
sourit Messaline en extrayant le dispositif de son sac. Je crois qu'il est temps pour vous d'apprendre qu'on n'emmerde pas les sorcières sans se faire botter le cul en retour.

Disant cela, elle adressa un regard insistant à la jeune femme blessée; elle espérait tout de même un peu de soutien de sa part, même si elle était un peu mal en point.

Elle sourit encore et de sa jolie bouche en bouton de fleur s'échappa une chansonnette d'une obscène gaieté, et sa voix un peu rauque au naturel, teintée de son accent lointain, se mua en vague feulement de chatte en colère, tandis qu'elle dévoilait à la lumière du lampadaire la lame de son couteau. Sans les quitter du regard, continuant sa comptine étrange, elle entailla la paume de sa main, et saisit le flacon, les doigts couverts de son sang, avant de le jeter le plus loin possible, aux pieds des agresseurs. Il se brisa net sur le sol, répandant un liquide sombre et visqueux qui s'étendit au sol à une vitesse qui n'était pas du tout naturelle. Une épaisse fumée, âcre et opaque, enfla soudain, lentement, comme une goutte d'encre jetée dans l'eau claire de la nuit hivernale. S'il y avait de l'obscurité, autour d'eux, il n'y eut soudain plus que ténèbres, l'ombre plus noire encore, celle d'où semblaient venir tous les cauchemars. Si cela ne put peut-être pas impressionner les hommes, à tout le moins cela put les empêcher d'y voir et de respirer pendant un moment.

La main de Messaline, sérieusement entamée, gouttait encore d'un sang qui glissait jusqu'à terre. La fumée ne bougeait pas, un nuage immobile qui avait enveloppé tous ceux qui se tenaient à quelques pas d'elle, agresseurs et victime y compris. Elle leva sa main blessée, fit un geste des doigts, et les épais remous du nuage nauséabond se déplacèrent en même temps. Elles espérait que la femme saurait s'en sortir, mais elle espérait surtout que les malotrus n'en feraient pas autant. La fumée se diluait peu à peu, ou plutôt s'étendait, plus diffuse, mais suffisante pour voiler toute lumière autour d'eux, et faire sombre les environs dans une pénombre inquiétante. Quelque chose chuchotait dans le noir, et la voix de la gitane, rendue étrangement déformée par la fumée, se tortillait dans l'ombre comme un serpent. Elle parlait à voix basse, et même si l'incantation était finie, elle la répétait encore et encore, juste pour leur faire peur, juste parce qu'elle crevait d'envie de les voir mourir de trouille.

Elle gardait son couteau à la main, prête à frapper si l'un d'eux ressortait de là, tendant l'oreille au moindre bruit.

-Défends-toi, soeur! S'écria-elle soudain.
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MessageSujet: Re: Avec ou contre moi ?   Ven 23 Mar - 12:13

Même si je ne me faisais pas trop d’illusion sur ce que cette fille allais faire, j’espérais tout de même un coup de main… un petit truc qui me permette de m’enfuir. Mais ce qui suivit était mieux que la plus folle de mes espérances !

J’étais tombée sur une Wiccan, parmi toutes les personnes trainant sur le Dock, j’étais tombé sur une Wiccan ! Si ça, ce n’était pas de la chance ! Une fois l’étonnement passé, je retrouvais le courage de finalement faire ce qu’il fallait pour défendre ma vie.

Le temps que je bougeais – difficilement - pour enfin passer à l’action. Elle fut plus rapide que moi et lorsque je la vis jeter quelque chose, je me couvrais les yeux tout en remontant le foulard que je portais autour du cou – ben ouais, je travaillais sur les Docks et ça ne sentais pas toujours la roses sur mes lieux d’intervention. Gigi s’était lui réfugié dans mon sac, je ne le savais pas encore mais il préparait la bataille, si je puis dire.

Le mur me servit de fils d’Ariane pour sortir rapidement – du moins j’en eu l’impression – de la fumée. J’avais déjà pensé à ce qui allais suivre et avait bien entendu l’incitation à la violence de ma "sœur". Le mot m’avait un peu choqué, je devais bien l’admettre ; en réalité, j’avais principalement été surprise par le fait que cela soit rare que deux Wiccans se rencontrant pour la première fois fraternisent aussi vite. Probablement que cela n’était qu’éphémère : le temps de donner une leçon à ces sales Normes.

Après avoir trouvé rapidement ce que je cherchais dans mon sac, je le lançais dans la fumée ; c’était un petit sac, de la taille d’un sachet de thé environ, entouré de quelques herbes choisies. Lorsque j’eu fini de prononcer les mots adéquat, de petits éclairs apparurent dans la fumée.

J’esquissais un sourire, c’était une formule de grand-mère que je tenais d’une amie du bayou et le "must" de ce sort c’était qu’il fonctionnait avec quelle fumée, du brouillard du bayou à la fumée de moteur ! Naturellement, ce n’était pas de vrais éclairs et lorsqu’ils vous frappaient, c’était au pire une décharge électrique mais ça restait tout de même loin de l’électrocution !

J’espérais un peu que les agresseurs aient déguerpi face à deux Wiccans "armés" qui leurs tenaient tête. Des plaintes s’élevaient du brouillard, ce n’était donc visiblement pas le cas, mais probablement qu’ils cherchaient la sortie…

Le mur me servait toujours d’appui, je ne pouvais faire autrement, je savais que mes jambes ne me porteraient pas si j’essayais de m’enfuir et en même temps, je n’avais pas du tout envie de partir. Je tenais absolument à leur faire face ! Peut-être un esprit de revanche resurgit du passé, ou juste une trop grande accumulation de silence face à de petites brimades – comme me l’avait suggéré M. Cooper.

Je me redis compte à cette instant que la femme était blessée, du sang coulait de sa main… et puis elle avait continué de psalmodier après que la potion ait fait effet, non ?

"Est-ce que vous allez bien ?"

On pouvait peut-être échanger deux mots avant que les assaillants ne sortent ou que le brouillard ne se dissipe. Faire un peu dans la normalité, pour changer. Mais si vraiment c'était l’adrénaline qui me tenait debout, ne risquais-je pas de tomber si je me calmais ? je ne me posais pas la question lorsque je pris la parole, pas plus qu’après d’ailleurs.
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MessageSujet: Re: Avec ou contre moi ?   Mar 17 Avr - 9:01

Messaline se permit un soupir soulagé quand elle vit l'ex-victime des normes s'extraire du brouillard, visiblement assez mal en point. Elle avait l'air blessée à la tête et ailleurs, incapable pour le moment de tenir debout sans l'aide du mur. Rien qu'à la voir dans cet état remplissait la jeune femme d'une rage folle qui lui donnait une envie pressante de faire payer aux centuple à ceux qui avaient fait ça. Elle était en plus de cela certaine qu'ils avaient autre chose en tête quand ils s'étaient attaqués à elle, et de l'avis de Messaline, se promener avec des idées pareilles à l'esprit méritait la mort.

Évidemment, pour ce qui était d'être impartiale pour juger des Normes et en plus de sexe masculin, il ne fallait surtout pas compter sur elle.

Essuyant négligemment sa main sur sa jupe, elle lui adressa un hochement de tête, ne pouvant s'empêcher de sourire en voyant que la sorcière avait ajouté un peu d'animation à son sort.

-J'ai l'air en meilleur état que toi, pour commencer; répondit-elle en s'approchant.

Le couteau fut rangé dans son sac, et elle prit le temps d'allumer une cigarette d'un geste dont la rapidité trahissait l'habitude. Dans le nuage, qui s'effilochait déjà dans le vent nocturne, on entendait les trois hommes se parler en toussant, probablement essayant de fuir.

Inconsciente et ivre, dopée par le poison de la colère et d'un autre sentiment bien plus cruel et plus pervers, Messaline s'amusait comme une petite folle.

-Si t'en as encore la force, je crois que ces types méritent une bonne leçon. Histoire qu'ils apprennent définitivement qu'on vient pas emmerder les filles sans risquer gros. Qu'est-ce que t'en dis?

Elle sourit, avec une franchise désarmante de petite fille qui faisait un contraste presque malsain avec ses paroles et ce qu'elle s'apprêtait à faire.

-Au fait, reprit-elle en tendant sa main encore intacte; moi, c'est Messaline.

C'était rare qu'elle copine avec un autre wiccan. En général elle évitait de se montrer et d'exprimer explicitement sa nature, mais il y avait des cas de force majeure, et puis il y avait surtout le fait que tout inconnus qu'ils soient, ils étaient sa famille. Et on ne touche pas à sa famille. Surtout pas aux femmes et surtout pas devant elle, comme ça.
Ah, ils étaient mal tombés, les Normes. A quelques minutes près elle passait sans les voir et ils faisaient leur affaire sans problèmes. Dommage pour eux, tant mieux pour leur proie.

Et comme toujours, ils allaient payer pour ce qu'ils avaient fait, pour ce qu'ils s'apprêtaient à faire, et pour ce qu'on avait fait à Messaline.
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