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 Messaline Solana Alvarez

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MessageSujet: Messaline Solana Alvarez   Jeu 29 Déc - 12:14

État Civil

Nom :Solena Alvarez
Prénom :Messaline
Race : Wiccan
Âge :26 ans

  • Pour les Outres : Âge apparent :
    20 ans

Date de Naissance : 14 avril 2022
Situation de Famille : Célibataire
Profession / Activité : Prostituée

Morphologie

Taille :1m68
Poids :61kg
Corpulence :
Messaline n'est pas très grande, pas très fine non plus; elle est un peu ronde, voluptueuse, diraient certains, le corps modelé de toutes parts par la danse, ses corsets, et sa vie tumultueuse.
Couleur de cheveux :
Brun-roux. Une chevelure baudelairienne, bouclée, interminable, qui lui cascade jusqu'aux reins.
Couleur des yeux :
Brun foncé, presque noir.

Allure générale :
On dit souvent que Messaline ressemble à un chat, et c’est vrai. Quand elle passe dans les rues, on dirait une chatte de gouttière qui parade sur ses terres, imposant sa présence à tout le monde. Nonchalante et gracieuse, un rien méprisante. La même démarche souple et élégante, soigneusement étudiée, le regard impénétrable, mystère chatoyant d’ambre noire à demi-clos par les paupières peintes. Le même mystère, comme un manteau, la férocité cachée comme une lame au fourreau, le reflet cruel d’un regard à qui rien n’échappe, la gourmandise affamée d’un coin de lèvres soulevé au passage d’une proie potentielle. Un chat. Persan, pour l’oeil étroit et lourd, l’arrogance lascive et un peu molle. Siamois, pour la puissance des gestes, leur maîtrise, leur légèreté.

Allure vestimentaire :
Messaline ne fait pas partie de ces gens qui savent passer inaperçus, et pour ce qui est de sa manière de s'habiller, elle n'a jamais fait dans le sobre, ni dans le convenable. Toujours en robe ou en jupe, elle porte corsets, dentelles, et de la lingerie fine, dont elle raffole. Son style vestimentaire n'a jamais vraiment dépassé les années cinquante, et elle attache une très grande importance à sa manière de s'habiller, au point d'y dépenser presque tout son argent, ce qui a ses yeux relève plutôt de l'investissement professionnel puisque tout ça ne lui sert à rien d'autre qu'à attirer la clientèle.

Particularités éventuelles :
Aucune.

Psychologie


Défauts :
Messaline, c'est la déraison incarnée. Elle est têtue, caractérielle, orgueilleuse, elle est tellement butée qu'elle s'attire très souvent des ennuis à cause de ça. Jamais elle ne voudra céder un pouce de terrain, et surtout pas devant un homme. Ce qu'elle redoute, elle l'affronte, même si c'est trop gros pour elle. La seule chose à laquelle elle n'a jamais pu se confronter, par contre, c'est son propre passé. Messaline est un peu folle, de prime abord, ça fait longtemps qu’elle a dérapé de l’orbite terrestre, pour oublier, un peu, beaucoup, passionnément, les horreurs et les souffrances, l’humiliation quotidienne, pour supporter ce sort sinistre auquel elle s’est elle-même condamnée.
Elle n’est pas mauvaise, non, elle n’a simplement pas de morale, elle ne pense juste qu’à sa poire, parce que le monde n’a pas été tendre avec elle, parce qu’elle le lui rend bien. Une vengeance? Peut être. Elle ne s’attache pas, ses mots d’amour sont un mensonge - de toute manière, qui croirait une putain?- et ça l’arrange bien, elle qui épouse chaque soir un homme nouveau, elle qui ne craint aucune humiliation, parce qu’elle a déjà tout perdu. Ne priez pas pour elle, ne lui pardonnez pas, car malgré toute sa démence et ses folies, elle sait ce qu’elle fait.

Qualités :
Elle n'est pas bête, la Messaline, oh, non. Elle est même d'une insupportable lucidité, sur elle-même et sur sa vie. On pourrait croire qu'elle perd les pédales et qu'elle ne sait pas vraiment ce qu'elle fait en s'envoyant droit dans le mur, mais en réalité tout est calculé. ça n'est pas une idiote, loin de là. Elle sait, Messaline, elle sait ce qui l'attend, elle sait qu'elle est condamnée par ce qu'elle a fait de son existence et par la blessure qu'elle porte en elle et qu'elle ne peut guérir. Elle s'enfuit, parce qu'elle a peur, Messaline, et pourtant elle est si courageuse quand on y pense, d'avoir continué à vivre en portant ce fardeau.
Des qualités, on en trouverait sans doute, chez elle, en cherchant bien. Elle est d'agréable compagnie, c'est certain, et réserve sa sincérité aux rares personnes qui auraient l'intelligence de la respecter et de ne pas voir en elle qu'une putain. Ils se comptent sur les doigt d'une main, alors ça n'arrive pas souvent, mais ça reste possible. Et puis, qui mieux qu'elle, qui a connu la bête humaine et sa morsure dès l'enfance, peut comprendre les souffrances des femmes? Elle qui a grandi dans un univers féminin sait se montrer compréhensive envers celles qui souffrent, comme elle, d'être nées avec le mauvais chromosome.

Croyances :
On ne s'attendrait guère à trouver des valeurs, dans le coeur d'une gitane, d'une catin, aussi ravagée que Messaline. Et pourtant. Il y a des choses qu'elle respecte, encore, après avoir jeté aux orties tout ce sur quoi reposait son existence. La famille avant tout, d'une part. Même si elle n'en a plus, elle sait combien cela peut être important. Et puis elle a sa fierté, la Messaline, et c'est la fierté des gitans. Malgré tout, elle garde la tête droite et gare à celui qui l'insulte, elle ou l'un des siens, qu'ils soient wiccans ou gitans.

Religion :
Messaline, catholique de naissance, comme tous les gitans, a craché au visage de Dieu depuis longtemps. Déjà, quand elle était petite, la magie étant une affaire de femmes dans sa famille, elle n'observait le culte que par respect pour la tradition, mais révérait en secret la Dame et son parèdre cornu. Depuis, sachant que Dieu l'a abandonnée, elle a confié son âme et son être aux principes qui régissent son monde et sa magie.
Messaline n'est pas une mystique, mais quand on traverse des épreuves aussi dures que celles qu'elle a eu à endurer, il faut bien se raccrocher à quelque chose. Elle vit en permanence avec le sentiment de faire partie d'une unité plus grande, de n'être qu'un grain de sable dans l'immensité. Elle sait à quel point chaque vie humaine est insignifiante au regard du monde, au regard de tout ce qui vit, va et vient autour d'eux. Elle sait que le monde ne s'arrête pas à ce qu'elle peut percevoir avec ses sens, et en tire une immense consolation, car elle sait qu'il y a autre chose, au-delà, autre chose qui n'a pas été souillé par les Hommes. Ce genre de conceptions, même si elles sont similaires à celles de beaucoup d'autres, ne se partagent que difficilement, raison pour laquelle Messaline n'en parle jamais. Elle fait silence sur sa condition de wiccan auprès de ceux qui ne peuvent la reconnaître. Elle use peu de sa magie, garde cela caché, hors d'atteinte des autres, comme un jardin secret.

Goûts :
Messaline a une passion immodérée pour la lingerie, les dentelles, les étoffes précieuses, qui confine presque au fétichisme. Elle raffole des vêtements anciens et des corsets, possède une garde-robe assez conséquente, hélas limitée par la force des choses, du fait de sa vie itinérante.
Pour ce qui est du reste, elle ne se prive jamais de rien, qu'il s'agisse de nourriture (et de sucreries), d'alcools ou de cigarettes. Tout ce qui lui rappelle le pays est le bienvenu, mais elle aime tout goûter, tout voir et tout découvrir. Et puis, il y a la musique, et il y a la danse. ça lui coule dans les veines, depuis toute petite, c'est ce qui la fait vivre, c'est ce qui l'anime, c'est son existence toute entière qui repose, se raccroche, se construit autour de la danse. Qu'elle soit solitaire, dans le secret des chambres qu'elle occupe, ou bien dans la rue pour appâter le chaland, quand elle est ivre dans les bars ou bien sur des scènes improvisées, seule ou accompagnée, devant les gitans ou les autres, c'est toujours la même passion, toujours le même feu. Quand elle danse, elle est vivante, Messaline, et elle oublie tout, pour quelques instants d'apesanteur.

Talents, savoirs notables :
On ne le dira jamais assez, avant toute chose, avant d'être une prostituée ou une sorcière, c'est une danseuse. Flamenco, c'est une évidence, comment aurait-il pu en être autrement pour une fille de gitans d'Espagne? Et puis avec le temps et les voyages, elle a apprit autre chose. Toujours physique, un peu moins innocent, elle a été strip-teaseuse un temps et a bien retenu ses leçons. Et puis elle chante, un peu, d'une voix pas toujours très bien posée, un peu brisée aux entournures, elle chante les airs de son pays, les vieilles musiques qu'elle avait apprises étant enfant.
Dans un autre registre, et même si elle a peu exercé ce talent depuis ses jeunes années, elle en connaît un bon rayon en ce qui concerne les plantes médicinales et vénéneuses. Sa mère réalisait de nombreux remèdes, et même si Messaline ne pratique guère, elle garde encore d'assez bons souvenirs.
Sa vie itinérante l'a amenée à connaître plusieurs langues, également. Elle parle assez bien anglais, et évidemment ses deux langues maternelles, le kalo (dialecte des gitans d'Espagne) et l'espagnol, ainsi qu'un peu de catalan.

(+) Espoirs, buts, rêves :
Un espoir? Messaline vous rirait au nez, si elle vous entendait. Non, Messaline, elle n'a rien. Peut être rêve-elle secrètement à d'anciennes innocences, d'anciennes joies, aux bras aimants de sa mère et de Maria Madalène qui l'ont tant chérie autrefois, et qu'elle n'a jamais oubliées. Peut être rêve-elle de son enfance perdue, d'une secrète vengeance ou d'un oubli bienfaisant, peut-être rêve-elle de la mort ou de la perdition, nul ne le sait.
Messaline s'abîme, en tout. Dans les bras des hommes, dans la danse, dans l'alcool. Tout ce qui lui fait perdre pied, lui fait oublier. Alors, son seul espoir, à la toute fin, c'est peut être tout simplement de ne plus souffrir et enfin trouver la paix, affronter ce qui la ronge et panser ses plaies. Elle rêve à une cure qui n'existe pas, car quel salut peut exister pour quelqu'un qui a tant souffert?

(-) Angoisses, regrets, phobies :
Messaline, on ne le répètera jamais assez, a en elle une faille qui ressemble à un gouffre. Au-dessus, autour, à l'intérieur même de ce gouffre, elle a essayé de se construire mais ses cauchemars sont toujours les mêmes. De cette faille, de ce cahot dans sa vie découle la souffrance. Celle qui la déchire, la broie, jour et nuit, celle qui est trop immense, trop profonde, celle qui fait partie d'elle à présent. Quand elle boit, c'est pour l'oublier. Quand elle s'abandonne aux mains indiscrètes des inconnus qui la paient, c'est parce qu'elle se sait déjà souillée. Quand elle s'enivre, quand elle danse, quand elle aime, c'est pour extraire de sa chair le poison qui la tue. Quand elle se fait du mal c'est pour que cette douleur-là remplace l'autre, l'insupportable. Et quand elle ferme les yeux, c'est la lune blafarde qui la regarde, et le corps d'un homme qui l'étouffe.
Le malheur de sa vie, ce sont les hommes, qu'ils soient ceux qui lui ont fait tant de mal lorsqu'elle était enfant, ou bien ce poison d'homme au visage d'ange qu'elle avait tant aimé autrefois. Ange, elle n'a jamais pu se résoudre à l'oublier, et il la hante encore parfois, il est encore là dans chaque sourire, dans chaque regard. Elle sait que malgré les années, s'il réapparaissait un jour, elle serait capable de lui céder, encore.

Si on vous parle des Outres, vous réagissez comment ?
Zombis et vampires ne sont pour les wiccans que de la viande morte, et la vieille Maria ne cessait de mettre en garde sa petite-fille contre les beaux parleurs d'amour qui venaient le soir chuchoter aux oreilles des jolies filles, et leur soutirer leur pitance quand elles ne se méfiaient pas. Tout garçon ou fille trop joli était à ses yeux suspect de se présenter à la nuit tombée. Messaline depuis a bien retenu la leçon, car après tout n'est-ce pas à cause d'un vampire indiscret qu'elle a tant souffert? Et pourtant. Pourtant, c'est plus fort qu'elle, elle ne peut pas s'en empêcher; il y a dans leur bras tant de souffrance et de plaisir mêlés, tant de morbide voluptés que son esprit pervers et brisé ne peut résister à cet attrait. On la comprendrait presque, elle qui en aimerait presque souffrir, tant elle s'acharne à se détruire.
Pour ce qui est des autres, le constat est un peu moins charmant. Zombis, on l'a dit, de la viande morte. Elle n'aime pas leur regards sans vie et leurs chairs roides, elle n'aime pas ce vide qu'elle sent autour d'eux. Les autres wiccans, elle s'en méfie comme elle se méfie de tout le monde, mais ne le montre pas. Elle ne les aime guère, si ce n'est peut être quelques vieilles et sages personnes de qui elle sait pouvoir tenir quelques enseignements, mais globalement elle fait sa tambouille magique toute seule et n'aime pas qu'on vienne y mettre son nez. Quant aux métamorphes, ça l'embête bien que la plupart fuient les wiccans comme la peste. ça fait beaucoup de clients en moins, quand on y pense. Elle n'a rien contre eux, pas plus qu'elle n'a contre n'importe qui.

Et votre sentiment vis à vis des Normes ?
Elle a pour les Normes le même mépris qu'elle éprouve pour les hommes en général, les sédentaires, les ignorants. Peut être que les Normes ont un peu ouvert les yeux depuis la Révélation, peut être qu'ils sont moins stupides et moins intolérants. Peut être. C'est un peu de leur faute à tous, aussi, si elle a tant souffert.
Et puis, pauvres, pauvres gens, qui ne voient de leur vie qu'un unique horizon, ne respirent qu'un seul air, sans jamais changer de ciel. Elle, elle a tout vu, ou presque, elle a tant vadrouillé au gré de ses envies, elle a les yeux et l'esprit remplis d'un million de paysages, mais eux... Elle en aurait presque pitié, si elle ne les méprisait pas en réponse au regard qu'ils portent sur elle. Une gitane, une putain, une sorcière. Trois raisons suffisantes, pour la plupart des gens, pour n'avoir aucun respect à son égard. Alors, elle le leur rend bien.

Êtes-vous satisfait de votre existence ?  
Satisfaite, Messaline ne l'est jamais vraiment, et ne l'est certainement pas de sa vie actuelle. Elle fait avec, voilà tout. Elle se contente de vivre, de survivre, d'aller et venir au gré de ses envies, de se perdre, encore et encore, de toujours chercher le repos sans jamais le trouver, de toujours souhaiter l'oubli sans jamais être exhaussée. Elle est satisfaite de certaines choses, évidemment, mais elles sont bien dérisoires au regard de ce qu'elle a perdu. Messaline est toujours sur la corde raide, court, sans fin, après d'illusoires objectifs, après un espoir qui n'en est pas un, et cette course effrénée, ce perpétuel bouillonnement de contradictions, de nuits d'ivresses et de perdition, c'est son existence. Elle brûle, par les deux bouts, en attendant la fin.

Possibles évolutions ou objectifs futurs :
On a suggéré un jour à Messaline d'enseigner la danse. On lui a suggéré souvent d'arrêter ses bêtises, de se poser et d'avoir une vie. Tout ça est rentré par une oreille et ressorti aussitôt par l'autre, à vrai dire, car il faudrait quelque chose de tout à fait conséquent pour la faire rentrer dans le droit chemin. Sinon, il y a la possibilité de dégringoler toujours plus bas, la possibilité de retrouver Ange, et là, Dieu seul sait ce qu'il adviendrait d'elle.

Relations Sociales


  • Pour les Wiccans : un Familier ?



Relations particulières notables :
Aucune.

Antécédents :


Quelque chose à dire sur votre Famille ?

Ah, la famille Alvarez, tout un poème. Il y avait Maria Madalène, l'aïeule, qui régnait sur ses cinq filles et autant de gendres avec une autorité sans faille depuis des années. La wicca, c'était elle, qui l'avait transmise à ses filles. Les hommes dans cette famille étaient priés de ne pas trop déranger, et quand on sait que toutes les filles avaient hérité du caractère impossible de grand-maman, tout le monde avait vite compris qu'il valait mieux se taire et attendre que ça passe. Messaline a donc grandi dans un univers où les femmes régnaient en maîtresses, ce qui avait rendu l'injustice de son sort encore plus flagrante, car elle savait que c'était uniquement parce qu'elle était une fille, qu'on l'avait ainsi forcée. Et c'est bien connu, on s'attaque aux femmes d'abord, ce sont les plus faibles. Pas chez les Alvarez! Maria Madalène avait su faire de ses filles des maîtresses femmes pas commodes qui s'imposaient sans peine au milieu des hommes. Il n'y avait qu'à demander au père de Messaline, si sa femme était une épouse docile... Difficile donc pour Messaline d'apprendre la modestie, la retenue et les bonnes manières, dans ce milieu si particulier et si sauvage.

Événements de votre passé qu'il convient de connaître :

On traîne tous des casseroles, à plus ou moins grande échelle. Il y a toujours quelque chose, un évènement, qui marque à vie, qui laisse des traces qui ne s'effacent pas; Messaline elle, c'est une enclume, qu'elle traîne. Quelque chose de tellement lourd à porter qu'elle a préféré oublier, tomber dans le déni, mettre un tour de clef sur ce qui la ronge et ne jamais en parler. Et la faille, le gouffre qui s'est alors creusé en elle, c'est la source de toutes ses larmes, de toutes ses peurs, ses haines, et ses colères. C'est la source de son orgueil démesuré, désespéré, de tout ce qui la pousse à se détruire par tous les moyens possible, à se faire souffrir pour arracher à ce monde trop terne quelques sensations.
Si vous lui poser la question, elle ne vous répondra pas. Il n'y a qu'elle, pour savoir ce qui s'est passé ce jour-là. Elle avait huit ans, et elle était une petite sorcière gitane qui courait les routes et les chemins avec sa famille, qui vendait des charmes et des sortilèges, et lisait les lignes de la main.
Et puis le destin s'en est mêlé. La famille avait passé l'hiver en Catalogne, près de la mer, dans un petit village retiré. Il y avait eu des disparitions eu après leur arrivée; deux gamins, qui étaient allés au bois et n'en étaient pas revenus. Bien sûr, on accusa les gitans, en premier; voleurs d'enfants! Mais faute de preuves, on les laissa en paix, jusqu'à ce que les corps soient retrouvés, vidés de leur sang.
La grand mère de Messaline, la vénérable Maria Madalène, dit qu'un vampire était derrière tout ça. Si parmi les gitans on sut que c'était vrai, car la vieille Maria ne mentait jamais. La logique imparable des gens décida que les gamins avaient disparus après l'arrivée des gitans, alors c'étaient eux les coupables, c'étaient parmi eux que se cachait la bête.
Il n'y a pas de meilleur terreau que le chagrin pour y planter la colère, et une nuit que des hommes avaient trop bu, ils allèrent faire justice eux-mêmes au campement. Messaline eut le malheur d'être attrapée alors qu'elle s'enfuyait. Elle était si jeune, elle ne comprit pas ce qu'on avait décidé de faire d'elle; et puis l'instinct reprit le dessus, elle se défendit comme elle le pouvait, mais elle ne pouvait pas grand chose face à des adultes bien décidé à lui faire payer la mort des enfants, et à prendre un peu de bon temps par la même occasion.

Ce fut là, l’instant. Le choc, le cahot, le nid de poule qui fit perdre les pédales à la petite gitane, qui dès lors ne fut plus jamais la même, qui laissa une partie d’elle-même dans les buissons d’épines qui déchiraient sa peau, s'enfonçaient dans ses plaies, buvaient le sang qui coulait de son ventre. Cette nuit-là, elle était morte à demi, et tout ce qu’elle avait eu de pur et d’heureux fut détruit, arraché de ses reins par ceux qui avaient décidé de faire de sa vie un enfer. De là, découle la souffrance.

Après, il avait bien fallu vivre. Il avait fallu grandir, regarder passer les années, s'accoutumer à la souffrance. On avait trouvé le corps à demi mort de Messaline le lendemain, et la vieille Maria n'avait pas eu assez de venin à cracher sur le village, pas assez de mauvais sorts à leur jeter pour assouvir la colère qui brûlait dans ses yeux. Messaline ne dit jamais rien de ce qui s'était passé, mais autour d'elle, les femmes se taisaient, et savaient au fond d'elles quelle déchirure il y avait dans le coeur de cette enfant.
Elle essaya d'être heureuse, après. Recoller les morceaux avec la vie d'avant, passée sur les routes en caravane, dans ce monde féminin, libre, dans ce monde sans entraves. Sa famille vivait des travaux des champs, de leurs connaissances en herbes médicinales, de la vente de petits charmes, amulettes, de colliers de perles que les femmes tressaient autour du feu. De bric et de broc, leur vie tenait ainsi au creux de la main, et Messaline s'y sentait bien, là. Elle resta longtemps isolée, et fut après cela une enfant solitaire et silencieuse, avant qu'elle ne parvienne à reprendre pied.

Le comportement actuel de Messaline ne date pas d'hier, et il y eut quelque chose, quelqu'un, pour l'encourager dans cette voie. Elle avait quinze ans, quand elle rencontra Ange, un français pas très net, dont elle tomba éperdument amoureuse. Maria Madalène fut enchantée d'avoir trouvé un mari pour sa petite-fille, parce qu'il était temps de commencer à songer à la caser, malgré tout. Une paire de bras en plus dans la famille ne pouvait pas faire trop de mal, en plus de ça.

Messaline fila donc le grand amour, vécut longtemps chez son fiancé qui lui ouvrit en secret les portes des paradis artificiels. La belle y tomba dedans à pieds joints, ayant trouvé enfin un remède à ce qui la rongeait; mais cette fuite en avant ne la mena pas bien loin, car ce fut toujours la même chanson. Ange lui avait mis la bride sur le cou, et la tenait par la drogue, et par les sentiments. Il savait exploiter les failles des autres, ce qui était un jeu d'enfant, avec Messaline.
Il fallut un coup de pied en traître du destin pour achever de lui faire larguer les amarres: Maria mourut alors que sa petite-fille allait sur ses dix sept ans, et elle était en vérité la seule personne qui l'empêchait encore de partir. Après cela, la dérive.
Et Messaline l'aima follement, elle était encore jeune, encore naïve, et si fragile... Elle ne sut jamais si cet homme-là l'aima un jour lui aussi; personne à vrai dire n'aurait pu répondre à cette question tant cet esprit-là était tortueux et brisé.

Et puis les mois passant ce fut la chanson ordinaire des camés, manque d'argent, travail qui ne suffit pas, de toute façon qu'est ce que ça change? Plus de travail, chômage, et paf, solution miracle. Un jour Messaline se retrouva sur le trottoir, et ne le quitta plus jamais.

Au début, elle se sentait dégoûtée à la simple idée de ravaler sa fierté pour n'être qu'un objet de consommation; et puis nécessité faisant loi, la faim et le manque lui creusant les entrailles, elle se fit une raison. Ange semblait veiller sur elle, et elle l'aimait, ça lui suffisait, à elle. La vérité c'était qu'il lui avait passée au cou une bride encore plus solide et encore plus serrée que n'importe quelle autre, celle qui ferait toujours revenir Messaline au galop. La drogue et l'amour avaient réussi là où tout le monde avait échoué.
Un temps indistinct, des années, peut être; elle ne sut jamais vraiment combien de temps s'écoula avant qu'elle n'ouvre enfin les yeux sur l'homme qui partageait son lit.
Et petit à petit, Messaline oublia pourquoi elle avait aimé cet homme qui l'attendait chez elle quand, épuisée, elle ne songeait qu'à dormir, et qu'il lui réclamait l'argent des passes de la journée, qu'il partait sans un mot, qui allait et venait à sa guise et qu'il n'était plus, au final, qu'un étranger. C'est à cette époque qu'elle commença à haïr les hommes, c'est à cette époque que se logea en elle le venin insidieux de la folie, lorsqu'elle prit enfin conscience de ce que Ange, qu'elle avait tant aimé, avait fait d'elle. Une épave, un objet. Si c'était volontaire, elle ne put jamais le savoir car un soir, sur un coup de tête, elle partit. Il n'était pas là pour la regarder s'en aller, heureusement pour elle, sinon ce salaud d'Ange tombé des Enfers, qui avait plus d'un tour dans son sac pour l'amadouer, aurait réussi à la garder enchaînée.

Et depuis, elle n'a pas cessé de fuir, et de le fuir, lui.

Quelques détails à savoir sur votre arrivée à la Nouvelle Orléans ? Vous y êtes natif ?
Messaline a constamment la bougeotte, c'est un fait. Voulant découvrir un peu l'autre rive de l'Atlantique, elle avait donc traversé avec armes et bagages, s'offrant un road trip à sa manière depuis les grandes villes du nord. Elle trouva New York beaucoup trop grand et beaucoup trop laid, et quitta en hâte la grosse pomme pour des endroits plus reculés. Commença un long périple vers le sud, un peu au hasard, au gré des voyages en stop, des lignes de bus, des rencontres et des emmerdes. Il lui fallut presque un an pour descendre de New York jusqu'au sud, qu'elle trouva étrangement beaucoup plus à son goût. On y parlait un peu plus le français, auquel son oreille était habituée, et puis il y avait là quelque chose qui lui plaisait bien plus que sous les buildings sans fin des grandes villes américaines. De fil en aiguille, d'hôtels en clients, elle orienta sa course vers la Nouvelle Orléans, dont on lui disait tellement de bien... Et puis après une année de vadrouille, elle éprouvait le besoin de trouver un point de chute, un moment, histoire que se refaire un peu d'argent pour continuer le voyage, peut être repartir, sans trop savoir où elle allait. Faire le point? Oh, trop raisonnable pour elle. Elle aviserait, comme toujours.

- Bas les Masques -


Derrière l'écran, vous êtes :
Une loutre, mais tu peux m'appeler Marion.
Vous serez souvent là avec nous ?
Je suis du genre à poster de manière frénétique, quand j'ai de l'inspiration et que j'ai le temps.
Comment avez-vous connu Voodoo Child ?
Via moult errances, possiblement par un topsite.
Avez-vous déjà un double/multi compte ?
Rafaël Vitaïev le touriste
Avez-vous des suggestions, des questions, des compliments ou des tomates à nous jeter à la figure?
Pas des tomates à jeter, plutôt des fleurs. Chapeau pour le travail!

Vous attestez avoir lu le règlement, et vous engagez à l'appliquer à-la-lettre ?
Je le jure! o/


Dernière édition par Messaline Alvarez le Jeu 29 Déc - 19:37, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Messaline Solana Alvarez   Jeu 29 Déc - 12:39

Hep là, et la demande de rôle mamzelle !! x)
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MessageSujet: Re: Messaline Solana Alvarez   Jeu 29 Déc - 13:05

c'est fait chef! je me suis mélangée les pinceaux, chef! Embarassed
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Arn Bullet
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MessageSujet: Re: Messaline Solana Alvarez   Jeu 29 Déc - 18:20

Oh une petite Wiccan, je suis contente que tu trouves chaussure à ton pied en fin de compte, ça change bien du vampire russe.

Par contre, comme il manque la partie sur les "évènements du passé qu'il convient de connaitre" je suppose que tu n'as pas encore terminé ta fiche. Je me permet tout de même quelques petites remarques, dans cette partie, il serait intéressant de décrire l'enfance "heureuse" de Messaline puis d'y déplacer l'histoire racontée dans les Angoisses.

De plus il me semble avoir lu une erreur de chronologie quelque part. Tu dis que Messaline avait huit ans quand sa vie a basculé et que la Révélation n'avait pas encore eu lieu, seulement elle est née en 2022, la Révélation avait alors bel et bien eu lieu. Si tu t'embrouilles encore un peu les pinceaux, la chronologie pourrait t'être utile.

Bonne continuation! \o/
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MessageSujet: Re: Messaline Solana Alvarez   Jeu 29 Déc - 18:38

oulah oui effectivement y'a des trucs pas clairs xD

je vais reprendre ça tranquillement, j'avoue que j'ai été un ti peu déstabilisée par la forme de la fiche, c'est pas habituel ^^

edit: modifications effectuées!
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MessageSujet: Re: Messaline Solana Alvarez   Ven 30 Déc - 12:28

C'est tout bon, voyons ce que Messaline va pouvoir nous faire une fois lâchée dans la NO.

Pense à :
-générer ta mini-fiche dans ton profil
-visiter le QG des Wiccans
-créer le carnet mondain dans la "Vie Privée" et faire une demande d'évaluation de dangerosité
-voter pour Voodoo Child sur les topsites (ou créer un compte sur Tour de Jeu héhé)
-flooder et rp sans retenue!!! What a Face

Bienvenue à Voodoo Child Twisted Evil
_________________
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Messaline Solana Alvarez

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