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| | Un loup dans le soleil couchant | |
| | Auteur | Message |
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Ezechiel Grimm

Normes
 | Sujet: Un loup dans le soleil couchant Dim 4 Déc - 13:39 | |
| La scène aurait pu se passer de nuit. Une sorte d’ambiance glauque, lourde et terrifiante. Pourquoi pas même n’y aurait-il pas eu une sorte de brouillard montant dans les rues, oppressant les marcheurs de l’obscurité. N’aurait-ce pas été le cadre idéal pour voir apparaitre un loup ? J’avais même imaginé mon prêtre préféré se faire agresser par une bande de salopards sans âme. Mais non, Ezechiel n’est pas un oiseau de nuit. Il avait un frère handicapé mental à la maison si bien que l’homme était plutôt du genre casanier. Bien que ce jour là il avait trainé un peu plus longtemps que d’habitude dans les rues de la ville. Il revenait d’un entretient d’embauche –pour être serveur dans un restaurant- et savait déjà que la place lui était passée sous le nez. Il faut dire aussi qu’il n’avait pas eu d’aussi bons arguments que l’autre candidate, une bimbo blonde de 18 ans aux seins exagérément gonflés. Même lui, qui pourtant n’était pas un pervers de premier ordre, avait eu du mal à détacher ses yeux des airbags qui présentait la créature, d’autant plus qu’elle les avait mis en valeur à l’aide d’un balconnet et d’un décolté des plus plongeant. Elle les exhibait à qui voulait les voir et surtout à son futur patron. Ezechiel lui présentait un torse plat, mou et flasque qui ne rivalisa pas, même l’espace d’une seconde, devant les deux jeunes pastèques. Juste avant il s’était fait éconduire d’une place de vendeur sous prétexte qu’il n’était pas assez « branché ». Bon d’accord, il n’était pas à la pointe de la mode, certes, d’ailleurs il ne savait même pas ce qui pouvait être la mode du moment. Mais ses baskets –qui aujourd’hui n’étaient que des lambeaux de cuir- avaient été particulièrement appréciées à l’époque où il les avait achetées. Il fallait le dire tout de suite qu’il n’était plus qu’un vieux con –à 31 ans, c’était un comble ! Ses 20 ans ne dataient pas tellement nom de… pardon seigneur, je n’ai rien dit.-. Il avait soupiré en sortant du bureau de l’homme qui bavait presque ostensiblement sur les baudruches de sa nouvelle employée et avait décidé de passer s’acheter des chips saveur barbecue. Les chips finissaient toujours par le faire se sentir mieux. Elles avaient ce quelque chose de délicat et de savoureux qui comblait le pire trou dans la poitrine qui pouvait exister. D’ailleurs il n’aurait pas été surpris de les retrouver comme ingrédient principal d’un rituel vaudou tellement elles arrivaient à la faire se sentir vivant. Il n’avait même pas attendu d’avoir rejoint son appartement pour se les fourrer dans le bec. Marchant dans la rue, les doigts oranges de la poudre recouvrant les divins amuses gueules, il déambulait dans le soleil couchant, se sentant bien plus apaisait qu’il ne l’avait jamais été. Il avait décidé de faire un petit détour pour rentrer. Histoire de savourer ce moment d’extase barbucuetesque loin de la routine de son appartement. Ses pensés se perdirent dans le décolté de la jeune miss alors que ses doigts péchaient inlassablement dans le sachet de chips qui se vidait à la vitesse de la lumière. Et lorsqu’il reprit son esprit il se trouvait sur les quais. Sa bouche ne se referma pas tout de suite et quelques miettes de son délice s’échappèrent de celle-ci pour venir orner sa chemise d’une décoration étrange, grasse et à demi mâchée. Il avança jusqu’au bord de trottoir, là où l’eau venait frappait les quais et resta contemplatif. Pour la première fois depuis un moment les choses ne lui semblaient pas sombres. Pas claires non plus. Nuancées. Un peu comme le soleil qui s’éloignait à l’horizon pour mourir engloutit par les flots.
- Hé bien, le Grand Absent, de temps à autre tu fais bien les choses… Marmonna-t-il, déglutissant la bouillit qu’il avait dans la bouche.
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|  | | Loane

Métamorphes
 | Sujet: Re: Un loup dans le soleil couchant Dim 4 Déc - 17:21 | |
| Le vent ne soufflait pas, la journée était à peu près chaude… Tout était qu’un espoir perdu, dans un soleil doré, rien n’allait comme on le voudrait, comme on l’espère. Cette ville déplaisait à notre louve. Elle voulait voir ailleurs, connaitre autre chose, rêvé d’un bonheur, d’une douceur oubliée… Elle voulait tant retrouver ce qu’elle avait perdu. Pourtant le monde des autres lui faisait peur. Elle n’arrivait pas à donner sa confiance en les normes, en les outres… Elle avait si peur de toute revivre encore une fois. Comment vivre ainsi dans un tel monde ? Elle avait pourtant besoin de chaleur, de réconforter, de soutien, de rire… Elle avait simplement besoin de vivre, et non de survivre…
Elle n’avait toujours pas dormi, cela faisait bien deux jours qu’elle ne put fermer les yeux. Ses cauchemars l’hantaient bien trop souvent. Fermer les yeux pour elle était comme une torture. Elle avait donc pris l’habitude de dormir très peu, juste assez pour ne pas finir inconsciente sur le sol, à la vue des monstres que regorgeaient la nuit et le jour. Cette fois ci, elle avait mangé, assez pour tenir un moment. Elle avait réussi aussi à avoir un peu plus d’argent sans vendre son corps pour une fois. Elle en était un peu fière même si c’était en volant.
Seulement là, elle se sentait sale. Elle ne s’était pas lavé depuis quelques jours, et avait besoin d’un bain. Mais ou, se laver ? Elle cherchait un endroit sans devoir payer. Surement entrer dans une maison vide pour la journée, et se laver vite fait. Elle l’avait déjà fait, mais cela restait très risqué. Que pouvait – elle faire ? Elle devait tenter. Elle fouilla dans les rues, la maison idéale. Là, ou il y avait personne. Elle finit par trouver une maison près des quais. Elle y entra par une fenêtre oublier. Et finit dans la cuisine, elle fouilla un peu et pris quelques gâteaux, pour ses futurs repas qu’elle mit dans sa sacoche. Elle chercha à pas de loup, la salle de bain. Elle finit très attention à ne pas se faire voir des voisins à travers les fenêtres…
L a peur lui tiraillaient le ventre comme si quelqu’un jouait avec. Elle savait qu’à tout moment quelqu’un pouvait entrer, et la voir, puis appeler la police… Elle voulait éviter cela, et ne pas retourner chez son oncle… Chez cet homme qui souhaiterait qu’elle meurt pour ce qu’elle avait fait, ou plutôt ce qu’elle est… Une louve ! Elle était finalement une fille fragile dans un monde de brute, celle qui fait tout pour être forte et qui est en faite, une poupée en pleurs. Elle trouva enfin la salle de bain, elle était banale, et d’un blanc ivoire… Elle était comme toute les salles de bain digne de se nom…
Elle entra, ferma la porte et fit glisser ses doigts contre le lavabo, puis le rebord de la baignoire, se délectant un moment de cette endroit avant de se laver en un temps record. Elle savait qu’elle risquait gros pour une simple douche mais elle en avait envie, et ca faisait bien un moment qu’elle n’en avait pas pris. Elle se déshabilla et entra dans la baignoire, et fit couler l’eau chaude contre elle, contre ses longs cheveux, contre sa peau, soufflant de tranquillité… Pourtant cela ne dura que quelques minutes… elle se savonna, et se lava les cheveux… Sortit, et finit par se sécher, piquant une petite serviette pour ses cheveux qu’elle avait séché sommairement par manque de temps et qu’elle fera bien plus tard. Elle la mit tant bien que mal dans sa sacoche après s’être habillé, puis mis sa capuche pour cacher ses cheveux mouillés. Elle sortit du lieu laissant comme c’était quand elle est arrivée. Fallait que tout soit discret, pour qu’elle ait le temps de partir loin.
Seulement tout ne se passa pas comme prévu. Un vieil homme se mit devant elle, les poings contre ses hanches. Il était en colère même furieux, cela transparait dans son visage et ses yeux. Il était imposant, et aux cheveux brun court, grisonnant. Il avait aussi une moustache qui était un peu longue. Elle recula sans rien dire. Mais elle avait peur, peur des conséquences… Son corps tremblait de plus en plus. Elle devait se calmer. Son totem toqua à la porte de son esprit soufflant qu’elle doit le laisser agir, juste un peu sans pour autant la transformer…
« Sale voleuse, tu vas regretter cela » Dit-il.
Alors Loane tenta de calmer les ardeurs de son totem, ses yeux finirent par prendre la couleur ambre de son totem… Elle secoua la tête.
« J’ai rien…Rien volé ! » finit elle par souffler dans un grognement étouffer. « Je voulais juste… »
L’homme se précipita sur elle, voulant lui décocher un poing dans le visage. Il était sacrément violent et il voulait lui faire payer son acte… Elle put évitée le coup, mais il l’érafla fortement à la joue. Elle saigna un peu, et s’en moquait un peu vu qu’elle allait guérir. Enfin il fallait son temps car elle était fatiguée. Elle se mit à courir, et sortit de la maison par la porte, fuyant vers les quais. Son totem se calma, et finit par disparaitre … L’homme la poursuivit, il était enragé. Elle courut toujours, allant dans les quais… En passant le long des quais, elle vit une échelle qui descendait dans l’eau. Elle eut l’idée de la descendre et de se cacher, ce qu’elle fit. Elle se camoufla bien contre le mur, l’eau touchant ses pieds. Elle attendit. Lorsqu’elle entendit des injures passaient à coté d’elle et s’éloigner. Elle se dit qu’elle peut sortir mais attendit encore un peu pour être sur.
Le temps filait et la nuit tombait peu à peu. C’était le crépuscule qui s’annonçait dans la rue. Elle finit par dormir un peu et quand elle se réveilla, elle remonta et vit un homme … Elle finit par sortir de façon naturelle à coté de lui.
« Tu as aucun rapport avec un monsieur imposant furax ? » Lui demanda – t –elle en lui jetant un simple regard.
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|  | | Ezechiel Grimm

Normes
 | Sujet: Re: Un loup dans le soleil couchant Dim 11 Déc - 17:09 | |
| Sa réaction fut proche de la crise cardiaque. La jeune fille était apparue de nulle part, sortant presque du sol. Il lâcha son paquet de chips qui s’écrasa au sol dans un bruit mou alors que sa main droite venait s’accrocher au lieu qui hébergeait son palpitant. Celui-ci avait raté plusieurs battements avant de se mettre à cogner comme un forcené contre sa poitrine. Il poussa un cri si aigu que cela lui fit mal à la gorge, et si ce détail douloureux n’était pas apparu il n’aurait jamais cru que ce piaillement de fillette avait été émis par sa personne. Il dévisagea la nouvelle venue avec de grands yeux écartés derrière ses lunettes qui s’étaient fichues de travers suite à son bond. C’était donc une jeune fille, pas très âgée et assez jolie il fallait l’avouer, qui avait tenté de le tuer en apparaissant comme Houdini. Il se pencha légèrement en avant et remarqua l’échelle par laquelle la jeune fille avait fait son apparition fantomatique. Bien, ce n’était pas un esprit vengeur, c’était déjà cela.
- Pardon ? Vous… vous dites ?
Bredouilla Ezechiel qui tentait encore de calmer son cœur. Il en était sur, elle lui avait adressé la parole en sortant de nulle part, mais son cerveau avait plus intégré l’information consistant à hurler à son propriétaire qu’il fallait courir plutôt que de se pencher sur la compréhension du langage humain. A l’heure actuelle il avait un faible souvenir d’une histoire de gros monsieur –peut-être tentait-elle de le mettre en garde sur les dangers du dévorage intensif de chips- mais honnêtement cela ne lui paraissait pas cohérent comme entrée en matière. D’ailleurs, à y regarder de plus prêt la demoiselle n’avait presque que la peau sur les os. Elle était aussi pâlichonne. Quelque chose chez elle laissait à penser qu’elle ne menait pas vraiment une vie de pacha. L’ancien prêtre, plutôt que de froncer les sourcils en se demandant s’il n’allait pas se faire voler deux ou trois choses au passage de cette inconnue, se pencha, ramassa son paquet de chips et tendit ce qu’il en restait à la nouvelle venue. S’avait été un réflexe. Sa nature reprenant le dessus. En temps normal il aurait fuit la demoiselle après un regard méprisant. S’éloignant aussi rapidement que possible de cet autre être humain. Parce que merde alors, c’était tous des connards, clocharde incluse. Mais là…
C’était étrange mais elle lui faisait plus penser à un chien errant qu’autre chose.
Il rougit devant l’idée. C’était saugrenu. D’autant plus que c’était loin d’être un chien. C’était une très jolie demoiselle aux yeux accrocheurs. Parfois l’esprit imposait des images vraiment stupides se dit l’homme le paquet de chips toujours tendus devant lui. Son cerveau, ayant reprit son service à plein temps, lui souffla qu’il serait surement le bienvenue de glisser une petite phrase amicale avec cette offrande. Parce que, après tout, la demoiselle avait quelque chose d’effrayé dans le regard.
Comme un chien que l’on aurait battu trop souvent.
Tu vas arrêter avec cette histoire de clébard ! Maugréa-t-il à l’intérieur de lui-même. Parce que si cette fille est un chien, toi tu es le roi de Prusse ! Néanmoins cette idée d’accompagner les saveurs salées d’une petite phrase n’était pas dépourvue de sens. Mais que dire ? Aucune des phrases qui lui venaient à l’esprit ne laissait à penser que cela n’était pas un cadeau empoisonné. Parce que, oui, n’apprenait-on pas aux enfants à ne pas accepter les bonbons d’inconnus de nos jours ? Si bien qu’il sortit la seule chose qui ne lui paru pas être à double tranchant.
- Le seul gros qu’il y a ici, ce sera moi si vous ne prenez pas très vite ce paquet de mes mains pour le finir.
Il ponctua la phrase d’un sourire, fermant ses yeux derrières ses lunettes toujours de travers, l’air un peu benêt, un peu simplet. Mais tellement sympathique.
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|  | | Loane

Métamorphes
 | Sujet: Re: Un loup dans le soleil couchant Mar 13 Déc - 16:24 | |
| Loane regardait l’homme bizarre. Elle était pourtant sortie de façon simple et naturelle, sans vouloir le choquer, ou lui faire peur. Cependant l’homme avait sursauté et lâché son paquet de chips comme si il avait vu revenant. Sa capuche ne recouvrait plus sa tète, et laissait ses longues cheveux noirs passaient sur son visage. Elle ne disait rien attendant sa réponse. Elle devait savoir mais apparemment lui n’avait pas compris de quoi elle parlait. Elle ne pensait pas qu’elle pouvait autant faire peur. Elle voulait partir, mais par ou et si elle retombait sur le fou d’avant ? Elle devait se méfier, mais ca veut dire aussi se méfier de lui ?
« Ca va ? Pas trop eu peur ? »
Elle finit par demander d’une voix calme, neutre. Elle ne voulait pas qu’il lui fait une crise cardiaque… Ca suffit pour aujourd’hui. Elle ne voulait pas causer des morts justes par son apparition. Elle ne savait pas vraiment quoi penser de lui… Que voulait-il ? Elle recula un peu de lui quand il lui proposa le paquet de chips. Elle regarda avec un air étrange, elle ne comprenait pas trop son acte. Proposerait – il des chips à Loane ? Pourquoi ? Que veut-il ?
Loane bougeait un peu ses pieds. Le bas de son pantalon et ses converses étaient trempés. Elle était mal à l’aise dedans. Elle devait les enlever, mais elle ne pourrait pas courir comme ça, pieds nus. Quoi que, elle préfère cela que marchait dans une telle humidité. Puis finalement après quelques minutes de silence, l’homme parla à nouveau. Il tenait encore se paquet de chips vers elle. Elle n’en voulait pas. Elle refuse la charité, préférant se demerder par elle-même. Avouons qu’elle est bien têtue, et qu’elle préférait mourir que demander de l’aide… Donc accepter des chips d’un inconnu, c’était non !
« Tu as encore de la marge avant d’être considérer comme un gros, de moins venant de moi… Alors ta remarque est bien inutile. Et je ne veux pas de chips, je n’ai pas faim, et je n’accepte rien d’un inconnu… Tu peux etre avec celui qui me veut du mal… »
Elle préférait être claire, et ne pas se tromper. Pourtant les lunettes penchées ainsi l’agaçait donc elle rapprocha de lui, ignorant le paquet. Elle était si près qu’ils collèrent presque. Un petit sourire marqua son visage et elle lui remit ses lunettes correctement sur son nez.
« Voila, c’est bien mieux ainsi ! »
Elle finit par reculer calmement. Elle n’aimait vraiment pas la sensation qu’elle avait dans ses chaussures. Elle prit donc la décision de les enlever. Elle s’accroupit, pour finir par s’assoir sur le sol.
« Alors, tu n’as pas vu un gros homme énervé dans le coin ? »
Elle voulait être sur, et donc elle avait redemandé. Elle commença à défaire sa chaussure, puis enleva sa chaussette qu’elle essora, et fit de même pour l’autre. Elle était pieds nus, et avait mis les chaussettes dans les chaussettes, attachant les lacets entre eux pour les porter sur son épaule. Si elle devait courir, elle était prête. Elle se leva, le regardant calmement. Elle tâta le sol, il était froid un peu mais cela allait.
« Tu me réponds. Ensuite je m’en vais et je te laisse tranquille. »
Elle remit sa capuche, puis ses converse sur l’épaule, attendant patiemment sa réponse. Elle devait partir après tout l’autre pouvait revenir. Elle fixa autour d’elle pour voir… Mais la nuit était presque là, et allait laissé la lune nous observait comme des proies à la recherche de la vie fougasse des ténèbres. Peut importe, Loane connaissait de plus en plus les quartiers à force de trainer nuit et jour dehors. C’est cela qu’on est juste une SDF, qui a fuit son ancienne vie…
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|  | | Ezechiel Grimm

Normes
 | Sujet: Re: Un loup dans le soleil couchant Mar 27 Déc - 11:59 | |
| Le refus ne le surpris pas tellement. De toutes façons il ne restait qu’un fond qu’il finirait plus tard en quelques bouchés, surement en rentrant chez lui de ce pas trainant qui caractérisait les fins de journées. Il ramena à lui le paquet et roula le haut de celui-ci pour éviter que ce fond ne se vide dans ses poches et il glissa l’ensemble de la poche de son veston. Il aimait bien la jeune fille. Sans savoir pourquoi. Mais il l’aimait bien. C’était une présence agréable, réconfortante, chaleureuse. Elle sentait bon aussi. Cela le changeait de la puanteur qu’il croyait sentir un peu partout –mais n’était-ce pas plutôt lui qui sentait ainsi mauvais ? Un peu maladif, un peu mal entretenu.-. Il sursauta légèrement quand elle s’approcha pour lui remettre ses lunettes sur le nez.
Un contact. C’était… étrange ? Agréable ? Etonnant surtout. Etonnant que ce simple effleurement le face rougir ainsi. Avait-il tellement perdu au cours de ces dernières années ? Au point d’être troublé par ce simple geste comme si la jeune fille lui avait volé un baisé. Ezechiel n’avait jamais embrassé une fille… peut-être cela était-il agréable ? Il faudrait qu’il demandé à Sage un jour, après tout il devait savoir lui. Il savait tellement de choses que l’ancien prêtre ignorait.
Ensuite la jeune posa fesse à terre pour retirer ses chaussures. L’homme n’y fit même pas attention. Il n’y prêta même pas un regard. Il s’assit à son tour sur le rebord de ce qu’il considérait être un trottoir les pieds plongeants vers l’étendu bleuâtre qui fusionnait plus loin avec le ciel. Il avait envi d’une bière à l’instant même. Il n’en buvait pourtant que rarement, voir jamais. Il n’était pas très fan des boissons dites alcoolisées. Et pourtant à cette heure précise il avait envi de boire quelque chose de fort. Une vodka, une tequila que sais-je. En avait-il jamais bu ? Il n’était même pas sur de savoir quel effet pouvait avoir un bon verre de rhumsur le corps humain. Et après tout, il n’était plus prêtre. Qu’est-ce qui le retenait ? Qu’est-ce qui l’empêchait de vivre bon dieu ? Il pouvait même jouir des femmes maintenant s’il le voulait ! Non. Non. Il ne pouvait pas. Non.
Il ne pouvait même l’envisager, ne serait-ce qu’un instant. Car après les chaines que lui imposaient –ne l’avait-il pas choisi d’ailleurs ?- la religion et l’image qu’il voulait donner en temps que prêtre, c’était son frère qui constitué sa camisole de force. Et pourtant ce soir… devant ce soleil orangé. Par le Grand Absent, ce qu’il avait envi de s’en jeter une par-dessus la cravate. Il se prit la tête entre les mains, soupira bruyamment, sentant quelque chose au fond de lui se serrer –son cœur peut-être, son âme sinon-. Pour une fois que ce n’était pas un grondement de colère qui faisait vibrer son torse. Après la colère et la gourmandise voilà l’envie, qu’elle sera le prochain des péchés capitaux à lui tomber dessus ? Et la phrase tomba comme un couperet, rompant le charme qu’il semblait sentir. Elle voulait partir, c’était normal, après tout ils ne se connaissaient ni d’Eve, ni d’Adam et elle n’avait aucune raison de vouloir rester avec un vieux chnock. Qui, semblait-il, s’enfonçait dans la dépression. Et l’idée de devoir rentrer retrouver Seth lui était tout bonnement insupportable. - Restée je vous en prie, j’ai besoin de parler, de converser, d’échanger avec quelqu’un. Il en va de ma santé mentale je crois bien.
Il lui lança un regard proche de la détresse, entendant sa voix vaciller. Pourquoi tout allait-il si mal dans sa vie ? Pourquoi ?! Par tous les saints oui, il aimait son frère mais merde, qu’est-ce qu’il aurait aimé courir pour le laisser derrière lui. Vivre SA vie ! Vivre tout simplement merde ! Il voulait fuir ses responsabilités mais c’était la le problème. Il n’était pas que responsable de Seth. Il était responsable de l’état de Seth.
- Je vous en prie, je vous en supplie, restée encore un peu….
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|  | | Loane

Métamorphes
 | Sujet: Re: Un loup dans le soleil couchant Mer 28 Déc - 20:50 | |
| Loane était prête à partir, à disparaitre dans la noirceur de la nuit. Elle voulait s’échapper, non pas de l’inconnu face à elle, mais de celui qui lui veut du mal… Elle pensait dans son fond intérieur qu’elle le devait, comme si il allait revenir pour la fracasser contre le mur. Une peur qu’elle cacha. Elle l’avait vu rougir à son contact, mais ne fit absolument aucune remarque sur cela. Peut –être qu’il n’avait pas eu ce genre de contacte de bien longtemps et que donc, il ne gérait pas ses sentiments vis-à-vis de cela.
Elle le regarda s’assoir sur le rebord, alors que l’eau dansait une symphonie de vague. Elle voulait sa réponse, mais il était décidé à ignorer sa question. C’est là que l’homme la supplia de rester, de ne pas partir, et de parler avec lui. Cela fut comme un choc. On ne lui avait jamais fait ce coup là. Elle fut complètement surprise par cela, reculant d’un pas ou deux. Elle ne savait pas quoi faire, ou comment agir. Elle est du genre associable et ne veux qu’être seule. Pourquoi ? Juste parce que l’homme, les humains lui ont fait bien trop de mal pour qu’elle accepte leur compagnie. Elle réfléchissait calmement sans rien dire, laissant un longue silence s’imposait entre eux.
Elle ne savait pas quoi faire ou pensée même quoi dire… Limite partir sans un bruit était pour elle, la meilleure des solutions. Cependant elle n’allait pas le faire. Elle le fixa de dos.
« Pourquoi avec moi ? Tu as bien des personnes de toi qui peuvent plus t’aider que moi… Je ne suis qu’une SDF, un déchet de la société … »
Elle souffla après avoir dire cela. On lui faisait comprendre cela tous les jours. Pourtant elle l’est devenue pour se sauver, pour retrouver une vie, pour fuir ce qu’il faisait peur… Ce qui la faisait trembler de tout son corps, de ce qu’il la fait cauchemarder…Elle a fini par le croire, et le penser. Car après tout, on ne veut pas d’un déchet chez lui, voila pourquoi son oncle la haïssait… Enfin elle secoua la tête pour oublier tout cela. Elle devait penser à autre chose, s’évader.
« Ta santé mentale ? Qu’en ai le problème ? »
Loane ne bougea pas, le fixant toujours. Elle le laissait fixé l’eau. Elle ne savait pas si lui poser ces questions étaient la solution, cependant elle le fis par simple curiosité sur le coup. Elle pouvait bien le regretter seulement elle était à un point tel qu’elle s’en moquait.
« Enfin cela ne me regarde pas du tout… Après tout, je ne te connais pas… Répond que si tu le veux pour les deux dernières questions… »
Elle finit par dire cela. Savoir était peut être une mauvaise chose. Mais il l’avait bien surprise en agissant de la sorte. C’était bien la première fois qu’on la suppliait pour rester… Et elle voulait vraiment savoir pourquoi… Pourquoi elle et pas une autre… Elle attendrait qu’il lui réponde, en espérant qu’il le fera… Loane regarda autour d’elle pour vérifier qu’ils étaient bien seuls, dans ce lieu, et que personne se cachait pour les attaquer, surtout elle…
« Le plus important c’est que tu réponde au pourquoi moi … Car je ne comprends pas ce que je peux bien t’apporter en restant ici. »
Oui, elle ne comprenait pas. Oui, elle voulait comprendre un tel subitement de sa part… Il donnait l’impression d’être d’espérer, et qu’il cherchait un nouveau contacte, un contacte différent des autres qu’il devait surement connaitre suffisamment pour les fuir, enfin elle supposait.
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