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 Noël comme chez nous

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MessageSujet: Noël comme chez nous   Sam 3 Déc - 16:28

Déjà plus de deux mois qu'il s'est installé à la Nouvelle-Orléans, et Shane n'a toujours changé de coiffure : ça ne lui ressemble pas vraiment. En temps normal, il serait déjà passé par au moins 3 ou 4 couleurs différentes depuis son arrivée. Il faut dire qu'il a eu autre chose que ses cheveux pour s'occuper l'esprit : l'installation de son appartement, la rencontre avec Etan, « l'affaire Patate », qui lui a permis de rencontrer Nathanael, son regain d'intérêt pour la Wicca et, surtout dernièrement, les préparatifs pour l'ouverture de son salon de coiffure. Avec tout ça, il n'a pas vraiment eu le temps de se lasser de sa coiffure. Mais, il faut bien l'avouer, ce n'est pas la seule raison. Il y a aussi un côté sentimental, auquel son côté fleur-bleue est loin d'être insensible : il a encore les remarques qui ont échappées au métamorphe, le soir où ils se sont rencontrés. D'ailleurs, rien que le fait d'y repenser amène un petit sourire sur ses lèvres. Lorsqu'il s'en rend compte, il l'efface en lançant une grimace au miroir avant de contempler à nouveau son reflet avec un sourire un peu moqueur.

Idiot.

Après quoi il décrète son apparence correcte, et sort de la salle de bain. C'est que c'est pas le moment d'être en retard ! Il a rendez-vous avec Etan, ce qui est en soi une raison largement suffisante pour qu'il ait envie d'être à l'heure. Mais surtout, cet après-midi, ils vont au marché de Noël, et ça, c'est d'autant plus génial ! Déjà parce qu'il adore Noël, et tout ce qui va avec, et que du coup le marché est un incontournable à ses yeux. Mais depuis qu'il a appris que cette année, ce sont des Wiccans qui l'ont organisés, à grand renfort de magie qui fait tomber de la vraie neige, il meurt d'envie d'y aller. Il faut dire que c'est la première fois qu'il va passer les fêtes loin de chez lui, qu'il a un peu de mal à se faire à l'idée, et que le climat de la Nouvelle-Orléans n'aide pas vraiment à faire la transition. Bon, les températures ne sont pas à proprement parler étouffantes à cette période de l'année, mais c'est quand même loin de ce qu'il a connu en Ohio. Un Noël sans neige, c'est pas vraiment Noël...

Donc il est tout excité à l'idée d'aller visiter l'animation mise en place par les mages locaux, et Etan ne s'est pas fait prier pour l'y accompagner. Pour l'occasion, le jeune sorcier a décider de se trouver une tenue de circonstance : tout en rouge et blanc à pompons. Pour changer, il est sans doute encore moins discret que le jour de sa rencontre avec le métamorphe. Mais bon au moins cette fois, il a une excuse toute trouvée ! D'ailleurs, il ne se gêne pas pour compléter le tout avec l'indispensable bonnet qui va bien. Il vérifie qu'il n'a pas oublié ses clés – qu'il n'a pas perdues, pour une fois – siffle son chien – également agrémenté de pompons – et file. Il est bien conscient qu'il en fait sûrement un peu trop avec tous ses pompons, mais c'est sa façon de lutter contre la nostalgie de chez lui. Puisque ça lui fait plaisir, pour se priver ?

Il appuie sur le bouton d'appel de l'ascenseur, mais n'a pas la patience d'attendre jusqu'à ce qu'il arrive, et finit par dévaler les escaliers quatre à quatre. Il s'emmêle les pieds deux ou trois fois, manquant de finir de descendre la tête la première, mais même ça ne parvient pas à ralentir sa course, ni à effacer le sourire radieux qu'il affiche. Une fois dehors, il attrape le permier bus qui passe – qui heureusement ne se fait pas attendre – puisque le marché est un peu trop loin pour qu'il y aille à pieds. Mais il trépigne d'impatience pendant tout le temps du trajet. S'il avait pu il y serait probablement allé en courant, tant il est excité. Une fois enfin arrivé, il se rue hors du bus, et contemple le globe immense qui protège le village sous la neige. Ils n'ont vraiment pas fait les choses à moitié ! Il reste un moment à contempler cette réalisation assez incroyable, avant de se décider à aller se poster près de l'entrée. Pu qu'à attendre Etan !
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Sam 3 Déc - 18:40

Ces deux derniers mois ont également été chargés pour Etan : rencontre avec Shane, nouvel emploi, accident du travail, confrontation avec des anti-Outres, travaux chez lui et dans le salon de coiffure du Wiccan, le temps avait passé à toute allure pour le métamorphe. Le bilan est largement positif, mais un weekend sans penser à rien d'autre qu'à Shane et lui lui manquait, et voilà que l'occasion se présente.

Il est un peu intrigué par ce "marché de Noël". Son village ne pratiquait pas cette tradition et il se demande en quoi ça consiste réellement. Dans ses souvenirs, Noël c'était surtout des veillées dans la salle des fêtes ou entre voisins, quand la neige permettait les rassemblements. Il avait trouvé ça oppressant dès qu'il n'avait plus eu l'âge d'apprécier les contes qu'y présentaient les femmes.
Il ne laisse pas ses souvenirs ternir sa bonne humeur. Ce Noël sera totalement différent : que de chemin il a parcouru, en un an ! Pas seulement géographiquement, même si rien que cela suffirait à être quelque chose, mais aussi intérieurement, émotionnellement, sentimentalement, intellectuellement. Il n'est plus le même. Et il n'est plus seul.

Un grand sourire s'affiche sur son visage et il se met à penser à Shane. Machinalement, il essaie de se recoiffer, avant de se rappeler que son coiffeur préféré l'aime bien comme ça et que, de toute manière, c'est peine perdue.
Fouillant dans son armoire, il en sort un jean et une chemise à carreaux, pour varier de ses éternels t-shirts blancs. Il les fourre dans son métasac, qu'il met sur son dos avant de se métamorphoser. Il ira plus vite qu'à pied.
Il s'élance dans le ciel de la Nouvelle-Orléans, sans se soucier des gens qui pourraient le voir : ses voisins l'ont déjà démasqué, quant aux autres, leur avis lui importe peu. Le toit du dôme se voit de loin, et il s'étonne de la rapidité avec laquelle les Wiccans de la ville l'ont monté : il n'était pas là lors de sa précédente virée aérienne, deux jours plus tôt.

Etan survole ce demi-globe et sent une vague de joie enfantine le submerger : la neige ! Refusant d'attendre davantage, il fond dans la première ruelle venue et reprend forme humaine. Il s'habille à toute allure et court vers l'entrée du dôme. Il y a foule, mais Etan repère immédiatement Shane. Un "Oh mon dieu" jaillit de sa bouche et il s'approche en riant, sa bonne humeur ne pouvant plus se cantonner à un sourire.
Patate l'accueille d'un aboiement et Etan se penche pour le caresser avant de se redresser pour regarder le Wiccan.

J'ignorais que tu avais ça dans ta garde-robe ! C'est original, j'aime bien.

Pris dans son élan de joie, il enlace le jeune homme et l'embrasse. Ce n'est pas dans ses habitudes, du moins pas quand il y a autant de monde autour. Il recule un peu, surpris pas son propre geste, mais son sourire n'a pas faibli.

On y va ?

C'est autant une question qu'une exclamation. Prenant la main du Wiccan -ça, il a fini par s'y faire-, il se faufile jusqu'à l'entrée. Le chien leur ouvre la voie : les gens ne le connaissent pas et ont tendance à s'en tenir à l'écart, étant donné sa race.
Il finissent par passer les portes et se retrouver sous le dôme. Etan écarquille les yeux et on y voit briller l'émerveillement d'un enfant.

Shane, il fait frais !

En effet. Pour la première fois depuis son arrivée dans la ville, Etan n'a pas l'impression que, même nu, il a encore une couche en trop. Sa chemise lui semble parfaitement suffisante, alors que la plupart des autres visiteurs sont emmitouflés dans des anoraks, écharpes et après-ski.
Ses pas écrasent la neige avec ce bruit caractéristique qu'il n'a pas entendu depuis si longtemps, et il est aussi ravi que les jeunes néo-orléanais qui découvrent la neige pour la première fois. Il lève la tête vers le ciel, ou plutôt vers le sommet du dôme, et savoure la sensation des flocons qui tombent et fondent sur son visage.

C'est merveilleux ! Tu as une idée de la façon dont ils ont fait ça ?

Il se penche un peu vers le Wiccan et murmure à son oreille :

Tu penses qu'il y a moyen de venir la nuit ? J'ai bien trop envie de voler là-dessous ! Ou alors il va falloir que j'aille trouver les organisateurs pour leur proposer de faire l'animation le weekend.

L'idée d'être admiré pendant qu'il vole ne le passionne pas plus que ça, mais si c'est le prix à payer pour retrouver un peu des sensations de vol qu'il a laissées derrière lui, là-bas dans le Dakota du Nord, il y est disposé. Il ne manquerait que quelques lemmings pour que l'illusion soit parfaite !
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Lun 5 Déc - 12:24

Dès qu'ils sont à l'intérieur du dôme, la fraîcheur de l'air mêlé de flocons de neige viennent caresser le visage de Shane, qui ferme les yeux pour mieux en profiter. On est encore loin des températures auxquelles il est habitué à cette période de l'année, mais au moins il trouve que ça commence à sentir Noël. Il laisse échapper un petit rire à la remarque d'Etan, avant de répliquer avec un grand sourire, et d'un ton moins flegmatique qu'il ne l'aurait voulu.

Il faut bien, pour qu'il neige.

Il peut bien essayer de jouer les nonchalants, il est tout aussi émerveillé que le métamorphe, il suffit d'entendre sa voix ou de voir briller ses yeux pour s'en rendre compte. Il s'amuse de voir les réactions des gens qui les regardent, étonnés par ces deux jeunes hommes qui restent plantés là, le nez en l'air, sans veste ni manteau. Quand Etan l'interroge sur la manière dont ce petit miracle a pu être réalisé, le Wiccan réfléchit pendant plusieurs secondes avant d'afficher un air professionnel, comme sur le point de se lancer dans de grandes explications.

Eh bien en fait, tu vois... À ce moment, le regard des deux garçons se croisent et le sorcier éclate de rire, incapable de garder son sérieux plus longtemps. Non, j'en ai aucune idée ! Tout ce que je peux dire, c'est que c'est vachement compliqué.

Mais après tout, est-ce que ce n'est pas encore plus magique, quand on ne sait pas comment ça marche ? En revanche, il réfléchit pour de vrai à la question suivante, avant d'y répondre de son ton normal, souriant toujours.

Ça peut peut-être s'arranger... Ça dépend de qui a organisé tout ça.

Manifestement, il a quelque chose en tête. En fait, il repense à Massa, la Mage de la Trinité qui est passée le voir il y a peu de temps, pour « l'accueillir » et lui souhaiter la bienvenue en ville. Il se dit qu'elle pourrait bien être derrière cette animation, festive mais difficile à réaliser d'un point de vue technique. Enfin, pas elle toute seule, évidemment. Mais si elle y participe également, peut-être qu'il arriverait à la convaincre de leur céder cette petite faveur. Ceci dit, il entrevoit aussi une autre possibilité, dont il n'hésite pas à faire part à Etan.

Ou alors, tu demandes rien à personne et tu trouves juste un coin tranquille pour te transformer. Je pense pas que ça pose problème, et apparemment tu serais pas le premier.

Tout en parlant, il désigne des traces de pattes un peu à l'écart de l'allée principale où ils se trouvent. Il n'est pas expert en la matière, mais il est à peu près certain qu'il n'y a pas que des chiens qui soient passés par là... D'ailleurs, à l'instant même où il y pense, il lance la question qui lui vient à l'esprit, sur un ton un peu trop vif pour qu'elle ne soit que purement rhétorique.

Je me demande quel animal c'est...

Sans vraiment attendre de réponse, il s'élance sur la « piste », entraînant le métamorphe à sa suite, conscient de les éloigner des petits chalets qui constituent le marché proprement dit. Mais après tout, ils auront bien le temps de le voir après, et puis les organisateurs n'auraient pas laissé tout cet espace libre sous le dôme si ça n'avaient pas été pour que leurs visiteurs en profitent, pas vrai ? Il n'est pas sûr non plus qu'ils arriveront à retrouver l'animal qu'ils suivent, mais ça ne lui importe pas vraiment, en réalité. Même s'il aimerait bien réussir à satisfaire sa curiosité, c'est plus un prétexte pour aller profiter un peu de la neige loin de la foule qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Lun 5 Déc - 19:25

Etan rit avec Shane quand celui-ci échoue à trouver une explication loufoque à la présence de la neige. Le Wiccan est naturellement jovial, mais sa bonne humeur atteint aujourd'hui des sommets, et c'est un plaisir de le voir. Le métamorphe doit déployer des trésors de volonté pour ne pas l'embrasser à nouveau. Il est simplement comblé.
Le jeune homme redevient un instant pensif et son commentaire intrigue immédiatement le métamorphe.

Tu as une idée ? Tu connais quelqu'un qui pourrait m'obtenir une autorisation ?

Shane a dit "peut-être", alors Etan tente de ne pas s'emballer, mais la perspective de voler sous la neige le transporte de joie et il a du mal à garder les pieds sur terre... au sens figuré. Le dôme n'est pas immense et il lui faudrait à peine cinq minutes pour en faire le tour, mais ce seraient tout de même cinq minutes de bonheur à l'état pur.
La proposition de son petit ami le tire de son émerveillement.

Je ne savais pas que tu aimais transgresser les règles. J'avoue que c'est tentant !

Son regard tombe sur les traces imprimées dans la neiges, que Patate a repéré avant même le Wiccan. Si le métamorphe n'était pas aussi joyeux, il serait un peu vexé de s'être fait doubler par le chien et par le Wiccan : après tout, c'est sa vue qui est censée être perçante. Mais il n'y pense pas, cherchant plutôt dans sa mémoire ce que lui évoquent cette forme d'empreintes. La réponse surgit dans un éclair de compréhension.

Un carcajou !

Le temps de trouver, Shane s'est déjà mis à courir. Etan se baisse pour rassembler une poignée de neige et la tasser en une boule qu'il lance dans le dos du Wiccan. Profitant de l'arrêt momentané du jeune homme, il prend la course et le dépasse en riant. Patate court bruyamment autour d'eux deux.
Etan ne perd pas pour autant la piste de vue. Elle aboutit derrière un local de service. Faisant signe au chien de se calmer, il ralentit et avance pendant que Shane les rattrape, puis il s'arrête et secoue la tête avant de regarder son compagnon :

N'allons pas plus loin. Il a sans doute simplement envie de profiter tranquillement de la fraîcheur, pas d'être traqué.

Il s'apprête à se détourner quand l'animal sort de l'ombre. C'est effectivement un glouton, de belle taille et avec un pelage marron qui tranche nettement avec la neige autour de lui. Ses yeux noirs plongent dans ceux de son congénère. Etan y lit un certain amusement : il se rappelle alors que l'ouïe des gloutons vaut la sienne et que le métamorphe l'a sans doute entendu. L'animal hoche la tête, jette un œil méfiant sur Patate qui s'est figé dans une attitude de surprise et de curiosité, puis sur Shane, semble presque sourire et finalement se détourne et se met à courir.

Le silence descend doucement entre les deux jeunes hommes. Un éternuement d'Etan le brise violemment. Il secoue la tête.

Eh bien, on dirait que je me suis rapidement habitué au climat de cette ville.

Regardant dans la direction où a disparu l'animal, il prend un air pensif et sourit :

Je crois qu'il a reconnu mon totem. Le mien et le sien vivent dans les mêmes zones et sont parfois concurrents pour la nourriture. Je n'en ai croisé qu'une fois à l'état sauvage et... eh bien, j'étais content d'être en hauteur.

Il se souvient du duel entre le glouton et le renard roux qu'il avait observé une fois près de chez lui, côté canadien. Le renard n'avait pas eu la moindre chance et le spectacle n'avait pas été des plus plaisants...
Néanmoins, voir un métamorphe sous sa forme animale, qui plus est pas spécialement discrète, a encore amplifié son envie de se transformer. Une seule chose le retient : Shane ne l'a jamais vu faire et il sait qu'il y a peu de choses plus horribles qu'un corps à demi-métamorphosé.
Refoulant son envie pour le moment, il vérifie que personne n'est en vue, passe le bras dans le dos du Wiccan et l'embrasse dans le cou. Une légère pointe d'inquiétude perce dans sa voix quand il demande :

Ça ne te rend pas trop nostalgique de ta famille ? Tu ne veux pas rentrer pour Noël ?
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Sam 10 Déc - 13:45

Je sais pas, il faut voir... Mais ça vaut le coup d'essayer !

Son sourire est encourageant, même s'il essaie de ne pas donner trop de faux espoirs à Etan. Après tout, peut-être que Massa n'a rien à voir avec les wiccans qui s'occupent du marché, et même si c'est le cas, peut-être qu'elle refusera leur demande. Même si son optimisme naturel le pousse à considérer l'avenir du bon côté, il préfère ne pas se montrer trop enthousiaste, par crainte de décevoir son petit ami. C'est d'ailleurs aussi pour ça qu'il envisage aussi une autre solution, au cas où. La réaction du métamorphe tire un sourire amusé à Shane, avant qu'il n'affiche son air le plus innocent.

Moi ? Mais non enfin, je suis sage comme une image ! Par contre apparemment toi ça ne te gêne pas...

L'innocence de façade s'est vite dissipée pour laisser place à une expression gentiment taquine. Qui s'efface elle aussi, quand le Wiccan laisse libre-court à sa curiosité.La réponse à sa question le rejoint alors qu'il vient de s'élancer dans la neige, rapidement suivie par le choc d'une boule de neige dans son dos.

Hey ! Tu crois que tu vas t’en tirer aussi facilement ?!

Il a essayé de paraître offusqué, mais le ton de sa voix trahit son amusement. Il reprend sa course, pour ne pas se laisser distancer par le garçon, qui a profité de l'évènement pour le dépasser. Leur quête s'arrête quand, derrière un local, Etan estime préférable de ne pas aller plus loin. Bien qu'un peu déçu, le sorcier approuve : le but n'est pas de traquer un pauvre métamorphe inconnu ! Comme pour les remercier de leur décision, c'est à cet instant que l'intéressé décide de sortir de sa cachette. Shane a très rarement eu l'occasion d'observer un métamorphe sous sa forme animale - du moins, autant qu'il sache - et il ne cherche pas à masquer son ébahissement, ni le sourire qui éclaire son visage. Il reconnait bien, qui ressemble à n'importe quel autre qu'il a déjà pu apercevoir, notamment pendant ses vacances en famille du côté des Grands Lacs, pourtant il y a quelque chose de particulier qui le démarque d'un simple animal, une lueur dans son regard. Ou peut-être que le jeune homme se fait simplement des idées parce qu'il sait qu'il a affaire à un changelin... Il est tiré de ses réflexions par l'éternuement d'Etan, et par sa remarque, et répond avec le même air pensif.

Lui aussi, il doit être content de pouvoir profiter de la neige, pour une fois.

Il en est à savourer les agréables frissons que lui procurent le baiser qui vient d'effleurer son cou, quand il se laisse surprendre par la question de son petit ami. Son sourire est toujours là, mais parait presque triste, et une légère ombre est venue voiler ses yeux quand il répond, pas tout à fait avec sa bonne humeur habituelle.

J'aimerais bien... Mais bon, c'est pas le moment de partir, alors que j'ai presque réussi à ouvrir mon salon. Et c'est pas la porte à côté... Je peux pas compter sur mes ailes pour faire le trajet, moi !

Une lueur amusée est revenue éclairer un peu son regard sur sa dernière phrase. C'est vrai que s'il n'avait pas besoin de se ruiner en avion, ou de passer des jours dans un bus pour rentrer, ce serait plus pratique. Mais effectivement, il est sur le point de lancer son projet, il serait dommage de "s'enfuir" maintenant, même si l'idée de se lancer pour de bon le terrifie proprement. Toutefois, il a une raison de rester encore meilleures que celles-ci, au point d'arriver à éclipser en grande partie le manque de sa famille, et c'est avec plus d'entrain et de conviction qu'il ajoute :

Et puis je serai en bonne compagnie !

Même s'il avait pu rentrer, il n'est pas sûr qu'il l'aurait fait, parce que ça aurait voulu dire laisser Etan. Hors de question ! Il n'est pas le seul à devoir passer son premier Noël loin des siens, à la différence que le métamorphe, lui, n'a même pas quelqu'un auprès de qui rentrer. Shane n'aurait pas supporté l'idée de le savoir tout seul pour les fêtes. Il se dit que peut-être, un jour, il pourra l'inviter là-bas. Il est sûr que sa famille l'adorerait. Mais bon, ce n'est pas pour tout de suite, pas la peine de mettre la charrue avant les boeufs. Pourtant, il ne peut pas s'empêcher de trouver que cette idée a quelque chose de très agréable...

Avec un sourire taquin, il plante avec autorité son bonnet sur le crâne ébouriffé de son petit ami. C'est Noël et il neige, ca veut dire faire la fête, pas ruminer des idées noires ! Il profite qu'ils soient à l'écart pour voler un baiser à Etan, ce qui achève de lui remonter le moral.

Bon, on le visite ce marché de Noël ? Puisqu'apparemment la neige m'a déjà vengé, je vais éviter de te faire payer ton affront de tout à l'heure. Pour cette fois. Ce serait dommage de te rendre malade pour te bon !

Sans lui laisser le temps de répondre, il saisit la main du jeune homme et se met en route.

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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Mer 21 Déc - 16:06

Etan regrette un instant d'avoir poussé Shane à penser à sa famille, mais le voile de nostalgie qui passe dans les yeux du Wiccan n'y reste pas. Le métamorphe sourit largement quand son petit ami sous-entend qu'il est une raison suffisante pour ne pas retourner chez ses parents.

Tu n'es qu'un vil flatteur. Et le pire, c'est que ça marche.

Il est heureux que Shane ait décidé de rester. Noël ne signifie pas grand chose pour lui, mais s'il avait dû voir le monde entier afficher son bonheur quand lui-même se retrouvait seul dans une ville où il ne connaissait encore pas beaucoup de gens, il aurait passé de mauvaises fêtes.

Je suis content que tu sois là. Tu m'aurais manqué.

Une idée lui vient en tête : pourquoi ne pas inviter la famille de Shane à venir passer les fêtes à la Nouvelle-Orléans ? La maison du métamorphe est grande et elle a encore une chambre libre. En se tassant, la famille nombreuse du Wiccan pourrait dormir là, surtout si Etan laissait sa chambre... Il faudrait qu'il en parle à Ted. La perspective de rencontrer la famille de son petit ami lui tord les boyaux d'appréhension, mais assurément il ne peut imaginer une plus belle surprise pour le jeune homme.
Shane le tire de ses pensées en lui enfonçant un bonnet sur la tête. Etan éclate de rire et fait semblant de se débattre.

Hey ! Je n'ai pas besoin de ça !

Il le garde néanmoins, se répétant que le ridicule ne tue pas. Et si ça peut lui éviter d'attraper un rhume...
Ils débouchent dans une ruelle passante et Etan découvre les chalets du marché. Il ne peut s'empêcher de remarquer qu'ils sont d'assez mauvaise facture et que, dans le Dakota, un randonneur mourrait de froid en moins d'une heure s'il tentait de passer la nuit dans l'un d'eux, mais il garde cette pensée pour lui et se prend au jeu. Shane et Patate près de lui, il examine les étals, s'exclame devant la laideur de certains articles proposés, fredonne les chants de Noël diffusés par les hauts-parleurs... et soudain s'arrête net et se précipite dans l'ombre entre deux constructions de bois.

Shane le suit et le métamorphe lit la question muette dans son regard interloqué. Le cœur d'Etan, qui s'était emballé, se calme un peu et il jette un coup d’œil furtif dans l'allée avant de répondre au Wiccan :

L'homme qui tient le stand de jouets en bois, un peu plus loin... C'est Percy Lancaster. Il vient de Sherwood. Merde, qu'est-ce qu'il fout ici ?! Je... j'ai paniqué, je ne m'attendais pas à le voir.

Il ne sait pas quoi faire. Aller le voir, c'est l'assurance que tout le village saura qu'il habite désormais à la Nouvelle Orléans, et c'est risquer d'aller au-devant de gros ennuis : après tout, il est encore mineur. Se détourner de lui, c'est rejeter la seule chance de savoir si sa mère a survécu à sa pneumonie, si elle s'inquiète pour lui,si elle lui en veut ou regrette ses actes passés.
Il lève sur Shane un regard perdu et lui explique son dilemme, avant de déclarer :

J'ai besoin de prendre un peu de recul pour me décider. Je veux bien ton avis aussi, mais... Eh bien, pour l'instant, je veux bien qu'on continue la balade. Peut-être qu'il y a des attractions un peu plus loin.




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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Dim 1 Jan - 20:52

On dirait bien que si pourtant ! Et puis je vois pas pourquoi tu te plains... T'es mignon comme ça.

Le sourire amusé qu'affiche le jeune Wiccan ne laisse guère de place au doute : puisqu'Etan vient d'admettre que la flatterie marche, il ne va pas se gêner pour s'en servir pour lui faire "accepter" de garder son bonnet, et il ne s'en cache même pas. En revanche, ça ne signifie pas que ce qu'il vient de dire n'était pas sincère, bien au contraire. De toute manière, il ne lui viendrait probablement jamais à l'esprit de faire un compliment qu'il ne penserait. En revanche, c'est vrai que le bonnet n'y est peut-être pas pour grand chose, en fin de compte. C'est simplement qu'il en faudrait beaucoup pour que Shane ne trouve plus le métamorphe à son goût.

Ils finissent par se mettre en route pour, enfin, visiter effectivement le petit marché. Le sorcier se laisse happer par l'ambiance, enjouée et hivernale, qui règne en maître sous l'immense globe de verre, et constate avec plaisir que son petit-ami se prend lui aussi au jeu. Il se demande un instant si un sortilège général ne contribuerait pas à toute cette bonne humeur, avant de décider que de toute façon ça n'a aucune importance, et de se contenter de profiter de l'instant présent. La neige qui crisse sous ses pieds, les flocons qui s'accrochent sur ses cils, le vin chaud, le joyeux brouhaha de la foule, les exhortations des marchands dans leurs petits chalets en bois... Il ne lui aurait pas manqué grand chose pour se croire revenu chez lui.

Cette petite excursion lui fait un bien fou. Entre la petite course à la "poursuite" du carcajou et les déambulations badines entre les étals, il a quasiment réussi à oublier tous les soucis qui lui minaient le moral. La nostalgie du premier Noël loin de chez lui s'efface vite, par la seule présence de celui à qui il tient à ses côtés. Et, pour la première fois depuis des semaines, il arrive à oublier le stress de l'ouverture imminente de son salon de coiffure.

Il profite aussi de la balade pour compléter en dernière minutes ses emplettes de Noël. Il a déjà trouvé des cadeaux pour sa famille, mais un "petit quelque chose" en plus fait toujours plaisir. Il est en train de regarder un étal de bijoux, à se demander si quelque chose pourrait plaire à sa mère, quand Etan disparaît entre deux chalets. Le sorcier le suit, l'interrogeant du regard sur l'air paniqué qui s'est affiché sur son visage. L'explication ne tarde pas à venir, et laisse Shane bouche bée quelques instants. Alors ça, c'est vraiment pas banal ! Comme quoi le hasard ne fait pas toujours bien les choses... Instinctivement il pose une main rassurante sur la joue du méta, comme pour chasser les craintes qui le gagnent.

Ça va aller. On va aller d'un autre côté du marché, et puis on avisera.

Sa voix a pris une assurance qu'il est loin de ressentir. S'il n'a pas daigné relever la proposition de donner son avis, c'est qu'il ne voit pas bien ce qu'il pourrait dire d'utile. Il voit, et il comprend bien, à quel point c'est important pour Etan de savoir ce qui est arrivé à sa mère, de ne pas rester dans le doute. Mais d'un autre côté, si les nouvelles sont mauvaises, est-ce qu'il ne vaut pas mieux ne pas savoir ? Et surtout, comme il l'a fait remarquer, aller voir cet homme ne serait pas sans risque pour lui. Le garçon se sent peut-être dépassé par la situation mais, étrangement, il y a au moins une chose qu'il ressent avec une certitude profonde : il ne laissera rien arriver à Etan. Et le fait que ça dépasse totalement son contrôle ne change rien à sa conviction.

Tout en marchant, la main du méta serrée dans la sienne, il réfléchit à ce qu'il pourrait faire pour l'aider. Il se rend cruellement compte que jusqu'ici, il n'est pas d'un soutien très pertinent dans la difficulté. C'est alors qu'ils passent devant un marchant de gris-gris, colifichets et plantes divers qu'il se fige et s'exclame :

J'ai une idée !

Il entraîne le jeune homme un peu à l'écart de la foule, pour lui expliquer ce qu'il a en tête sans risquer d'être entendu.

Il y a un sortilège qui pourrait te permettre d'aller lui parler sans qu'il s'en souvienne. Enfin c'est pas vraiment qu'il oublierait, il aurait plutôt l'impression d'avoir rêvé et... Bref, peu importe. C'est pas très compliqué, quelques plantes que je dois pouvoir trouver ici, un briquet et une incantation. On l'a souvent utilisé avec ma soeur... Par contre tu pourras pas lui parler très longtemps, ça devra pas durer plus de cinq minutes, dix grand maximum. Enfin, si tu décides d'aller le voir...

Son regard se fait plus sérieux, de l'inquiétude se lit dans son regard et dans le ton de sa voix quand il poursuit, serrant un peu plus fort la main de son petit-ami.

J'sais bien que tu t'en rends sûrement compte mais... T'auras peut-être pas envie d'entendre ce qu'il a à te dire... Des fois il vaut mieux ne pas apprendre certaines nouvelles. En tout cas, pour certaines personnes. Même si je pense pas que ce soit ton cas... Enfin tout ça pour dire que j'peux pas vraiment te donner mon avis là-dessus. C'est à toi de savoir ce qui est mieux pour toi. Mais t'es pas obligé de décider maintenant. Ni même aujourd'hui. Le marché dure encore au moins une semaine, et je doute qu'il ait fait tout ce trajet juste pour une journée alors... Prends ton temps.

Il ne rajoute pas "Je suis là" ni quoi que ce soit du genre parce qu'il sait que ça, il n'a pas besoin de le dire.
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Jeu 5 Jan - 10:31

La main du Wiccan dans la sienne apporte à Etan un soutien plus efficace que n'importe quel mot. Les regards surpris ou désapprobateurs (ou parfois attendris) des gens qu'ils croisent glissent sur lui sans l'atteindre. Il ne les voit pas, le regard tourné vers l'intérieur pour lutter contre ses démons, son passé et les conséquences de ses actes.
A son côté, Shane est silencieux également. Le métamorphe est désolé que cet événement ait gâché leur sortie et que l'inquiétude se soit emparée de son petit ami autant que de lui-même, mais il n'a pas pu garder le contrôle de ses réactions en reconnaissant Percy.

L'arrêt soudain du jeune homme le tire de ses pensées moroses. Il laisse Shane le tirer vers un endroit moins fréquenté et écoute son idée en fronçant les sourcils. Il a la bouche pâteuse quand il répond lentement :

Cinq minutes sont suffisantes.

Le resserrement de la main du Wiccan autour de la sienne lui serre également la gorge. Il est submergé par le stress à l'idée de ce qu'il risque d'apprendre. Néanmoins il secoue la tête. Fermant les yeux, il reprend après un long silence :

Shane, il faut que je sache. Je ne pourrai pas avancer tant que je me mettrai dans cet état à chaque fois que je pense à... elle. Et il faut que ce soit aujourd'hui. Je ne pourrai pas dormir en sachant que la réponse se trouve ici. Je ne veux pas être un lâche. Plus maintenant. Rien n'indique que Percy restera toute la semaine.

Il rouvre les yeux après avoir réussi à reprendre le dessus sur ses émotions. Il sourit à Shane (un sourire triste, mais un sourire quand même) et lui caresse la joue.

Savoir peut être douloureux, mais imaginer est bien pire.

Il en a assez d'être fragile. Shane s'accommode peut-être bien de sortir avec quelqu'un qui réagit de manière excessive dès qu'on évoque son enfance, mais cela ne lui convient pas. Le Wiccan mérite mieux que ça : quelqu'un de stable, d'aussi fort que l'est le Wiccan. Il n'est plus un enfant et il doit être capable d'avancer et de faire cicatriser ses blessures.
Hochant la tête pour lui-même, il sourit avec un peu plus d'assurance.

Merci de ton aide. Et d'être là, comme toujours. Je serai curieux de te voir... officier ?

C'était vrai. Il n'avait encore jamais observer le wiccan pendant qu'il utilisait ses dons, et ce serait intéressant de s'y frotter d'un peu plus près. La Wicca était toujours quelque chose de très mystérieux pour le métamorphe, malgré ce que Shane lui en avait dit.
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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Lun 9 Jan - 11:10

Le Wiccan se contente de hocher la tête, une main d'Etan toujours serrée dans la sienne alors que l'autre glisse sur sa joue. Il s'attendait à cette réponse. Il tenait à le mettre en garde, au cas où, pour être certain que le méta se rende bien compte des implications de ce qu'il va faire, qu'il ne se laisse pas aveugler par ses émotions et se rende bien compte de ce qui peut arriver. Mais, comme il s'en doutait, le jeune homme sait déjà tout ça, ce qui n'entame pas sa détermination à aller jusqu'au bout. Évidemment. Le sorcier n'en est pas étonné, bien au contraire, mais il est encore une fois admiratif de la force, de la volonté dont fait preuve son petit-ami. Il n'est pas certain qu'il aurait eu le même courage, à sa place...

Son visage s'éclaire d'un léger sourire, mince mais tout de même plus convaincu que celui d'Etan. Puisqu'ils sont en "privé" il en profite pour l'embrasser, comme pour chasser ses démons, avant de poser son front contre celui du garçon et d'énoncer, d'un ton sans réplique :

T'es pas un lâche. En fait je crois bien que t'es la personne la plus courageuse que je connaisse.

Il reste dans cette position quelques secondes, avant de finalement reculer. À l'aveu de curiosité du métamorphe, Shane répond avec un sourire qui se veut amusé.

Tu sais c'est un petit sort de rien du tout, le rituel n'a pas grand chose d'impressionnant, tu risques d'être déçu.

Il ne répond pas explicitement aux remerciements, mais son regard parle pour lui : c'est normal, pas besoin de "merci". Il est aussi là pour ça. Comme pour passer à autre chose, il tape dans ses mains avant de lancer, avec un entrain un peu surjoué :

Bon ben y a du boulot, on ferait bien de s'y mettre !

Comme prévu, réunir ce dont le jeune homme a besoin ne demande guère de temps : le sortilège qu'il a prévu est très simple, et les ingrédients tout à fait basiques. Si les commerçants sont au début un peu surpris par ce qu'il leur demande – ils vendent généralement des sorts ou amulettes tout prêt, rarement des composantes, en tout cas à l'occasion du marché de Noël – la jovialité du wiccan a tôt fait de leur faire oublier leurs questions.

Une fois le nécessaire réuni, les deux garçons retournent s'installer dans un coin tranquille, pas trop loin du chalet de Percy pour éviter de perdre du temps une fois le sortilège lancé. Pendant qu'il se prépare, le jeune sorcier prend le temps d'expliquer ce qu'il fait à son spectateur : le cercle de protection pour contenir les énergies, telle plante sert de catalyseur, etc. Après avoir prélevé une ou deux gouttes de sang et une poignée de cheveux à Etan, quand il estime que tout est prêt, il s'installe en tailleur au centre du cercle qu'il a tracé, Patate à ses côtés. Il est concentré, son visage paraît nettement plus sérieux que d'habitude, il en a presque l'air plus vieux. Il vise son esprit, uniquement focalisé sur les gestes qu'il accompli dans un ordre précis, sur la magie qu'il sent tout autour de lui, à l'intérieur de lui, qui le traverse et qui le lie à son Familier. Les paupières closes, il se met à réciter d'une voix basse et sourde :

Qu'il passe comme une Ombre
Rêve ou Réalité
Illusion ou Vérité
Qu'il marche entre deux Mondes
Comme s'il n'était qu'un Songe


Un souffle de vent, Shane sent les poils de ses bras et de sa nuque se hérisser, signe que la magie est en action. Il rouvre les yeux, plante son regard dans celui du métamorphe, l'examine comme pour s'assurer que le sort a bien fonctionné. Puis, enfin, il semble redevenir lui-même. Son visage se détend, la lueur de malice revient briller dans son regard, bien que teintée d'inquiétude quant à la suite des évènements, et c'est avec sa voix habituelle qu'il lance, comme un encouragement :

À toi de jouer maintenant.


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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Lun 9 Jan - 12:40

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Etan accueille avec plaisir le contact du front de Shane contre le sien. Le Wiccan ne s'en rend toujours pas compte, mais il confère de la force au métamorphe, une force qui lui permet d'aller plus loin qu'il n'y parviendrait autrement.
Ils retournent devant le chalet où un homme vend des amulettes et des gris-gris, et il observe la transaction avec curiosité, bien qu'il oublie rapidement le nom des plantes inconnues qui passent d'une main à l'autre.

Quand ils s'approchent à nouveau du chalet de Percy Lancaster, la tension remonte d'un cran, mais Etan s'efforce de la dissimuler. Le Wiccan l'entraîne à nouveau à l'écart de la foule et entame la préparation de son rituel. Il a l'air totalement absorbé par ce qu'il fait et Etan s'étonne de cet air sérieux qui n'est pas habituel sur le visage de son compagnon. Patate est lui aussi encore plus sage que d'ordinaire, comme s'il reconnaissait les préparatifs et savait qu'on allait avoir besoin de lui. Le métamorphe s'ouvre le doigt avec un canif à la demande du jeune homme et se coupe une mèche de cheveux sans rechigner.

Il s'accroupit ensuite à l'extérieur du cercle pendant que Shane s'installe à même la neige à l'intérieur. Le métamorphe fronce les sourcils, craignant que le Wiccan prenne froid, mais l'expression professionnelle du jeune homme le dissuade d'ouvrir la bouche. Les gestes sont mesurés et assurés et la voix de son partenaire est plus profonde quand il prononce son incantation. Etan frissonne, mais il ignore si c'est l'effet de la Wicca ou du froid. Quand Shane sourit, il comprend que c'est fini. Il est un peu surpris et aide le jeune homme à se relever, après une légère hésitation à traverser le cercle.

Je ne m'attendais pas à ça. J'aurais imaginé des flammes, des geysers de couleurs, des...


Il hausse les épaules en souriant. Ça prouve simplement qu'il n'y connaît vraiment rien.
L'encouragement de Shane dissipe son sourire et il hoche la tête. Prenant une profonde inspiration, il dit simplement :

Cinq minutes.Est-ce que tu peux m'accompagner ?

Il a besoin du soutien du Wiccan. Il attend la réponse puis sort de leur cachette, le stress lui envahissant progressivement tout le ventre et la gorge. Il déglutit fréquemment dans l'espoir vain de le réprimer.
Il se plante devant le chalet qui détient ses réponses et ouvre la bouche. Aucun mot n'en sort. Il s'éclaircit la gorge et s'agrippe des deux mains à la devanture, comme s'il avait l'intention de sauter à l'intérieur.

Bonjour, Monsieur Lancaster.

Les yeux du quadragénaire se fixent sur lui et s'écarquillent de surprise. Un mélange de rage et de tristesse viennent progressivement diluer la surprise, jusqu'à ce qu'il arbore exactement la même expression que la mère d'Etan quand elle voyait son fils. Le métamorphe fait de son mieux pour refouler le cocktail de sentiments négatifs que ce regard réveille en lui : défiance, peine, haine, mépris, colère.

Toi ? Je ne veux pas te voir ! Qu'est-ce que tu fais ici, espèce de sale petit...

L'explosion de colère percute Etan de plein fouet, mais il retient sa langue qui ne demande qu'à riposter. Il coupe néanmoins la parole de l'homme pour lui demander, d'un ton plus calme que son état intérieur :

Comment va ma mère ?
Elle est morte, fils de chien, et c'est sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis ta naissance !

Sous le choc, le métamorphe recule d'un pas. Il sent les prémices d'une transformation s'emparer de lui, comme lorsqu'il était bouleversé, enfant. Il résiste à cette pulsion. Il résiste à l'envie de sauter à la gorge de Percy pour lui faire ravaler ses insultes. Il se répète en boucle qu'il n'a que cinq minutes. Peut-être plus que trois.

Que lui est-il arrivé ?
Ça t'intéresse, hein ? Des remords, peut-être ? Ou tu veux simplement connaître le résultat de tes crimes ?
Que lui est-il arrivé ? Etan a envie de hurler et une note de détresse perce dans sa voix.
Abigail l'a appelée, après le blizzard. Personne n'a répondu. Elle s'est inquiétée et déplacée. Tu avais disparu, ta mère était dans son lit, en train de délirer. Elle gémissait des propos du genre "j'ai tué mon fils", "rendez-moi mon fils". Abigail a appelé les secours et a fouillé la maison, au cas où elle t'aurait vraiment tué. Elle aurait dû le faire il y a bien longtemps, si tu veux mon avis !
Etan est blanc comme un linge, incapable de remuer un muscle ou de desserrer les dents. Percy sourit d'un air cruel et ajoute :
Elle est morte dans l'hélicoptère qui l'emmenait à l'hôpital. D'après Abi, elle demandait pardon aux secouristes.
Il examina le visage terreux du métamorphe d'un air haineux, et conclut :
On pensait que tu étais mort dans la neige. Pour nous, tu n'existes plus. Je te donne deux minutes pour disparaître, sinon j'appelle la police. Tu es toujours mineur et un foyer ne ferait sans doute pas de mal à un monstre dans ton genre. Deux minutes. Le décompte est enclenché.

Etan est toujours tétanisé. Ses yeux sont plongés dans ceux du marchand, mais il y lit que l'autre, aveuglé par sa rage, n'a même pas pensé à mentir. Il sent que quelqu'un lui tire le bras et, avec un effort, se tourne dans sa direction. C'est Shane qui l'incite à partir. Sans s'en rendre compte, il commence à mettre un pied devant l'autre. Ils reviennent à l'endroit où Shane a lancé son incantation et Etan s'affale contre le chalet, ses jambes ne le portant plus.

Elle a demandé pardon.

C'est tout ce qu'il est capable de dire et de penser. Elle ne s'adressait sans doute pas aux secouristes. C'était à lui que ces mots étaient destinés. Le regard perdu dans le vague, il se met à trembler. Il est trop choqué pour réagir, même pour pleurer. Il se doutait que sa mère avait succombé, mais l'apprendre, et de cette façon, n'est pas si facile à encaisser. Il sent à nouveau l'envie de se métamorphoser qui le chatouille. Il lève les yeux sur Shane et sourit, mince étirement des lèvres fait pour le rassurer, sans grand espoir d'y parvenir.

Je... Ma partie animale absorbe mieux les nouvelles déstabilisantes. Elle veut... reprendre ses droits. J'ai vu tes pouvoirs, à toi de voir les miens, on dirait. Enroule ta main dans mon t-shirt et tends ton poing pour que je grimpe dessus. Mais tourne-toi pendant la métamorphose, c'est assez... moche.

Il attend que le wiccan s'exécute puis se défait de son métasac et laisse libre-cours à la transformation. Ses poils s'épaississent et deviennent des plumes à mesure que sa taille diminue et que ses doigts s'allongent. Le nez et la lèvre supérieure fusionnent pour donner le bec, les yeux deviennent jaunes, les oreilles disparaissent... Patate observe la scène en jappant avec inquiétude.
Un harfang émerge finalement du tas de vêtements. Etan est beaucoup plus serein, comme à chaque fois qu'il est sous forme animale. Il n'a pas oublié ce qu'il vient d'apprendre, mais il a pris du recul. L'oiseau en lui ne s'intéresse pas à des concepts aussi flous que la famille, le pardon et la discrimination. Etan comprend que, dans les prochains jours, il aura besoin de passer pas mal de temps sous sa forme animale : ça ne règlera aucun problème, mais ça permettra de les aborder plus sereinement.

Constatant que Shane est toujours sagement tourné -bien que semblant devoir lutter pour le rester-, le métamorphe hulule pour lui faire comprendre qu'il en a terminé. Patate s'approche pour le sentir et sursaute dès qu'Etan bouge la tête. S'aidant de son bec, il fourre ses vêtements dans le métasac, laissant seulement le t-shirt. Shane devra porter le sac, il est incapable de le mettre sur son dos maintenant.

Toujours à terre, il observe le Wiccan, guettant sa réaction. C'est une chose de savoir qu'on sort avec un métamorphe, c'en est peut-être une autre de tomber nez à nez avec un harfang des neiges.



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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Lun 9 Jan - 21:20

Je t'avais dit que tu risquais d'être déçu. La Wicca est souvent bien moins spectaculaire que les gens se l'imaginent.

Et parfois bien plus, mais ce n'est pas le propos. Le sorcier est amusé par la réaction d'Etan, même s'il a l'habitude de ce genre de remarques : tous les (rares) amis qu'il a eu à s'intéresser à ses pouvoirs ont réagi pareil. Mais le temps file, et le sortilège ne tiendra pas plus de quelques minutes, ce que Shane rappelle au métamorphe de manière détournée. Quand ce dernier lui demande de l'accompagner, la réponse est immédiate, sans l'ombre d'une hésitation.

Bien sûr.

Il s'est demandé un instant si le jeune homme ne préfèrerait pas y aller seul. À vrai dire il préfère ça. Il aurait accepté son choix, bien sûr, mais l'idée de laisser Etan affronter cette épreuve tout seul ne lui plaisait pas du tout. Même s'il se rend bien compte qu'il ne pourra pas faire grand-chose, quoi qu'il arrive. Il peut au moins être là, c'est déjà ça.

Les deux garçons s'avancent donc ensemble. Arrivés au petit chalet de bois, Shane reste un peu en retrait. À partir de maintenant, il n'est que spectateur, soutien moral à la rigueur, mais ce n'est pas à lui d'agir. Il assiste en silence à l'échange, restant toujours à côté d'Etan, mais à peine visible du marchand de jouets. Et il lui faut toute la volonté qu'il a en réserve pour ne pas intervenir.

C'est la première fois qu'il assiste à un tel déferlement de haine envers quelqu'un, et c'est la première fois qu'il ressent une telle colère monter en lui. Comment quelqu'un peut-il s'adresser à un autre être humain de cette façon ? Comment est-ce qu'il peut lui annoncer cette nouvelle comme ça ? Seulement, le wiccan n'est pas touché par le sort qu'il a lancé à son petit-ami. Avec sa dégaine et ses cheveux, s'il ouvre la bouche, il est certain que l'homme se souviendra de lui, et donc d'Etan. Et, vu sa réaction, il n'a pas l'intention de prendre de risque, et de simplement espérer qu'il sera assez gentil pour ne pas prévenir la police. Alors il se tait. Il a la mâchoire serrée, les poings fermés, il tremble presque de fureur, mais il ne dit rien. Jusqu'à ce que, finalement, vienne le moment de partir.

Il tire le méta, incapable de réagir, par le bras avant que l'autre ne mette ses menaces à exécution, et avant que le sort qu'il a lancé ne se dissipe. Il ne le lâche pas jusqu'à ce qu'ils soient revenus à leur cachette et, dans l'intervalle, fait de son mieux pour se calmer. Sa colère n'aidera pas Etan, ce n'est pas de ça qu'il a besoin. Même si, à cet instant, il n'a pas l'air en état de s'en rendre compte. Quand le garçon s'écroule contre leur abri de fortune, Shane s'assoit à côté de lui et, avant de réfléchir à ce qu'il fait, le prend dans ses bras. Bien sûr il avait raison, il devait y aller, c'était la chose à faire. Mais le voir dans cet état, ça lui serre le cœur, au point même qu'il oublie complètement sa colère d'il y a à peine quelques instants.

Quand Etan lève les yeux sur lui, il fait semblant de croire à son sourire, et y répond mais manque lui aussi de conviction. Malgré tout, il obéit sagement quand le jeune homme lui demande de se retourner. C'est une bonne idée, et Shane est content qu'il ait au moins ce moyen de prendre du recul, de pouvoir faire un peu le point pour se remettre de tout ça. Sa curiosité naturelle le reprend rapidement, et il lui faut un gros effort pour ne pas regarder la transformation du méta. Heureusement, un hululement sonore met rapidement fin à sa torture, et il fait volte-face sans attendre.

À l'endroit où se tenait le garçon ébouriffé se trouve maintenant un rapace immaculé, très occupé à ranger des vêtements dans un sac. Le wiccan est tellement fasciné qu'il n'a même pas la présence d'esprit de venir l'aider. Il lui faut plusieurs secondes pour réussir à se reprendre, pour avancer et s'accroupir devant l'oiseau. Délicatement, presque comme s'il craignait de le voir s'envoler, il tend une main vers lui avant d'effleurer doucement ses plumes. Un sourire, nettement plus rayonnant que celui que les garçons ont échangé un peu plus tôt, fleurit sur son visage et une lueur d'émerveillement brille dans ses yeux.

Tu es magnifique.

Enfin, il semble se rappeler des consignes que lui a donné Etan avant sa transformation, et obtempère. Le t-shirt enroulé autour de la main gauche, le sac dans la droite, il se relève et tend le bras gauche. Instantanément, le harfang vient s'y poser, ce qui tire au jeune homme quelques notes d'un rire joyeux. L'inquiétude qu'il ressent pour son petit-ami est toujours là, mais ce qui est en train de se passer lui paraît tellement extraordinaire qu'il ne peut pas s'en empêcher. Malgré tout, il a toujours en tête ce qui est arrivé. Il lève la tête vers le dôme, laissant les flocons de neige lui tomber sur le visage, l'air de réfléchir. Au bout de quelques instants, il revient vers le méta perché sur son bras, le regard malicieux.

Dis donc, tu voulais pas voler sous la neige ? Ça me semble une bonne occasion, non ?

Il a déjà entendu Etan lui parler du vol, très souvent même, et il se dit qu'il n'y a que ça qui pourrait l'aider à aller mieux. Alors, comme il l'a vu faire dans les films, il projette son poing vers le haut et regarde le rapace s'envoler, des étoiles dans les yeux. Il lui fait un signe avant de lui lancer, criant presque pour couvrir la distance qui les sépare déjà :

Je te fais confiance pour me retrouver quand tu voudras ! A plus tard !

Même s'il y a de fortes chances qu'il reste le nez en l'air tant qu'il arrivera à suivre le harfang du regard.


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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Mar 10 Jan - 10:35

Etan ferme les yeux de plaisir quand Shane le caresse. Loin sous la couche d'animalité qui se délecte simplement de ce contact, le jeune homme est soulagé : il a désormais une preuve irréfutable qu'il est accepté tel qu'il est, dans son intégralité. Le compliment du Wiccan le submerge de joie : l'oiseau gonfle les plumes et hulule avant de battre un peu des ailes.

Il bondit avec maladresse sur le poing tendu de son compagnon et assure sa prise, regardant Shane droit dans les yeux. Prenant garde à ne pas planter ses serres dans sa peau, il remonte le long du bras du jeune homme et lui mordille l'oreille, avant de retourner avec autant de précaution sur son poignet.
Il se sent presque bien, la douleur de la nouvelle qu'il vient d'apprendre reléguée au second plan par la certitude qu'il est là où il doit être. Comment en douter, quand il lit ce qu'il y a dans le regard de Shane ?

Quand le Wiccan propulse son bras vers le ciel, Etan déploie ses ailes et s'envole. Il pousse un cri en réponse à Shane et entame le tour de la bulle. Les flocons de neige fouettent sa face, lui rappelant ses fugues d'adolescent... et sa mère. Sa maîtrise du vol lui laisse tout le temps de penser. Elle est bel et bien décédée, mais malgré sa folie elle a semblé reconnaître ses torts. Le métamorphe ressent une immense sensation de gâchis : tout aurait pu être si différent... L'oiseau en lui ne se perd pourtant pas en hypothèses stériles : il se concentre sur les faits, les regrets ne servent qu'à s'affaiblir. Tout le monde fait des erreurs, elle comme lui. Celles qui ont été faites entre eux ne peuvent plus être réparées, mais il est encore temps de pardonner, d'enlever cette épine de son pied et de laisser la plaie cicatriser. Il est également temps de pleurer une mère perdue.
Ces pensées glissent dans l'esprit du harfang, comme les flocons sur ses plumes, laissant une trace légère. Le vol emporte les pensées négatives, dilue la colère pour ne laisser qu'une tristesse naturelle, mais surmontable. Les blessures guériront, c'est une certitude et ce n'est plus qu'une question de temps.

Etan repousse sans effort ses pensées dans un coin de sa tête pour profiter de l'instant présent. L'acuité de sa vision lui permet toujours de distinguer Shane et Patate, au loin, même si le Wiccan ne doit voir qu'un point. Le métamorphe constate également que d'autres l'observent et pointent leur doigt vers lui. Des enfants, surtout. Amusé, il décide de leur offrir un peu de spectacle. Il réalise quelques acrobaties aériennes, même s'il sait que sa conformation n'est pas vraiment faite pour ça, puis plonge et redresse son vol juste à temps pour raser les toits des chalets. Il passe au-dessus de Shane, poussant à nouveau un hululement pour lui signaler qu'il est repéré. Il évite cependant de passer dans le champ de vision de Percy. Il refait un tour de la bulle, puis revient se percher sur le poing que Shane tend à nouveau à son approche.

Il choisit de conserver sa forme animale. Il sait que la tristesse tapie en lui sera plus poignante encore quand il reprendra forme humaine, et il veut être seul pour pleurer, cette fois. Et pour le moment il veut simplement profiter du regard émerveillé du Wiccan, qui lui caresse encore la tête avec hésitation, comme s'il craignait de le casser.

Après un instant, Etan va se percher sur l'épaule du jeune homme, et celui-ci reprend le chemin de la sortie. L'ambiance festive du marché de Noël rend les gens tolérants : aucun ne s'offusque de le voir là, sous forme animale. Bercé par le rythme régulier des pas de Shane, Etan ferme les yeux et se laisse emmener.



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MessageSujet: Re: Noël comme chez nous   Mar 10 Jan - 21:22

~FIN~
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Noël comme chez nous

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