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Sujet: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Lun 24 Oct - 18:55
10h du matin, quelle grasse matinée pour Nicoletta qui se réveillait toujours pile poil à 8h. En s'assaillant sur son lit, elle jeta un coup d'oeil sur le réveil qui bien évidemment n'était plus sur sa table de nuit, mais sur le sol à ses pieds. Ce chat. Cette boule de poil rousse était rentré dans la chambre quand elle dormait.
Mais comme il n'était que 10h du matin et que son premier rendez-vous n'était que dans deux heures elle s'était permis de prendre son temps. Nicoletta sorti de sa chambre et se dirigeait vers le salon, la première chose qu'elle vit était une note sur la table. Elle s'était assise avec une pomme en main pour grignoter avant de prendre ce bout de papier en main et lire son contenu.
"Nicoletta,
J'ai fais ce que j'ai pu avec le corset que signora Johnstone nous a donné mais elle est bien trop grosse pour y rentrer et il m'est difficile de le garder dans un état qui soit présentable. Néanmoins j'ai réussi à l'agrandir de déjà 3 tailles, après c'est à cette mucca de faire le nécessaire. Il est 6 heures du matin et ma femme va se poser des questions, ou me tuer.
Molto baci!
Giovanni"
10h15. Johnstone était la première cliente de Nicoletta, d'ailleurs la plus loyale des clients. Mais c'est vrai, la largeur de madame Johnstone ne pouvait pas être ignoré et ses faveurs impossibles parfois au sujet des vêtements irritaient Giovanni. Finalement, la pomme a été consommée. Nicoletta s'était dirigé vers la cuisine et ce maudit chat l'attendait déjà. De sa position assise il s'était levé directement et commençait à se frotter contre les jambes nues de sa maîtresse. Celle-ci le regarda et le souleva en lui donnant toute l'affection possible.
Ma, che bello! Espèce de sale chat, va! Tu me fait perdre mon temps à m'obliger à dormir! Mais tu t'en fous imbecille. Tu ne pense qu'à manger!
Elle l'avait reposé par terre, mais lui continuait à l'observer et se frotter contre ses jambes pendant qu'elle essayait de mettre le contenu de cette boîte-de-conserve dans le bol du chat. Mais qu'est-ce qu'il était content! Bien sûr, rien ne lui faisait plus plaisir que de manger. Quel gros matou. Enfin, du temps pour soi. Mais il fallait tout de même qu'elle se dépêche, le retard ne lui étant pas permit. Elle avait fumé sa cigarette du matin, avalé son thé, ses comprimés pour le coeur et son croissant pour après aller prendre sa douche.
11h. Il lui restait une heure avant de recevoir son nouveau client. Giada s'était dépêché avec le mascara pour être quelque peu présentable (ne pas avoir l'air d'une morte autrement dit) et s'était dirigé vers la garde-robe pour s'habiller. Un pull beige et un pantalon noir en velours devait faire l'affaire. Elle avait moins d'une heure pour ranger la salle de travail, ou "l'accueil". L'italienne s'était approchée vers la porte et à son horreur, la chambre ne manquait que des animaux sauvages. Giovanni devait être pressé et ce n'était pas quelque chose de surprenant. Mais quand même!
Un grand soupir était sorti de ses poumons et elle commençait à ranger en jurant dans sa langue natale tout au long du ménage. La table débordait de divers papiers de provenance inconnue pour elle, donc elle fît une pile spéciale pour son ami qui allait revenir dans quelques jours. Sans compter divers textiles sur les deux chaises et les aiguilles par terre. 40 minutes après la chambre était finalement présentable et ces pièges avaient été rangés dans la boîte à coudre. Pour son plaisir avant que son client ne frappe à la porte, elle saisit le corset de madame Johnstone, à la fin elle n'était pas si horrifié que ça par le travail de son complice. C'était de la bonne qualité!
Che lavorano! Il a des bonnes mains, ça se voit.
Dernière édition par Nicoletta Giada Kennedy le Ven 28 Oct - 17:12, édité 1 fois
Nathanael Cooper
Wiccans
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Lun 24 Oct - 19:53
Un an… Un an de bons et loyaux services et voilà qu’il partait à la retraite. Nathanaël avait probablement fait faire tous ces costumes récents chez lui, sans oublier que la totalité avait été reprisée chez cet homme aux doigts de fée. Il lui avait suffit d’une visite et l’avocat avait pu se faire faire plusieurs costumes sans avoir à passer plusieurs heures dans l’atelier d’un couturier pour faire reprendre à chaque fois ses costumes. C’était sidérant. Il lui suffisait de passer, d’enfiler une fois les vêtements pour vérifier – mais ce n’était qu’une formalité – et tout était réglé. Le mieux dans tout cela était probablement que la qualité n’était pas synonyme de prix élevé avec lui et, au contraire, il demandait probablement bien moins que ces incapables grandes marques dont les costumes restaient hors de prix pour une qualité discutable. Quand certains de ses collègues se payaient ce genre de costumes et s’en ventaient au bureau devant quelques secrétaires en pamoison, il ne pouvait s’empêcher de sourire. Après tout, peu importait mais, pour le Wiccan, s’était surtout le fait de se sentir bien dans ses vêtements, d’avoir l’impression de porter un pyjama qui était le plus agréable dans tout cela. Mais, hélas, toutes les bonnes choses avaient une fin et l’homme avait décidé de fermer boutique, l’âge de la retraite ayant sonné, désirant profiter du reste de sa vie. Avant de partir, il avait néanmoins réalisé plusieurs costumes pour l’avocat, sachant qu’il aimait bien ce qu’il faisait et Nathanaël l’avait remercié, notamment par un petit chèque qui lui permettrait d’arrondir la fin de sa retraite et d’en profiter pleinement.
Loin d’être ingrat, il avait les moyens de faire plaisir et puis il s’agissait d’un geste unique qu’il ne serait pas amené à refaire avant un petit moment. Avant de se quitter, le commerçant avait laissé une carte de visite au jeune homme, lui indiquant ainsi, une « excellente » couturière, bien qu’un peu « coriace », selon ses dires et qui s’occuperait très bien de ces costumes, dans le même esprit que le sien. C’était peu convaincu que l’avocat avait accepté la carte en le remerciant. Enfin, il lui faudrait probablement essayer. D’ailleurs ce jour là était arrivé. Plusieurs costumes étaient passés et il était hors de question de les reprendre, ni même d’aller voir dans ces grands magasins pour « riches » et essayer ces costumes sans âme. C’était avec un peu de dépit que Nathanaël avait demandé à Morgane de passer un coup de fil à la boutique dont il possédait encore la carte de visite pour lui prendre un rendez-vous entre midi et deux. Il parviendrait à se libérer un peu avant midi et prendrait un taxi pour se rendre à la boutique. Il aurait probablement le temps de régler cette affaire avant la fin de la pause déjeuner et son épouse veillerait probablement à ce qu’un « plateau repas » l’attende pour le moment où il reviendrait, il n’en doutait pas. Elle veillait un peu trop sur lui et n’acceptait pas trop qu’il se tue au travail et par-dessus tout qu’il saute un repas. Elle pourrait presque lui faire avaler un sandwich de force s’il refusait de manger.
L’heure était venue. Le taxi venait justement de le déposer devant la boutique. Nathanaël demanda au chauffeur d’aller déjeuner et de revenir le rechercher dans une heure environ et lui donna un pourboire avec de quoi rentabiliser une heure de pause forcée et prendre un bon repas dans un restaurant qu’il ne devait pas vraiment fréquenter. L’aveugle observa la boutique pendant un petit moment, distinguant à peine l’enseigne. Il serait midi dans une ou deux minutes. Il s’approcha de la devanture et frappa à la porte d’un geste sec et répété deux ou trois fois. Il ne savait pas trop s’il devait pousser ou non la porte aussi resta-t-il devant le magasin jusqu’à ce qu’on vienne lui ouvrir ou qu’on daigne lui demander d’entrer. Bien entendu, il était vêtu d’un de ces anciens costumes, portait son bandeau et sa canne d’aveugle. Le chauffeur de taxi en avait d’ailleurs un peu trop fait à ce sujet mais certaines personnes ne pouvaient juste s’empêcher de parler.
Nicoletta Giada Kennedy
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Lun 24 Oct - 20:39
Nicoletta était brusquement revenue à la réalité quand Nathanaël avait frappé à la porte. Elle fît sa queue de cheval en vrac et s'approcha de la porte. En regardant par le judas l'Italienne vit son prochain client. Un peu étonné car elle imaginait cette personne différemment, mais peu importe. Elle était impatiente de travailler et c'est ainsi qu'elle tourna la clé de la porte et se montra à Nathanaël.
Signore Cooper. Enchanté, je suis Nicoletta Giada Kennedy. Entrez je vous prie.
Froide et reservé, comme d'habitude. Elle ne manquait pas de politesse, mais pas de bises, pas de serrement de main. Le contact physique avec quelqu'un qui ne la connait pas la rendait mal à l'aise. Arrivés à la table, elle tira la chaise pour cet homme afin qu'il puisse s'assoir et elle même prit place juste devant lui. En attendant qu'il soit confortable, Nicoletta trouva ses lunettes dans le tiroir du bureau et en les mettant elle pouvait finalement examiner précisément les vêtements du jeune homme.
Je reconnais le travail de mon plus vieux confrère. La qualité doit être roi chez vous alors. Va Bene.
Elle croisa ses jambes sous la table et chercha un papier et un crayon dans un autre tirroir. En le trouvant finalement elle reprit la conversation:
Tout d'abord je veux savoir exactement ce que vous attendez de moi au niveau du travail, c'est indispensable si vous voulez que ça soit perfetto. Après vous connaissez le rituel, je vais prendre vos mensurations et plus tard on parlera du prix. È chiaro?
Froideur comme jamais, mais ça s'entend que en quelque sorte elle prend son travail très au sérieux. Elle commençait déjà à écrire se qu'elle savait sur la personne devant elle pour ne pas faire de gaffe plus tard mais soudainement elle leva sa tête vers lui une fois de plus.
Scusi, vous voulez quelque chose à boire peut-être?
Nathanael Cooper
Wiccans
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 8:14
La personne qui l’ouvrit avait l’air… Etonnante. C’était la première chose qui était venue à l’esprit du Wiccan, qui, il fallait l’admettre, ne s’attendait pas à « cela ». Son accent italien, chantant par nature, l’avait fait sourire. On ne l’entendait pas souvent à la Nouvelle-Orléans et, en un sens, c’était assez agréable. Son ancien tailleur avait des origines italiennes, s’il se souvenait bien mais il avait depuis longtemps perdu son accent, ayant quitté sa Sicile natale lorsqu’il était encore tout petit. Lui-même avait quelques bases d’italien, qu’il avait commencé à la faculté, pour s’amuser, mais n’avait pas vraiment eu le temps d’approfondir ses connaissances jusqu’à pouvoir le parler aisément. Qui plus est, la probabilité de ne rencontrer des clients qui ne parlaient qu’italien était suffisamment faible pour se permettre le luxe de prendre un interprète le cas échéant. Il ne se fit pas prier pour rentrer dans la boutique, jouant son rôle d’aveugle à la perfection et jouant doucement de la canne pour se repérer dans ce nouvel endroit. Nathanaël avait finit par connaître le commerce de son ancien tailleur par cœur mais ici, il était en terre inconnue, même avec son bandeau sur les yeux. Mais cela, elle n’avait pas besoin de le savoir, n’est-ce pas ?
« - Enchanté, signorina… Kennedy ? » Il avait utilisé un peu l’italien, peut-être pour détendre un peu l’atmosphère qu’il sentait légèrement tendue, ou plutôt très professionnelle. Son hésitation trahissait le fait qu’il n’était pas certain du nom de famille de la personne en face de lui. Ce n’était rien de dramatique mais au moins il pourrait rattraper le coup.
Il se dirigea lentement à l’intérieur avant de se laisser mener jusqu’à la table où on tira une chaise pour lui sur laquelle il prit bien entendu la peine de s’asseoir. Il observa la tailleuse s’installer face à lui, faisant mine de rien et s’orientant davantage grâce au bruit qu’au regard avant de sourire légèrement lorsqu’elle avoua reconnaître la patte de son ancien collègue. Oui, Nathanaël privilégiait la qualité, il n’en serait jamais autrement. Il esquissa un petit sourire. Sa façon de gérer les choses était extrêmement professionnelle, l’avocat ne pouvait en dire autre chose, c’était agréable et en même temps assez surprenant. Alors qu’elle lui demandait ce qu’il attendait d’elle, au niveau du travail, bien entendu, il se mit à réfléchir un peu et glissa un sourire lorsqu’elle évoqua le rituel.
« - Parfaitement clair. En ce qui concerne ce que j’attends de vous, c’est un travail au moins aussi irréprochable que votre collègue. Ses costumes ont toujours eu l’art et la manière d’être les plus agréables à porter tout en affichant un sérieux et une allure irréprochables. » Le ton de sa voix était normal, il se contentait juste d’énoncer les faits et ne voulait nullement lui mettre la pression. Puis, après tout, c’était elle qui lui avait demandé. « Comme vous l’avez remarqué, j’attache beaucoup d’importance à la qualité. En réalité et pour être tout à fait honnête, c’est la priorité absolue. Je ne veux pas que l’on puisse imputer à mon handicap un défaut de présentation. Je travaille au Barreau, vous le savez peut-être, et je me dois donc d’être irréprochable. »
Il annonçait clairement la couleur mais, en un sens, c’était logique. Tous les malvoyants ne s’habillaient pas « mal » mais parfois on pouvait discuter leurs goûts et alors dire « oui, c’est normal, il est aveugle ». Cela n’était jamais arrivé avec lui et n’arriverait jamais. Morgane y veillait également, il en était certain, mais il pouvait lui aussi le faire. C’était elle, généralement, qui passait pour voir les couleurs du costume et qui gérait la partie « visible ».
« - En ce qui concerne la partie « visible » d’un costume, comme sa couleur notamment, c’est mon épouse qui verra avec vous les détails à ce sujet. Même si j’ai une bonne idée des couleurs, n’ayant pas toujours été aveugle, et que je vous dirais probablement dans quels tons je désire mon costume, elle sera la plus à même de vous donner des précisions ou des directives en ce sens. » Il esquissa un petit sourire. « Je ne sais pas ce que je ferai sans elle… Enfin. Tout ceci ne vous pose pas de problèmes, j’espère ? »
La question était posée avec douceur. Nathanaël comprenait qu’il n’était pas toujours évident d’avoir un aveugle pour client.
Nicoletta Giada Kennedy
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 10:55
Comme à son habitude, elle avait partiellement ignoré le fait que son client avait montré qu'il connaissait quelques mots d'Italien. Mais tout de même elle acquiesça d'un simple "m-hm" sans donner plus de détails. Evidemment elle ne voulait pas s'attarder pour le moment sur des détails comme son nom de famille. L'italienne ne semblait pas effrayé par la demande de Nathanaël mais plutôt impatiente de se mettre au travail et ça pouvait se voir. Elle avait du respect pour son confrère "d'aiguille".
"Handicap", effectivement elle avait bel et bien remarqué qu'il était aveugle. C'était son premier client aveugle mais ce n'était pas décourageant. Il portait déjà un habit qu'elle qualifierais de "class", mais le travail de cet homme requiert un vêtement approprié.
Noir, bleu foncé, gris foncé...
Pensait-elle. Mais comme il l'avait dit, sa femme allait s'occuper de la partie visible. C'était agréable d'entendre qu'il avait quelqu'un qui l'aimait et savait vivre avec son handicap et l'aider. Nicoletta même avec son passé dans une école catholique où "aime ton prochain", "soit le bon samaritain" étaient les grandes règles, elle se voyait mal vivre sa vie avec quelqu'un qui est d'une manière handicapé. Impossible de prendre une tel responsabilité. Après à la question de Nathanaël, elle ne pouvait pas s'empêcher de balancer une vanne. Comme elle le fait d'habitude, sauf en travail.
Oh c'est votre choix si vous avez une femme vous savez, ne me posez pas la question si ça me dérange!
Elle se reprit tout de suite, Nicoletta ne blaguait jamais devant un nouveau client c'était assez embarrassant. Ca devait être la grasse matinée, plus de 10 heure de sommeil n'était jamais bon pour elle. En enlevant ses lunettes elle soupira puis son ton froid changea amplement.
Signore, vous m'aidez déjà amplement avec tout cela, donc non ce n'est pas un problème. Il est vrai que vous êtes mon premier client qui... ne voit pas les choses comme d'autres mais si je me limitais à servir qu'un certain groupe de personnes ça serait de la merda comme travaille que je ferais. Un professionnel doit servir qui que ça soit. Mais assez parlé de ça, passons aux mensurations
Tout de suite, les lunettes revint à leur position et elle se pencha pour prendre le mètre ruban du bout de sa table. Elle s'était levé et positionné devant son client, en attendant qu'il se mette debout elle décida de savoir à qui elle a à faire.
Alors, je dois comprendre que vous avez un travail assez important...Que faites vous dans la vie? _________________
Nathanael Cooper
Wiccans
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 12:29
Il y avait peu de personnes qui ne faisaient pas grand cas de son handicap, mais en un certain sens, faire comme s’il était une personne normale était probablement la meilleure chose à faire avec Nathanaël. Après tout, il pouvait se déplacer seul, travailler seul, vivre seul. Et même s’il ne pourrait se séparer de Morgane, ce n’était pas tant pour des raisons de handicap que d’amour profond. Certes elle était en quelque sorte ses yeux à lui, du moins pour ce qui était des couleurs, des harmonies visuelles. Que pouvait-il faire, lui l’infirme ? Il devait pour le moment se contenter des formes, de son imagination pour ne serait-ce qu’entrevoir ce que pouvait lui décrire sa jumelle lorsqu’elle lui parlait d’un paysage. Il aimait l’idée de pouvoir, ne serait-ce qu’un peu, voir ce qu’elle voyait. Il devait surement exister un sort permettant de voir à travers les yeux de quelqu’un mais il voulait avant tout voir par lui-même. Qui plus est, même si elle n’aurait surement pas objecté contre cette solution, l’avocat refusait de lui « infliger » quelque chose en plus. Elle était déjà suffisamment impliquée avec la Wicca et il était hors de question de la mettre davantage en danger. Il prenait déjà d’immenses risques avec le rituel qu’il effectuait tous les mois, c’était bien suffisant. Non, il ne supporterait pas de la perdre pour une erreur avec la magie. Il avait déjà perdu son meilleur ami mais là, ce ne serait définitivement pas pareil.
Il accueillit la petite vanne de la tailleuse avec un sourire silencieux mais amusé. En effet, posée ainsi la question pouvait faire de multiples références. Il ne préféra néanmoins pas y donner suite étant donné que cela semblait gêner la personne même qui avait lancé cette blague. Il préféra se concentrer sur ce qu’il voyait d’elle, même si, à cette distance, il ne voyait pas grand-chose. Il essayait de s’imaginer comment elle pouvait être dans la « vraie » vie, lorsqu’elle ne travaillait pas ou alors, plutôt, comment elle réagissait avec ses habitués, ceux avec qui elle pouvait véritablement blaguer et se laisser aller sans craindre d’être prise pour une autre personne que ce qu’elle était. C’était dommage d’ailleurs qu’elle ne le fasse pas d’emblée avec lui. Ce n’était pas le genre de chose qui dérangeait Nathanaël, bien au contraire. Enfin, il n’allait pas lui demander de se « lâcher », c’était son magasin, ses règles, ce n’était pas à lui de lui dicter le comportement qu’elle devait appliquer. Les seuls ordres qu’il pouvait espérer donner étaient liés au costume et rien de plus. Apparemment elle ne semblait pas effrayée par les points d’orgue qu’il mettait à cette « collaboration », au contraire, elle semblait même être encouragée. Aimait-elle la difficulté ? Probablement. Après tout, ce n’était pas intéressant de travailler lorsque c’était trop simple.
Ils allaient maintenant passer aux mensurations. Il entendit le bruit de la chaise de la tailleuse qui se reculait et la vit également s’approcher de lui, lui permettant d’ailleurs de la voir plus clairement avec beaucoup plus de détails, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il se redressa lui aussi, plus lentement, non pas comme s’il craignait de tomber à la renverse, mais simplement par prudence, comme le sont tous les aveugles finalement, du moins dans certains cas. Alors qu’il essayait de caler sa canne contre la table, elle lui demanda ce qu’il faisait dans la vie, ayant tout de même compris qu’il avait, normalement, un métier important. Se préparant à se laisser faire, il lâcha sa canne et répondit naturellement :
« - Je suis avocat. Plus précisément je travaille à la L.E.D.O. » Il laissa retomber l’information avant de poursuivre. « Vous comprendrez donc pour l’apparence joue un rôle assez important dans mon métier. Qui plus est, la vie de bureau demande un certain standing vestimentaire et puis, avec le temps, j’ai appris à apprécier à porter de beaux vêtements en toute occasion ainsi que le plaisir du sur-mesure.
C’était un fait, porter des vêtements taillés pour soi était très différent que de porter des vêtements dont les tailles étaient définis par des standards classiques et dont une taille était souvent trop petite et la suivante trop grande pour réellement prendre plaisir à porter quelque chose. Voilà pourquoi, depuis qu’il en avait les moyens, Nathanaël faisait faire ses vêtements sur-mesure, par nécessité mais aussi, et surtout, par plaisir.
Nicoletta Giada Kennedy
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 13:58
Oh, un avocat? Intéressant. Nicoletta avait donc à faire à quelqu'un qui pouvait tout bien défendre un innocent comme un criminel, ce qui était amusant comme concept dans sa tête vu qu'elle parlait de clientèle. Il devait donc savoir de quoi elle parlait. Mais voilà qu'elle entendit le mot L.E.D.O, elle se demandait si son client était Outre. Par simple curiosité.
Et comme d'habitude les premiers pas pour toucher quelqu'un sont difficiles, à chaque fois qu'un nouveau client rentre dans son atelier c'est le stress du contact physique. Heureusement qu'elle n'avait pas oublié ses comprimés du matin, parfois elle les prends juste après son premier ou deuxième client. Elle se baissa pour lui mesurer les jambes et pour essayer de se détendre elle continua la conversation sur les vêtements.
Oui je suis d'accord. Il faut avoir l'air présentable pour un travail de ce genre, beaucoup fait partit du charisme et comment les gens vont vous voir. Si vous venez en jean ils vont se dire "qui est ce buffone?". C'est très bien que vous appréciez ce genre de vêtements, il y a peu de monde de nos jours qui s'habillent de cette manière. Un bon costume est un costume qu'on peut porter pour n'importe quelle occasion. Qu'elle soit formel ou non.
En se levant elle prit le papier et le crayon pour tout noter. Après l'avoir déposé elle souleva délicatement les bras de son client à 90º et mesura la distance entre le bassin et l'aisselle. Ca y est elle commençait à s'habituer et elle était moins crispé qu'au départ. Le tour des bras était finalement venu et la question indiscrète aussi!
Scusi signore, vous aviez dit que vous travaillez à la L.E.D.O et je ne pu m'empêcher de penser que vous êtes différent dans un sens... Comparé à moi je veux dire... Ba! On est tous différents ça serait "la casa di tolleranza" si c'était pas le cas, mais bon... Vous voyez ce que je veux dire?
C'était ambiguë, mal formé et un peu maladroit. Elle même avait du mal à la reformer dans sa tête. Mais c'était sortit. Et il fallait qu'elle assume. C'était gênant d'avoir fait une gaffe pareil devant un client, hélas Nicoletta était comme ça. Quand elle pense quelque chose, ça sort!
Nathanael Cooper
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 19:11
C’était étonnant de la sentir un peu mal à l’aise. Etait-ce l’angoisse du premier rendez-vous ? Nathanaël eut un petit sourire en imaginant l’incongruité d’une telle chose, après tout, ils n’étaient pas là pour un rencart amoureux. C’était une première différence. Son ancien tailleur n’y était pas allé par quatre chemins et ne s’était pas embarrassé de fioritures pour manipuler, avec douceur mais sans gêne, l’avocat et ainsi prendre proprement ses mesures. Apparemment madame Kennedy n’était pas du même acabit et préférait prendre son temps pour parvenir aux mêmes fins. En même temps, elle avait le droit de suivre ses méthodes, même si elles différaient de ceux de son ancien tailleur. Après tout, ce n’était que pour quelques mesures, et, normalement, d’ici la prochaine fois, elle n’aurait probablement plus besoin de le mesurer. Nathanaël avait la bonne idée de ne pas changer entre deux costumes, un avantage certain, même si cela nécessitait une bonne hygiène de vie, fortement assurée par Morgane qui, même si elle ne l’admettait pas forcément, veillait au grain. En même temps, c’était une excellente cuisinière et lui, et bien, la dernière fois qu’il s’était frotté aux fourneaux, avait réussi un bon gratin qui aurait sans doute été meilleur avec quelques minutes de cuisson en moins. Ce repas avait d’ailleurs fini par un coup de fil au traiteur du coin, c’était pour dire.
« - C’est une question d’habitude, je pense. J’avoue que j’aime les jeans aussi de temps en temps, mais c’est vraiment pour un domaine strictement personnel et loin des yeux des gens. Peut-être d’ailleurs pourrions nous évoquer l’idée de vêtements plus « décontractés » même les costumes restent ma principale raison d’être ici. »
Il ne savait pas vraiment si elle faisait aussi dans ce genre de vêtements, mais rien ne coutait rien de demander et puis, au pire, il trouverait quelqu’un d’autre pour ce genre de vêtements. Cette question implicite était seulement le désir de porter du sur-mesure quelque soit le type de vêtements. Il se laissa faire alors que la couturière lui faisait remonter les bras pour mesurer la distance entre son bassin et le dessous de ses bras et tandis qu’elle continuait à prendre les différentes mesures, la question qu’elle glissa presque inopinément le surprit de prime abord. Un petit sourire était tout de même né sur ses lèvres alors qu’elle terminait sa phrase, pas très sûre d’elle, ou plutôt pas vraiment convaincue de ce qu’elle venait de dire.
« - Je vois ce que vous voulez dire oui, vous vous demandez si je suis une Outre, c’est bien cela ? » Son sourire s’élargit un peu tandis qu’il se faisait manipuler pour les différentes mesures. « Oui, effectivement, je suis différent de vous, du point de vue auquel vous pensez. Cela vous pose-t-il un problème ? » Il avait posé la question le plus naturellement du monde, pas du tout choqué qu’on puisse éventuellement ne pas aimer servir un Outre. « Je ne vous poursuivrais pas en justice, si c’est le cas, vous savez. Au contraire, je comprendrais aisément. »
Il avait préféré rajouter cela, considérant qu’un avocat Outre qui défendait le droit des Outres avait des chances de pouvoir mal prendre l’idée de ne pas être servi parce qu’il était différents des clients normaux, mais Nathanaël n’en sortirait pas profondément choqué, juste embêté de devoir trouver encore un autre tailleur…
Nicoletta Giada Kennedy
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mar 25 Oct - 22:37
À la mention d'autres vêtements elle a comprit qu'il sera un client qui reviendra pour plus, comme-ci il était sûr que son travaille allait être parfait. Mais bien sûr que le travaille allait être parfait. C'était toujours parfait et Nicoletta le savait. Elle réfléchit un moment avant de lui répondre et entre temps elle avait entendu le chat miauler de l'autre côté de la porte. Il voulait surement manger une fois de plus. Satané chat. Elle l'avait ignoré vu qu'elle était occupé, il fallait qu'elle termine son travail avant de s'occuper de son gros bébé qui pensait qu'aux croquettes!
Oui si vous voulez on essaye des vêtements de tout les jours. Honnêtement, j'en fais rarement mais je ferais le nécessaire pour vous satisfaire.
Il avait répondu par une question à laquelle un simple "m-hm" suffisait de sa part. Elle l'écoutait et avant de répondre quoi que ça soit elle voulait le laisser terminer, c'était tout de même un avocat et les meilleurs avocats savaient mentir. Du moins c'est ce que Nicoletta pensait. Si ça la dérangeait? Elle gloussa pour la première fois devant le Wiccan.
Hah, signore, même si je n'aimais pas votre genre je ne vous aurait rien dit. Je ne risquerais pas d'être accusé d'intolérance.
Elle marqua un temps mais reprit plus sérieusement la conversation.
Tout honnêtement, je traite les gens comme ils me traitent. Du moment qu'on me cherche pas les noises, ça va. Après c'est différent. Et puis... De toute manière je me suis toujours sentie un peu plus proche des Outres que des êtres humains.
Mais à la fin elle s'était tût, les dernières mensurations ont été faites et elle reprit le papier dans ses mains et ce crayon pour tout noter. Elle s'assit une fois de plus devant Nathanael, mais elle ne le regardait pas cette fois, l'italienne se contentait de prendre les dernières notes à table. En ayant terminé elle voulait commencer à parler mais elle a commencé à tousser, une toux n'indiquait pas la bonne santé. Après finalement 10 secondes ça s'était arrêté et elle racla sa gorge avant de parler.
Et bien maintenant qu'on a terminé, je suppose que vous voulez avoir votre costume du même matériel que celui que vous portez, si? Sois vous venez dans 5 jours le récupérer, sois je vais me déplacer et vous le donner. Ca m'est égal.
Nathanael Cooper
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mer 26 Oct - 6:47
L’ancien tailleur l’avait recommandée. Elle ne pouvait donc pas être moins bonne que lui, sinon il l’aurait probablement précisé, et, donc, de cette conclusion peut-être hâtive mais néanmoins logique, il semblait évident que le travail de cette femme serait tout simplement parfait. Cette conclusion évidente était bien entendu la base d’un fait qui en découlait forcément : il reviendrait bien entendu, que ce soit pour un autre costume, pour un vêtement à repriser, ou, pour le coup, des vêtements de tous les jours. Elle lui confia néanmoins que ce n’était pas tellement sa tasse de thé – bien que ne pas en faire tous les jours n’implique pas forcément ne pas aimer en faire – mais qu’elle était prête à faire ce qu’il lui demanderait. Le « pouvoir » du client en somme, même si, au final, le commerçant était libre de refuser une commande avant que celle-ci ne soit payée. Si elle était prête à prendre le pari d’en faire pour lui alors il prendrait celui de venir les acheter chez elle. Certes le jean n’était pas une matière noble mais, en soi, c’était quand même un vêtement sur lequel on pouvait faire de belles choses, plus belles du moins que celles faites par les collections de prêt-à-porter.
« - Je ne veux pas vous forcer, n’est-ce pas ? Si vous me dites que vous ne voulez pas en faire, je m’arrangerais de ce fait et trouverait bien de quoi remplir mon dressing. » Elle ne devait pas se sentir obligée, même si, en un sens, il apprécierait beaucoup qu’elle s’en charge également, car le gage de qualité allait avec la personne.
Les avocats mentaient oui, probablement plus que personne d’autre sur terre. C’était probablement ce que tout le monde pensait et c’était peut-être vrai, mais, pour Nathanaël, s’il devait glisser des mensonges dans ses phrases, c’était seulement professionnellement et il n’était pas ici pour le travail mais bel et bien pour lui-même. Il cachait des choses, bien évidemment, comme son sortilège, comme la façon dont il avait perdu la vue, mais si certains appelaient ça mentir par omission, l’avocat y voyait surtout les vestiges d’un passé révolu qui n’avait pas besoin d’être retourné pour revenir à la surface. Et puis, il y avait plusieurs degrés de discussion et celle-ci était loin d’être véritablement à caractère très privé. Ils discutaient simplement et il n’y avait aucune raison de mentir, à moins qu’il ne fut là pour « piéger » la tailleuse, ce qui n’était pas le cas.
« - Plus proche des Outres que des Humains ? Voilà quelque chose que l’on entend rarement. » Il avait esquissé un petit sourire comme à son habitude lorsque quelque chose le surprenait. « Je suis sûr que nous nous entendrons bien alors. »
Il ne s’attendait pas à ce qu’elle fasse une remarque à ce sujet mais quitte à ce qu’il devienne un client régulier, autant installer une « bonne humeur » entre eux, ce sera plus agréable pour la suite. Elle termina de le mesure et lorsqu’elle eut terminé, elle reprit place sur sa chaise, ce que fit également le sorcier après avoir entendu sa chaise bouger, supposant ainsi que les mesures étaient prises. Elle lui avoua qu’ils en avait terminés et lui demandait s’il préférait venir chercher le costume ou se le faire livrer.
« - J’aime beaucoup le tissu actuel en effet, mais sentez vous libre d’utiliser autre chose si vous pensez pouvoir faire mieux encore. Je n’ai rien contre la nouveauté. » Il aurait pu conclure avec un clin d’œil mais hélas, il n’en faisait plus depuis longtemps. « Pour la livraison, ma foi, c’est comme vous préférez. Je pourrais le faire chercher ou si vous préférez venir me l’apporter, je n’y vois pas d’inconvénient. »
Après tout, qu’il vienne le chercher lui-même, que ce soit Morgane qui s’en charge, un livreur ou qu’il attende bien sagement à la maison que le costume soit livré n’était qu’un détail mineur dont il n’avait pas tellement cure en cet instant.
Nicoletta Giada Kennedy
Normes
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mer 26 Oct - 14:10
Quand le Wiccan avait gentiment mentionné qu'il ne voulait pas la forcer elle haussa les épaules. Il était clair que pour elle le travail devait être fait et bien fait, que ça devait être quelque chose qu'elle ne faisait pas souvent ou pire; n'aimait pas faire, il fallait se contenter d'avaler et de souffrir un peu. Après, qui sait? Peut-être que le bon travail serait apprécié par celui ou celle qui l'avait fait ainsi que par l'acheteur. C'est ce que Nicoletta se disait très souvent, même avec le corset de madame Johnstone qui était déjà à ses limites.
Nicoletta s'était renfermé pour une raison quand elle mentionna qu'elle était plus proche des Outres que des humains. C'étaient encore des "reflux" de son passé qui revenaient comme de la poussière, l'habitude de ne jamais dire ce genre de choses à cause de la punition plus tard. En plus ça ne faisait qu'un an qu'elle habitait à la Nouvelle Orléans, tout était encore frais et le passé la secouait parfois. Elle se demandait ce que Nathanaël était? Définitivement pas un zombi, il sentait bon. Un vampire? Il y avait des doutes. Soit métamorphe, soit Wiccan. Qu'ils s'entendront bien? Surement, Nicoletta avait tout de même une carapace de glace à briser au départ. Après elle allait se lâcher.
L'italienne avait terminée de tout écrire sur ce papier et à la mention qu'il était flexible avec la livraison ou la collection, elle approcha son crayon vers le bout de son nez et ses yeux regardaient le plafond, comme si elle pensait.
Bene, j'ai déjà une idée pour l'intérieur du costume. Alors...
Elle posa le crayon sur la table et se mit de manière confortable sur la chaise avant de continuer de parler.
...avec ce que vous avez dit j'assume que vous allez revenir. Je vous ferais un rabais de 10% à vous et à votre femme si l'envie lui vient d'avoir quelque chose de neuf comme une robe, une jupe...C'est à elle de voir! Autrement, rien que pour votre information, j'importe la majorité du textile de Sicile de mon contact qui me donne un prix... convenable, dirais-je. Là, j'ai le matériel qu'il me faut donc le temps d'attente est plus court, peut-être 5 jours. Après vous venez quand vous voulez pour le récupérer. Bon, plus simplement, est-ce que vous avez un numéro sur lequel je peux vous joindre car ça risquerait d'être plus court.
Le coeur de Nicoletta se mit à battre plus vite, ce qui provoqua une légère grimace sur son visage mais heureusement ça n'a pas duré plus longtemps. Les palpitations étaient devenu un peu plus fréquentes et elle se doutait qu'elle n'allait plus tenir longtemps, mais avant qu'elle ne tourne de l'oeil elle avait encore des choses à faire.
Nathanael Cooper
Wiccans
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mer 26 Oct - 15:00
La tailleuse semblait vibrer pour son travail mais mieux valait ne pas l’emporter trop vite et trop loin hors des sentiers battus. Il avait remarqué qu’elle n’avait pas rebondi sur son interrogation masquée concernant son « rapprochement » vis-à-vis des Outres, du moins comparativement à ses compatriotes Normes, mais il n’était pas allé chercher plus loin. Si elle ne désirait pas en parler, il ne reviendrait pas sur le sujet outre mesure, sans mauvais jeu de mot. En attendant qu’elle ait terminé de griffonner sur son papier avec son crayon, il s’était emparé à nouveau de sa canne blanche d’aveugle et l’avait prise en main silencieusement. Mentalement, et en jouant, un peu, avec l’objet maintenant entre ses doigts, il se remémorait les étapes que la femme en face de lui avait mentionnées quelques minutes plus tôt. A bien en juger, il ne restait donc plus que la partie du prix. C’était presque une formalité pour Nathanaël qui se baserait avant tout sur les tarifs prodigués par son ancien tailleur avec une marge de manœuvre autour, après tout, il était loin d’être dans le besoin, mais ce n’était pas non plus une raison pour jeter l’argent par les fenêtres. Ce fut d’ailleurs plus ou moins la partie qui fut évoquée alors qu’elle terminait d’écrire des notes sur son papier non sans avoir mentionné qu’elle ferait probablement son propre costume avec « ses » idées de tissus. Un peu de changement ne dérangeait pas le sorcier.
Alors que la tailleuse évoquait déjà un rabais de dix pourcent sur le prix du costume, le Wiccan eut une petite surprise à laquelle il ne s’attendait pas. Certes il reviendrait probablement mais ce geste commercial d’entrée de jeu était surprenant, dans le sens agréable du terme. Il eut un petit sourire alors qu’elle mentionnait son épouse qui pourrait profiter de la même réduction si l’envie lui prenait de vouloir se faire faire une robe ou une jupe. Oui, il mentionnerait probablement ce fait à Morgane, non pas à cause de la réduction, mais simplement parce que l’ancien tailleur ne faisait pas de vêtements féminins, il n’avait pas la « patte » qu’il fallait pour cela, ce que Nathanaël pouvait comprendre. Après tout, dans le domaine de la Justice, c’était un peu pareil. Tous les avocats ne pouvaient pas forcément s’occuper de tous les types d’affaires pour cela il fallait connaître tous les codes par cœur, et ce n’était en rien évident. Enfin tout cela pour dire qu’il se rabattait généralement sur du plus commun pour offrir, en cadeau, des vêtements à son épouse. D’ailleurs cela lui donna une idée immédiatement et qui l’amusa beaucoup. Il attendit qu’elle ait terminé et alors qu’elle lui demandait un numéro, il fit glisser sa canne dans sa main gauche avant de faire passer sa main droite à l’intérieur de sa veste de costume pour en sortir un petit papier blanc : une carte de visite.
« - Voici ma carte de visite. » Il attendit qu’elle se saisisse de la carte avant de la lacher. « Vous trouverez mes coordonnées professionnelles dessus. Vous pouvez également noter mon numéro de téléphone privé : 555-898-411, si vous voulez me joindre en dehors des heures de bureau. » Il attendit un petit moment puis reprit : « Pardonnez-moi cette question mais est-ce que vous avez une facilité avec les mensurations des gens ? Je veux dire est-ce que vous arrivez à les estimer au regard ? »
La question pouvait paraître saugrenue mais l’avocat avait quelque chose de précis, quelque chose qui nécessitait cette question mais se rendant compte que ce n’était peut-être pas clair pour elle, il rajouta :
« - Pour tout vous expliquer, votre collègue parti à la retraite ne faisait pas de vêtements féminins. Mais j’avoue que j’aimerais bien faire une surprise à mon épouse. Le problème, c’est que vous ne connaissez pas ses mensurations et que j’ai beau la connaître par cœur, les chiffres ne sont pas mon fort. Alors je me demandais si vous pourriez les estimer si elle vient chercher le costume. En plus je pourrais compter sur votre créativité pour lui faire une robe qui lui irait à ravir, je pourrais éventuellement vous aiguiller sur ses couleurs préférées. »
Cela pouvait paraître un peu gnangnan ou idiot mais Nathanaël était assez romantique dans l’âme, qu’on le veuille ou non et l’idée de faire un cadeau de cette qualité à Morgane l’enchantait réellement.
Nicoletta Giada Kennedy
Normes
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mer 26 Oct - 17:13
À la question de l'avocat elle haussa un sourcil, mais au lieu de l'interrompre elle laissa un blanc pour qu'il puisse s'expliquer. Au fur et à mesure qu'il s'expliquait son sourire devenait de plus en plus grand. Elle avait en fin de compte développé une certaine admiration pour son client. C'était quelque peu naïf à son goût mais elle appréciait la vue de quelqu'un qui voulait honnêtement faire un beau cadeau à un être cher. Une pince de jalousie l'a prise, ce qui était normal. L'italienne était jalouse quelque peu de son oncle Christiano qui avait une femme aussi belle qu'attentionné.
Une étrange requête signore. Mais oui, je peux estimer plus ou moins la taille de mon client. Par contre, avec les femmes c'est plus facile car évidemment j'en suis une et je peux les comparer à mon corps. Bon... Je doute que votre épouse est un scheletro comme moi, mais ce n'est pas si dur. Il me faudra juste lui demander de faire un tour de 360 degrés.
Tout en pensant déjà à des idées elle se sentait bien finalement. Des nouvelles créations! Ca allait être amusant et elle ne pouvait plus attendre. Penser au travail la nourrissait du coup elle oubliait d'habitude de manger. C'est pour ça qu'elle était toujours aussi maigre, mais l'italienne ne se sentait pas trop mal dans sa peau, du moins c'est ce qu'elle avait réalisé il y a un an de cela. La robe... La robe! Du velours? De la soie? Du satin? Les idées étaient pompés par le cerveau, tellement qu'elle n'arrivait pas à ce concentrer sur ce qui se passait pour le moment. Mais elle revint à la réalité et il fallait qu'elle donne un prix à son client finalement.
C'est bien dommage que mon confrère devait partir. Mais je peux pas trop me plaindre je viens de gagner un client! Bene, pour le prix...J'imagine qu'il ne pouvait pas charger plus de 800$ pour les vêtement, étant donné que ceux des magasins plus chic il faut vendre sa famille. Je dis ça car je n'ai jamais discuté de prix avec cet homme. Avec ce que j'ai en tête, ça coutera dans les 400$ à 500$. D'ailleurs si vous voulez, je vous donne 3 copies de travail que j'ai réalisés pour des costumes, si vous voulez vous pouvez les montrer à votre femme et vous pouvez faire votre choix.
Elle s'était levé rapidement pour aller vers la pile de papiers qu'elle avait mis sur une petite table au coin de l'atelier, Nicoletta fouilla quelques secondes et finalement avait sortit ces trois feuilles qu'elle cherchait. Ils étaient bien fait, coloriés et avec une légende à côté pour décrire le textile utilisé et certains raffinements. En s'assaillant elle les posa juste devant Nathanaël et avant de continuer elle se racla la gorge.
Si vous voulez l'un d'eux le prix est marqué en bas de la page. Le plus cher est le deuxième car j'ai ajouté du satin du côté intérieur. Les deux autres sont plus ou moins les mêmes, sauf que le dernier est plus élastique et si parfois vous devez gagner du poid il sera encore bon. M'enfin...Sauf si vous ressemblez à une mucca, dans ce cas il tiendras pas. M'enfin je vous laisse le choix et vous pouvez me laisser un message sur mon téléphone ou sur mon mail. Vous avez ma carte de visite que mon ami retraité vous a donné?
Nathanael Cooper
Wiccans
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Mer 26 Oct - 18:40
Son sourire ne lui échappa pas. Heureusement elle ne semblait pas trop étonnée par sa demande, signe donc que ce n’était pas tellement hors du commun ou du moins que cela lui plaisait, en quelque sorte. Il pouvait convenir qu’il s’agissait d’une étrange requête mais s’il faisait prendre les mesures de sa femme, ce ne serait plus vraiment une surprise alors que, pour le moment, elle ne savait pas que la nouvelle tailleuse faisait aussi dans les vêtements pour femme. Elle pourrait alors penser que, comme l’ancien, elle ne faisait que les habits pour homme et ne chercherait pas à comprendre davantage. Après tout, pourquoi chercher midi à quatorze heure lorsqu’il est cinq heure de l’après midi ? Oui, cette idée le ravissait, ils pourraient probablement trouver une idée de belle robe de soirée où elle serait encore plus resplendissante que d’ordinaire et tous les regards se retourneraient vers elle. Oui, il serait ravi d’être à son bras, d’être son cavalier à une telle soirée. Il y en aurait probablement une, un gala, il y en avait toujours un jour ou l’autre.
« - Je suis certain que vous êtes une femme tout à fait charmante. » Ce n’était pas un mensonge, loin de là, après tout il pouvait la « voir », et elle n’avait rien de désagréable. Elle portait les traits des Italiennes et cela lui allait à ravir. « Elle viendra donc chercher le costume, libre à vous d’imaginer ce qui pourrait lui aller comme un gant. »
La couturière aurait probablement déjà suffisamment d’idées en tête et puis en voyant Morgane, d’autres se bousculeraient au portillon, il n’en doutait pas un instant. Pour la pratique de ce métier, il fallait de l’imagination, il fallait avoir des idées dès qu’on voyait un client, sinon on n’arrivait à rien. Parfois, il fallait oser, d’autres, rester plus classique. Nathanaël était convaincu qu’elle serait à même de créer une robe qu’il imaginait presque déjà sans réellement la visualiser. Quand elle revint sur le prix, il retomba lui aussi sur terre. C’était dommage, il pensait à de jolies choses. Les tarifs étaient plutôt raisonnables, cela ne le dérangeait pas. Au pire, il laisserait quelques extras si le résultat dépassait ses espérances. Quant aux copies de travail, et bien… Il n’y connaissait pas grand-chose et ne pouvait pas trop lire alors, bien entendu, l’idée de laisser Morgane gérer cela était satisfaisant mais était-ce nécessaire ?
« - Le prix est un détail lorsque la qualité est au rendez-vous et puis, de ce côté-là, j’ai de relativement grandes marges, enfin, ne vous sentez pas forcée de gonfler la note pour moi. » Avait-il conclu amusé. « Présentez moi la facture à la livraison et je vous paierais le montant indiqué, dans les limites du raisonnable, bien entendu. »
Il attendit néanmoins qu’elle revienne avec les papiers qu’elle déposa devant lui. Il n’y prêta bien entendu pas attention. Après tout, quel aveugle aurait pu les lire ? Lui-même n’en était pas capable. Il ne pouvait distinguer que les reliefs, et encore… Il soupira un instant et se concentra sur ce qu’elle lui disait.
« - Je les montrerai à mon épouse, je lui dirai de vous rappeler demain dans la journée pour que vous puissiez travailler au plus vite. Si vous vous sentez inspiré, vous pouvez également faire un costume selon vos propres idées, cela ne me dérange pas de vous en prendre deux, j’en aurai surement de toute façon l’utilité. »
Il lui en faudrait probablement un autre dans les mois à venir, alors prendre de l’avance n’était pas non plus un malheur.
Nicoletta Giada Kennedy
Normes
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Sujet: Re: Appartement 4, rue St. Ann [Fini] Jeu 27 Oct - 18:44
Au gentil compliment de l'avocat, Giada esquissa un sourire, elle savait pourtant qu'elle n'était pas spécialement une belle femme. Du moins, son idéal était une femme qui avait des belles formes bien rondes. Autrement dit; une femme qui n'était pas comme elle du tout. Elle s'était vaguement rappelé de Maria mais c'était le moment le plus inapproprié pour penser d'elle, mais qu'est-ce qu'elle était parfaite aux yeux de Nicoletta. La jeune femme reposa ses lunettes sur la table vu qu'elle en aurait plus besoin, le travail était terminé pour le moment.
Une fois de plus, les petites palpitations étaient revenu. Ca devenait agaçant tout ça et elle commençait à s'énerver, tellement qu'elle se frappa la poitrine pour que ça s'arrête. C'était de la chance en quelque sorte: les palpitations étaient parties mais la toux était revenue. Du moment que c'était ça au lieu de son coeur qui faisait la montagne russe elle était bien contente. À la blague de son interlocuteur elle gloussa, roula des yeux et posa sa main sur le menton en faisant semblant de penser.
Signore, comme toute personne italienne qui se respecte je suis là bien sûr pour vous déplumer!
Elle était un peu plus à l'aise on dirais mais son coeur lui faisait des malheurs. Peut-être que ce n'était pas la bonne dose de médicaments qu'elle avait avalé? Possible. Mais pour le moment l'italienne ne pouvait rien faire avant que le client ne parte. Encore quelques petites formalités... Quelques unes et elle peut regarder ce qui n'allait pas. Elle s'était levé de sa chaise et s'apprêtait à aller vers la porte, mais entre temps la jeune femme s'était arrêté à côté de son client et lui avait adressé la parole.
Je vais m'occuper de tout ce qu'il faut. Si par hasard je ne suis pas disponible quand votre épouse m'appellera qu'elle laisse un message, au pire, qu'elle parle à mon collègue Giovanni qui s'occupera de votre deuxième costume. Bien que moi-même je sache faire le travail car il est nécessaire pour une styliste de savoir coudre, Giovanni est un excellent homme avec des mains d'artiste!
En ayant terminé sa phrase elle s'était dirigé vers la porte. La tête lui tournait un peu mais ça devait aller, l'italienne ne voulait pas faire de scène devant son client, c'était pas vraiment professionnel. _________________