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| | Visite de Courtoisie [Libre] | |
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 | Sujet: Visite de Courtoisie [Libre] Lun 29 Aoû - 12:22 | |
| Charity's Hospital, neuf heures du matin.
Le papier disait de venir à huit heures mais il y avait des limites à tout. Il était déjà bien gentil de venir honorer ces murs décrépits de son auguste présence, il n'allait pas en plus se lever aux aurores pour le bon plaisir de quelques wanna-be docteurs ramollis du cerveau.
Pourquoi un médecin légiste de la Criminelle se rendait-il au Charity's Hospital ? Simple. La jeune femme qui occupait ce poste à l'hôpital avait pris un congé de maternité et en attendant qu'ils trouvent un remplaçant, Alarich Gregor assurait gracieusement le remplacement en ce qui concernait la formation des internes. Une petite combine comme une autre pour arrondir ses fins de mois.
Il franchit les portes de l'imposant édifice comme un seigneur venant rendre visite à ses humbles serfs, et se dirigea vers les Soins Intensifs. C'était visiblement assez calme, infirmières et médecins vaquaient à leurs occupations, les internes l'attendaient et il ne put s'empêcher de briser le silence en hurlant à la cantonnade :
"Me voilà bande de branquignoles, le travail sérieux va enfin pouvoir commencer !"
Tous les regards se tournèrent vers cet énergumène hurlant au sourire en tranche de courge. Ravi d'être le centre d'attentions, Alarich ne put s'empêcher d'en rajouter et s'approchant d'un patient fraîchement décédé qui attendait qu'on l'emmène à la morgue. Techniquement, c'est là, à l'abri des regards que le cours aurait dû avoir lieu. Mais il s'en fichait comme de l'an quarante.
"Voyons, voyons, qu'avons-nous là ?"
Sans ménagement, il se mit à tripoter le corps du mort en cherchant d'éventuelles lésions qui aurait pu le mettre sur la piste. Au bout de quelques minutes, il fronça les sourcils, et s'empara d'un scalpel.
"Voyez-vous, en apparence, il semblerait que cet homme soit mort d'un simple pneumothorax, cependant, si nous nous examinons son torse, nous pouvons voir qu'il est récemment passé entre les mains d'un de ces bouchers de chirurgiens. Si mes déductions sont exactes..."
Indifférents aux autres patients, aux visiteurs et aux familles éplorées, il brandit son scalpel et le planta dans l'abdomen du cadavre, pour l'ouvrir de haut en bas. Il se mit à farfouiller dans les chairs, avec des petits cris de délectation. Deux internes tombèrent dans les pommes, quand Alarich plongea sa main jusqu'au coude dans le patient pour en ressortir...un gant en plastique.
"Voilà !"
Il eut un petit rire triomphant
"Un de ces grands empaffés de chirurgien a oublié un gant dans son patient. C'est une erreur qui arrive assez souvent et devrait vous en dire long sur le taux d'incapables qui hante ces couloirs. Vous là !"
Il pointa du doigt un petite blonde que le petit exposé avait rendu bien pâle, et lui glissa dans l'oreille après une oeuillade charmeuse :
"Recousez-moi ça, ça vous fera de l'expérience".
Et sans se départir de son sourire, il laissa là les internes médusés, pour parcourir l'hôpital en quête d'un sandwich au thon et d'un peu de chair fraîche. |
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 3:25 | |
| La nouvelle shérif c'était retrouvée là pas tout à fait par hasard. Point d'invitation, mais des questions. Elle voulait mieux connaître ce qui blesse les outres, connaître les réactions spécifiques de ceux-ci, et les points communs avec les simples humains. Or quoi de mieux qu'un hôpital avec son service d'urgence et une morgue pour cela ? C'est pas comme si les outres ne faisaient jamais eux aussi de rencontres fâcheuses.
S'étant réveillée en ville - à l'arrière de son pickup en fait, elle se brossait les dents comme chaque matin. L'expérience l'avait rapidement amenée à laisser dans la malle de son véhicule ce qu'elle appelait un "baise-en-ville" : nécessaire de toilette et dessous propres. Avec le temps elle avait même décidé d'ajouter un t-shirt, une veste et un short, au cas où la pluie ou un ivrogne lui serait tombé dessus, et une paire de tongues. C'est donc en changeant de culotte sous le duvet de camping à l'arrière de son pickup que l'idée germa, et fleurit pendant qu'elle se brossait les dents en recrachant avec une grâce toute sudiste par dessus bord l'eau de rinçage dans le caniveau. Oui, c'est pas le tout d'avoir une culotte propre ma fille, encore faut-il pas avoir une haleine de dragon y comprit les lendemains de beuverie. Elle en profita pour passer les tongues, ayant dormi les bottes aux pieds (et l'arme à la main) au cas où elle aurait eu à se réveiller précipitamment, la jeune femme était bien contente de les aérer un peu.
Donc, Ann Mary Hudson avait eu l'idée géniale de faire un crochet par l'hosto.
Elle rangea méticuleusement son paquetage dans la malle non sans vérifier qu'il ne lui manquait rien. La check-list satisfaisante, et la malle bouclée, elle sauta de la benne et grimpa derrière le volant pour s'élancer vers l'hôpital. D'ailleurs, il y avait urgence : elle avait une pressante envie d'uriner.
Par chance la matinée était calme. Tout comme l'établissement où elle déboula. Daisy ne prit pas le temps de remettre son couvre chef et le laissa dans la voiture, se rendant vers l'entrée en actionnant le bip de sa voiture - on est jamais trop prudente.
Dans le couloir près de l'accueil, elle nota la présence d'un énergumène parfaitement imbuvable, qui lui passa devant sans lui céder le passage ce goujat ; mais trop pressée elle se reconcentra sur la recherche du panneau signalant les WéCééééé.... LÀ ! Cria-t-elle intérieurement. * bruit de jeune femme en tongues qui court aux toilettes une main entre les jambes *
Elle en ressortit heu-reuse. L'avantage indéniable - et trop souvent sous-estimé - des hôpitaux, est qu'ils ont tous des WC publics propres. Elle avait ainsi même pu en profiter pour se rafraichir les petons directement dans le lavabo. *bonheur*
Ceci fait, la shérif Hudson se présenta à l'accueil en montrant sa plaque.
« - Bonjour madame, je suis la shérif Hudson. Je souhaite parler à un urgentiste ou au médecin légiste pour recueillir des informations cliniques. »
Regardant la plaque de shérif d'un rapide coup d'œil, l'hôtesse d'accueil toute sourire indiqua aussitôt :
« - C'est toujours délicat de déranger un urgentiste pendant son service, mais par chance le médecin légiste remplaçant - elle marqua le mot très volontairement et avec un zest de dédain - vient d'arriver. Vous venez d'ailleurs de le croiser. C'est lui qui a failli vous rentrer dedans ! précisa-t-elle avec zèle d'un ton fort urbain au service de la Justice. - Se sera parfait ! Vous seriez un ange en m'indiquant son nom et où je peux le trouver. - Alarich Gregor. Il donne justement un cours. Il doit avoir rejoints les internes aux soins intensifs. C'est par là, vous trouverez c'est bien indiqué. - Merci !»
Quoi que sceptique sur la notion de "bien indiqué" dans un hôpital avec de multiples services, Daisy essaya de rattraper l'homme avant qu'il ne se déplace dans le bâtiment. Elle n'avait aucune envie de jouer à cache-cache dans les services. Concentrée et d'un pas vif elle trouva rapidement : sa mère était passée par ce service un certain temps...
Dans le couloir, les aides soignants étaient déjà en train de se scandaliser de ce qu'ils venaient de voir et du comportement de ce "soit-disant professeur" qui traitait de "branquignoles" les internes pire encore leurs ainés. Daisy arriva sur la scène du crime. Venant de pousser la porte, elle resta un instant bête devant ce qu'elle voyait. Sans doute si elle avait un meilleur vocabulaire, aurait-elle qualifier la chose de dantesque, alors qu'elle comprenait ce que le sieur Alarich Gregor venait de faire, la famille en pleurs, deux personnes à terre qu'un interne tentait de faire reprendre connaissance, et le reste de l'assistance encore sous le coup.
La manche encore retroussée et tachée de sang, Her Doctor lui fonçait dessus pour passer (décidément c'est une habitude) comme si elle n'était pas là, ou allait forcément bouger ses miches pour lui permettre d'entamer quelque quête seigneuriale...
Outrée, une colère froide monta en elle alors qu'elle se campa fermement sur place en interpellant l'individu en présentant sa plaque de shérif si près du nez de celui-ci, qu'il en fut réduit à loucher même en reculant la tête.
« - Hug grand sachem. Shérif Hudson, je suis venu t'interroger pour raisons médicales, mais je vais commencer par te demander d'aller immédiatement présenter tes plus plates excuses à ces gens, pour tes guignoleries. Ensuite tu vas me présenter les pièces d'identités que tu as sur toi parmi lesquelles celle de médecin, que j'attends de voir avec impatience. Pendant ce temps, je serais reconnaissante si quelqu'un veut bien me présenter la paperasse donnant le droit de pratiquer une autopsie signé par qui de droit : juge l'ordonnant, ou famille ce dont je doute fort, ou à défaut un quelconque papier de don à la science du corps par le défunt... ça m'éviterait de lire ses droits et d'arrêter le docte Alarich Gregor si c'est bien son nom, pour exercice illégal de la médecine et charlatanisme. »
Elle passa à la ceinture sa plaque, et croisa les bras sans bouger de là. Le regard glaciale et le visage de marbre, Daisy ne pouvait s'empêcher de penser PUTAIN DE DÉTRAQUÉS DE VODOUNS DE MERDE FAUT TOUS LES CRAMER !!! (à tord ou à raison, pour Daisy il n'y avait qu'un vodoun pour être ce genre de légiste).
Et de conclure d'une voix sourde et à peine audible : « ... rassure moi, tu as bien vérifié qu'il était mort avant ? »
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 9:21 | |
| Oh Mon Dieu, un fantasme !
Alarich Gregor resta interdit quelques minutes, incapable de deviner qui lui avait fait l'honneur de lui payer une strip-teaseuse. Car c'était clairement ce qu'elle était non ? Pourquoi diable porterait-elle des vêtement aussi courts sinon ?
Shériff...son costume était absolument charmant et très convaincant, et le petit air autoritaire qu'elle utilisait était absolument parfait. Allait-elle lui passer les menottes avant de lui faire un lap-dance ? En plus elle le tutoyait, c'était vraiment charmant et le légiste dû se retenir pour ne pas l'embrasser fougueusement de suite. Mais étonnamment, elle ne commença pas à enlever ses vêtements sur une musique langoureuse. Au lieu de cela elle commença à lui exiger une montagne de papiers inutiles. Bizarres comme préliminaires, d'habitude les effeuilleuses étaient plus directes que ça. Peut-être était-ce de la provocation, et qu'il devait répondre. On allait tenter le coup :
"Oh oui Shérif ! Mettez-moi les menottes j'ai été un très vilain garçon"
.....
Un ange passa.
Bon.
Bon bon. Visiblement il s'était trompé. Et cette jeune femme faisait vraiment partie du bureau du Shérif. N'importe quel être normal vivant sur cette terre aurait été embarrassé devant une telle méprise, mais pas Alarich Gregor. Il fit front, et changea de tactique.
"Sans vouloir vous offenser mademoiselle, vous ne devriez pas porter des vêtements aussi provocants, ça prette à confusion et ça affole même les plus âgés d'entre nous. Je veux dire, regardez-vous, vous pourriez-même faire comprendre à mon grand copain tout mort, là le sens du terme rigor mortis."
Il pointait du doigt la victime de son autopsie de tout à l'heure qu'une interne s’efforçait de recoudre, sans trembler.
"Enfin, vous voulez des qualifications ? Je vais vous en donner moi."
Sans quitter des yeux le décolleté de sa charmant interlocutrice, il sortit de son sac à dos une liasse de papier épaisse à en donner des cauchemars à un agent du fisc et commença à jeter pêle-mêle les documents dans els bras ouverts de la jeune femme.
"Diplôme de médecine, obtenu après être sorti major de ma promotion, diplôme me donnant le droit d'exercer la médecine médico-légale, contrat de travail avec la police criminelle de la Nouvelle-Orléans, liste des courses, certificat de réanimateur habilité, facture de gaz, contrat de travail pour la Charity's Hospital en tant que légiste remplaçant et me donnant par là le droit de pratiquer une autopsie sur tout client ayant eu une mort inexpliquée comme notre bon copain là-bas, journal de ce matin, carte d'identité, je dois même avoir un mot d'absence que ma maman m'avait fait quand j'étais au collège parce que j'avais les oreillons."
Son sourire était toujours là mais il semblait s'être transformé en un rictus et sa voix était devenue beaucoup moins chaleureuse.
"Ne me prenez pas pour un débutant mademoiselle, je connais mon boulot sur le bout des doigts. Quand à l'état de cadavre du client, je pense qu'une grande fille comme vous, même blonde arrivera à lire la feuille de soin qui fait état de l'heure de son décès, il y a une heure." |
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 14:51 | |
| Secrètement une interne rêva qu'il la touche d'un baiser, qu'il l'effleure, lui touche un sein ou mieux, la prenne par la taille pour l'embrasser fougueusement en la faisant basculer la retenant par la nuque. Juste pour voir cette femme le gifler, lui mettre un uppercut ou un coup de genoux dans les parties. Mais cela n'arriva pas... Elle ne répondit même pas aux allusions scabreuses et à la question d'Alarich Gregor sur sa tenue.
C'était elle qui posait les questions.
La jeune femme commença à regarder les papiers. Ses jolis yeux noisettes étaient toujours aussi froids, allant des papiers qu'elle recevait au visage du baron Frankenstein. En sa qualité de femme, donc être multitâche, elle commença à en lire chaque ligne tout en écoutant le charabia et classant de l'autre main le tout par ordre d'importance et commentant à voix haute :
« - Liste des courses. Bien qu'isolée, élément cruciale pour connaître le mode de vie de quelqu'un. Courses d'appoint ? du mois ? plutôt légumes, viandes, produits laitiers et bio, ou alcool et cochonneries pour s'empiffrer comme tout bon américain respectable devant un match du Superball... ? Les produits de la liste sont-ils écrits suivant un ordre précis ( magasins, parcours dans les rayons, menus journaliers, des oublis étaient-ils ajoutés ? ) ou notés comme ça vient ou sur plusieurs jours ce que l'utilisation de plusieurs stylos peut aider à révéler. Articles rayés méticuleusement à mesure qu'ils remplissaient le chariot ? La liste comporte-elle d'ailleurs des produits pour une famille ou un célibataire ? Tiens, ...il manque le papier cul. C'est un oubli ? comme quoi tout le monde peut oublier quelque chose ou vous n'en utilisez pas ? * regard perçant * Vu votre absence de dignité pour la douleur des familles cela n'aurait rien de surprenant. et j'attends toujours que vous alliez présenter vos plus plates excuses soit dit en passant. Merci. » * Con de citadin de merde. * ajouta-t-elle intérieurement et poursuivant en passant au second document,
« - une facture de gaz, dont la période concernée, la consommation, les éventuelles mensualités ainsi que bien sûr l'adresse et le nom de l'abonné sont eux aussi riches d'enseignements.
- les diplômes et contrats de travail sont ici secondaires bien qu'indispensables, et à faire vérifier auprès des administrations concernées pour déceler une éventuelle falsification par un quelconque charlatant.
Oh, et je veux bien le mot d'absence pour savoir si je dois immédiatement demander à ce que vous soyez interné.
Comme vous le voyez lança-t-elle à l'assistance, tout le monde même une blonde peut parvenir à déballer sa science. Mais, ça ne donne pas le droit de toucher à la dépouille du défunt sans les autorisations ad-hoc. Demande d'autopsie d'un juge, autorisation préalable de la famille, ou don à la science du malheureux de son vivant. »
Elle se tut, et attendit d'une apparence stoïque mais derrière laquelle on la sentait particulièrement irritée. Comme personne ne bougeait elle reformula pour que même un Alarich Gregor comprenne :
« - les excuses : le mot de maman et surtout celles à la famille, ainsi que cette autorisation de toucher au défunt. » La seconde partie était manifestement à l'attention du corps médical même si elle regardait droit dans les yeux l'individu louche et franchement patibulaire à la manche ensanglantée.
Dans un recoin de son esprit, Mary Ann Hudson se fit la réflexion qu'un 31 août 1888, une autre Mary Ann, Nichols celle-ci, était tombée sur Jack l'Éventreur. Cent soixante ans plus tôt. Quelle formidable coïncidence qu'à cette date anniversaire ce soit une Mary Ann qui interpelle le coupable !
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 15:17 | |
| Alarich Gregor éclata de rire. Décidément, cette petite avait du cran, c'en était presque touchant de la voir se débattre avec des mots trop grands pour elle.
"Mon petit, vous êtes adorable ! Pour un peu je vous embrasserais. Mais j'ai une mauvaise nouvelle pour vous : je fais partie de la police Criminelle mon petit coeur, vous n'avez donc aucun droit sur moi, et c'est à eux que vous devez vous adresser si vous désirez avoir plus de renseignements sur moi. De plus vous devez être vraiment naïve si vous pensez que n'importe quel citoyen se balade toujours avec autant de papiers prouvant son identité et sa fonction sur lui. Désolée de vous décevoir. Oh, et une petite chose, vous avez vraiment lu la fiche de maladie ?"
Toujours pouffant de rire, il colla ladite feuille sous le nez de la Shérif.
"Notre homme n'avait pas de famille, en dehors d'une vieille tata qui vit dans l'Ohio. Je peux lui écrire un petit mot si vous le souhaitez mais vu qu'il est indiqué dans le dossier du patient qu'elle a atteint le mois dernier l'âge canonique de 98 ans, je ne suis pas sûre qu'elle parvienne à se rendre compte de ce qui se passe. De plus, comme indiqué sur le papier que je viens de vous donner il y a quelque minutes, le poste de légiste dans un hôpital m'autorise à effectuer des autopsies sur toute personne dont les circonstances de la mort restent inconnues ceci pour perpétrer la bonne image de l'hôpital. Avant de passer sur le billard, le client avait signé une décharge qui autorisait l'hôpital à pratiquer une autopsie, comme c'est l'usage, et j'ajouterais qu'avant que j'arrive, aucun de ces mous du genoux n'avait réussi à comprendre qu'il était mort de ça !"
Énergiquement, il prit le contenant dans lequel il avait jeté le gant en plastique et le posa dans les bras de la jeune femme, sur la pile de papiers qu'elle tenait déjà.
"Comme vous pouvez le voir, je suis parfaitement en règle. Si ensuite vous désirez discuter de mes méthodes, il vous faudra voir ça avec le Chef de Service ou avec mon supérieur hiérarchique de la Crim', et je vous préviens mon ange, l'un est un vampire acariâtre et l'autre un caféinomane pervers. A vous de voir lequel vous préférez déranger. Et s'il vous plaît, ne me sortez pas le coup du vous traumatisez patients et visiteurs, le Charity's Hospital est un hôpital universitaire, il est donc monnaie courante d'enseigner à des internes avec de la matière première. Vous ne voudriez quand même pas que j'aille déterrer des cadavres pour mes cours ? Je garde ça pour mon dimanche après-midi."
Il avisa soudain une cafetière fumante dans le box des infirmière et voleta jusqu'au comptoir pour s'en servir un mug fumant, sans quitter la shérif de ses yeux pétillants.
"Je résume au cas où vous n'auriez pas compris : si vous voulez voir mon joli minois derrière les barreaux, voyez ça avec la Crim'. Dans l'état où sont les choses, vous ne pouvez pas m'arrêter pour la simple raison que j'exerce mes fonctions."
Après ce long monologue il s'autorisa une longue gorgée de café. Tout ce qu'il avait dit n'était que pure vérité. Alarich versait suffisamment souvent dans l'illégalité pour savoir deux ou trois trucs sur le système. Tout était en règle et à moins que la blondinette n'arrive à lui mettre la main dessus pour traffic d'organes, elle ne trouverait absolument rien.
"Vous devriez faire vos devoirs avant de venir donner des leçons en ville jeune fille".
Autour d'eux, l'auditoire commençait doucement à revenir de son côté. Alarich Gregor était une légende vivante, légiste de génie et vodoun le plus doué de sa génération. Il faisait partie des meubles et rien n'avait jamais réussi à entacher son capital sympathie. |
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 16:44 | |
| Prenant la feuille de soins qu'on daignait enfin lui présenter et le document avec la signature de l'autopsié,
« Je ne vois pas de figurants ici. indiqua la blonde à l'énergumène.
Veuillez excusez l'incorrection de mon "collègue" ajouta platement la shérif à la famille présente la plus proche qui n'avait pas encore fuit, dont la douleur de savoir un parent dans un état grave et parfois mourant, ne méritaient pas cela. Et peu importe que ce fut ou non l'autopsié. « Lui et moi allons avoir une petite discussion. »
La shérif rattrapa le bougre qui en avait profité pour filer boire tranquillement son café et barra le passage aux internes qui suivaient le couillon qui se faisait passer pour un "grand" docteur. Médecin peut-être, mais rien dans son comportement ne justifiait à ses yeux qu'il se comporte comme un profanateur de tombe.
Pas de personnel en pause. Daisy claqua la porte, derrière eux, donnant peu envie aux étudiants de venir coller l'oreille à celle-ci.
Ce sur quoi la shérif à l'écart des regards expliqua :
« Je vois plusieurs bonnes raisons de vous emmenez avec moi, parmi lesquelles l'éviscération d'un corps devant des familles dont certains membres ont même pas huit ans. Si vous ouvriez les yeux vous verriez qu'il y avait des enfants, des mineurs. Ce qui signifie que vous n'êtes pas dans la légalité en leur infligeant en direct live un spectacle qu'il est illégale de leur montrer de force en vidéo. Tout ça parce que vous avez la flemme ou la négligence d'officier dans une salle prévue j'en suis sûre, par le règlement interne de l'hôpital et la législation hospitalière en générale, lieu qui ne s'affranchit pas de la loi au motif d'en faire une salle de classe. C'est un lieu public, et en dépit de votre assurance vous semblez oublier que la loi qui s'applique en dehors de ces murs s'applique aussi ici. Ce qui signifie, pas de spectacle sanglant imposé à la vue de jeunes enfants, pour ne prendre que ce cas puisque vous semblez vous éparpiller dès que les choses se compliquent. Et ce que je suis assez claire pour que le grand docteur arrête de me prendre pour une conne ou dois-je lui lire ses droits ? »
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 18:42 | |
| Alarich buvait du petit lait. Décidément, elle était très belle quand elle était en colère la petite Shérif. Il n'entendait même plus ce qu'il disait et imaginait la blonde enfant nue sur un grand lit, recouverte d'un drap de satin, tenant un sandwich au thon dans une main et une tequila sunrise dans l'autre.
Tiens, elle semblait avoir fini de parler, il serait peut-être de bon ton de dire quelque chose pour faire croire qu'il avait écouté.
"Heu...oui oui, bien sûr mademoiselle, tout ce que vous voulez mademoiselle. Vous savez quoi ? Le mieux c'est que vous voyiez avec vos collègues si dans les jours qui viennent, des gens portent plainte et si c'est le cas, on verra bien, mais croyez-moi j'en doute. Vous ne connaissez pas les enfants de nos jours visiblement."
Il attrapa la jeune femme par le poignet et l'entraîna derechef dans la salle des soins intensifs. Il y avait en tout et pour tout, deux familles présentes dans le service. L'une d'elle composée d'une mère et de son grand fils, et l'autre, un père et ses deux enfants, un enfant de huit ans effectivement, et une grande fille qui devait en avoir seize et portait déjà sur le monde le regard de toutes ses adolescentes persuadées d'avoir tout vu et tout compris plus vite et mieux que le reste de l'humanité.
Souriant, Gregor s'approcha du petit garçon, qui avait le nez dans un jeu vidéo quelconque. Le père et la fille, au chevet de ce qui devait être une grand-mère ne le remarquèrent même pas.
"Bonjour fiston, comment tu t'appelles ?"
Le morveux ne leva même pas les yeux de sa console et grogna un
- Dylan
- Okay Dylan, tu as vu le petit spectacle de tonton Alarich tout à l'heure ?
Là, il daigna regarder son interlocuteur en face
- Bah non, j'étais là avec papa et Carla. J'ai entendu hurler à côté, j'ai voulu aller voir mais papa m'a dit qu'il fallait rester avec grand-mère et puis bon, j'étais en train de me faire le boss de niveau et j'avais pas sauvegardé alors....
- Merci fiston, tiens, prends ça !
Sans vergogne, Alarich refila au gamin un billet de cinq dollars. et se releva pour faire face à la Shérif.
- Vous voyez ? Il n'a rien vu ce gosse. Et si d'autres familles portent plainte, prévenez-moi, on trouvera sûrement un moyen de s'arranger entre nous.
Son sourire s'étirait maintenant jusqu'au oreilles et c'est d'un ton affable qu'il demanda
- Y a-t-il autre chose pour votre service ? Ce n'est pas que votre...ses yeux s'égarèrent à nouveau vers le décolleté de la blonde conversation m'ennuie mais on m'attends à la morgue et ensuite je dois être de retour à la Crim' pour 13h. Affaires banales, meurtres, overdoses, réanimations, la routine quoi !" |
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 | Sujet: Re: Visite de Courtoisie [Libre] Jeu 1 Sep - 22:43 | |
| Manifestement il n'écoutait pas, ça se voyait à sa réponse autant que son sourire condescendant et hypocrite. puis,
il lui avait attrapé la main. et elle l'avait aussitôt et vivement retirée, écœurée par le contact avec la chair de ce porc. (quoiqu'elle adorait le porc. La viande et l'animal. Pas l'homme)
Il était retourné sur la scène du crime, convaincu qu'elle suivait, habitué qu'il devait être à ce qu'on le suive et qu'on lui cède la place. Mais pas Daisy. Ni Mary Ann, ni la shérif Hudson. Elle lui fit mentalement un doigt d'honneur en le regardant s'éloigner de quelques mètres. Dans la pièce où il venait d'entrer il expliquait en quittant son ton péremptoire pour des effets de manches pires qu'un putain d'avocat ou une chiure de politicien. Expliquait quoi, elle n'entendait pas bien et pour ce que cela importait. Ceci n'était qu'une vaine perte de temps et d'énergie. Mais elle ne manquerait pas de surveiller le bougre, mouillant sa culotte à l'idée de l'interpeller en lui mettant un coup de crosse dans le nez.
Mais lorsqu'il se retourna pour faire face au shérif, la cherchant du regard en lançant sa tirade pour son public plus que pour elle, passant sur un décolleté de blonde et levant finalement les yeux comme si un truc n'allait pas, il constata - mais un peu tard - qu'il parlait dans le vide.
Comme si Daisy était du genre à suivre un con pareil et à se faire mener où il l'entendait sans broncher. Comme si ce vieux truc avait ne serait-ce que le potentiel de la contraindre physiquement à quoi que ce soit. Elle hésita d'ailleurs un instant à proposer un cours de maîtrise d'un suspect sur la personne du légiste, pour demander si le fait d'avoir le droit potentiel prévaut sur la prise en compte de la situation réelle. Et la réalité de sa situation à elle, c'est qu'elle n'avait rien à tirer de ce cochon là. Ni maintenant, ni plus tard. Tout simplement parce que derrière ses beaux discours, il était incapable d'entretenir une conversation avec une femme, blonde de surcroit. Sans parler du fait qu'il n'était vraisemblablement pas du genre à partager ses connaissances les plus utiles, cela amoindrirait sa valeur unique.
Remettant à un autre jour le cassage de pif, elle se contenta de lui faire un salut de cowboy, en faisant ce petit geste typique de deux doits partant du front lorsqu'ils n'ont pas leur chapeau vissé sur le crâne, et lui tourna dos.
grand Dieu, heureusement que mère n'a pas signé ce formulaire à la mord moi l'nœud avant de crever ici ! |
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