Identification Emploi: Co-gérante du Wild Bar Level dangerosité: 14 Age apparent: 20 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Sam 1 Oct - 18:05
Lorsque Sébastian répondit à sa question, Charlie resta sans voix, ne sachant que répondre. Elle ne savait pas de quelle "bêtise" il parlait, ne voulait pas savoir. De toute façon, ce n'était pas vraiment ça l'important. Elle connaissait sa douleur, elle aussi avait perdu ceux qu'elle aimait. Elle aurait voulu le réconforter, mais était bien placée pour savoir que pour ces blessures là, aucun mot n'avait le pouvoir de guérir, ni même d'apaiser. Alors, elle se contenta de prendre sa main et de la serrer dans les siennes, pour lui faire sentir ce que les mots n'auraient pas sur transmettre, sa présence, sa compréhension, son soutien.
Elle aurait voulu faire plus, le serrer dans ses bras, se blottir contre lui, mais elle n'osa pas. Tomber dans les bras d'une femme n'est pas forcément ce que l'on souhaite, lorsqu'on en pleure une autre... De plus, elle sentit qu'il avait besoin de continuer, de vider son sac, de s'exprimer. Alors elle le laissa faire.
Lorsqu'il en vint à "l'incident", elle se dit que sur ce sujet là, au moins, elle serait capable de l'apaiser. Elle eut envie de lui dire que ce n'était pas si grave, que tout ce qui comptait était qu'ils aillent bien tous les deux, que Max avait déjà connu pire, qu'il s'en remettrait vite. Elle n'en eut pas le temps. Alors qu'elle allait prendre la parole, il la regarda et ajouta une phrase. Simplement quatre petits mots. Et elle eut l'impression que le sol s'ouvrait sous ses pieds, et qu'elle était aspirée dans un gouffre sans fond.
Dans sa tête, des images des dernières mois défilèrent. Leur rencontre, le projet, l'ouverture du Bar, ses retrouvailles avec Max. Elle avait eu l'impression, l'espace d'un instant, que tout s'arrangeait, qu'elle avait repris le contrôle de sa vie. Elle avait finit de vagabonder au gré du vent, parce qu'elle avait enfin trouvé une raison de rester quelque part. Elle y avait cru. Elle avait voulu y croire. Pour une fois, après toutes ces années, elle avait baissé sa garde, avait accepté de s'attacher à quelqu'un. Et elle avait cru, espéré, que c'était réciproque, qu'il tenait à elle, lui aussi. Qu'il y avait quelque chose à construire, que peut-être, tous les deux...
Mais non. Bien sûr que non. Elle avait été naïve, stupide, crétine. Elle aurait dû savoir, se souvenir, que la vie ce n'était jamais aussi facile, qu'il fallait toujours se battre si l'on voulait garder quelque chose. Que c'était pour ça qu'elle avait décidé de ne rien à voir. Max l'avait fui, et maintenant Sébastian aussi voulait partir. Elle s'était bercée d'illusions en croyant qu'il y avait quelque chose entre eux, qu'elle pouvait, certainement pas remplacer, peut-être pas égaler, mais au moins arriver à la cheville de celle qu'il avait aimée et perdue. Elle n'était que Charlie. Il l'aimait bien, voilà tout. Et il allait l'abandonner, lui aussi. Quelle conne.
Elle sentit la colère enfler en elle. Une fureur froide contre lui, contre elle-même, contre la vie, contre le monde. Elle ne voulait pas être faible, pas cette fois, pas encore. Elle ne se laisserait plus avoir, et ne serait plus jamais la petite chose fragile qui se laisse briser par la vie. Mais quand son regard se posa dans celui de Sébastian, elle ne put contenir sa colère et le gifla de toutes ses forces. C'était lui qui lui avait mis ces idées en tête, qui lui avait fait partager ses projets, qui lui avait fait croire que c'était possible, qu'il y avait autre chose, qu'elle aussi y avait droit. Et maintenant il la laissait tomber ? Trop facile.
Elle se détourna fit quelques pas, posa ses mains à plat sur une des tables. Elle avait besoin d'un appui plus solide qu'elle-même pour supporter les mots qu'il venait de lui lancer. Ses cheveux pendaient autour de son visage, la masquant aux regard, la protégeant du monde. Les yeux fermés, paupières serrées parce qu'elle refusait de flancher, de le laisser la voir le pleurer, elle prit la parole d'une voix froide, qu'elle aurait voulu neutre mais qu'elle ne put empêcher de trembler.
"Bon voyage, puisqu'apparemment rien ne te retient ici." _________________
Identification Emploi: A la recherche d'un emploi Level dangerosité: 21 Age apparent: 28 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Sam 1 Oct - 20:04
Au moment même où il avait expliqué ce qu'il était passé quelques minutes plus tôt à Charlie, Sébastien avait compris que ce n'était plus sur la mort Claya qu'il pleurait depuis des années, non, c'était sur sa culpabilité et sur lui même. Tant de choses qu'il regrettait, toute cette confiance en lui qu'il avait perdu et son incapacité à aller de l'avant. Plus qu'à Claya c'était à son souvenir qu'il s'accrochait, à toutes ses années d'insouciance que sa perte avait effacé d'un coup de balai. Sébastian avait perdu confiance en lui et surtout il ne voulait plus souffrir de la perte de qui que ce soit. Ne plus s'attacher pour ne plus avoir peur de voir tout s'écrouler. Oui, Sébastian avait peur, une peur qui le torturait chaque jour. Partir n'était peut être pas la solution, mais elle restait le meilleur moyen de fuir les gens susceptibles de souffrir à cause de lui. Lorsqu'il prononça ses derniers mots, une part de lui espérait qu'elle le retiendrait, l'autre au contraire lui criait de fuir au plus vite pour ne plus avoir à décevoir celui ou celle qui s'attacherait à lui. La gifle qu'il reçut lui fit l'effet d'une bombe. La douleur qu'elle engendra fut plus impressionnante que celle qu'Aaron avait déclenché en lui déboitant le bras et ce n'est que lorsqu'il trouva le courage de regarder en face Charlie qu'il comprit pourquoi. Il l'avait blessée. A l'intérieur de lui Frère Fauve se réveilla et se mit à gronder. Pas contre Charlie, mais contre lui même. Il était furieux, furieux d'avoir fait du mal à la personne qui comptait le plus pour eux deux. Sébastian fit un pas vers la table où Charlie prenait appui, croisant le regard glacial de la jeune femme qui lança une phrase tremblante de colère.
"Bon voyage, puisqu'apparemment rien ne te retient ici."
Sébastian demeura interdit devant la fureur de la jeune femme et ne sut quoi lui répondre. La tristesse se peignit un peu plus sur son visage avant qu'il n'attrape sa veste restée sur une chaise du bar et qu'il ne dépasse Charlie pour atteindre la grille qui le séparait de la rue. Sa main agrippa le rideau de fer pour le relever légèrement mais celui ci resta immobile. Il ne pouvait pas partir ainsi. Pas sans lui dire combien elle comptait pour lui, combien il avait espérait que tout s'arrangerait, que l'espoir d'une nouvelle vie n'avait pas été feinte, que le bar, sa rencontre et tous ces projets n'avaient pas été de simples paroles. Il lui devait au moins cela, ne serait ce que pour atténuer la déception qu'il avait lu sur son visage. Il se retourna alors vers elle, observant son dos et sa nuque raidit par la colère qui bouillonnait en elle et contre tout attente il revint sur ses pas. Sa main se tendis vers elle, effleurant sa chevelure qu'il aurait voulu caresser mais les mots ne lui vinrent pas. La main se baissa lentement vers la taille de la jeune femme qu'il finit par enlacer avec douceur. La figure dans sa nuque, il se contenta de respirer son parfum tandis qu'elle raidissait son dos contre sa poitrine.
"C'est justement parce que quelque chose me retient ici, que je dois partir Charlie..." Murmura t-il d'une voix mal assurée.
"Je n'avais pas eu aussi peur de perdre quelqu'un depuis longtemps. Je suis mort de trouille à l'idée qu'un jour tu t'aperçoives que je ne suis pas celui que tu crois Charlie. Si cela avait mal tourné avec ton frère ce soir, je n'aurai pas supporté de te voir souffrir à cause de moi."
Les lèvres du jeune homme se posèrent délicatement sur la chevelure du lémurien en un baiser léger et tendre avant qu'il ne relâche son étreinte pour reculer d'un pas.
"Je suis désolé" murmura t-il en reculant lentement vers la sortie.
Charlie Oliveira
Métamorphes
Identification Emploi: Co-gérante du Wild Bar Level dangerosité: 14 Age apparent: 20 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Sam 1 Oct - 21:05
Voilà, elle avait dit ce qu'elle avait à dire. Elle attendait, figée au-dessus de sa table, immobile. Elle attendait. Il allait partir, la quitter, sortir de sa vie. Elle attendait qu'il sorte pour laisser couler les larmes que son orgueil contenait encore. Sa colère l'empêchait de le laisser la voir pleurer. Elle guettait ses pas, épiant le moment où elle serait seule pour laisser sa peine et sa rage emplir ce lieu vide, cimetière de ses espoirs creux et de ses illusions déçues. Il y était presque, elle l'entendit atteindre la grille, plus que quelques secondes et elle serait seule. À nouveau. Mais il ne partait pas. Pourquoi ? Elle l'entendit revenir sur ses pas, résista à l'envie de se retourner pour le regarder. Lorsqu'il l'enlaça, elle se crispa instinctivement. Son orgueil lui disait de le repousser, mais elle n'en était pas capable.
Le contact douloureusement touchant du corps de Sébastian fit céder quelque chose en elle, et des larmes silencieuses se mirent à rouler sur ses joues. Sa colère, sa fierté mal placée, disparurent face à cette simple évidence : elle ne voulait pas qu'il s'en aille. Elle voulait qu'il reste auprès d'elle, sentir son corps contre le sien, pouvoir se blottir dans ses bras, se noyer dans son regard. Si elle le laissait partir, elle n'avait plus rien, et elle savait qu'elle n'était plus prête à le supporter. Lorsqu'elle le sentit reculer, tandis qu'il murmurait ses excuses vaines, elle reprit la parole. Sa voix avait perdu toute trace de colère, beaucoup plus calme désormais, elle était teintée de tristesse, désabusée.
"C'est trop facile, Sébastian."
Puis elle releva et se retourna vers lui, accrocha son regard, le laissant contempler ses larmes qui continuaient de s'écouler de ses yeux d'or.
"Tu te souviens de ce que je t'ai dit le jour où on s'est rencontrés ? Il y a trois possibilités dans la vie : se lamenter, fuir, aller de l'avant. Toi et moi, on choisit la deuxième option. Depuis des années, on fait que ça. Toi tu fuis pour ne pas décevoir les gens, moi je cours pour pas qu'on m'abandonne. C'est le moment de choisir, apparemment. Eh ben tu sais quoi ? Moi je suis fatiguée de courir. J'en ai assez. Alors, pour une fois, je vais pas te laisser partir comme ça. Tu dis que tu supporterais pas de me voir souffrir ? Regarde moi ! C'est pour toi que je pleure. Je te demande de rester. T'as le choix. C'est à toi de décider. Tu peux continuer à fuir, et on aura tout gagné. Tu m'auras quand même laissé tomber, et moi je me retrouverai toute seule. Mais tu pourras pas dire que tu savais pas, te convaincre que c'est mieux pour moi. Maintenant tu sais ce que ça me fait. À toi de décider."
Pour une fois, la première fois, elle avait pris un risque. Elle venait de se mettre en position de faiblesse, de donner, volontairement, la possibilité à quelqu'un de la blesser. Sébastian pouvait choisir de partir malgré tout, de ne pas prendre le risque. Elle le savait. Mais il pouvait aussi choisir de la sauver. Il pouvait décider de tenter sa chance, d'avoir le courage de rester avec elle. Les larmes avaient cessé de couler, elle se contentait d'attendre. Son destin ne lui appartenait plus, elle l'avait confié à Sébastian. Avec en prime son cœur et son orgueil. _________________
Identification Emploi: A la recherche d'un emploi Level dangerosité: 21 Age apparent: 28 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Sam 1 Oct - 21:50
Facile ? Non cela ne l'était pas Charlie...Oh bien sur, Sébastian se savait lâche de ne pas affronter la vie et ses obstacles mais plus encore il savait que ce qu'il jugeait comme une incapacité à protéger les siens pouvait faire du mal à ceux qui l'entouraient. Non ce soir, reculer, quitter le corps de Charlie sans affronter son regard tout en sachant qu'elle seule lui avait fait du bien ces dernières semaines étaient tout sauf facile. Il ne lui en voulait pas de lui lâcher cela comme ça, après tout ils avaient tous les deux monté un sacré projet, s'étaient promis de conjurer le mauvais sort qui ne les quittait pas depuis des années, et assuré d'un soutien commun pour changer leur vie. Aujourd'hui il la trahissait presque en reprenant sa fuite, il manquait à sa promesse, et avouait son échec cuisant. Il comprenait sa colère et ne cherchait pas à la persuader que tout irait bien sans lui, lui qu'elle considérait pas plus certainement qu'un compagnon d'infortune, qu'un ami. Persuadé de tout cela, Sébastian recula encore, le cœur serré d'un mal qui n'avait rien à voir avec la perte d'une rencontre anodine, aussi fut il surpris lorsque Charlie fit face à lui, les yeux pleins de larmes et le visage emprunt d'une tristesse qu'une simple amitié ne pouvait déclencher. Il l'écouta, les lèvres entre-ouvertes, le souffle court et le regard fou de douleur devant l'aspect le plus probant du mal qu'il était en train de lui faire. Se pourrait il qu'il se soit trompé sur la relation qu'ils avaient tous les deux ? Rien pourtant n'avait prouvé le contraire, pas même la complicité qu'il avait tous les deux et qui n'avait jamais dépassée celle d'une amitié naissante. Peut être qu'au final, c'était plutôt la trouille que ce qu'il commençait à ressentir pour elle ne soit jamais partagé qui le poussait ce soir à partir. Lentement il se rapprocha d'elle et d'un geste tendre mit sa main sur la joue de la jeune femme balayant de son pouce la trace d'une larme venue mourir sur celle ci. Le visage de Claya se superposa l'espace d'un court instant à celui de Charlie. Une vague de sentiments inconnus et surtout refoulés depuis longtemps le submergea. Non, Charlie n'avait rien à voir avec la femme qu'il avait perdue il y a bien longtemps. Les sentiments qu'il refusait de reconnaitre pour Charlie étaient de loin plus importants qu'ils ne l'avaient jamais été pour la panthère disparue.
"Je ne suis pas certain de pouvoir t'offrir ce dont tu as besoin Charlie...Tout cela est si effrayant pour moi. Serais je seulement digne de cela ?"
Il regretta ces mots à peine les eut-il prononcés. Charlie ne demandait pas autre chose que sa présence, son soutien et surtout la promesse qu'il ne l'abandonne pas. S'il n'était pas certain de ce que la suite leur réservait, il savait que s'il restait près d'elle il arrêterait la souffrance que son regard trahissait. Oubliant que quelques semaines plus tôt il avait essuyé un refus de sa part, Sébastian se pencha lentement et vint effleurer de ses lèvres la bouche encore tremblante de la jeune femme avant d'éloigner son visage pour accrocher son regard au sien.
"A part la crainte de te voir abandonnée, donne moi une seule et bonne raison de ne pas jouer les lâches, Charlie. Dis moi que ce que je ne me permets pas d'éprouver par peur de te perdre, n'est pas une illusion, un espoir que je suis le seul à entrevoir..."
Charlie Oliveira
Métamorphes
Identification Emploi: Co-gérante du Wild Bar Level dangerosité: 14 Age apparent: 20 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Dim 2 Oct - 14:13
Tic-tac. Le temps sembla s'étirer, les secondes durer une éternité, tandis que Charlie attendait la réponse de Sébastian. Elle se rendait compte que c'était une lourde responsabilité qu'elle venait de déposer sur les épaules du cougar. De son choix dépendraient leurs deux avenirs. Ou leur avenir. La lémurienne s'accrochait fermement à l'espoir que ce qu'elle avait entrevu, ce qu'elle avait ressenti, n'était pas juste une illusion. Que ce lien étrange qui les avait rapprochés depuis le premier jour était assez fort pour le retenir.
Finalement, il s'approcha, et la méta sentit les battements de son cœur s'accélérer. Elle ferma les yeux, savourant le contact de la main de Sébastian sur sa joue. Ce geste, ce qu'elle avait lu dans son regard, lui suffisaient. Il restait. Un mince sourire vint orner les lèvres de la jeune femme à la question que posa le cougar. Elle voulait lui dire que c'était stupide, qu'elle ne demandait rien, qu'il lui suffisait d'être là, simplement, qu'il n'y avait rien à mériter. Elle n'en dit rien, voyant dans son regard que les mots auraient été inutiles, qu'il avait compris tout seul. Alors elle se contenta de poser sa main sur celle du méta.
Elle ne se déroba pas cette fois, lorsqu'il l'embrassa. Au contraire elle se laissa faire, savoura. Elle aurait voulu que ce baiser dure, encore, sans fin peut-être, mais déjà les lèvres s'éloignaient des siennes. Il restait des choses à dire. Une au moins. Il lui demandait une raison de rester, elle aurait pu lui en donner mille. Sa chaleur, son regard, la douceur de ses mains, de ses lèvres, de sa peau. Parce que près de lui elle se sentait bien, en sécurité, qu'elle n'avait plus peur du monde ni d'elle-même. Parce qu'elle ne voulait pas une présence, elle voulait sa présence. Parce qu'il avait réussi à lui faire entrevoir un monde différent, parce qu'il avait fait tomber son armure, décarapaçonné son cœur, décloisonné ses émotions, parce qu'elle était vivante, enfin, et que c'était à lui qu'elle le devait. Parce qu'elle aussi voulait le protéger, parce qu'elle ne voulait plus qu'il souffre, parce qu'elle panserait ses blessures, parce qu'ensemble ils arriveraient à guérir, tous les deux. Dans un sourire, elle lui résuma toutes ces raisons en trois mots.
"Je t'aime, idiot."
Puis, sans attendre de réponse, ce fut à elle de s'approcher, de venir cueillir sur les lèvres de son compagnon un long et tendre baiser, comme pour sceller les promesses implicites qu'ils venaient de se faire. _________________
Identification Emploi: A la recherche d'un emploi Level dangerosité: 21 Age apparent: 28 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Dim 2 Oct - 17:36
Un geste, un signe, ou encore un simple mot aurait suffit pour Sébastian, juste une bonne raison de calmer la peur qui n'avait cessé de grandir en lui depuis des années. Une poussière d'étoile qui aurait donné la force au Couguar de se sauver lui même et peut être Charlie par la même occasion. Son regard ne lâcha pas celui de la jeune femme alors qu'il attendait ce signe, essayant d'y faire passer toute la puissance des sentiments qu'il éprouvait . Deux yeux d'or pour un même espoir celui de ne plus être seul. Lorsque les lèvres de la jeune femme se mirent à sourire, c'est naturellement que son regard glissa vers elles, essayant de deviner ce que ce sourire annonçait, et lorsqu'elles s'entrouvrirent pour dévoiler le plus troublant des messages, Sébastian n'eut plus qu'un seul désir celui de les sceller aux siennes. Nul ne pouvait savoir qui des deux s'approcha de l'autre, le désir semblait partagé et le baiser qui en résultat fut la plus belle réponse à ce que la jeune femme venait de lui dire. Si leurs deux premiers baisers avaient été légers et discrets celui qui suivi fut l'accomplissement d'une attente trop longtemps réfrénée du moins du côté de Sébastian. Conscient de l'attirance inexplicable qu'il avait eu pour elle depuis leur première rencontre, il n'avait cessé depuis, de refouler celle ci, en se raisonnant sur la faible probabilité que cela soit partagé. Aujourd'hui, et parce qu'elle venait de lui faire la plus belle des déclarations, Sébastian se laissa aller avec toute la tendresse et l'amour qu'il portait en lui. Ses lèvres goutèrent avec douceur à celles de la jeune femme, s'enivrant de leur parfum sucré, se laissant bercer par leurs battements de cœur dont le rythme ne cessait de croître. Sa main valide restée encore quelques secondes sur sa joue, passa avec lenteur derrière la nuque de la jeune femme pour la serrer un peu plus contre lui avant qu'il ne l'enlace complètement dans ses bras, oubliant presque la douleur que l'un des deux portait encore en lui. Ce baiser aurait pu durer des heures durant que Sébastian ne s'en serait pas lassé, mais parce qu'il avait lui aussi une réponse à donner à l'ultimatum qu'elle lui avait lancé, il y mit un terme, en veillant à ne pas s'éloigner d'elle. Front contre front, sa main valide se leva et délogea une mèche rebelle qui voilait le regard de la jeune femme et qui faisait obstacle au sien. Le visage de Sébastian restait grave, il aurait aimé être plus enjoué et peut être plus démonstratifs mais pour lui tout ce qui venait de se passer était synonyme d'un engagement bien plus grand que la concrétisation d'un projet comme le Wild Bar. Et qui disait engagement, disait faire face à la plus grande angoisse dont il était la proie depuis des années.
"Ça va se compliquer." Murmura t-il d'une voix rendu rauque par le trouble qui n'avait cessé de grandir en lui.
C'est ce moment que choisi Frère Fauve pour se manifester une fois de plus. Le pouvoir du Puma se mit à tourner à l'intérieur de lui même avant de s'amplifier et d'appeler celui de Charlie. La peau de Sébastian se mit à frissonner lorsque son pouvoir courra sur la peau de la jeune femme en une caresse métaphysique, jusqu'à ce qu'il trouve une faille et s'insinue en elle pour se fondre avec le sien... Une vague de désir surpris alors le jeune homme, si l'homme restait sur la réserve, il semblait que Frère fauve soit moins timide...Un sourire vint alors élargir les lèvres de Sébastian qui se mit à rire.
"On dirait que Frère Fauve et ton petit lémurien avaient depuis longtemps pris leur décision..."
Le rire mourut rapidement, la fusion de leur deux pouvoirs perturbant légèrement Sébastian qui sentait qu'il serait bientôt difficile de contrôler son désir humain s'il ne s'éloignait pas rapidement de Charlie. Il ne voulait rien brusquer, du moins pas temps qu'elle ne le lui ferait pas comprendre et ce même si leurs deux totems en avaient décidés autrement.
Charlie Oliveira
Métamorphes
Identification Emploi: Co-gérante du Wild Bar Level dangerosité: 14 Age apparent: 20 ans
Sujet: Re: Tu t'es vu quand t'as bu ? [libre] Mer 5 Oct - 20:58
Elle n'avait pas pas besoin qu'il réponde, son corps parlait pour lui. Son regard, d'abord, avait été suffisamment éloquent, et maintenant son baiser valait toutes les déclarations. Charlie n'en demandait pas plus. Elle se sentait bien, libérée, légère. Heureuse, pour un peu. Elle avait l'impression de retrouver quelque chose qu'elle avait perdu depuis longtemps, comme une partie d'elle-même qu'on lui aurait arrachée, et qui lui serait enfin rendue. C'était presque la même sensation que quand elle avait retrouvé Max, mais d'une manière différente.
Elle n'avait pas l'habitude d'un tel déferlement d'émotion, elle qui avait si bien appris à ne rien se laisser ressentir, à ne jamais s'attacher à qui quiconque. Mais, depuis qu'ils se connaissaient, la présence de Sébastian avait érodé ses défenses au fil du temps, fait fléchir son armure et, finalement, elle avait elle-même fait céder ses dernières barrières, se laissant assaillir par ces sentiments si doux, vivifiants, mais en même temps inconnus et quelque part un peu effrayants.
Puis quelque chose se passa. Une sensation diffuse, tout d'abord, mais bien présente, comme une caresse invisible, qui éveilla son Totem. Elle sentit le lémurien bondir en elle et attendre quelque chose d'inconnu d'elle, du moins de sa partie humaine. C'est alors qu'elle ressentit le puma la submerger. Elle n'avait jamais connu d'expérience de ce genre, n'avait même jamais ressenti son propre animal que lorsqu'il exprimait des besoins basiques, qui n'avaient rien à voir avec ce qu'elle était en train de vivre, pourtant, elle comprit tout de suite. Peut-être parce qu'une part d'elle, instinctive et séculaire, savait ce qui allait arriver, l'attendait.
Pour la première fois depuis la mort de ses parents, elle fut réellement heureuse d'être ce qu'elle était, de pouvoir sentir son Esprit et celui de Sébastian voltiger, tourbillonner ensemble, se mêler dans une union douce et furieuse incompréhensible pour qui ne l'avait pas vécu. Elle pouvait sentir d'une manière presque tangible les désirs mêlés du félin et du lémurien qui la traversaient, se répandaient en elle, l'invitant à céder à ces envies qui l'habitaient depuis le premier jour. Pourtant, après avoir déposé un chaste baiser sur la joue du compagnon qu'elle s'était choisie, elle s'en éloigna pour parler d'une voix douce.
"Je ferais mieux de rentrer maintenant."
Elle espéra qu'il comprendrait, qu'il ne serait pas fâché ou pire, blessé, de la voir se dérober de cette façon. Elle aurait tant voulu faire durer la magie de cette rencontrer, profiter de la présence rassurante et douce du changelin, s'abandonner dans ses bras où elle savait se sentir en sécurité. Mais elle sentait que si elle ne prenait pas du champ, elle n'allait plus pouvoir résister à ses instincts, et elle ne se sentait pas encore tout à fait prête pour cela. Elle n'oubliait pas que cette journée avait été riche en émotions, tant négatives que positives, que ce soit pour elle ou pour lui, et elle avait besoin de prendre le temps d'assimiler tout ça. Elle pensait, d'ailleurs, que lui aussi pourrait en avoir besoin. Toutefois, elle voulut atténuer un peu son propos rassurant. Le rassurer aussi, peut-être, lui montrer qu'elle ne s'esquivait pas cette fois, qu'elle savait ce qu'elle voulait, qu'il n'y avait pas d'hésitation.
"On peut se retrouver demain, si tu veux. On verra si c'est toujours aussi magique. Et ça te donnera l'occasion de rêver de moi..."
La dernière phrase avait été dite sur un ton nettement moins sage et délicat que le début de sa tirade, et avait été accompagné d'une petit sourire mutin, propre à donner des idées sur le genre de rêves dont elle parlait... _________________