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 Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]

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Matthew Williams
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MessageSujet: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Sam 25 Juin - 9:24

Alors qu’il sortait de la clinique, son optimisme déjà bien entamé, un état des lieux de ses affaires pour vérifier qu’il n’avait rien perdu ou plus probablement qu’on ne lui avait rien volé le fit déchanter davantage. Dans la course-poursuite avec la Vampire ou alors plus tard, son téléphone satellite en avait apparemment prit un sacré coup puisqu’il ne semblait plus fonctionner. C’était bien sa veine tiens. Il s’agissait plus d’un lien avec la civilisation qu’un objet de première nécessité, mais c’était surtout la seule chose qui pouvait le lier à ses parents. C’étaient eux qui lui avaient acheté ce téléphone, prétextant qu’au moins ils sauraient où le joindre s’ils le désiraient. Ils en avaient d’ailleurs assez abusé au début avant de progressivement le laisser vadrouiller aux multiples coins du globe puis, ne plus l’appeler du tout, pour une raison ou pour une autre. Quoiqu’il en soit, il lui fallait impérativement le réparer avant de repartir de la Nouvelle-Orléans, même s’il doutait réellement en avoir un besoin urgent, mais c’était généralement quand un objet ne marchait pas qu’on en avait besoin d’une manière ou d’une autre.

Cherchant un magasin de réparation, il finit par abandonner en rentrant dans un bar du coin de la rue pour prendre un verre. Peut-être finirait-il par trouver des informations sur un éventuel réparateur dans les environs. Après tout on ne pouvait pas avoir une ville de cette taille et pas un seul spécialiste d’électronique dans le coin, si ? Qu’on ne trouve pas une telle personne en pleine Amazonie était compréhensible mais dans une ville comme la Nouvelle-Orléans… Posé au comptoir avec un verre d’une pression locale, il engagea la discussion avec le barman pour lui demander s’il ne connaissait pas un réparateur qui pourrait s’occuper d’un téléphone portable. Ce n’était pas le cas, mais apparemment un client présent dans un coin du bar avait déjà eu des problèmes d’ordre électroniques et ne s’en plaignait plus depuis quelques temps, il avait peut-être trouvé quelqu’un pour les régler. Le barman indiqua d’un regard à Matthew la personne à laquelle il faisait référence et ce dernier prit son verre pour s’approcher de l’inconnu, le saluant et lui demandant poliment de l’excuser de le déranger mais il cherchait un réparateur et le barman pensait qu’il pouvait le mettre sur la voie. Amusé, ce dernier fit comprendre au Méta qu’il se pourrait bien qu’il puisse l’aider, mais seulement quand il n’aurait plus cette sensation de soif qui l’empêchait de s’épuiser à parler. Matthew n’était pas stupide et paya un verre à l’inconnu qui le remercia et lui avoua qu’il avait entendu parlée d’une femme, qui travaillait sur les docks, et qui réparait des choses à ses heures perdues. Il avait eu recours à elle et n’avait pas été déçu, peut-être devait-il chercher par là…

Le Méta le remercia et finit son verre avant de demander son chemin pour les docks. Il retraversa la ville, une fois de plus, et finit par se retrouver sur les quais, en plein milieu de l’après-midi. Il demanda à plusieurs personnes qui semblaient y travailler si elles connaissaient une femme qui travaillait ici et réparait des choses en passe-temps. La recherche ne fut pas très fructueuse jusqu’à ce que l’un d’eux affirme la connaître mais également qu’elle ne travaillait pas à cette heure-ci et qu’il la trouverait probablement chez elle, pas loin des docks. Remerciant l’ouvrier, Matthew reprit son jeu de piste pour finalement atterrir devant la maison mentionnée par son dernier indic. Sans grand espoir toutefois, il vint se placer devant la porte avant de frapper quelques coups contre celle-ci histoire de s’annoncer. Avec sa chance légendaire, soit la maison n’était pas la bonne, soit la jeune femme serait de sortie…

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Sam 25 Juin - 22:46

Une fois n’était pas coutume, je m’étais lancé dans le ménage. J’avais fait les vitres et commencé à tout ranger. J’en étais arrivée à mon établi et comme à chaque fois, j’en étais resté là. Non pas que la motivation me manque, mais j’étais tombée sur une vieille idée et je m’étais remise à travailler dessus.

Au bout de deux bonnes heures, j’avais réussi à mettre en marche ce qui n’était au départ que trois lignes griffonnées sur un bout de papier et j’étais naturellement passé par le stade du plan 2D avant de voir à la réalisation. Je regardais l’engin tourner, cela ne servait à rien, aussi je décidais de tester les limites. L’explosion fut splendide et inoffensive, puisque je gardais toujours un extincteur à porter de main ! Les premières fois étaient toujours surprenantes, mais à force on était plus prévoyante et j’avais fait une sorte de plan pour chaque catastrophe que j’avais imaginée… et ce qu’elle pouvait être fertile, mon imagination ! En voulant les mettre par écrit, j’avais un classeur rempli de ces plans de sauvetage/évacuation/fin du monde et j’en passais.

Lorsqu’on frappa à la porte, j’avais déjà ouvert quelques fenêtres pour faire courant d’air, même si l’odeur de bruler persistait et que je savais que cela durerait quelque temps. J’ouvrais et me trouvais face à face avec un homme… un vadrouilleur ?

"Heu, désolée, mais je n’ai besoin de rien !"


Je me dis qu’il serait plus prudent à l’avenir de ne pas ouvrir sans savoir ce qu’il y avait derrière la porte. Après tout, je n’avais même pas pris un sort de protection et si cet homme n’avait pas l’air hostile d’autre serait sans doute moins gentil, enfin ils auraient l’air moins innocents.

La maison était protégée, mais deux précautions valaient mieux qu’une. En ce moment, j’étais très vieil adage dans mes pensées, c’était sans doute une période à passer, comme ma période rose ou ma période recyclage où je m’amusais à tout fabriquer en carton – ce qui ne résiste pas du tout à l’eau !

Gigi grimpa sur mon épaule, me faisait sursauter, il était arrivé silencieusement et m’avait surprise. Mais j’étais satisfaite, pour une fois, il avait bien compris qu’il fallait qu’il reste avec moi. En général, l’animal ne s’éloignait pas beaucoup, mais à la maison, il pouvait vadrouiller où il voulait.

Mon imagination m porta ensuite dans un univers fantasque où l’étranger jetait des boules de feu que j’évitais de justesse avant le détruire avec une potion ou bien un autre où c’était un chevalier qui se battait avec armure et épée et pour finir un amoureux transis près à braver l’enfer pour moi. Je n’avais rien inventé, c’était sans doute des choses que j’avais vu ou lu… voir même cela se référait à la mythologie pour le dernier, n’était-ce pas Hercule qui était allé chercher son amour aux Enfers ? Il faudrait que je vérifie !

Bref, je n’avais pas le temps pour un commercial essayant de me refourguer ses bibelots ! J’avais un ménage à finir, comme pouvait l’indiquer le short et le bardeur légèrement poussiéreux que je portais, tout comme le chiffon qui dépassait de ma poche arrière d’ailleurs !

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Mar 28 Juin - 9:39

Il s'était probablement attendu à tout, sauf à cela. Elle aurait pu être absente pour un motif ou un autre, elle aurait pu tout simplement habiter ailleurs, le gars des docks lui ayant fait une bonne blague, mais non, elle semblait bien habiter ici, du moins la jeune femme qui était sortie sur le palier correspondait à la description qu'on avait fait d'elle à Matthew alors qu'il cherchait un électronicien pour jeter un œil à son téléphone satellite en vue de le réparer. Ce n'était pas tant que cette description coïncide avec cette personne qui était sortie de derrière la porte alors qu'elle venait de l'ouvrir mais bel et bien sa tenue, dans un premier temps. Habillée d'un simple débardeur et d'un short. En fait, ce n'était pas réellement étonnant dans la mesure où, si elle était chez elle, c'était une tenue décontractée et suffisamment décente pour circuler dans sa propre maison, néanmoins, cela faisait un peu bizarre. Somme toute cette tenue lui allait bien, il fallait l'admettre, peut-être même plus que son propre costume de baroudeur façon Indiana Jones sans le chapeau – sacrilège ! -. Enfin peut-être n'y avait-il pas que la tenue qui l'avait cloué sur place, peut-être aussi cette réplique lâchée à l'improviste alors qu'elle-même se rendait compte de l'homme qui se tenait sur son palier. Ainsi donc il avait l'air d'un colporteur ? Voilà qui était très agréable à savoir.

Alors qu'il se remettait de cette idée incongrue d'être venu ici pour vendre quelque chose à cette demoiselle, bien que l'idée de commencer à vanter les mérites d'un produit totalement imaginaire le titillait fortement, pour une bonne dose d'humour. Il se reprit néanmoins en main, effaçant la marque de surprise de son visage pour finir par enfin pouvoir dire quelque chose :


« - Euh... Non... Ce n'est pas ce que vous croyez, je ne suis pas là pour vous vendre quelque chose, en fait, c'est même le contraire... »

Alors qu'il voulait enchainer, il vit un furet grimper sur l'épaule de la jeune femme. Amusé par la présence d'un tel animal de compagnie, le Méta esquissa un sourire et reprit le contrôle de lui-même, retrouvant sa facilité naturelle à engager le contact.

« - Je suis venu chez vous parce que je cherche quelqu'un qui pourrait éventuellement réparer mon téléphone satellite. Nouveau en ville, j'ai demandé si des gens connaissaient quelqu'un qui pourrait m'aider et ils m'ont dirigé vers vous. »

Il marqua une petite pause et poursuivit.

« - Mais peut-être que je vous dérange ? »

Il ne voulait pas s'imposer, au pire, il pourrait attendre un peu et revenir un autre jour, de toute façon il ne partirait pas avant que son téléphone ne soit réparé, ce qui pouvait prendre un peu de temps. Il posa son regard sur le petit animal qui semblait l'observer lui aussi, lui adressant inutilement un sourire, comme s'il s'agissait de la personne à convaincre pour obtenir rendez-vous.
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Mer 29 Juin - 10:17

Ah ! Finalement, ce n’étant pas un commercial. Est-ce que je devais m’excuser, je trouvais que non, après tout je ne pouvais pas le deviner.

Il m’expliqua les raisons de sa présence et je devais dire qu’il n’était pas du tout convainquant. Il n’aurait pas pu être plus imprécis quand ce qui l’avait envoyé ici, pas en terme de raison, mais en terme de personne. Après tout, il pouvait être du BIAS ou être voleur, qu’est-ce qu’il avait besoin d’un téléphone satellite ? Après réflexion, il n’avait peut-être pas seulement l’air d’un baroudeur, peut-être en était-il un.

A sa question, je regardais par-dessus mon épaule la serpillère et l’aspirateur. Je pensais à ce moment que je n’étais pas une Wiccan pour rien ! J’utiliserais la Wicca pour nettoyer l’appartement.

"Non, vous ne me déranger pas du tout ! Est-ce que vous êtes un tueur sanguinaire ou un voleur sans scrupule ?"

Je me doutais bien qu’il n’allait pas répondre par l’affirmative, même si c’était le cas, mais ça avais au moins le mérite d’essayer de le déstabilisé.

Je réfléchi à sa demande, un téléphone satellite… est-ce que je savais réparer ça ? Pas à ma connaissance, mais je n’avais encore jamais essayé et le challenge me tentait bien. Je passais rapidement en revu les livres dont j’aurais besoin pour me mettre à jour sur le sujet et souris.

"Je vous en prie, entrer."


Je le précédais le laissant refermer la porte, mon furet qui était toujours perché sur mon épaule, m’avertirait en cas de mouvement suspect.

Je le menais jusqu’au salon lui faisant signe de s’asseoir sur le canapé, pendant que je m’installais dans un fauteuil en face de lui. Toutes les fenêtres étaient ouvertes et pourtant l’air était pesant tant par la chaleur que par le manque de mouvement. Je mis en route le plafonnier dont les palles commencèrent leur danse circulaire, brassant l’air et rendant la pièce un peu plus respirable. Pour ma part j’avais l’habitude de ce climat, mais je me dis qu’il n’en allait peut-être pas de même pour mon invité. Je profitais également d’être débout pour aller chercher le thé glacé que j’avais préparé en prévision de mon épuisement de fin du ménage.

Je ramenais la cruche bien remplie ainsi que deux verres sur la petite table.

"Je n’ai que ça à vous offrir, il n’y a pas d’alcool ici. Alors, racontez moi tout !"

Je m’installais confortablement mon verre à la main, en attendant que l’étranger raconte pourquoi il voulait que lui répare son téléphone. J’espérais pour lui que c’était un Outre sinon il allait être malade avec le thé glacée… précaution que je prenais pour ne pas me faire importuné par des Normes. En général, ils gardaient un tellement mauvais souvenir de leur rencontre avec moi qu’ils ne me faisaient pas de pub et c’était tant mieux !

On verrait bien ce qu’il avait à me dire sur l’objet qu’il voulait que je répare. En fonction de cela, je fixerais le prix de la prestation, même si j’étais tentée de demander beaucoup parce que le temps que j’allais y passer était important, pour autant, le challenge que cela pouvait être m’intéressait et faisait qu’éventuellement je pourrais travailler gratuitement… mais cela allait aussi dépendre de quelle genre de personne il était … Hé ! Je ne savais même pas son prénom, pourquoi je l’avais fais entrer ?

J’aurais été accueillie de la même manière, je me serais dit que j’étais tombée chez quelqu’un de cinglé. Toute fois, j’étais tellement contente qu’on m’ait interrompu dans mon ménage et puis c’était un peu fait exprès également. Après tout, on sous-estimait souvent les gens un peu allumés et du coup, je serais mieux à même de défendre si attaque il y avait.

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Jeu 30 Juin - 15:12

Décidément, il était encore bien tombé aujourd'hui... Cette ville était-elle vraiment peuplée d'individus aussi divers que variés et, hum, disons, quelque peu spéciaux ? A en croire le peu de rencontre qu'il avait pu faire jusqu'ici, le nombre d'individus « particuliers » était pour l'instant au même nombre que ceux, plus sympathiques et sociables. Espérons que ces statistiques ne soient pas très représentatives des habitants de la Nouvelle-Orléans, sinon il avait probablement du soucis à se faire. Alors qu'elle semblait plus ou moins accepter le fait qu'il n'était pas commercial ou du moins n'avait rien à vendre, elle n'avait toutefois pas toujours l'air d'être convaincue par son innocence même si ses paroles auraient pu faire croire le contraire en premiers mots. Cette jeune femme semblait... Bizarre. Tueur sanguinaire ou voleur sans scrupule ? Une telle question le laissait, pantois. Il eut un regard surpris avant de répondre :

« - Euh... Ni l'un, ni l'autre, je vous l'assure. »

Certes, comme réponse convaincante on avait connu mieux, mais il ne trouvait rien d'autres à part enchainer sur sa demande concernant son téléphone satellite. Peut-être que cela le rendrait plus « innocent » à ses yeux ? En tout cas, cela eut le mérite de désamorcer la situation puisqu'elle sembla réfléchir à quelque chose avant de finalement lui permettre d'entrer chez elle. Il la suivit, fermant la porte derrière lui étant donné qu'elle ouvrait la marche. Elle se dirigea dans ce qui devait visiblement être le salon et il s'installa là où elle le lui indiqua, se familiarisant davantage avec la moiteur et la chaleur de la pièce, malgré l'ouverture des fenêtres. Le climat local était particulièrement chaud et humide, heureusement pour Matthew, il avait connu bien pire, et surtout plus hostile, quoiqu'avec cette femme, il se demandait si c'était vraiment le cas.

Elle mit en route le ventilateur du plafond avant de se retirer probablement dans la cuisine avant de revenir quelques minutes plus tard chargée d'une cruche et de deux verres plein de ce qui s'apparentait de loin comme à du thé glacé. Elle sembla s'excuser de n'avoir que ça à lui offrir, ce qui était déjà bien assez, et lui demanda de tout lui raconter. Le Métamorphe eut un sourire et répondit :


« - Merci pour le thé glacé. C'est bien plus efficace contre la chaleur que l'alcool. »

Tentative d'approche sociale. Check. Il ouvrit son sac avant de fouiller à l'intérieur pour en ressortir un portable qu'il posa sur la table basse vers la jeune femme.

« - Cela fait plusieurs années que je m'en sers sans problème particulier. Il m'a probablement lâché entre Bridge City et ici. Je ne m'en suis rendu compte que hier, par hasard. Compte-tenu que je vadrouille beaucoup, je ne compte pas partir sans lui, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber en pleine nature... Jusqu'à maintenant il ne m'a pas été trop nécessaire, mais c'est généralement quand ce genre d'appareil et en panne qu'on en a besoin. »

Il sourit à nouveau prenant une gorgée de la boisson rafraichissante servie par son hôte.

« - J'ai entendu dire dans un bar qu'en ce qui concerne l'électronique vous êtes la meilleure et que vous travailliez au dock. Là-bas, un homme m'a dit que vous habitiez non loin, j'ai donc prit la liberté de venir. Maintenant, je ne veux pas vous forcer la main. »

Il se rendit compte alors qu'il n'avait toujours pas donné son nom. Gêné, il rajouta :

« - Oh... Euh... Et... Moi c'est Matthew Williams. »

Il tendit sa main par dessus la table basse, se levant à moitié, en direction de la jeune femme, un sourire aux lèvres, gage de bonne foi.
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Lun 4 Juil - 12:53

Je trouvais qu’il n’avait pas l’air méchant, mais bon, j’étais un tantinet trop confiante en mon prochain et ça m’avait valu quelques ennuis, alors maintenant mon credo c’était que la prudence était mère de sureté. Bref, son histoire faisait très aventurier, comme dans ce vieux film dont le nom m’échappait avec ce gars, chapeau sur la tête et fouet à la ceinture.

Bon, qu’importe, il n’avait rien à voir lui puisqu’on était dans la réalité, même si beaucoup des choses qu’on pensait surnaturel à l’époque était réelles. Qu’importe, je prenais le téléphone et souriais doucement en l’écoutant. Je commençais à examiner la coque lorsqu’il se présenta en me tendant la main, en guise de paix ?

J’acceptais volontiers la poignée de main, en me présentant à mon tour.

"Emilie Préceveaux, Wiccan, enchantée."


J’observais encore quelques instants l’objet de l’extérieur. Visiblement le problème ne venait de là. J’allais devoir l’ouvrir pour en savoir un peu plus.

"Je reviens, je vais chercher quelques outils."

Je réfléchis en chemin à ce que je devais prendre pour travailler et pris juste deux trois trucs. Je n’étais partie plus d’une minute et avant de me réinstaller, il y avait un point de détail que je voulais éclaircir.

"Par contre, on ne vous a pas très bien renseigné, mon truc c’est plutôt la mécanique que l’électronique. Mais j’ai les bases dans le domaine et je ferais des recherches si nécessaire."

J’espérais qu’il me laisserait tout de même l’aider. A son air septique, je me posais des questions.

"Non, mais je sais que j’ai pu vous paraître bizarre, mais c’était juste une protection. Bon peut-être que je suis un peu bizarre à vos yeux, parce que je suis une Wiccan, vous en avez déjà croisé beaucoup lors de vos voyages ?"

Je regrettais un peu mes paroles, car j’avais dû avoir l’air d’une gamine qui avait peur qu’on lui confisque son jouet. Si j’avais été à sa place, j’aurais décampé vite fait !

Du coup, j’avais arrêté de vouloir démonter le téléphone histoire de ne pas le voir fuir. Ça m’intéressait comme défi à révéler, mais visiblement, il tenait beaucoup à ce téléphone. Et je savais combien une chose, même insignifiante, pouvait compter pour nous autre humain. Alors s’il me disait non, je lui rendrais ce que j’avais dans les mains sans même demander d’explication.

En tout cas j’espérais qu’il n’avait pas croisé beaucoup de Wiccan, parce que ceux de ma race étaient loin de tous être aussi fantasque que moi. D’ailleurs ils étaient plutôt du genre casanier et préféraient rester éloignés des autres.

Merci Ma’ pour avoir fait en sorte que je ne sois pas comme eux et que je garde l’esprit ouvert. Après avoir retrouvé un peu mon calme, j’ajoutais encore une chose.

"Et puis, ici vous êtes à la Nouvelle-Orléans, héritière de l’esclavage, d’un peu de France, de Vodoun et encore de tellement d’autres choses. Aussi on n’a pas franchement l’habitude de faire comme tout le monde, alors pas de panique si les autochtones vous paraissent bizarre. La majorité d’entre eux sont sympas, il faut juste les écouter un peu pour pouvoir comprendre de quelle part d’héritage de cette ville, ils se revendiquent."


C’était dit gentiment, d’ailleurs et avec le sourire, en prime !

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Lun 4 Juil - 14:47

Elle commença à « jouer » avec le téléphone, semblant l'examiner sous toutes les coutures. Pensait-elle trouver ce qui n'allait pas d'un coup d'œil ? Après tout, pourquoi pas ? Il était bien probable qu'il ne s'agisse que d'un mauvais coup et un témoin visuel aurait pu être un choc sur la coque, mais il avait déjà observé cela et n'avait rien trouvé de véritablement convainquant. Peut-être avait-elle plus l'habitude que lui dans ce genre de recherches... Bah, peu importait réellement, tant qu'elle parvenait à le lui réparer, les méthodes qu'elle emploierait ne lui faisait ni chaud ni froid.

Il lui serra la main avec un sourire. Émilie Préceveaux. Wi... Wiquoi ? Ah ? Les fameux « Magiciens » ou « Sorciers », enfin non ça c'était plutôt les Vodouns. Matthew avait pu en côtoyer quelques uns dans ses pérégrinations. Ils étaient... Souvent un peu spéciaux et apparemment cette jeune femme ne dérogeait pas trop à la règle. Enfin, somme toute, c'était comme partout, il y avait « spécial » et « Spécial »... Le méta lui-même était quelqu'un de spécial. Après tout, l'individu lambda n'avait pas traversé la forêt amazonienne de long en large ou même traversé des déserts sur toute la surface du globe. Alors qu'elle continuait à observait l'appareil, il se surprit à l'observer elle, puis son intérieur, très charmant. L'idée d'avoir une maison ne l'avait plus titillé depuis longtemps. Pour lui, n'importe quel espace pouvait devenir sa maison, pour peu qu'il ne soit pas trop hostile. Entendez par là qu'il ne devait pas déjà s'agir de la maison d'un autre prédateur.

La jeune femme se leva ensuite. Apparemment elle avait besoin de quelques outils de plus pour établir un diagnostic de l'engin. Qu'importe, elle savait probablement ce qu'elle faisait. Matthew l'excusa d'un sourire et profita de son absence pour boire une gorgée supplémentaire du thé glacé et observer davantage la pièce où il se trouvait. C'était la première fois qu'il rentrait dans la maison d'un magicien. Il s'était imaginé à tout sauf à ça. On aurait pu s'attendre à beaucoup de choses, à des objets atypiques, vraiment connotés magiquement ou du moins dans l'esprit des gens. Pourtant, cette pièce était somme toute banale. La décoration était personnalisée bien entendu mais elle ne criait pas la magie pour lui. En fait, un individu lambda aurait pu vivre ici, non ? Bah... Ce n'était pas le sujet de toute façon.

Elle revint rapidement avec deux trois outils en main alors qu'elle lui précisait qu'elle s'occupait plus de la mécanique que de l'électronique. Il sourit.


« - Si ça ne vous dérange pas et que vous vous sentez d'attaque pour relever le défi, moi ça ne me dérange pas. »

Elle lui confia alors que si elle lui avait paru bizarre, ce n'était que pour se protéger. C'est vrai que de son côté, il en aurait peut-être eu besoin quelques jours auparavant...

« - Ne vous excusez pas, ça m'a surprit, c'est sûr, mais de là à dire que je vous trouve bizarre, il y a un pas que je n'oserais pas franchir. J'ai croisé plusieurs Wiccans oui, à vrai dire, vous devez être probablement la plus normale de tous ceux que j'ai pu voir. »

Il eut un large sourire et écouta son petit mot sur la Nouvelle-Orléans. Oui, cette cité était un peu spéciale, en dehors du temps et de l'espace. Un monde à part entière probablement.

« - Pour peu qu'on vous laisse le temps de comprendre. Certains autochtones sont plus... directs. En tout cas c'est rare de voir une femme passionnée de mécanique et d'électronique, et pourtant j'en ai vu du pays... Vous êtes dedans depuis longtemps ? »
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Jeu 7 Juil - 15:52

Je souriais au fait que j’étais la plus sociable des Wiccans qu’il avait rencontré. Les outils que j’avais pris suffirent pour que puisse défaire la coque. J’ouvris soigneusement le téléphone prenant soin, de ne rien laisser tomber et sans rien débrancher en tirant au hasard.

Je le posais sur la table pour commencer la recherche de la panne, lorsque la voix de mon invité me fit revenir à la réalité. Je poussais un peu le téléphone.

"Désolée, en fait, je pense avoir choisi cette voie parce que j’adore savoir comment tout fonctionne. Et plus c’est compliqué et mieux c’est !"


C’était tout de même étrange, c’était la deuxième personne à me parler de mon choix de carrière en peu de temps. Le contexte était bien différent puisque j’imaginais facilement que M. Williams ne s’interrogeait pas sur son choix de carrière. Juste une coïncidence, j’imaginais facilement que dans ce domaine on trouvait encore de nos jours plus d’homme que de femme, surtout en tant qu’ingénieur dans les grandes boîtes… cela dit les quotas avaient changé depuis quelques temps et qu’à présent on pouvait dire qu’on trouvait plus de Normes que d’Outres. Tiens, je ne m’étais même pas posé la question sur ce qu’était mon interlocuteur, bon, le défi qu’il m’apportait était à la hauteur de mon talent alors peu m’importait !

"Pourquoi, est-ce que vous feriez de la discrimination ?"

C’était une boutade, j’espérais après coup qu’il ne l’avait pas mal pris. Je me disais qu’il devait en avoir vu du pays et je ne pense pas que j’aurais pu voyager autant que lui. Principalement à cause de Ma’, non pas qu’elle m’en empêcherait, au contraire même, juste qu’elle me manquerait trop. Je pris un raccourci logique en me disant qu’il ne devait pas avoir de famille à rejoindre et que par conséquent, c’était un sujet à éviter… j’essayerais de m’en souvenir pour les conversations à venir.

Mon attention se reporta malgré moi sur le téléphone, j’avais hâte de commencer, mais je ne voulais pas paraître impolie. Je me doutais que je n’avais pas fait une excellente impression au départ et j’essayais de me rattraper un peu, en vain j’avais l’impression.

"Ah, au fait pendant j’y pense, où est-ce que je peux vous joindre ? J’espère que vous avez trouvé autre chose qu’un motel miteux et surtout que vous avez évité le quartier des Dock, vous risqueriez d’avoir à faire à la mafia… Hum hum, je… disais ça pour plaisanter."

Ce n’était effectivement pas très drôle et je repris inconsciemment le téléphone et identifiais déjà quelques zones sensibles que je devrais vérifier.

"Au pire si c’est plus pratique pour vous, j’ai une chambre d’ami si ça vous intéresse en attendant de trouver mieux."

J’avais dit ça sans m’en rendre compte, mon attention était totalement tournée vers l’appareil que je devais remettre en état. Et pour tout dire la réponse m’importait peu… je ne l’entendis pas d’ailleurs me contentant de répondre un "Oui, oui" machinal lorsqu’il la fit. Je me rendis compte de mon comportement et relevait la tête en souriant timidement en guise d’excuses.

"Vous disiez ?"

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Sam 9 Juil - 12:30

Cette jeune femme semblait être véritablement à l'aise avec tout ce qui était d'ordre électronique. En tout cas, son portable ne dérogeait pas à la règle. Était-ce pareil avec tous les appareils mécaniques ? Que réparait-elle donc le plus souvent ? L'imaginer travailler sur des énormes machines deux à trois fois plus grande qu'elle le fit sourire. Non, il n'avait pas l'habitude de voir de telles personnes s'occuper d'un métier aussi « masculin » mais cela ne le dérangeait pas vraiment, au contraire. En tout cas, elle semblait réellement prise entièrement à ce qu'elle faisait. Alors qu'elle ouvrait le téléphone en quelques tours d'outils, elle semblait avoir complètement oublié le reste, le Méta y comprit. C'était amusant de voir qu'elle possédait une telle capacité d'abstraction, en tout cas ça ne le dérangeait pas. Aussi alors qu'elle lui expliqua que c'était surtout par passion de savoir comment tout fonctionnait, avec un net penchant pour la difficulté, il ne put s'empêcher de sourire. Après tout, on ne progressait que dans l'adversité, n'est-ce pas ? Ce n'était pas en marchant en plaine que l'on allait se faire les pieds pour escalader une montagne... On ne pouvait décemment pas vouloir tout comprendre si l'on ne se frottait pas un jour aux systèmes les plus compliqués.

« - Je vous comprends. Même si nous ne sommes pas vraiment passionnés par la même chose, je préfère aussi, dans mon domaine, quand c'est un peu plus compliqué que de simplement traverser une plaine à perte de vue. » Il sembla un instant rêveur. « Il n'y a rien de plus stimulant que d'escalader une montagne rien que pour ce que l'on va découvrir de merveilleux au sommet de celle-ci. »

Oui, Matthew avait quelques souvenirs vraiment marquant de quelques ascensions particulières, que ce soit dans la Cordillères des Andes ou en Himalaya. Mais, au-delà du paysage, il y avait aussi les rencontres, autant animales que humaines. On avait enfin l'occasion de découvrir des espèces parfois rares au détour de sentiers perdus, ou des personnes presque isolées du monde avec des habitudes bien différentes des siennes, ce qui était à la fois agréable et surprenant. Devant tant de découvertes, le Méta avait finit par ne plus réellement s'étonner des surprises qu'il pouvait rencontrer, qu'elles soient physiques ou simplement verbales, comme le fait que cette femme soit mécaniciennes.

« - Loin de moi cette idée ! » Il avait bien entendu senti la boutade. « A part la compétence, je ne vois pas ce qui pourrait entrer en ligne de compte. »

Après tout, tant qu'on ne plaçait pas des incapables à la place d'autres personnes plus compétentes, il n'y avait aucune raison de râler, quelque soit le sexe de la personne. Quand elle lui demanda où est-ce qu'elle pourrait le joindre, il eut un instant d'hésitation. C'est vrai qu'il n'avait pas pensé à cette idée. Sans portable fonctionnel, il serait difficile à joindre. D'autant que si, il avait plus ou moins trouvé un hôtel « miteux » dans le centre-ville, bien suffisant pour lui qui n'y passait que quelques heures dans la nuit. Il haussa un sourcil alors qu'elle lui parlait de Mafia. Matthew n'était pas stupide, et ses pérégrinations diverses lui avaient montré que ce genre de choses existaient bel et bien à travers le monde, alors une telle chose ici ne le choquait pas, mais, effectivement, il préfèrerait s'abstenir de tous contacts avec eux. Alors qu'elle s'occupait à nouveau du téléphone, elle me proposa une chambre d'ami. L'attention était louable, mais j'avais déjà une chambre et je ne voulais pas m'imposer chez elle, même si elle réparait mon téléphone.

« - Je vous remercie mais ce ne sera pas nécessaire. » Perdu dans ses pensées elle n'avait probablement pas entendu sa réponse, étant donné qu'elle la lui redemanda. « J'ai déjà une chambre dans un hôtel du centre-ville. Votre proposition est très aimable mais je ne voudrais pas m'imposer chez vous. Nous pouvons simplement convenir d'un délai pour la réparation, je ne suis pas pressé. »

Il avait tout son temps pour ainsi dire. Rien ne l'attendait nulle part, ce qui était peut-être le point positif de sa vie. Être capable de faire ce que l'on voulait – ou presque – quand on le voulait. Il faudrait de toute façon qu'il veille à trouver un petit emploi pour se faire un peu d'argent, il était peut-être temps de remettre son compte bancaire à flot, bien qu'avec les intérêts, son épargne devait déjà avoir un semblant d'intéressant.
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Lun 11 Juil - 22:03

Je relevais la tête un sourcil interrogateur levé.

"Vous préférez loger dans une chambre d’hôtel plutôt d’avoir quelque chose de gratis ?"

J’étais un peu perplexe sur ce fait, ce n’était pas qu’il n’avait pas l’air de pouvoir s’offrir une chambre d’hôtel, mais quand on était comme lui explorateur, est-ce qu’une chambre chez l’habitant ce n’était pas mieux ? Bon, en même temps, je n’étais représentative de rien du tout, ni de ma race, ni même de la ville tellement les autochtones étaient différents les uns des autres. Je souris légèrement avant d’ajouter.

"Puisque vous m’avez assuré que vous n’étiez ni un tueur sanguinaire, ni un voleur sans scrupules, il n’y a pas de problèmes pour moi. J’ai une chambre libre, ce sera plus simple que de devoir cavaler dans la ville pour vous trouver. Après, on peut fixer une date, mais je ne peux vous assurer d’être au rendez-vous. Si je suis d’astreinte, je peux être appelée sur un chantier ou un bateau à n’importe quel moment… et je ne dispose pas encore de mon emploi du temps."

J’avais peut-être parlé un peu vite, j’étais sans doute un peu nerveuse tout de même à l’idée qu’il accepte, je n’avais jamais eu de colocataire et je ne savais pas trop à quoi m’attendre… enfin si, j’avais déjà vécu avec une autre personne, à la fac, on était deux par chambre universitaire, mais ce serait sans doute bien différent et l’ambiance ne serait pas du tout la même.

Et puis quelque chose me vint à l’esprit sur la raison qui faisait qu’il refusait mon invitation.

"Enfin, peut-être que vous êtes un métamorphe, auquel cas, je comprendrais que vivre sous le toit d’une Wiccan ne vous rassure pas plus que ça."


Après tout, les légendes et autres superstitions avaient la vie dure et beaucoup de métamorphes restaient éloignés des miens à cause de cette légende urbaine comme quoi nous convoitions leur peau. Ce n’était pas le cas ! Enfin, ce n’était pas du tout mon cas, d’abord, je n’y croyais pas du tout et ensuite, la Wicca servait pour de grandes choses et il fallait être en osmose avec la nature pour bien la pratiquer et surement pas à massacrer des gens… enfin de mon point de vu, encore une fois.

J’attendais sa réponse, l’autre méta que j’avais rencontré avant lui n’y croyait pas plus que moi, mais celui qui se tenait en face de moi aujourd’hui était plus âgé et il avait voyagé, peut-être qu’il avait rencontré des cinglés au cours de ses pérégrinations.

Et bien si tel était le cas, je lui expliquerais, moi, ce qu’était la Wicca, la vraie ! Et je lui mettrais les point sur les « i », ce n’est pas parce qu’on rencontre un cinglé d’une espèce qu’on doit en tirer des conclusions sur toutes les personne appartenant à cette race ! Qu’est-ce que c’était que ces jugements hâtifs qu’il se permettait d’avoir sur nous. Au fur et à mesure que le temps passait, mon regard se faisait de plus en plus déterminé.

Jusqu’à ce que je me rende que c’était moi qui tirais les conclusions hâtives pour l’instant. Un peu gênée par ma conduite, je baissais les yeux quelques instants sur le thé glacé… évitant de regarder le téléphone pour ne pas perdre à nouveaux le fil de la conversation.

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Mar 12 Juil - 14:28

Préférer n'était peut-être pas le mot. Disons plus précisément qu'il ne voulait pas s'imposer dans un lieu. Bien entendu, au gré de ses pérégrinations, il avait souvent logé chez l'habitant, mais ce n'était pas la même chose. Il n'existait pas vraiment d'hôtel en plein cœur de l'Amazonie, chez les tribus locales. Aussi, si l'on ne trouvait pas refuge chez l'habitant, on dormait à la belle étoile. Dans les villes c'était différent, et surtout, plus gênant. Autant, au plein milieu de la jungle, ce genre de chose était presque naturel, autant les codes civilisés étaient légèrement différents. Il était certain que profiter d'une chambre gratuite était plus intéressant que de payer la chambre minable qu'il avait en ville, mais en même temps pour le temps qu'il y passait... Et puis il y avait une notion d'intimité qu'il ne se voyait pas briser ici, en ville, une notion totalement différente de celle que l'on pouvait trouver au beau milieu de la jungle.

« - Ce n'est pas vraiment ça. A vrai dire, je ne sais même pas comment vous expliquer sans rentrer dans des détails inutiles. Je ne voudrais seulement pas m'imposer. »

Il n'arrivait pas vraiment à dire explicitement pourquoi il trouvait cela gênant d'accepter cette proposition. Il n'y avait aucun sous-entendu, elle avait simplement remarqué qu'il avait l'air du genre baroudeur et donc, en avait surement déduit, qu'il préférait probablement loger « gratuitement » chez l'habitant plutôt que de payer une chambre d'hôtel. En un sens, elle avait vu juste, mais elle réparait déjà son portable et même s'il la paierait pour ce service, quoiqu'elle puisse en dire, il ne pouvait décemment pas accepter de se laisser loger également sans donner une juste compensation. Alors qu'elle lui faisait remarquer que, comme il avait montré patte blanche, elle ne trouvait que plus simple qu'il loge chez elle, d'autant plus que suivant son planning qu'elle ne connaissait peut-être pas encore, elle ne pouvait garantir d'être là même s'ils convenaient d'une date pour se revoir – professionnellement bien entendu. Elle marquait des points, c'était indubitable. Alors qu'il continuait à réfléchir, tout de même prêt à dire non, elle rajouta néanmoins que s'il était Méta, elle comprenait davantage sa décision.

Certes il était Méta mais qu'est-ce que ça venait faire là-dedans ? Ah... Cette histoire de peaux de métamorphes ? Il n'y avait même pas pensé ! En fait, oui, il avait du entendre cette histoire plusieurs fois durant ses voyages, mais même si les Wiccans qu'il avait rencontré s'étaient montré plutôt étranges, ils n'en avaient jamais voulu à sa peau, fort heureusement. Non ce n'était pas vraiment ce détail qui avait retenu Matthew.


« - Je ne suis pas du genre à porter crédit à des légendes que je n'ai pu vérifier par moi-même. Aucun des Wiccans que j'ai pu rencontré n'a eu l'air d'en vouloir à ma peau, aussi ce n'est pas ce qui me pousse à refuser votre offre généreuse. » Il hésita un instant, soupira et reprit. « Je dois admettre que s'il est plus pratique pour vous que je passe, le temps de la réparation, mes nuits ici, je ne vois pas pourquoi je refuserais... Néanmoins, j'insiste pour vous dédommager de quelque manière que ce soit, financièrement ou en vous aidant pour des tâches quotidiennes. »

Il eut un sourire amusé et entendu.

« - On le dirait peut-être pas, mais je cuisine très bien vous savez. » Il but une nouvelle gorgée de son thé glacé avant de rajouter tout de même. « Mais je ne veux pas vous forcer la main. »

Non ce n'était clairement pas son genre.
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Jeu 21 Juil - 15:54

Très bien au final, personne de ma race n’avait voulu lui faire la peau, une bonne chose qui confirmait ma conviction profonde : cette histoire n’était qu’une légende faite pour éloigner les communautés Méta et Wiccan, avant la Révélation. Je ne voyais pas qui aurait gagné quoique ce soit à propager un telle légende, mais bon, probablement que je n’avais pas l’esprit assez retord pour ça ! Il était certain que même si j’avais une grande imagination, je la mettais très difficilement au service de la trahison et des complots.

Il proposait de me dédommager, l’espace d’un instant, je me vis me lever pour le frapper alors qu’il me proposait de l’argent, mais en réalité, les tâches quotidiennes lui iraient très bien également. Je le fixais réfléchissant à sa proposition, une expression dubitative sur le visage. Je ne l’invitais tout de même pas pour qu’il devienne une fée du logis… même si le terme était sans doute un peu exagéré.

"Et bien, je dois dire que c’est gênant, si vous êtes mon invité, que je vous laisse effectuer certaines tâches quotidiennes. Et je ne suis peut-être pas riche, mais qu’importe, je ne courre pas après l’argent."

Bon, à bien y réfléchir, je n’étais pas douée en cuisine, au grand dam de ma mère, d’ailleurs. Et puis, il ne semblait pas vouloir accepter sans donner en contre partie.

"Très bien ! Va pour la cuisine, alors. Mais je vous préviens, si vous vous avisez de vouloir me payer, je vous maudis jusqu’à la fin de votre vie !"

C’était dit sur le ton de la rigolade, mais ça n’en restait pas moins vrai. Je ne savais pas si je pouvais réellement le maudire, c’était plutôt un truc de Vodoun, ça. Mais bon, d’une manière ou d’une autre, je saurais bien me venger, même si ce n’était pas trop mon credo.

"Très bien, écoutez, je vous montre la chambre et je vous laisse libre du choix."

Je pris une gorgée de thé glacé en me levant, attendant qu’il me suive. L’appartement n’était pas grand, en rentrant, un couloir de même pas un mètre donnait sur le salon qui faisait aussi office de salle à mangé avec un petite table. De là, une porte pour se rendre à la cuisine et à l’autre extrémité de la pièce, de nouveau un petit couloir qui menait aux autres pièces. La salle de bain en premier sur la gauche, puis du même côté au fond, ma chambre. J’entrais dans la pièce qui faisait face à celle-ci et laissait Matthew faire de même. Ce n’était pas très grand, juste un lit, mais confortable tout de même, ça m’arrivait de m’y effondrer de temps à autre et puis une petite commode… qui était vide si je me souvenais bien.

Je soupirais, en réalité, je gardais cette pièce au cas où un de mes amis de fac passeraient, mais jamais aucun d’entre eux n’était venu. On était resté en contact, plus ou moins et surtout on évitait de parler de « l’incident ». J’avais surement un peu de nostalgie dans le regard et je pensais que le Méta avait surement eu le temps de détailler la chambre.

"Et la cerise sur le gâteau."


Je me dirigeais vers ce qui semblait être un placard et qui abritait en fait une « mini » salle de bain – juste une douche et un lavabo mais c’était un espace suffisamment grand pour ne pas se cogné dans tout les coins.

Je souriais comme un joueur de poker qui avait sorti un as de sa manche. Et puis un doute me vint.

"Heu… c’est l’ancien propriétaire qui voulait faire un genre de chambre d’hôte je pense. Mais à vrai dire, je ne me suis jamais demandée si ça fonctionnait."

Je tournais le robinet pour que l’eau coule. Une plainte se fit entendre, comme si les vieux tuyaux étaient récalcitrants. Attendant toujours que l’eau coule, je me tournais de nouveaux vers mon invité éventuel, non sans taper légèrement sur le tuyau pour que l’eau arrive enfin.

"Au pire, je partage ma salle de bain, elle fonctionne parfaitement et en plus, c’est une baignoire ! Et puis, si en électronique je devrais pouvoir m’en sortir, en plomberie, c’est une autre paire de manche."

J’avais pris cette fois, le ton de l’innocence et j’affichais un sourire en guise d’excuse pour cette démonstration qui avait pris des airs de promotion d’un produit et qui s’était avéré être un échec… mais peut-être que juste la chambre ça lui irait.

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Ven 22 Juil - 21:25

Rendre service en échange d’une chambre était le minimum qu’il pouvait faire. Il aurait très bien pu parler de loyer et d’un minimum d’argent mais il savait que généralement lorsque les gens proposaient gratuitement de vous loger, ils n’appréciaient pas trop que vous parliez d’argent, aussi parler de tâches ménagères était moins, comment dire, insultant. Après tout, cela lui permettrait de s’occuper un peu, mieux encore, ce serait probablement le moyen de passer des moments un peu plus conviviaux que de simplement venir et profiter de la chambre. Matthew était du genre solitaire mais les contacts sociaux ne le dérangeaient pas du tout, bien au contraire. Quand on passait plusieurs moins dans la jungle, passer un peu de temps avec une personne n’était pas une occupation désagréable, c’était une évidence même. Comme convenu, elle n’était pas très partisante du fait qu’il puisse l’aider à quoique ce soit, mais après tout, c’était prévisible. Sa remarque sur l’argent le fit sourire, oui, il avait vu juste, pour une fois il ne se mettrait pas dans de sales draps.

« - Je ne vous propose pas de me réduire en esclavage, ni de me transformer en fée du logis vous savez. Je me débrouille bien devant les fourneaux, voyager ça aide… »

Insister ? Peut-être un peu. En réalité, Matthew n’allait pas accepter de rester chez elle pour gratis. L’avait-elle senti ? Probablement, en tout cas puisqu’elle accepta de le laisser faire la cuisine, surement à contrecœur tout en lui faisant comprendre qu’elle n’accepterait pas même un seul centime de lui, quitte à devoir le maudire jusqu’à la fin de sa vie. A cette idée, il se raidit un peu, certains qu’elle en était probablement capable. Après tout elle était une magicienne non ? Les magiciennes ne pouvaient-elles pas lancer des sorts de tout genre ? Dans le doute, s’abstenir, n’est-ce pas ? Elle lui fit finalement la proposition d’aller d’abord voir la chambre avant de prendre sa décision. Il se leva alors à sa suite, la suivant à travers l’habitation jusqu’à une chambre dont elle ouvrit la porte avant d’y entrer et dans laquelle il la suivit. La pièce n’était pas très grande mais valait bien une très bonne chambre d’hôtel. Alors qu’il épousait du regard la pièce avisant la commode, elle lui annonça une cerise sur le gâteau. Avec intérêt, il l’observa se diriger vers un placard qui découvrit une surprise de taille, une petite salle de bain contenant douche et lavabo. Hé bien… Cette chambre était vraiment tout confort.

Avec un sourire, il l’écouta expliquer que c’était apparemment une facétie de l’ancien propriétaire qui désirait probablement créer une chambre d’hôte mais elle n’avait jamais essayé cette salle de bain.


« - Et bien voilà l’occasion je suppose. » Fit-il dans un sourire.

Il observa avec intérêt la jeune femme ouvrir le robinet d’eau duquel se dégagea une plainte métallique. Oui, ces tuyaux n’avaient pas servi depuis longtemps. Apparemment, il fallait même les bousculer un peu. La Wiccan lui proposa de partager sa salle de bain, certaine qu’au moins, elle, fonctionnerait précisant que la plomberie ne faisait pas partie de son expertise.


« - Je ne voudrais pas m’imposer davantage chez vous, mais si cette salle de bain ne fonctionne pas, j’accepterais volontiers votre proposition. »

Il jeta un dernier coup d’œil à la chambre et se retourna vers son hôte.

« - Il faudrait être idiot pour refuser votre offre généreuse. J’accepte avec plaisir. Quelques bons petits plats, tout du moins j’espère, contre un lit confortable. Par contre concernant la réparation… » Il sembla hésiter, puis se lança. « Je pense que vous allez vous insurger, mais même si vous y voyez un défi à relever, il est hors de question que j’accepte que vous passiez du temps à le réparer pour rien. »

L’idée de se faire maudire ne lui plaisait pas plus que ça… Il rajouta rapidement.

« - Si vous ne voulez pas de dédommagement financier, peut-être que nous pourrons trouver un autre arrangement mais j’insiste pour que votre travail soit gratifié d’une manière ou d’une autre. »
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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Jeu 28 Juil - 10:40

Je refermais le robinet, me disant qu’il allait falloir que je fasse un sacré tri dans la salle de bain pour que Mattew puisse y installer ses affaires. Je listais mentalement toutes les personnes susceptibles de venir réparer au plus vite… en pensant uniquement que cela serait plus commode pour le Méta, naturellement.

Très bien il acceptait mon offre, super ! Donc, il fallait que je lui fasse faire le tour du propriétaire ! Mais je me stoppai net lorsqu’il dit qu’il voulait que je sois rémunérée pour la réparation. Sur mon visage probablement un peu de colère mélangée à de l’indignation, heureusement qu’il enchaîna rapidement qu’il pourrait se contenter d’un arrangement. Je réfléchis un instant, mais je n’avais besoin de rien… Peut-être un peu de son sang ? Même si cela m’aurait permis de préparer des sortilèges puissants, ça ne plaisant pas de lui demander une telle chose. Après tout, je n’avais que faire d’une telle puissance ! Et je ne pourrais de toute façon pas jeter de sort en me disant pour que je l’accomplisse, quelqu’un avait dit être blessé. Je ne pourrais plus me regarder en face, même si évidemment on parlait bien d’une petite coupure de rien du tout pour lui, je ne pouvais m’y résoudre. Peu convaincue, je lui répondis tout de même.

"On verra."

Voilà, j’avais remis la discussion à plus tard et avec un peu de chance il serait tellement content de récupérer son téléphone qu’il en oublierait sa proposition.

Je passais devant, avec le sourire que j’avais retrouvé en chassant très vite cette histoire. Je sortais de la chambre histoire d’organiser ça comme une visite touristique.

"Allez, je vous fais faire le tour du propriétaire ! Pour commencer, juste en face, ma chambre, antre de la sorcière, plein de secrets, de mystères et surtout, elle est agrémenté d’un lit, chose pratique lorsque je veux me reposer. Accès restreint aux personnes – et animaux – autorisées."

J’avais dit ça sur le ton de la rigolade, il n’y avait ni mystères, ni secrets et ma chambre n’était pas très différente de celle que je lui avais présentée, juste qu’il y avait des décorations au mur et des bougies parfumées un peu partout.

"Si nous continuons dans le couloir, nous avons la salle de bain, rien de spécial à voir dans cette pièce, accès libre, naturellement. Continuons donc vers le salon, espace de détente et de bien être, décoration sombre et … ordinaire, je pense. Accès libre encore une fois. Et ensuite, la cuisine…"

Je passais le seuil de la dite pièce et m’interrompit un moment, en acceptant qu’il cuisine, je n’avais pas vu d’obstacle majeur… il n’y en avait toujours pas, mais il faudrait faire preuve de prudence tout de même. Heureusement que j’étais quelqu’un d’organisé !

"Alors, par contre, pour la cuisine, utiliser ce qui se trouve dans le grand frigo et ces deux placards… je vous mettrais des post-it. Dans le petite frigo et les placards restant se trouve ce que j’utilise pour la Wicca et ça risquerait de pimenter un peu trop votre cuisine, je pense."

Et puis j’avais aussi les amulettes en attentes, celles partiellement travaillées… enfin bref, il ne faillait mieux pas qu’il mette son nez là-dedans. D’un des placards qu’il ne devait pas toucher, je sortis un bracelet, c’était du cuir travailler à la main, j’adorais ce genre de chose, le rendu final était joli mais restait très brut. J'avais pensé que cela irait bien avec son style.

"C’est pour vous, l’appartement est ensorcelée pour éviter les intrusions intempestives. Cela vous permettra d’aller et venir comme vous voulez… enfin dès que je vous aurais aussi donné les clés bien sûr ! Et puis, naturellement, si vous autorisé une personne à entrer, elle ne sera pas touché par les sorts de protection non plus. Heu… c’est un peu difficile d’expliquer comment ça marche, j’en aurais pour des heures. Mais bon, plus vous aurez de personnes avec vous et moins l’amulette que je vous donne fonctionnera… donc, il faudra éviter les fêtes endiablées !"


Je me dirigeais vers le salon pour qu’on reprenne tranquillement la direction des sièges confortables que nous avions délaissés et le thé glacé – qui avait du se réchauffer un peu – mais qui était toujours sur la table.

Mon cœur manqua un battement, sur la table, plus de téléphone…
*Mince, c’est quand même pas possible que quelqu’un soit entré !*

Ce fut là une pensée éphémère, puisque mon verre vide, alors que je ne l’avais presque pas touché m’indiquait le nom du coupable.

"GIGIIIIIIII !!!!!!"

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MessageSujet: Re: Quelqu'un au bout du fil ? [Terminé]   Jeu 28 Juil - 12:19

La précision était faite, apparemment il n'avait pas fini transformé en autre chose que son animal tutélaire, ni maudit, enfin semblait-il, donc tout allait pour le mieux. Il avait pu sentir que ce qu'il avait dit l'avait froissée mais il fallait être clair, même si cette jeune femme était très généreuse, il ne pouvait accepter d'être logé et, qu'en plus, elle répare son téléphone pour rien. On frisait l'indécence là. Heureusement, elle préféra désamorcer la situation se contentant de repousser ce « problème » à plus tard, probablement lorsque la réparation serait effective et que viendrait le temps des adieux. Matthew n'avait aucune idée du temps que cela prendrait, mais il savait qu'il n'oublierait pas ce qu'il devait à la jeune femme. Avec un peu de chance, il trouverait bien un moyen de la remercier, qu'elle le veuille ou non. Le sujet botté en touche, elle afficha de nouveau un sourire avant de passer devant lui en lui annonçant qu'elle allait lui faire un petit tour du propriétaire. Sans lambiner davantage, il passa derrière elle et la suivit jusqu'à la porte en face de la pièce qu'ils venaient de quitter et qui cachait apparemment la chambre de son hôte. La description mit un sourire sur les lèvres du Méta qui s'agrandit légèrement lorsqu'elle fit mention de l'accès restreint aux personnes et aux animaux également. Certes il était du genre à jouer sur les mots, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus.

Elle lui indiqua la salle de bain précisant qu'il s'agissait là d'un accès libre bien entendu. Ce petit tour de propriétaire était plutôt sympathique en réalité, et la touche humoristique qu'elle rajoutait rendait le tout bien plus intéressant que l'idée de base. Il fallait admettre que ce genre de « tour » était indispensable, néanmoins cela restait souvent barbant car il ne s'agissait que d'une présentation linéaire d'une suite de pièces dont l'intérêt n'était que la localisation. Alors qu'ils arrivaient à la cuisine, apparemment quelques organisations étaient nécessaires. Elle lui précisa les placards et frigos à utiliser, étant donné que certains d'entre eux étaient réservés à son « art ». Il eut un petit sourire quand elle dit qu'elle poserait des post-it à son intention et tenta néanmoins de déjà mémoriser l'information au cas où.


« - Qui n'aime pas la cuisine pimentée ? » Fit-il pour s'amuser.

Néanmoins elle avait su piquer sa curiosité. Enfin, il préférait la croire sur parole et ne pas trop chercher à regarder dans ces placards. Des fois qu'une maladresse puisse causer des dégâts malencontreux... Elle se dirigea vers l'un des placards qu'il devait éviter et en sortit un bracelet de cuir qu'elle lui tendit en lui expliquant qu'il s'agissait là – dans les grandes lignes – de quelque chose qui lui permettrait d'entrer et de sortir de la maison, à condition qu'il en ait les clefs, sans se faire agresser par des sortilèges de défense. L'idée qu'on puisse se faire découper en rondelles en entrant dans la maison d'un Wiccan lui fit se demander comment on pouvait encore être voleur de nos jours. Apparemment le bracelet permettait d'étendre cette autorisation à d'autres personnes de manière momentanée. Décidément, la magie était bien surprenante.


« - Votre antre est un véritable château-fort ! Mais... Euh... Il se passe quoi si quelqu'un essaie de rentrer sans ce bracelet ? »

La curiosité, encore et toujours, même s'il ne savait pas vraiment s'il avait envie de savoir. Enfin, ça ne le tuerait pas, lui. Normalement. Il suivit la jeune femme dans le salon où ils étaient quelques minutes plus tôt et allait reprendre sa place quand la Wiccan s'arrêta soudain avant de crier un « Gigi » qui n'augurait rien de bon pour la dite personne.

« - L'amoroso ? » Il eut un sourire et rajouta. « Laissez tomber, un humour dérisoire. Qui est Gigi ? »

Matthew n'avait pas encore réalisé le trouble et la « colère » de la jeune femme. Peut-être se serait-il inquiété davantage s'il avait su son portable entre les mains, si l'on pouvait dire, de Gigi.
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