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 Lorsque les esprits se réveillent...

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Voodoo Child
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MessageSujet: Lorsque les esprits se réveillent...   Ven 24 Juin - 17:35


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Antufa grand sachem de tous les métamorphes vient de mettre au monde un enfant dont l'animal totem reste pour le moment inconnu...
Ce nouveau rôle empiète et affaiblit sa position sans qu'elle n'en soit véritablement affectée, mais par delà ce qui reste palpable aux regards des humains et de toutes autres formes de vie, les esprits se sont réveillés et réclament un nouveau sachem.

La pression des esprits se répand autour de chacun des métamorphes existant sur cette planète. Tous ressentent cet appel et se dirigent vers le Mentis mentalis où tel un immense jeu de cartes, les esprits feront leur sélection....


Arn Bullet votre Namir-ra vous y attend en véritable maîtresse de cérémonie...
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Face je gagne ...Pile tu perds Twisted Evil
"Sic Gorgiamus Allos Subjectos Nunc" Nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre
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Mitsuko Hana
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Ven 24 Juin - 20:09

Tout d’abord, la petite renarde pensa que ce fut comme une impression de présence, à l’image de ces moments ou un sentiment de vie nous envahissait… Une présence que nous savons parfaitement imaginaire, mais pourtant profondément réelle au plus profond de nos sens. Mais très vite elle se débarrassa de ce curieux syndrome encore bien méconnu de nos jours, afin de faire face à la réalité… C’était autre chose… Totalement autre chose… Ces présences n’étaient physiquement pas là, mais pourtant, elle n’en n’avait pas le moindre doute, elles existait bien.

Mitsuko tenta tout d’abord de s’en désintéresser, espérant sans doute qu’elles disparaissent aussi soudainement qu’elles étaient apparues. Après tout et même si elles ne pouvait que y croire de par sa nature même, la jeune femme était d’une autre époque que celles des plus anciens métamorphes. Les esprits, c’était un peu du folklore à ses yeux, surtout maintenant que les outres avaient été presque totalement intégrés à ce monde… Un folklore bien réel, mais dont elle n’avait finalement que bien peu de trace dans sa vie de tous les jours. Elle était d’une autre génération de métamorphe après tout, celle qui n’avait jamais connu la clandestinité.

De plus, elle devait étudier si elle voulait réussir ses examens, n’en déplaise à ces esprits qui n’avaient certainement pas ce genre de considération à prendre en compte dans leur vie spirituelle. Alors, la petite renarde avait pris la décision de ne pas se laisser distraire par cet appel irrépressible qu’elle sentait monter en elle. De toute façon, la religion, fut-elle de sa propre race, ce n’était pas vraiment sa tasse de thé après tout. Alors, elle luttait… Courageusement… Fièrement… Avec une détermination sans faille… Mais ce que l’étudiante n’avait pas encore compris jusqu’à ce jour, la réalité à laquelle elle avait toujours refusée de faire face, c’était que nul outre au monde ne pouvait prétendre tenir tête aux esprits.

Alors, cessant finalement de lutter afin de ne plus subir ce harcèlement de plus en plus grandissant issu de l’autre monde, Mitsuko rendit les armes. Elle referma ses cours, quitta son bureau, s’habilla afin de quitter sa chambre d’étudiante et se mit en route afin de rejoindre l’endroit ou les esprits souhaitaient la voir se rendre. Ses parents lui avaient dit, on ne pouvait aller à l’encontre de leur volonté… Après avoir rejoint la sortie de la ville en utilisant les transports en commun, la petite renarde dû se résoudre à faire le reste du chemin en direction du mental mentalis, à pied. En soi, n’user que de moyens physique propre était une chose assez logique, pour rejoindre le lieu spirituel sacré de tous les métamorphes

Plus elle en approchait et moins ce sentiment d’attraction se faisait ressentir, un peu comme si le fait de céder aux appels des esprits satisfaisait ces derniers. Une fois enfin arrivée sur place, ce sentiment de présence s’évanouit comme par magie… Voilà, elle était là ou les esprits avaient voulu qu’elle soit, au cœur même du sanctuaire des métamorphes de tous poils ou écailles. Pourquoi avait-elle été appelé ici, à cette heure précise.. ? Ma foi, elle n’en avait aucune idée. Ce qu’elle savait en revanche, c’est que, à la vue de tous les métamorphes déjà présent, elle n’avait pas été la seule à percevoir cet appel des esprits. Mitsuko ignorait ce qui les rassemblaient tous en ce lieu sacré, mais une chose était certaine : cela devait sans le moindre doute être d’une importance capitale

En jetant un regard distrait sur les environs, la petite renarde aperçu la namir-ra… Peut-être que elle, savait le pourquoi de ce rassemblement. Elle était l’équivalent d’une grande prêtresse pour les métamorphe après tout, alors il serait logique que les esprits l’ai informée de leurs intentions. Tout au moins, le pensait-elle, car en fin de compte Mitsuko n’y connaissait pas grand chose sur le sujet. Comme dit un peu plus tôt, ce n’était plus ou moins que du folklore pour elle.
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Charlie Oliveira
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Ven 24 Juin - 21:31

Pour une fois, Charlie était seule à la maison. Ça n'arrivait plus tellement souvent, depuis que Max – ou Aaron, comme il semblait se faire appeler maintenant – était réapparu dans sa vie comme par magie. Bien que la solitude soit tout ce qu'elle ait connu jusqu'alors, elle s'était rendu compte avec surprise que cela ne lui manquait pas. La cohabitation se passait à merveille, sans doute étaient-ils tous les deux trop heureux de s'être retrouvés pour songer à se chamailler, et pour la première fois de sa vie, la jeune femme se sentait réellement bien. Cela ne lui faisait pas pour autant oublier ses autres, et tout aussi nouvelles, obligations, et elle travaillait assidûment à son projet avec Sébastian, qui avançait de manière très satisfaisante.

Elle était d'ailleurs occupée à examiner les paperasseries nécessaires – elle avait découvert avec une grande surprise que les tâches administratives n'était pas si désagréables qu'elle l'aurait crû, et même qu'elles lui apportaient une certaine satisfaction – profitant du fait que Max soit sorti pour la soirée. Et puis elle ressentit une étrange sensation, comme un appel venant du plus profond d'elle-même. Elle commença par ne pas y prêter attention, faisant de son mieux pour se concentrer sur sa tâche. Mais l'impression ne disparaissait pas, au contraire même elle semblait s'accroitre, oblitérant toute capacité de concentration de la jeune femme.

Finalement, elle abandonna ce qu'elle essayait de faire, et daigna enfin s'intéresser à ce qui la distrayait tant. Dès cet instant, l'appel se fit plus fort encore, et elle eut la certitude, sans savoir pourquoi, qu'il s'agissait des esprits dont Arn lui avait parlé. Peut-être son instinct le lui soufflait-il, ou bien était-ce simplement l'influence des discussions récentes qu'elle avait eu avec la Namir-ra, mais cette idée s'imposa immédiatement à son esprit, et elle ne la remit pas une seule seconde en doute. Pourtant, elle ne manqua pas de s'en étonner : pourquoi donc les esprits l'appelleraient-ils, elle, qui n'était qu'une jeune femme quelconque et sans grand intérêt ? Ça n'avait vraiment aucun sens...

Dans le doute, elle aurait aimé discuté de cette étrange impression avec quelqu'un. Mais Max était de sortie, et elle ne voulait pas le déranger pour si peu. Elle avait tenté d'appeler Sébastian mais il ne répondait pas, probablement occupé lui aussi. Elle n'avait pas le numéro d'Arn, et se voyait mal raconter ce genre d'histoire à Jana... Donc, elle se retrouvait seule. Tant pis, elle ferait avec. Elle décida de suivre son instinct, comme elle l'avait toujours fait. Elle se déshabilla rapidement, et fourra ses quelques vêtements dans son si pratique méta-sac, qu'elle enfila sur son dos avant de se transformer. Effectivement, l'accessoire s'adapta parfaitement à sa morphologie. C'avait vraiment été une grande trouvaille. Mais bref.

Elle se mit donc en route sous sa forme animale, se laissant guider par l'appel qui la poussait, n'hésitant pas à mettre à profit son agilité de lémurien pour user temporairement des transports en commun de manière non conventionnelle. Finalement, elle arriva en périphérie de la ville, et jusqu'à ce qui ressemblait fort à une réserve naturelle, dans laquelle elle entra sans hésiter. Sentant qu'elle touchait au but, elle profita d'un fourré pour reprendre forme humaine et se rhabiller. C'est ainsi que, enfin, elle pénétra dans le Mentis Animalis, évitant de se poser trop de questions sur la raison de sa présence en ces lieux...

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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Ven 24 Juin - 23:04

Lorsqu'elle avait ressenti l'Appel, Jana avait bien failli avoir un accident de moto. A plus de cent cinquante kilomètres heure sur une petite route aux alentours de la ville, elle avait évité le fossé sur le bas côté de justesse, dérapant au dernier moment. Encore sous le stress de l'accident qui avait failli se produire, elle s'était arrêtée sur le bord de la route pour se calmer avant de repartir. C'était étrange, elle ressentait comme une présence insistante autour d'elle. Cette impression aurait dû se dissiper, mais non, elle se faisait de plus en plus insistante. Son oncle lui avait déjà parlé de ça. Il avait dit que c'était les Esprits qui contactaient les Métamorphes. Elle n'y avait jamais vraiment cru, jusqu'à ce jour-là. Pourtant, maintenant, elle savait que c'était vrai.

Mue par un instinct qu'elle ne se connaissait pas, elle sut où aller. Redémarrant sa bécane, elle fit demi-tour, direction la réserve, devant laquelle elle était passée un peu plus tôt. Laissant sa moto au bord de la route, ce fut à pied qu'elle pénétra dans la réserve, la sensation s'estompant progressivement au fur et à mesure qu'elle s'approchait du lieu sacré pour les Métas. Finalement, elle entra dans le Mentis Animalis, consciente qu'elle était arrivée à destination. Elle chercha du regard des visages connus, ceux de ses frères et soeurs reptiles, mais aucun d'eux n'était encore arrivé. Cependant, elle aperçut une autre personne qu'elle connaissait : son amie Charlie. D'un pas lent, elle se dirigea vers celle-ci, contente de trouver au moins un visage amical ici.

Arrivant à la hauteur de la lémurienne, elle posa une main sur son épaule pour lui signifier sa présence, mais ne parla pas. Elle posa son regard vers celle qui semblait être la plus à son aise ici, sans doute la Namir-ra. Elle savait que l'explication de ce rassemblement viendrait, en temps et en heure...
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Aaron
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Ven 24 Juin - 23:09

Il avait laissé sa sœur tranquille pour qu'elle puisse gérer ses affaires concernant le nouveau bar qu'elle tentait de lancer et où il avait postulé pour le poste de barman. Elle l'avait gentiment invité à loger chez elle en attendant qu'il trouve mieux et s'était donc retrouvé à partager avec sa petite sœur une intimité qui n'avait plus existé depuis longtemps entre eux. Il ne s'était jamais réellement chamaillé avec elle de toute façon, et puis, il était suffisamment grand et intelligent pour ne pas peser sur elle, même s'il était extrêmement heureux de la revoir et qu'ils passaient beaucoup de temps à se raconter toutes ces années qu'ils avaient passés chacun loin de l'autre. Ils en avaient déjà beaucoup parlés tous les deux, mais ils étaient loin d'avoir évoqué tout leur passé non commun, d'ailleurs ils partaient souvent en digression, évoquant des évènements vécus tous les deux, comme ces nuits où il dormait près d'elle, la veillant pour ne pas que les cauchemars puissent troubler ses rêves et l'empêcher de dormir. Il avait été surprit de voir que l'antre de sa sœur était peuplée de lémuriens, mais après tout, il s'agissait de son animal totem et apparemment elle avait vécu parmi eux plusieurs années. Il s'en était d'ailleurs accommodé rapidement, ils l'avaient d'abord craint, mais il s'était vite montré amical envers eux et il partageait souvent quelques instants de jeux avec ces animaux forts sympathiques.

Sorti pour la journée, il avait décidé de s'installer dans un parc, de prendre l'air et de respirer pour songer à tout ce qu'il venait de se passer en si peu de temps. Au soleil de la matinée, il avait presque trouvé une quiétude relative quand quelque chose lui démangea l'esprit. C'était quelque chose de faible, de sourd mais de constant, un peu comme s'il cherchait à se souvenir de quelque chose qu'il devait faire mais qu'il avait oublié de réaliser. Essayant de penser à autre chose, mais en vain. Titillé par la curiosité, il essaya alors d'aller à sa rencontre, de fonder vers elle comme un loup se jette sur une proie. Elle mit un peu de temps avant de se montrer mais enfin elle se fit plus claire et tenace. Quelque chose lui disait de bouger, de se rendre dans un lieu qu'il ne connaissait pas mais où il serait guidé, il ne devait pas craindre la suite des évènements. Craindre ? Pour quelles raisons ? Soupirant, Aaron se releva du coin d'herbe où il s'était couché puis avait ensuite décidé de laisser ses pas le mener vers là où ils désiraient l'emmener.

Il marcha assez longtemps, ne prenant même pas la peine de prendre un transport quelconque. Il s'était mis en route tôt, rien ne le pressait, on le lui disait d'une certaine manière. Plus il s'approchait, plus l'impression d'être apaisé s'agrandissait, comme s'il faisait quelque chose qu'il aurait du faire depuis longtemps. Il s'approcha de ce qu'il put identifier comme être la réserve adjacente à la ville, il y pénétra sans hésiter, mué par une volonté qui n'était pas la sienne, il le savait maintenant. Plus il approchait du but, plus il se sentait davantage tiré que guidé vers un endroit dont il ignorait l'existence. Ses pas finirent par le guider dans une sorte de labyrinthe minéral où pourtant le chemin semblait tout tracé pour lui. Il arriva dans une grande salle où plusieurs personnes, toutes des Métas, attendaient déjà. Il reconnut Charlie, mais aussi Jana. Lentement, il vint se placer, avec un léger sourire, aux côtés de sa petite sœur qu'il ne fut pas trop surprise de voir ici, puisqu'apparemment le rassemblement ne concernait que des Métamorphes. Il adressa un simple regard à la Viper avant de reporter son attention sur celle qui les attendait tous apparemment mais qu'il ne connaissait pas.
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Sam 25 Juin - 2:35

Une étrange sensation, quelque chose de changé dans l'air, comme si un bouleversement important venait de se produire dans la Communauté. Sans trop savoir pourquoi, Urs se sentit obligé d'être auprès d'Antufa, comme si sa place était aux cotés de la Sachem. Mais ne sachant pas où cette dernière était, le lieu le plus plausible restait le Mentis Animalis, lie de reccueil des Métas en tout genre, seul endroit où les conflits, quelqu'ils soient, étaient interdit, aucun combat ne devait être engagé sur cette terre sacrée des Ancêtres. Le colosse avait tout de même pas mal de choses à faire et il n'était pas tout proche du Mentis, la journée qu'il venait de passer l'avait envoyé un peu partout en Nouvelle-Orléans. Depuis ce matin, quelques heures avant cette sensation de changement majeur, Urs s'était occupé de pas mal d'affaire où des Métas perdant le contrôle avaient été apperçu un peu aux quatre coins de la ville. Le dernier était un jeune d'à peine trente ans qui ne savait plus comment gérer son totem, le conditionnement de la société et l'envie de vivre comme tout le monde, de s'intégrer associé aux besoins de Méta l'avait rendu instable dans son comportement. Il attaquait les Normes comme les Outres sans distinction ni retenue, de quoi rendre les relations entres les races plutôt tendues.

Mais Urs dut délaisser son travail, le remettant entre les mains de ses hommes, afin de se rendre au Mentis Animalis en espèrant en apprendre plus sur le pourquoi de cette impression. Sur le chemin, le géant se mit à imaginer les diverses possibilités, cela concernait forcément Antufa et si cela l'a concernée, c'est que toute la Communauté était touchée. Il y allait avoir des changements, qu'ils soient bons ou mauvais restait à voir. Ce qui était sûr c'est qu'Urs n'était pas le seul à ressentir cela. Tout en se rendant au Mentis, le combattant croisa plusieurs autres Métamorphes eux-même légèrement troublés dans leur regard, ce qui confirmait ce que le vieux méta soupçonnait.

Le Mentis Animalis, un endroit qu'appréciait beaucoup Urs en raison de ce lieu calme et reposant spirituellement parlant. Le père de ce dernier était d'ailleurs enterré ici-même, au milieu des autres Ancêtres de la communnauté. Il y avait déjà quelques personnes. Des Métas ayant sentis ce qu'avait sentis Urs, venant de partout, de l'autre bout de la ville voir plus. Les esprits étaient très présent, Urs pouvait sentir le poid de chacun d'eux, errant à la recherche de quelque chose en particulier, quoi exactement, le géant ne pouvait le savoir mais cela concernait bel et bien Antufa. Alors Urs resta là, adossé à un chêne tricentenaire, les bras croisés su son torse, attendant d'en apprendre un peu plus sur ce qui se passait...


Dernière édition par Urs Bjorn le Sam 25 Juin - 19:00, édité 1 fois
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Matthew Williams
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Sam 25 Juin - 8:27

Voilà quelques jours qu’il avait quitté la clinique après son agression par une Vampire qu’il soupçonnait légèrement d’être un peu dérangée mais pas moins dangereuse. Heureusement, vraiment plus de peur de que mal, enfin, façon de parler, puisqu’on l’avait gentiment remit sur pieds en deux temps trois mouvements. Il avait eu apparemment beaucoup de chances de tomber sur cette vétérinaire aux talents cachés fort pratiques et puissants. Elle lui avait effectivement confirmé son état déplorable dans lequel il était arrivé, et pourtant, quelques heures plus tard, hormis un état de faiblesse relatif à toute récupération postopératoire, il n’y avait plus aucune trace sur son corps pour justifier d’une quelconque agression violente et sanglante. Elle avait ensuite vérifié son état de santé et l’avait relâché dans la Nouvelle Orléans avec la consigne d’éviter les Vampires. Il avait répondu avec un sourire que lui, ça ne le dérangeait pas de les éviter, mais qu’avec sa chance légendaire, ce seraient surement eux qui ne voudraient pas le laisser tranquille. Ce qui serait plus probablement vrai. Néanmoins, avec un peu de chance, il ne rencontrerait plus Jaana… Une nouvelle rencontre de cet acabit, surtout en début de soirée n’augurerait rien de bon pour sa survie dans cette ville.

Suite à cela, il avait même décidé de lever le camp, préférant peut-être une ville moins chargée en Outres mais probablement bien moins dangereuse que la Nouvelle-Orléans. Après tout, peut-être valait-il mieux pour lui de ne pas rester trop longtemps à un même endroit, son épisode de vie en Allemagne n’en était-il pas l’illustration parfaite ? Difficile à dire. Toutefois, hors de question de partir le ventre vide, il avait réellement l’estomac dans les talents, qui plus est, lorsqu’on était en convalescence, il fallait manger, aussi il se mit en quête d’un petit restaurant classique où l’on servait probablement tout ce qu’il désirait c'est-à-dire un petit déjeuner comme on les prenait lorsqu’on mourrait de faim. Il finit par trouver son bonheur dans un restaurant de route et s’installa au comptoir en commandant de quoi nourrir deux bons mangeurs : œufs, bacon, jus de fruit, café, pancakes, sirop d’érable… Il commandait au fur et à mesure qu’il terminait les plats jusqu’à probablement être proche de l’éclatement de panse. Lorsqu’il eut fini, il régla la somme qu’il devait et sortit prendre l’air non sans s’être étiré au préalable dans ce qui s’approchait plus d’un rugissement que d’un soupir d’aise.

Alors qu’il poussait la porte du restaurant, il sentit quelque chose lui titiller l’esprit. Cette sensation lui semblait à la fois étrangère et familière, un peu comme si elle était proche de quelque chose qu’il avait déjà vécu. Pourtant, il avait surtout l’impression que quelque chose essayait d’imprimer une idée, une volonté, contre la sienne. Essayant d’abord de ne pas y faire attention, il avait commencé à prendre le chemin du départ, mais au comble de sa surprise, cette sensation c’était faite plus puissante et plus insoutenable au fur et à mesure de son éloignement. Y portant son attention, il finit par comprendre que cette « chose » désirait qu’il se rende quelque part. Faisant demi-tour, conscient qu’il ne serait tranquille une fois que ce serait fait, il laissa donc ses pieds le guider vers l’endroit indiqué, sortant de l’autre côté de la Nouvelle-Orléans après l’avoir traversé. Apparemment il n’était pas le seul dans ce cas-là, d’autres métamorphes semblant se diriger dans la même direction … C’est avec une certaine stupeur qu’il découvrit la Réserve et une sorte de labyrinthe minéral dans lequel il s’engagea sans crainte avec surprise. Au fur et à mesure qu’il s’approchait du but, cette volonté étrangère ce faisait moins insistante et plus satisfaite, continuant de le guider jusqu’à un endroit où se trouvaient déjà plusieurs Métamorphes et, avec une autre surprise, il se rendit compte que la jeune femme qui se tenait au centre de cette assemblée était celle qui lui avait sauvé la vie quelques jours plus tôt. Ce sentiment était-il de son fait à elle ? Bombardé de question, il s’installa, un peu éloigné des gens, en tailleur sur le sol, son sac à dos sur les épaules, un peu incrédule…

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Sam Dunham
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Sam 25 Juin - 13:27

Le loup traquait sa proie. Un jeune faon avait aiguisé son appétit en s'éloignant un peu trop de sa mère, il l'avait débusqué et obligé à s'éloigner davantage encore, lui faisant perdre ses repères dans la forêt de la Réserve. En temps normal, Sam aurait déjà fait un festin, mais aujourd'hui, il n'arrivait pas à se concentrer. Commettant impair sur impair, il avait perdu plusieurs fois la trace de sa future victime. Intérieurement, il bouillait. Pourquoi n'arrivait-il pas à attraper un bête faon, qui savait à peine marcher et qui pourtant arriver à le tenir en défaut depuis plus de deux heures maintenant.

Il avait beaucoup couru, ses muscles commençaient à le tirailler, et la faim devenait de plus en plus douloureuse. Toute la journée, son instinct animal n'avait cessé de le tourmenter, lui aiguisant les sens même sous sa forme humaine. Il avait même faillit plusieurs fois se transformer en pleine rue, tant l'appel de la nature était puissant. Il avait tenté d'ignorer cette puissance qui s'insinuait dans son esprit, en se plongeant dans une chasse. Mais force lui était de constater que ça ne marchait pas vraiment. Légèrement dépité, il abandonna la piste du faon, et retourna chercher ses habits, qu'il avait soigneusement dissimulés dans un arbre à quelques kilomètres, près de sa moto et du bord de la route.

Une fois métamorphosé et rhabillé, il s'assit contre un arbre, et s'ouvrit un bière (A défaut de pouvoir manger, au moins il pourrait se gaver de protéines liquides.). Savourant la fraicheur de la boisson, il se laissa aller contre le tronc, la tête légèrement en arrière observant les feuilles danser sous la caresse du vent. L'atmosphère dans la réserve était apaisante, loin du tumulte de la vie urbaine. ici tout n'était que nature, et les instincts animaux n'y résistaient généralement pas longtemps. Le Werewolf s'assoupit, bercé par le bruissement des feuilles, par le craquement des branches.


"Il courait à en perdre haleine, l'animal qu'il avait repéré l'intriguait. Son odeur n'était semblable à nulle autre, son ombre indistincte ne lui rappelait aucune proie connue. Il ne savait pas réellement s'il le chassait, ou si c'était simplement la curiosité qui le poussait à le traquer. Pendant des lieues, il l'avait suivit, n'arrivant jamais à le surprendre, à chaque fois qu'il retrouvait sa trace il ne voyait qu'une forme vague s'éloignant à grandes enjambées. Depuis combien de temps courait-il? Pourquoi ses muscles ne semblaient pas affectés par les kilomètres de traque soutenue? Il n'avait pas de réponse, mais il savait qu'il devait trouver cet animal, c'était important.
Autour de lui, le paysage avait changé, la forêt dense avait laissé place à de la roche, et des falaises s'élevaient désormais autour de lui. Depuis quelques temps, il s'avançait sur un chemin aux parois escarpées, il avait ralentit sa course, l'animal était tout proche. Il entendait clairement le tumulte d'une cascade un peu plus loin. Quand elle fut enfin dans son champ de vision, il ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux. Le panorama qui s'ouvrait devant lui était tout simplement stupéfiant. Cette eau dévalant des pentes raides et acérées, de chaque côtés d'une entrée taillée dans la pierre par la main de l'homme. Cet endroit lui était étrangement familier, et pourtant il ne se souvenait pas l'avoir encore vu. L'animal était là, sous l'arche imposante, aux gravures ésotériques. Baignée d'obscurité, Sam ne pouvait toujours pas distinguer clairement la forme de sa proie. en un clignement d’œil elle s'était évaporée.
Alors le loup s'engouffra dans ce tunnel obscur, où le temps n'existait plus. Difficile de dire combien de temps il tourna, suivant l'odeur délicieusement exotique de cette bête mystique, et tout ça dans l'obscurité la plus totale. Quand soudain, au détour d'un chemin: la lumière, enfin. Il s'approcha, prudemment, et se réveilla en sursaut..."


Le rêve était étrange, Sam n'en avait jamais fait de semblables. Le motard comprit que ce n'était pas qu'un simple tour de son esprit, son instinct animal le poussait à suivre le chemin emprunté dans son rêve.


Il mit un temps fou à trouver l'entrée de la grotte, elle était telle que dans son rêve. S'aventurant dans le noir, cette fois, lampe de poche à la main, il parcourut les couloirs labyrinthiques de cette étrange structure. Le souvenir de sa vision encore frais dans sa mémoire, il se souvenait de chaque couloir, de chaque intersection, et savait exactement où aller. Son odorat s'affolait de plus en plus, reconnaissant les odeurs de dizaines de métamorphes toutes races confondues. Il reconnu même quelques Werwolves.
Quand il vit à nouveau de la lumière, il s'approcha d'un pas lent, tous étaient réunis ici, entourant une jeune femme qu'il ne connaissait pas. Elle les observait tous, en silence. Quelques pas plus loin, il reconnut son Stigma, à côté d'une jeune femme. Tous deux avait une odeur étrangement similaire bien qu'il ne fassent clairement pas partie de la même race animale. Son exécuteur le salua d'un signe de tête, qu'il lui rendit. Pour autant Sam ne le rejoignit pas. Restant en retrait, il s'adossa à la paroi et croisa les bras. Rester loin des regards, son instinct ne se taisait jamais complètement, même ici. Un loup se devait d'être discret, c'était sa façon de survivre.

Il ne savait toujours pas pourquoi il était ici, ni ce qui l'y avait poussé, il avait déjà dû répondre à l'appel d'un Sachem, bien des années auparavant, mais ce n'était pas pareil cette fois-ci. Qui plus est, la jeune femme au centre n'était pas le Sachem. Ce n'était le Roi qui les avaient appelés, mais quelque chose de plus puissant. Sa curiosité le poussait à découvrir quoi...
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Ivy Palmer
Lionne Blanche


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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Dim 26 Juin - 17:57

Réveillée en pleine nuit, les draps trempés de sueur, Ivy avait eut besoin d’une demi-heure pour se souvenir des éléments confus de son rêve. Aux images de Jarvis et des pulsions meurtrières qu’il évoquait, le sang, le rugissement d’un lion, et enfin, le museau d’un chien qu’elle n’avait su analyser. Un verre d’eau, une cigarette. Il était quatre heures du matin. Sur la terrasse, l’air frais lui avait fait du bien, et elle leva la tête pour prendre une nouvelle bouffée. Mais, au lieu des relents de clope, au-delà de l’obsessionnelle odeur du Wiccan, il y avait autre chose.

Autre chose qui l’appelait. Plus fort encore que ce parfum de poussière qu’elle avait dans le pif depuis ses semaines, malgré qu’elle n’ait plus vu Jarvis depuis. Elle prit une douche froide, le front collé au carrelage noir. Mais rien n’y fit. Lorsqu’elle s’enroula dans une serviette claire, son sang cognait encore dans ses tempes, elle ressentait quelque chose d’imprécis et de pourtant très net en elle. Ivy hésita à se rendre à son bureau, mais, alors qu’elle mettait le contact sur sa berline noire, elle ne put prendre la direction du Manoir.

Elle conduisit au feeling, rageant intérieurement de ne pouvoir se contrôler. La tension dans ses mains rendaient ses articulations douloureuses, et l’Avocate roula jusqu’à sortir de la ville. Elle ignorait où elle allait, mais elle savait parfaitement la direction à prendre. Elle croisa beaucoup de gens… La Lionne sortit de sa voiture alors qu’elle voyait autour d’elle un grand regroupement, indistinct, hommes et femmes, des enfants aussi… Méfiante, contrôlant à peine sa nervosité qui la rendait agressive, Ivy ne put empêcher des regards meurtriers lorsque quelqu’un la frôlait. Ceux qui la collaient de trop près s’écartèrent et elle suivit la masse.

C’étaient tous des Métamorphes, elle en était convaincue, et elle pénétra dans ce labyrinthe de pierres et de roches avec la mine sombre des mauvais jours. La sensation de suivre uniquement son instinct lui était désagréable, elle avait la nausée et espérait qu’elle réussirait à se contrôler assez de temps pour que toute cette connerie finisse. Arrivée là où tous les Changelings se regroupaient, Ivy les observait d’un air maussade, pestant intérieurement de se retrouver dans cette mascarade absurde. Suivre son instinct… quelle belle gangrène !

Ivy ne s’extasiait pas sur le lieu… Ses pensées étaient divisées en deux : vouloir satisfaire son instinct et vouloir le maintenir à l’état latent, comme il devait l’être d’habitude. Elle était vêtue d’un costume trois-pièces impeccables, les mains dans les poches de sa veste sombre, et elle tira de sa petite poche de veston un paquet de cigarette. Se retrouver au milieu de tous ces Métamorphes la rendait grognon et on lui lança un regard plein de reproches quand elle alluma sa clope avec une allumette d’une boîte du Midnite. Quelle ironie…

Elle leva le menton dans un signe de provocation pour la vieille femme qui lui avait lancé ces yeux de cul-serré et évita de justesse, l’esprit trop préoccupé, un type qui était assis en tailleur par terre. Ptit con, va, il pouvait pas se mettre ailleurs ? Elle fonça les sourcils et s’éloigna, ses doigts toujours incapables de rester calmes, l’agacement s’accentuant encore lorsqu’elle observa une femme qu’elle ne connaissait que de réputation… sans doute celle qu’on appelait Namir-ra. Comment elle savait ça ? Elle l’ignorait, mais la Lionne en elle, le savait.

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Qui dit mieux ?! J'attends la réponse de Jarvis depuis le 16 novembre...2010

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Sébastian Claysow
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Dim 26 Juin - 18:11

Ce ne fut pas lui qui entendit l'appel des esprits...Ce fut d'abord sa bête...
Lovée en lui, endormie, il l'a sentie se réveiller et tourner en rond comme un animal en cage. Il essaya de se concentrer sur elle pour la calmer, mais rien n'y fit. Inquiet, Sébastian chercha autour de lui le danger qui pouvait la perturber, et ce ne fut qu'au bout de quelques minutes qu'il comprit ce qu'elle voulait. Lentement, il la laissa prendre le contrôle sur lui tandis qu'il reposait le large pinceau qui lui servait à filer le dernier coup de peinture à la réserve du Wild Bar. Puis sans le moindre effort, il se métamorphosa pour donner à la bête toute la liberté qu'elle demandait alors.
Ce ne fut qu'à ce moment là que le pouvoir des anciens parvint jusqu'à lui, l'invitant à se rendre où seul l'instinct animal pouvait le conduire. Abandonnant toute lutte, il se libéra son esprit pour visualiser l'endroit où les esprits lui sommaient d'aller. Lorsqu'il fut certain du lieu, il reprit sa forme humaine et attrapa sa veste avant de se rendre à son 4*4 et prit la route de la réserve.
Lors de ses nombreux voyages, il avait fait la connaissance d'un vieux shaman qui lui avait parlé des esprits métamorphes. Ce vieux sage lui avait souvent montré la puissance qui émanait d'eux et lui avait expliqué que la plupart des métamorphes étaient étroitement liés aux anciens. Aujourd'hui il avait, pour la première fois compris combien il avait raison à ce sujet. De nombreux mois auprès de ce shaman avaient fallu pour qu'il réussisse à dompter sa bête, l'accepter et vivre avec comme un double parfait. "Frère fauve" comme le vieux Shaman aimait à le nommer faisait maintenant parti intégrante de sa vie et Sébastian avait appris à l'écouter comme une conscience discrète que l'instinct ne trompait jamais.
"Frère fauve" s'était de nouveau endormie au plus profond de lui même, apaisé par la décision de répondre à l'appel des esprits et Sébastian ne douta plus qu'il avait fait ce qu'il fallait en prenant la direction de la réserve.
Aux abords du sanctuaire, Sébastian gara son véhicule, surprit de voir combien l'espace habituellement désert avait prit l'apparence d'un vaste parking où de nombreux véhicules avaient été laissé à la va vite, souvent garés un peu n'importe comment. Les esprits n'avaient donc pas appelés quelques métamorphes...L'inquiétude le gagna à ce moment là. Ce pouvait il que les esprits aient conviés un maximum de méta ? Et si tel était le cas, pour quelle raison?
Sans attendre plus longtemps, il stoppa son véhicule et se dépêcha de gagner le sanctuaire. Lorsqu'enfin il en rejoignit le cœur après avoir parcouru l'important dédale de galeries souterraines, il mesura l'ampleur du phénomène. Jamais au grand jamais il n'avait vu autant de métamorphes réunis au même endroit, la bête sortie alors de sa léthargie et se mis à tourner en rond ...Quelque chose clochait, c'était plus que certain.
Le regard de Sébastian parcouru l'assistance et trouva rapidement la silhouette de Charlie. Lentement il se faufila à travers les méandres de la vague d'outre qui ne finissait pas de s'épaissir pour la rejoindre. Lorsqu'il fut à ses côtés, Frère fauve se calma un peu mais pas suffisamment pour que son regard resta celui du Sébastian que tous connaissaient. Les pupilles dorés, fendue d'un iris plus sombre qu'à l'accoutumée, il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme pour lui signifier sa présence.
"Tu l'as entendu toi aussi ? Que se passe t-il ?"
Mais avant qu'il ne put entendre de réponse, son regard croisa celui de la Namir-ra dont la tension était palpable. Ce rassemblement ne présageait rien de bon...
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Dim 26 Juin - 19:02

"Putain de merdeuhhhhhhh !"
La pyramide de carte s'écroula d'un coup tandis que de sa main libre Greg se massait doucement la tempe droite.
"C'était quoi ca ?"
Le regard du vieux serpent pivota de gauche à droite cherchant la cause de ce mal de tronche fulgurant qui venait de l'atteindre, lorsque cela recommença...Mais ce n'avait rien d'un mal de tronche habituelle, bien au contraire et lorsqu'après quelques nouvelles piques lancinantes , il comprit enfin, le serpent se leva et attrapa sa veste qu'il avait balancé sur une chaise une heure plus tôt.
Sans attendre plus longtemps il ouvrit la porte qui donnait sur le vestibule et se mit à crier de toutes ses forces.
"ANAAAA !"
Quelques secondes voir moins séparèrent son appel de la vision un peu embrumée de celle qu'il considérait comme sa fille. A sa tête il comprit qu'elle aussi avait entendu ce qu'il qualifiait maintenant d'un appel. Ces esprits d'anciens à la con avaient encore fait le coup de les appeler. Oui, Greg avait déjà eu la primeur d'un tel appel, les circonstances ,et déjà à cette époque cela l'avait fortement contrarié. une vague histoire de meurtre sur un membre important de la communauté méta. ce qui était certain c'est que comme la première fois, il savait qu'il ne pourrait y couper, encore une chance que cette fois ci ils soient près du sanctuaire.
"Ana, on doit s'arracher et vite, les esprits n'aiment pas vraiment qu'on se point en retard lorsqu'ils ont décidés de lancer une invitation. Prends vite tes grôles, je t'attends dans la caisse..."
Lorsqu'Ana claqua la portière il démarra en trombe et prit le chemin de la réserve l'air contrarié, laissant sa fille dans le doute de ce qui se tramait. Pas envie de lui expliquait, de toute façon il n'était sur de rien si ce n'est qu'on ne pouvait manquer l'appel. Le mal de crâne était maintenant à son apogée et il maudit intérieurement ces esprits à la con qui faisait parti du lot de tout les méta. Lorsqu'ils arrivèrent sur le sanctuaire, il consentit à décrochait la parole pour donner une seule recommandations à sa fille.
"Les loups doivent être là eux aussi...Reste près de moi et surtout ne tente rien..."
Ils sortirent de la voiture et se dirigèrent en silence à travers le labyrinthe de pierre qui conduisait au sanctuaire. Là, en retrait Greg observa autour de lui la marée outre que formait l'assemblée et serra le poing à la vue de celui qui restait son ennemi juré. La meute était là elle aussi, il faudrait rester discret le temps que toute cette petite comédie prenne fin.

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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Dim 26 Juin - 21:25

Greg m'a demandé d'entrer en contact avec le chef d'un petit gang local, vu qu'a priori on risque plus ou moins d'empiéter sur leurs plates-bandes en s'installant. Pas que ça nous gêne, notez, mais bon si les choses peuvent se faire en douceur, c'est toujours plus facile. C'est vrai qu'on a tendance à apprécier les embrouilles, mais quand on peut gagner sur les deux tableaux, ce serait dommage de se priver. En l'occurrence, j'avais juste à m'occuper du premier contact, pour le moment. Leur expliquer gentiment qu'on est là, qu'on veut pas leur chercher la merde, mais que s'ils sont pas contents, ils pourraient bien la trouver quand même. Vu que je suis plus ou moins la plus diplomate de la bande, ou du moins que j'en ai l'air, c'est souvent moi qui m'occupe de ce genre de choses. Parce que bon, c'est vrai que la plupart des autres auraient tendance à foncer dans le tas à la moindre réflexion, ce qui est généralement une mauvaise idée quand on vient pour négocier. Ou faire croire qu'on négocie.

Bref, l'entretien s'est plutôt bien passé. J'ai bien vu que le gamin me prenait pas vraiment au sérieux, mais il a quand même écouter au lieu de lâcher ses chiens d'entrée de jeu. Bon point pour lui. Il aura bien le temps de se rendre compte à quel point on est sérieux quand le moment viendra. Alors que je sors du bouge où lui et sa bande squattent, je sens qu'y a un truc qui va pas. J'ai la tête qui tourne, et l'impression qu'on est en train de me vriller le ciboulot à la perceuse. *Putain, qu'est-ce que c'est que ce bordel ?* Le minot de chez qui je sors m'a droguée ou quoi ? Mais impossible, j'ai rien pris chez lui, quasi touché à rien. Je fais toujours gaffe à ce genre de trucs, pour éviter des imprévus de ce style, justement...

J'arrive quand même à rejoindre ma bécane, je m'appuie dessus un moment. Le vertige passe, plus ou moins, mais pas cette putain d'impression d'outre-tombe qui me creuse le bide. *C'est quoi ce délire ?* Enfin, je dois être assez en forme pour rentrer. Faudra bien, de toutes façons. J'enfourche mon bolide et je décolle. Sauf que je me rends vite compte que c'est pas la route de la maison, que je prends. *What the fuck now ?* Tant pis je continue. C'est pas comme si j'avais vraiment le choix, de toutes façons...

Je finis par sortir de la ville et à entrer dans une espèce de réserve. J'arrête ma Fireblade devant un... truc bizarre tout en pierres. L'étau qui me tenaillait le ventre et le crâne commence à se dissiper. Je rentre dans la construction, ou quoi que soit ce truc, presque comme un zombie, comme si quelqu'un d'autre contrôlait mes jambes à m place. Droite, gauche, tout droit... Aucune idée d'où je vais, mais j'y vais ! Et pas toute seule, d'ailleurs, c'est dingue la foule qu'on croise par ici. C'est une rave mystique ou quoi ? Finalement, j'arrive à ce qui doit être le centre de ce machin. Bondé de monde, incroyable. J'arrive quand même à repérer quelques frangins et frangines. Jana, un peu plus loin, avec une fille inconnue au bataillon et un grand blond. Bizarre, mais pas le temps de m'y intéresser. Je vois aussi Greg et Ana, plus proches de moi. Je me faufile comme une anguille au milieu des clampins pour les rejoindre.


- Bon dieu Greg, qu'est-ce qu'on vient foutre ici ?!

C'est pas le boss pour rien, je sais qu'il est toujours au courant de tout un tas de trucs improbables, il pourra p'tet m'éclairer. Et même s'il est aussi paumé que moi, au moins on est ensemble. La famille, y a que ça de vrai pour traverser les épreuves, pas vrai ? Et je sais pas pourquoi, mais je sens qu'on va en traverser une sacrée.
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Etan Brack
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Mar 28 Juin - 18:25

Etan avait passé une nuit reposante, c’était suffisamment rare pour être signalé. Il commençait à se plaire dans cette ville : des proies à proximité, des rencontres intéressantes, plus besoin de se cacher, de nouveaux horizons qui s’ouvraient...
Il squattait toujours le grenier qu’il avait trouvé le premier soir, à l’insu des propriétaires. Le soleil passant à travers les vieux bardeaux du toit l’avait réveillé. Il se sentait prêt à affronter la journée, à faire pourquoi pas un tour à la fac pour se renseigner, ou traîner dans un quartier commerçant pour trouver un job et gagner de quoi se nourrir d’autre chose que de mulots.

Il sortit du grenier et atterrit dans la ruelle voisine, où il stockait ses vêtements. Il constata une légère sensation de gêne, mais n’y fit pas attention. Elle s’amplifia quand il reprit forme humaine. Il se tâta le front : il avait remarqué que son état de harfang supportait mieux les maladies. Pourtant, là, il n’avait pas de fièvre. Bon, il n’allait pas se laisser abattre.

Une fois habillé, il se rendit dans la rue principale. Il repéra sans mal d’autres personnes qui semblaient plus ou moins indisposées, et il se rendit compte que toutes étaient des métamorphes. Il repensa aux journaux qu’il avait lus et à la haine que sa race suscitait encore parmi certains. Se pouvait-il qu’un taré ait réussi à concocter un virus qui ne s’attaquerait qu’à eux ?
Rejetant l’hypothèse pour le moment, il s’approcha d’un de ses comparses.

Excusez-moi... Euh... Pouvez-vous me dire ce qu’il se passe ?
Ils nous appellent !

L’autre disparut sans plus explications. Etan resta perplexe, puis maugréa.

Ah. Ben dis donc, c’est cool, ça. Je capte mal, on dirait.

Haussant les épaules, il décida de reprendre le cours normal de sa journée. Une explosion de douleur modifia ses plans. Il se prit la tête dans les mains en gémissant. La souffrance passa et il retourna dans la ruelle qu’il venait de quitter.

Putain, c’est quoi, ça ? C’est bon, là je capte, doucement !

Puisque sa forme animale semblait moins affectée par la douleur, il se retransforma en harfang. Une impérieuse envie de voler remplaça temporairement la douleur. Ne voulant pas risquer un nouveau coup de tonnerre, il y obéit et quitta la ville par la voie des airs.
Il allait dans une direction qu’il n’avait encore jamais empruntée. La sensation de gêne diminuait à mesure qu’il avançait, comme si ces fameux « ils » étaient satisfaits. Etrange. Etan trouvait très désagréable cette impression d’être manipulé. Il fit soudain demi-tour, juste pour voir. Un pic de douleur éclata encore dans sa tête, manquant le faire s’écraser.
Reprenant docilement la « bonne » direction, il perdit un peu d’altitude. Au loin se dessina un lac. Dans d’autres circonstances, Etan aurait admiré la vue, mais là, sa seule envie consistait à mettre un terme à cette gêne dans sa tête et à comprendre ce qu’il se passait.
Son but se trouvait de l’autre côté du lac. Une grotte. Ben voyons. Le totem du jeune homme étant encore plus claustrophobe que lui, il dut reprendre forme humaine. Il hésita un instant entre maudire tous les dieux et succomber à la curiosité. Evidemment, la curiosité l’emporta.
Il s’enfonça à tâtons dans le dédale rocheux. Bien sûr, il n’avait pas de quoi s’éclairer. Il se fia à son instinct et à sa chance pour ne pas tomber dans un précipice invisible. Il lançait à intervalle régulier un cri, pour tenter de se repérer avec l’écho.
Il sentit la présence d’autres individus devant lui. Nombreux. Métamorphes. Il était de plus en plus intrigué.
Il revit enfin la lumière, et effectivement, il n’était pas seul. Des hommes, des femmes et des animaux de tous âges se trouvaient là, assis, debout, marchant, calmes, paniqués, curieux, furieux... Il n’en connaissait pour le moment aucun.
Ne s’adressant à personne en particulier, Etan clama, d’un ton à la fois curieux, exaspéré et un peu inquiet :

Bon, quelqu’un peut-il m’expliquer ce que je fais ici ?
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Mar 28 Juin - 19:39

Niels passait sa vie dans les égouts, comme quand il vivait à Austin. Il avait déjà débarrassé les sous-sols de la ville d'une bonne partie de ses chiens errants, de quelques toxicos et il avait même affronté et vaincu un alligator de la même espèce que son totem. Il sortait rarement des égouts : son odeur dégoûtait les passants et ça avait le don de l'énerver. Après tout, cette odeur, c'était uniquement de leur faute s'il la portait.

Ces derniers jours, pourtant, il avait décidé de se reprendre un peu : il avait pris une chambre d'hôtel (dans un quartier pas trop loin de la zone d'égout où il avait installé son territoire, quand même, il ne fallait pas trop lui en demander), il avait repéré les lieux en surface, trouvé un job chez un boucher (ce qui lui permettait de se nourrir à moindre frais, le chef n'ayant pas encore remarqué que des cuissots entiers disparaissaient de sa chambre froide) et il avait réussi à se débarrasser de son odeur de vase et de moisi.

Ce jour-là, il dépeçait une vache quand il fut pris d'une subite envie de vomir. Il eut un rictus méprisant.

Allez, c'est quoi, ça ? Fais pas ta fillette, c'est pas un bout de viande qui va te faire gerber !

Il s'accorda une pause pour prendre l'air. La nausée ne passa pas. Il poussa un soupir exaspéré et alla voir le patron.

Chef, je crois que je couve un truc. Je rentre chez moi.
Ah oui ? Ça fait une semaine que t'es embauché, je te conseille de rester.
Ah ouais ? Et sinon quoi ?
Sinon tu es viré.
Ok, ben vire-moi, connard.

Niels détacha son tablier de maille et le jeta, couvert de sang, sur le sol de la boutique. Il poussa la porte en prenant bien soin de maculer la vitre, partit sans se retourner et s'éloigna en fulminant.

Putain, t'essaies de faire un effort de sociabilisation et voilà comment on te remercie. Si tu retrouves quelques cadavres de chiens errant devant ta boutique dans les jours qui viennent, faudra pas t'étonner. Et prie pour que ça ne soit que ça.

La nausée le rattrapa, l'énervant encore plus. Furieux, il se dirigea vers le premier buisson à portée pour se faire vomir, décidant d'employer les grands moyens. Ça n'arrangera pas.

Bordel de merde, c'est quoi le problème ?

Il finit par se rappeler qu'il avait déjà connu ça à Austin. Il poussa un grand soupir et marmonna.

Ils peuvent pas me foutre la paix, ces connards ?

Il savait néanmoins qu'il n'avait pas le choix. Résigné, il suivit la direction que son instinct lui indiquait. Passant par un parking presque désert, il eut un sourire mauvais.

On va accélérer un peu.

Brisant une antenne radio sur le toit d'une voiture, il s'en servit pour ouvrir la portière d'une autre. Quelques bidouillages de plus et le moteur se mettait en marche.

La carrosse de monsieur est avancé. Heureusement qu'il reste de vieilles bagnoles, on ne peut plus faire ça sur les nouvelles.

Il se mit tranquillement en route. Se doutant que les artères principales seraient blindées de véhicules conduits par des métamorphes répondant au même appel, il emprunta les petites routes et n'eut presque pas à se plaindre.
Il se gara près du lac, descendit de la voiture et continua à pied.

Alors c'est où, la petite sauterie ?

Toujours guidé par son instinct, il finit par tomber sur le groupe de métamorphes déjà présents. Une bonne brochette de proies potentielles lui mit l'eau à la bouche. Il reconnut aussi les Vipers et s'approcha d'eux.

Hey, salut ! Vous savez que je vous cherche depuis des jours ? Bon, j'aurais préféré vous retrouver ailleurs, mais on ne choisit pas. Ça vous dit qu'on aille manger quelque part quand tout ça sera fini ? La compagnie de gens sains d'esprit me manque un peu, j'avoue.

Il ne montrait aucune inquiétude quant à la suite des événements. En fait, il ne simulait pas : il était vraiment juste blasé par la situation. Il ne savait pas exactement ce qui l'attendait, mais il sentait juste que ça allait le soûler.
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Arn Bullet
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MessageSujet: Re: Lorsque les esprits se réveillent...   Sam 2 Juil - 12:49

Le Mentis Animalis était bondé et une bonne partie de la communauté des métamorphes y était rassemblée. Tout au long de la journée, ils s’étaient succédés dans le labyrinthe minéral qui menait au sanctuaire sans trop savoir où ni pourquoi ils avançaient.

Arn les y attendait, silencieuse et calme en dépit des munins qui s’étaient agités autours d’elle tout le jour durant. Dans la foule inquisitrice, elle voyait quelques visages qui lui étaient familiers et d’autres , au contraire, dont elle était certaine de ne jamais les avoir croisés en ville ni même aux derniers rassemblements de leur communauté. Ce qui ne l’étonna pas plus que cela, elle n’allait pas se targuer de connaître tous les métas de la Nouvelle Orléans dont le nombre sans cesse croissant venait d’être alourdis par l’arrivée de deux gangs rivaux. Elle espérait que tous respecteraient ce lieu qui respirait le calme et la sérénité et qu’aucune rixe n’éclaterait durant la cérémonie. Lorsque les munins se faisaient sentir auprès de tous, les réactions se faisaient presque incontrôlables.

La jeune femme observait la foule, saluait certains et répondait vaguement aux questions des autres. Tout se saurait en temps et en heure et elle n’allait pas se mettre à répéter une centaine de fois la même chose uniquement pour satisfaire un peu plus tôt la curiosité qui piquait ses interlocuteurs. Certains s’impatientaient, d’autres tentaient d’entamer une conversation anodine pour faire passer le temps.

Lorsque il apparut que plus personne ne viendrait grossir les rangs déjà bien fournis dans le Mentis Animalis, elle s’avança en silence les munins bruissant à ses oreilles comme autant de flammes dans un brasier. Alors que certains regards se tournaient vers elle et que le silence se faisait peu à peu à force de coup de coudes et de balancements de tête dans sa direction, elle s’éclaircit doucement la gorge .


-Bonsoir à tous, métamorphes de la Nouvelle Orléans. Je suis Arn Bullet, Namir-ra de notre communauté. Certains d’entre vous doivent se demander ce qu’ils font ici, au Mentis Animalis notre sanctuaire, et quelle était la puissance qui vous y a guidé.

Les discours et les présentations publiques faisaient partit de ce qu’elle appréciait le moins dans son rôle pour leur groupe. Elle les voyait qui attendaient qu’elle explique le pourquoi de leur présence en ce lieu que la plupart ne semblait pas connaître. La présence des munins les plus anciens se pressant contre elle n’aidait en rien ses capacités de réflexion et d’expression, cependant il fallait faire avec car il fallait que tous soient au courant de la nouvelle.

- Antufa Ezili , notre Sachem, a mit au monde récemment un enfant dont l’animal-totem est encore un secret pour tous. Ses nouvelles responsabilités l’empêchant de s’occuper au mieux de notre communauté, les esprits estiment qu’il est grand temps de désigner un successeur à notre chère Antufa.

Alors que dans la foule certains soufflaient de dépit à cette annonce , les munins s’agitèrent à nouveau en tous sens et Arn interrompit son discours. Attendant un instant que le silence retombe sur leur sanctuaire.

-Tout comme moi certains semblent attristés par cette nouvelle, mais il serait égoïste d’empêcher notre bien aimée Sachem de s’occuper de son enfant sous prétexte qu’une tripotée de métamorphes compte sur elle. Voici la raison pour laquelle les munins nous ont tous fait venir jusqu’ici en laissant nos activités de côté, ils vont choisir le nouveau Sachem.

Un murmure d’excitation les parcourut tous, nul doute que certains espéraient être choisis comme successeur d’Antufa mais le mode de sélection était bien trop particulier pour que la simple volonté suffise. Arn , elle-même ne savait exactement lequel des métamorphes présents serait apte à exercer ce rôle important. Le successeur se devait d’être sage et probablement attentionné avec les métamorphes. La jeune femme espérait que la personne choisie parviendrait à resserrer les liens entre changelins, à en faire un groupe soudé . Elle s’avança au milieu du sanctuaire, les munins toujours invisibles tournoyant autours de son corps en un nombre toujours plus important. Tous allaient participer à cette expérience mystique.

- A présent que vous êtes au fait de la situation, la cérémonie peut commencer. Les esprits s’insinueront partout, en tout à chacun pour nous sonder et choisir notre nouveau Sachem. Ne leur résistez pas cela serait inutile.

Aussitôt la jeune femme banda sa volonté, c’était comme si elle s’apprêtait à soigner quelqu’un sauf que cette fois, le patient englobait toutes les personnes présentes. Heureusement pour elle, les munins pouvaient agir seuls ce soir et n’avaient besoin que d’un guide pour les lancer, si cela n’avait pas été le cas ils lui auraient certainement pompé toute son énergie. La masse étouffante d’esprits qui les entourait tous se mit en mouvement, s’agita en tous sens , les heurtant tous sans que la plupart ne s’en rendent compte. Arn sentait son énergie filer doucement avec eux alors qu’elle les guidait et les incitait à voyager vers chacun. Jusqu’au dernier moment, personne ne sut qui avait été choisi puis d’un coup, tout s’éclaira.

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Ma vengeance !!! o /
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