Identification Emploi: Pickpocket Level dangerosité: 10 Age apparent: 17 ans
Sujet: Le boudoir d'Ellis Ven 24 Juin - 15:09
Quand elle est arrivée à la Nouvelle Orléans, plus ou moins incognito - impossible d'échapper à l'autre ridée de Mina - Ellis ne voulut pas faire étalage de sa fortune bien au chaud dans une banque New Yorkaise. En tant que parasite de service, dégainer des dollars au lieu d'en demander, ça fait désordre.
Une première nuit passée sous la pluie, trempée jusqu'aux os et sans croiser le moindre péquenot qui aurait laissé une porte cochère ouverte pour qu'elle se mette à l'abri l'avait convaincue de se chercher un endroit où se mettre au sec et lécher ses blessures en cas de mauvaises rencontre. Naturellement, elle se dirigea en premier lieu vers le métro, son caddie la suivant partout - ces caddies qu'utilisaient les grands-mères, pas ceux des hypermarchés - rempli à ras bord de ses petits larcins. Pour vite se rendre compte qu'elle n'était pas la seule "laissée pour compte" de cette ville. Entre la population qui allait et venait et les autres parasites de la ville, l'endroit grouillait de monde en permanence. Très peu pour elle, merci.
La visite des égouts fut... comment dire ? Ecoeurante. Certes la nourriture sur petites pattes au pelage gris abondait, mais l'odeur ! Non mais sentez-moi cette odeur ! A vous faire vomir n'importe qui ou pâlir de jalousie un zombi qui sentirait encore moins bon. Remarquez, blanc craie au lieu de vert, ça peut être sympa aussi. C'est à cette réflexion tout à fait débile qu'Ellis se dit également qu'il n'y avait pas de meilleure planque pour la viande avariée sur pattes de la ville, en cas de grosse connerie... Pas moyen d'être tranquille, dingue !
Il ne lui restait plus que le squat, dont elle investit la toute dernière pièce, le plus loin possible des entrées. Le long couloir qui menait à son boudoir était parsemé de tessons de verre au sol, histoire d'entendre le moindre intrus qui y poserait les pieds, puis de quelques pièges de sa fabrication pour s'assurer la tranquillité dont elle avait besoin.
Le reste de "l'ameublement" était vraiment sommaire, si l'on oubliait les chandeliers volés dans une des riches demeures de la ville, où brûlaient des bougies en permanence. Ellis aime tout particulièrement cette lueur à la fois douce et dangereuse. Dans un coin de la pièce, un trou fait maison faisait l'affaire pour y stocker ses poches de sang, qu'elle se procurait au nez et à la barbe des autorités de la ville, par voie postale. Vu les tordus qui se promènent en ville, prudence est mère de sûreté. Ses vêtements, des plus défraîchis pour jouer son rôle de clocharde aux plus luxueux pour s'introduire en douce dans les soirées mondaines, trônent dans les restes d'une armoire rafistolée, enduite d'huile essentielle de cèdre pour éloigner les mites. Certains Wiccans sont de bons fournisseurs, quand on sait les caresser dans le sens du poil ! Vient ensuite un tas, dans un autre coin de la pièce, composé essentiellement de porte-feuilles vides, de montres et d'objets en tout genre, bien pratiques quand elle veut faire un peu de troc.
Il n'y a qu'un luxe qu'elle s'est permit, et qui explique son besoin de tranquillité : un lit. Un VRAI lit. Qu'elle s'est fait livrer ni-vu-ni-connu-je-t'embrouille. Vivre comme une indigente, d'accord. Sans pouvoir dormir dans un lit, c'est juste hors de question. Elle aurait pu voler un cercueil vide, c'est monnaie courante les tombes vidées de leurs corps à la NO. Dites vous juste que si elle avait voulu côtoyer l'odeur de la mort à chaque fois qu'elle avait besoin de repos, elle se serait tapée un zombi. Non, vraiment. Rien de mieux qu'un bon lit !
Reste juste à savoir qui, le premier ou la première, sera invité dans son boudoir. Mystère et boule de gomme. Eh puis admettez tout de même qu'un squat en sous-sol, c'est vachement pratique la journée.
Le boudoir d'Ellis
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