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 La belle et le gentilhomme - Terminé

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MessageSujet: La belle et le gentilhomme - Terminé   Mar 14 Juin - 4:19

La marche vers la demeure d’Ophelia fut beaucoup plus hâtive que la promenade à Weston Parl. Leurs pas étaient plus rapides, leurs regards ne s’attardaient plus autant aux détails qui les entouraient. Ni l’expression faciale de quelques groupies qui les admiraient, ni la lueur bienfaisante de la lune. Toutes des choses qui normalement auraient été non seulement remarquées, mais appréciées par la vampire. Seulement cette fois, alors que sa main reposait doucement dans celle de Camille, la seule chose qui comptait, c’était de se rendre le plus rapidement possible chez elle. Pas qu’elle avait l’intention de se déshabiller une fois la porte fermée et de sauter au cou du garde du corps presque aussitôt, mais cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas reçu un homme chez elle dans ces circonstances. Il était déjà arrivé que Camille soit invité chez elle par l’entremise de Mina; il arrivait à la souveraine de visiter sa meilleure amie et son garde du corps l’accompagnait presque à chaque fois. Cette fois, cependant, il était là seul, et parce que Ophelia l’avait invité. Et ce n’était pas pour prendre le thé.

Dix minutes plus tard, les deux vampires se tenaient devant la porte de la maison d’Ophelia. De l’extérieur, c’était une maison de taille normale, coquette, aux accents de rouge, de noir et de blanc. Il n’y avait pas beaucoup de fleurs devant, seulement un grand saule. La Tutrice ne prit cependant pas le temps de commenter sa demeure; elle n’en avait tout simplement pas envie. S’il avait envie de savoir quel genre d’engrais son jardinier utilisait, elle le lui dirai, mais ce n’était pas important pour l’instant. Elle était presque certaine que lui aussi ne verrait pas d’inconvénient à ce qu’ils entrent tout de suite. Ophelia déverrouilla donc la porte de sa demeure et y entra d’abord, désactivant le système de sécurité avant de laisser son compagnon entrer par la suite. C’était même lui qui avait insisté pour qu’on le lui installe, lorsqu’elle avait été nommée Tutrice. Il ne pouvait pas toujours être en sa compagnie, et elle comptait tellement pour la maîtresse… Ce souvenir traversa son esprit alors qu’elle refermait la porte derrière lui, sans oublier de la verrouiller. Ses doigts fins glissèrent le long du mur pour venir chercher l’interrupteur des lumières du premier étage, révélant en un éclair le salon et la cuisine. La décoration était à la fois rétro et moderne; on y voyait des meubles surtout modernes, mais quelques pièces, comme un divan, expiraient le charme des années 1920 et 1930. Les tons de rouge, de brun et de doré étaient récurrents.

La jeune vampire retira ses souliers à talons hauts, sa différence de taille avec Camille d’autant plus claire, puis s’avança vers le salon et se dirigea tout de suite vers le petit bar qui y trônait. Elle sortit deux verres, y déposa quelques glaçons et servit du whisky – vieux, cher et surtout très goûteux – avant de prendre les verres dans ses mains, en offrant un à son compagnon. Ophelia lui sourit doucement, lui adressa un clin d’œil puis, après avoir doucement élevé son verre en sa direction, pris une petite gorgée du liquide ambré, se satisfaisant de la chaleur de l’alcool dans son œsophage. La Tutrice s’approcha du garde du corps et laissa l’une de ses mains se glisser contre son côté, puis sa hanche, avant de glisser ses doigts sous le tissu de la chemise de celui-ci, grattant sa peau du bout de ses ongles.


« Bienvenue chez moi », chuchota-t-elle sans le quitter des yeux, son corps attiré vers le sien d’une façon presque incontrôlable.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Jeu 16 Juin - 14:33

Manifestement, l'heure n'était plus à la flânerie perdue dans l'admiration du paysage. De toute évidence, Ophelia avait hâte d'arriver à son domicile, et Camille calquait son pas sur le sien, gardant sa main captive. Il devait reconnaître, bien que grand adepte des charmes nocturnes du parc et de la ville, il n'était pas moins pressé qu'elle de se retrouver dans un endroit plus intime. Il ne savait pas jusqu'où la nuit les mènerait, et à vrai dire cela lui importait bien peu. Elle avait levé chez lui le besoin qu'il avait toujours eu d'attendre avant de satisfaire ses envies, mais il continuait également d'apprécier sa simple présence, aussi toutes les situations lui conviendraient-elles. Pouvoir se plier aux désirs était tout ce qu'il demandait, et lui suffisait amplement afin de juger la nuit parfaite.

Il se rendit compte que c'était la première fois qu'il se rendait chez la Tutrice en tant qu'invité. Il y était déjà venu, bien entendu, mais à titre professionnel, alors qu'il y escortait sa souveraine. Il eut une pensée fugace pour elle, espérant que les troubles actuels n'allaient pas lui nuire, à elle ou à sa position. Il la respectait en tant que supérieure, mais également en tant que personne, et son instinct protecteur à son égard s'était, au fil des années, développé bien au-delà du strict cadre professionnel. Toutefois, il savait qu'il ne pouvait rien pour elle à cet instant, et préféra en revenir à de plus douces pensées.

Le vampire ne put retenir un sourire approbateur en constatant qu'Ophelia veillait à utiliser le système de protection qu'il l'avait poussée à installer. La technologie avait parfois ses avantages et, bien que lui-même ne comprenne pas grand chose à tous ces nouveaux outils, il se sentait plus serein de savoir que la dame de nuit n'était pas laissée sans protection lorsqu'il n'était pas là. Bien qu'il le connût déjà, il ne put s'empêcher d'admirer à nouveau l'endroit. Sa propriétaire avait en effet su marier à merveille la décoration moderne et celle de son époque, ce que lui-même aurait été bien incapable de faire.

Il détourna finalement son attention de l'appartement pour en revenir à son vrai centre d'intérêt, qui justement venait de leur servir à boire à tous deux. Camille savoura le goût de l'alcool contre son palais, y reconnaissant un whisky âgé de grande qualité. À ses yeux, rien ne valait un bon vin français, mais il savait malgré tout apprécier divers bons alcool, et fut touché de l'attention de sa compagne. Il déposa son verre avec un sourire ravit lorsqu'elle vint se presser contre lui pour lui souhaiter la bienvenue. La sensations des ongles sur sa peau réveillait la chaleur qui l'avait envahit un peu plus tôt. Il la prit dans ses bras et la serra contre lui, puis l'embrassa avec passion avant de lâcher dans un murmure :

« Belle dame, soyez sure que cette invitation me ravit en tous points. »

Ce faisant, les mains du Protecteur avaient commencé à découvrir le corps de sa compagne d'une manière quelque peu moins chaste que jusqu'alors, bien qu'il se tînt prêt à cesser ce contact au moindre soupçon que celui-ci déplût à sa destinataire.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Dim 19 Juin - 19:44

Ophelia ne pouvait tout simplement pas expliquer ce qui se produisait à ce moment-là, alors qu’elle sentait toutes les fibres de son corps vibrer rien qu’à plonger son regard dans celui de Camille. Quelque chose en la Vampire fondait, lui faisait flancher les genoux, lui donnait des papillons au creux du ventre. Elle aurait pu le regarder ainsi pendant des heures, à se délecter des yeux d’émeraude du garde du corps qui parcouraient son visage, les courbes de son corps. Elle se sentait si vulnérable et si forte à la fois. Avec lui, elle était femme, elle était belle. Mais elle ne pouvait absolument pas lui résister. Il la tenait au creux de sa main, il pourrait lui faire faire tout ce qu’il désirait. C’était étrange, se laisser envahir de ces sentiments presque étouffants et n’y offrir aucune résistance.

La Tutrice su, lorsque Camille l’embrassa avec une passion inégalée, qu’elle était amoureuse de lui. Ce n’était plus qu’une impression, c’était une certitude.

Elle n’eut pas le temps de lui répondre qu’elle sentit les mains de son collègue se faire plus aventureuses, tout en restant dans ce qui pouvait être considéré comme respectable. Ophelia sentait les paumes froides mais tellement invitantes de Camille se presser plus fermement contre son corps, contre sa taille, ses hanches, ses épaules. Il était beaucoup plus passionné, prenant tout son temps pour qu’elle sente bien chacune de ses caresses. La Vamp esquissa un fin sourire et approcha à nouveau son visage du sien. La brune vint titiller le lobe d’oreille de son tendre du bout de sa langue avant d’y chuchoter, en français :


« Oh, mais vous vous faites plus audacieux, mon cher… Ça me plait. »

Puis elle se lança, ses lèvres se joignant une autre fois à celles de l’homme qu’elle aimait, y mettant toute l’affection qu’elle ressentait pour lui. Alors que l’une de ses mains se faisait de plus en plus insistante sous la chemise de Camille, ses ongles lui griffant doucement le bas du dos, l’autrel, après avoir maladroitement déposé le verre de whisky sur une table haute, s’affairait tendrement sur son torse, ses doigts s’attardant aux deux premiers boutons de son vêtement, les défaisant habilement. Non, pour l’instant, elle ne voulait pas mener ça plus loin. Elle voulait juste le toucher, sentir sa peau sous ses doigts, sentir qu’elle lui donnait des frissons. Se donner l’illusion, pour un instant, que son cœur s’était remis à battre pour elle.

« Je t’aime, Camille… Je veux être tienne… », souffla-t-elle entre deux baisers.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Sam 25 Juin - 14:19

Camille esquissa un sourire amusé lorsque sa compagne lui avoua son approbation quant à l'audace nouvelle dont il faisait preuve. Lui-même devait reconnaître que, s'il n'en avait pas l'habitude, c'était malgré tout très agréable. Il y avait le désir charnel, bien entendu, mais pas seulement. Il sentait qu'Ophelia prenait son temps, qu'elle n'avait peut-être même pas encore décidé de ce qui allait se passer en cette soirée. Et c'était très bien. Il se sentait tellement bien, là, simplement à la tenir dans ses bras, à parcourir la douceur de sa peau, à sentir ses mains à elle sur lui. Il sentit qu'il aurait pu rester ainsi pour l'éternité, si elle le lui avait demandé.

Alors qu'elle l'embrassait une nouvelle fois, il put sentir à quel point ces sentiments étaient partagés. Ses désirs, son affection, son amour même, ne faisaient aucun doute dans l'esprit du vampire, et il ne lui serait même pas venu à l'esprit de les remettre en cause. Cette idée le rendit plus heureux qu'il ne l'avait été depuis bien longtemps. Quel plus grand bonheur existait-il, en effet, que d'être aimé par l'élue de son cœur ? La belle ne tarda d'ailleurs pas à le lui confirmer de vive voix, invitant un sourire affectueux sur les lèvres de son compagnon. Ce dernier hocha très légèrement la tête, dans une dénégation infime de la dernière partie des propos de sa dulcinée. Subtilement, ses mains changèrent de place jusqu'à ce que la demoiselle se retrouve serrée dans une étreinte plus affectueuse que lascive, dont seule elle pourrait se défaire. Si elle le souhaitait. Le fils de la nuit posa son front sur celui de sa bien-aimée avant de lui répondre d'une voix douce bien que convaincue, presque passionnée.

« C'est moi qui suis tien. Je t'appartiens, de tout mon être. Mon corps, mon cœur et mon âme, si j'en ai encore une, t'appartiennent, pour aussi longtemps que tu me feras le bonheur d'en vouloir. »

Il n'aurait pu être plus clair ni plus sincère dans ses paroles. Il s'était offert à elle, de manière totale et inconditionnelle. Si elle le voulait bien, il ne deviendrait pas seulement son amant mais également son protecteur et son chevalier servant, fidèle, loyal et dévoué. Car il était ainsi et ne savait aimer que de cette manière : entièrement, et sans compromis. Il ne pouvait plus offrir sa vie, mais il lui vouerait sa mort s'il le fallait, si elle le voulait.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Jeu 30 Juin - 4:43

Le comportement des deux vampires aurait pu sembler irréfléchi et dangereusement spontané pour quelqu’un à l’extérieur de la situation. Certes, ils se connaissaient depuis quinze ans, et cela faisait déjà deux semaines qu’ils se voyaient de temps à autres, mais ce qu’ils venaient de faire était une promesse d’éternité, un aveu d’un amour inébranlable. Pouvaient-ils vraiment être certains de tout ce qu’ils disaient? Pour Ophelia, un siècle et demi d’aventures sans lendemain, de relations peu significatives, de déception et de cœur brisé, c’était bien suffisant. C’était sans doute semblable pour Camille. Seulement il en avait sans doute vécu deux fois plus. Elle avait envie d’être amoureuse pour toujours, de se sentir aimée, de traverser l’éternité qui l’attendait avec un seul homme qui la comblerait.

Et selon les dires du garde du corps, il était prêt à tenter sa chance. La plus jeune n’aurait pas pu s’en voir plus réjouie. C’était lui qu’elle voulait, lui et personne d’autre. La Tutrice le savait, à regarder dans ses yeux, à sentir ses doigts serrer sa peau au-dessus de ses vêtements, à entendre sa voix chaude lui murmurer absolument tout ce qu’elle voulait qu’il lui dise, que c’était aussi réciproque. Elle avait trouvé sa moitié. Son âme sœur.

La vampire sentit un bref élan de mélancolie s’emparer d’elle lorsqu’elle se surprit à envier aux humaines leur capacité d’engendrer la vie. Elle n’aurait jamais le privilège de sentir un petit être grandir dans son ventre, de le sentir naître et de le voir s’épanouir avec les années. Une centaine d’années et quelques miettes n’était apparemment pas suffisant pour faire disparaitre son instinct maternel.


« Pour toujours, Camille…? », demanda-t-elle d’une voix cristalline.

À peine eut-il répondu que la vampire l’embrassa à nouveau, cette fois avec une passion et un désir qu’il était impossible de masquer. Elle le désirait plus que jamais. Elle voulait s’unir à lui physiquement, de toutes les façons possibles. Elle voulait le sentir en elle, qu’il lui fasse l’amour. Elle était prête. Les caresses de la demoiselle se faisaient de plus en plus avides, ses doigts défaisant tous les boutons de la chemise de Camille, tirant lentement sur le tissu pour qu’il tombe sur le sol. Elle laissa ses ongles marquer la peau pâle de son torse musclé, descendre le long de son ventre jusqu’à ce que ses doigts atteignent son pantalon. Mais elle n’était pas sur le point de le dénuder en entier, non. Ophelia voulait savourer chaque instant de ce qui allait suivre.

La jeune vampire se recula un instant, observant le corps de son amant d’un œil gourmand, puis lui adressa un fin sourire avant de prendre la main dans la sienne. Silencieusement, la Tutrice guida Camille vers les escaliers et les monta un à un jusqu’à ce qu’ils arrivent au deuxième étage. Encore quelques pas, et ils arrivèrent à la chambre vaste d’Ophelia. Elle était décorée avec goût et richesse. Un très grand lit à baldaquin trônait contre l’un des murs de la pièce, ses rideaux rouge et noir donnant une profondeur et une chaleur à l’endroit. La décoration était semblable au reste de la maison; moderne, avec quelques clins d’œil au passé.


« Tu sais, Camille… Tu es le premier homme qui voit l’intérieur de ma chambre à coucher ici… », souffla-t-elle avant de reprendre son baiser où elle l’avait laissé.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Ven 1 Juil - 8:56

Camille sentit la langueur qui avait saisit sa douce durant un instant et, bien qu'il ne sût pas ce qui l'avait causé, son cœur se serra à cette pensée. Il aurait souhaité pouvoir effacer toute cause de chagrin pour sa dulcinée, faire en sorte qu'elle ne soit qu'heureuse à chaque instant. Il était bien conscient que c'était parfaitement impossible, pourtant, même après plus de trois siècles, il supportait toujours difficilement de voir une femme triste, plus encore lorsqu'il s'agissait de l'élue de son cœur. Il la serra un peu plus contre lui, pour tenter de consoler tant soit peu cette mystérieuse tristesse, avant de souffler la réponse à la question qu'elle avait posée à son oreille, dans un doux murmure.

« Si c'est ce que tu souhaites. »

Il ne croyait pas vraiment en l'amour éternel. Chaque personne évoluait à sa manière, et cela finissait immanquablement par desserrer les liens qui avaient pu se créer. Pour autant, lui-même n'avait jamais oublié celles qu'il avait aimée, chacune à sa manière. Ses sentiments s'étaient estompés avec le temps et l'absence, certes, mais jamais tout à fait éteints. Et il n'avait jamais quitté aucune de ses compagnes, il n'avait fait que les laisser partir lorsque l'envie s'en était fait ressentir pour elle. Aussi, il savait que si Ophelia continuait de le vouloir auprès d'elle au cours des siècles, il serait toujours là, fidèle et dévoué, aimant comme au premier jour.

Le baiser dont elle le gratifia ensuite laissait peu de doute quant au fait que sa brève mélancolie avait rapidement été remplacée par d'autres sentiments de bien meilleur augure, qui rassurèrent le vampire autant qu'ils le comblèrent. De nouveaux frissons de plaisir le parcoururent tandis que les mains de sa compagne le sillonnaient et le libérait de sa chemise, se faisant bien plus conquérantes qu'un peu plus tôt. Il semblait évident que la demoiselle avait finalement décidé du devenir de cette soirée, et le gentilhomme n'avait aucune intention de décevoir ses attentes.

Il la laissa l'examiner tant qu'elle voulait, l'air amusé et attendri, puis la suivi docilement lorsqu'elle saisit sa main et le guida à travers la maison. Un sourire en coin se dessina sur son visage lorsqu'il découvrit la chambre de sa dulcinée, décorée avec autant de goût que le reste de la maison, et surtout son lit. Une couche de princesse, cela lui allait tellement bien... Le vampire répondit au baiser que sa dame lui offrait, avant de répondre à la remarque qu'elle avait fait.

« J'en suis très flatté. J'espère me montrer digne de cet honneur... »

Cette fois, ce fut à lui de l'embrasser, avec fougue et passion, tandis que ses mains habiles s'affairaient à la libérer à son tour de la chemise qu'elle portait, sans omettre de gratifier sa peau satinée de caresses régulières et enflammées.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Dim 3 Juil - 3:16

« Je suis certaine que tu le seras, chéri… »

Ces derniers mots furent à peine soufflés contre la peau de Camille alors que celui-ci s’approchait d’Ophelia pour l’embrasser à nouveau. Plus question de faire marche arrière, le processus était bien enclenché. Et honnêtement, ni elle ni lui ne voulait freiner ce qui se produisait. La vampire frissonna longuement au contact ardent des lèvres avides de son amant contre les siennes, s’accrochant fièvreusement à ses épaules nues. La demoiselle restait attentive à chacun des mouvements de Camille, son corps ondulant doucement à chaque fois qu’un bouton de sa chemise cédait sous les efforts du garde du corps. Bien vite, après s’être également tortillée hors de l’étreinte de sa jupe serrée, la vampire se retrouvait en proie aux yeux gourmands de l’homme.

Elle portait en guise de sous-vêtements une ensemble de soutien-gorge, de string et de porte-jarretelle en dentelle noir et violet qui mettait un accent alléchant sur ses courbes bien avantageuses. On aurait presque dit qu’elle s’attendait à avoir de la compagnie, ce soir-là. Ce qui était peut-être le cas. Elle sourit un peu timidement à son tendre, partagée entre l’envie de s’offrir à lui tout de suite ou celle de le faire attendre. Elle opta pour la deuxième, le laissant profiter de la proximité de son corps encore un instant avant de se reculer un peu. Ophelia adressa un clin d’œil malin à son chéri et, du bout des doigts, le poussa jusqu’à ce que le derrière de ses genoux se retrouve contre le bord du matelas. Elle le poussa encore un peu, le forçant ainsi à s’asseoir sur le lit, puis l’enjamba. Elle était à présent installée à cheval par-dessus lui, tous les deux en positions assise.

Les deux bras de la Tutrice s’enroulèrent délicatement autour de la nuque de Camille alors qu’elle le regardait toujours droit dans les yeux, un sourire aguicheur pendu à ses lèvres. Elle les laissa s’aventurer contre la joue puis contre la mâchoire du garde du corps, remontant lentement jusqu’à son oreille. La brune en taquina le lobe du bout de sa langue et murmura doucement, en français et d’un air faussement tragique :


« Oh mais qu’allez-vous donc faire de moi maintenant, sire? »

[Pardon pour la taille :S ]
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Lun 4 Juil - 14:35

Le vampire savoura le spectacle que lui offrait sa compagne, désormais libérée de ses couches de tissus superflus, n'arborant que sa beauté et un ensemble de dessous exquis. Voilà au moins une chose de cette époque à laquelle il n'aurait pas de mal à se faire... S'il continuait de regretter le manque de tenu des vêtements actuels, qui ne laissaient plus guère de place à l'imagination, il fallait reconnaître que les créateurs de lingeries avaient fort bien appris à mettre le corps d'une femme en valeur à un niveau plus intime.

Il se délectait de cette vision, ne dissimulant ni les regards qui parcouraient sa dulcinée, ni l'envie qu'ils faisaient naître chez le gentilhomme, tandis qu'il se laissait docilement repousser jusqu'au matelas, où il s'assit sans rechigner. Un sourire amusé et fripon se dessina sur ses lèvres fines lorsqu'Ophelia s'installa sur ses genoux pour venir l'aguicher, mimant la demoiselle en détresse. Il fit un geste faussement désemparé soulignant son incapacité à s'échapper avant d'enrouler ses bras autour du corps de sa belle.

« Étant donné la situation, j'aurais plutôt pensé que c'eut été à moi de poser cette question, noble princesse. Encore que... Soudainement il se releva, portant sa prétendue prisonnière avec une facilité déconcertante. Il l'embrassa fugitivement avant de continuer. Je pourrais peut-être vous enlever, et vous faire mener en esclavage dans un pays exotique, où vous seriez vendue une fortune à un prince du désert. »

Tout en parlant, il s'était retournée, et il en profita pour jeter Ophelia sur le lit avec une violence feinte, masquant une douceur calculée. Il se retrouva allongé sur elle, une main retenant les poignets de sa pauvre victime, tandis que l'autre partait à la découverte des fiefs encore inexplorés de cette chair si désirable. Sa voix n'était plus qu'un murmure.

« Ou bien je pourrais séquestrer. Vous seriez ma captive éternelle, et je vous ferais subir indéfiniment les derniers outrages, sans que vous puissiez rien faire pour vous défendre... Voilà une idée qui me semble bien meilleure... »

Il abandonna temporairement le jeu, libérant les mains entravées pour pouvoir mieux profiter de ce corps qui s'offrait à lui tout en embrassant avec un feu renouvelé l'élue de son cœur. Qu'elle avait la peau douce ! Il lui sembla que jamais il ne pourrait se lasser de la toucher, la caresser, en explorer chaque centimètre comme il le faisait à cet instant.

Il commença à s'intéresser d'un peu plus près aux dessous qu'elle portait encore, et surtout à la manière dont il pourrait les lui ôter. Rien ne pressait, il n'avait aucune intention de s'acharner dessus, il commençait simplement à envisager la possibilité. S'il avait réussi à vaincre les corsets et les indénombrables jupons de la belle époque, il ne doutait pas de pouvoir venir à bout de ces quelques fermoirs basiques. Et s'ils lui opposaient trop de résistance, il pourrait toujours simplement les arracher à sa compagne, si le désir se faisait trop impérieux. Il saurait se faire pardonner cette légère insubordination, il n'en doutait pas... Mais il n'en était pas encore là, ils avaient tout le temps... La nuit entière leur appartenait, et il n'allait pas presser les choses, alors que chaque instant était si délectable !
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Mar 5 Juil - 3:36

Ophelia se vit réjouie de voir que Camille avait bien compris où elle voulait en venir avec ses airs de tragédienne grecque. La vampire était une femme qui, bien que capable de faire une dominatrice des plus excitantes, préférait qu’on la mène. Elle aimait être malmenée, dirigée, manipulée. Cela ne l’empêchait pas d’avoir beaucoup d’initiative, de savoir exactement ce qu’elle voulait et de le faire savoir à ses amants. Elle aimait seulement qu’on la maltraite un peu. Ses tendances à la soumission et au masochisme avaient toujours été présentes. Bien entendu, il n’était pas question ici de vraie violence. Disons seulement que les égratignures et que les morsures étaient les bienvenues… Avec un peu de chance, Camille ne serait pas gêné de satisfaire ces quelques petits caprices.

La vampire se laissa manipuler avec plaisir, se rappelant à quel point les amants vampires étaient plus intéressants que les humains non seulement grâce à leur force mais aussi de par leur amour naturel pour les plaisirs du sang et de la chaire, et laissa ses bras enlacer la nuque de son amant-à-en-devenir. Elle poussa un petit cri de surprise lorsqu’il la lança sur le matelas mais en fut loin d’être offusquée. C’était en fait un fort bon présage. Son regard gourmand le regarda s’installer par-dessus elle, se faisant des plus complaisantes tandis qu’il serrait fermement ses poignets entre les doigts de sa main. Elle adorait se sentir toute petite, prise au piège. Malgré sa position soumise, la Vamp ne perdait pas le feu dans son regard, cet air de rébellion toujours bien ancré dans les traits de son visage. Ce n’est que lorsque les mains glaciales de son amant se posèrent sur sa taille fine que toute résistance disparu totalement. Elle frissonna lentement, son corps ondulant en calquant les mouvements de la main qui l’assaillait.


« Hmm, vous êtes si cruel… », souffla-t-elle fébrilement.

Alors que les lèvres avides et voraces de son amant capturèrent les siennes en un énième baiser, la Tutrice se sentait devenir elle-même de plus en plus impatiente. Sa peau contre la sienne était absolument irrésistible, et il lui tardait de mener cette union à un niveau supérieur. Mais elle voulait aussi le faire attendre un peu, le faire languir, le voir supplier du regard… L’une des mains de la demoiselle glissa le long du torse du garde du corps jusqu’à son pantalon, dont elle défit habilement la boucle. Elle avait remarqué que le vêtement se faisait de plus en plus serré autour de sa taille.


« Vous devriez être un peu plus à votre aise maintenant, monseigneur… Moins comprimé, dans tous les cas »

Ophelia ponctua sa phrase d’un fin sourire avant de venir plonger ses canines dans le petit creux situé entre le cou, la mâchoire et l’oreille gauche de son amant. Son sang sucré se déversa dans sa bouche, une petite goutte renégate glissant le long de son menton et de sa poitrine, se logeant entre ses seins. C’était un festin pour les sens… Il était si beau, si bon. Et ce n’était que le début.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Mer 13 Juil - 21:12

Le vampire n'était pas mécontent de céder aux caprices de sa dulcinée. Pour commencer, rien ne lui procurait plus de plaisir que de satisfaire sa partenaire. Mais aussi, il fallait bien reconnaître que ce petit jeu lui plaisait particulièrement. Bien entendu, il aurait été parfaitement incapable de réellement faire du mal à une femme de cette façon, a fortiori à celle qu'il aimait. Mais là, c'était différent. Il ne s'agissait pas de la blesser réellement, mais simplement d'innocentes morsures, éventuellement de légères écorchures... Rien de bien grave en somme.

Et il devait bien admettre que la sensation de pouvoir, même si elle n'était que simulée, avait quelque chose de grisant. Il n'était pas dans son caractère d'être dominateur, bien au contraire, mais il était très plaisant de se sentir le maître une fois de temps en temps. Surtout avec la conviction qu'en plus, cela faisait plaisir à sa belle.

Camille laissa échapper un petit soupir de satisfaction alors qu'Ophelia dégrafait son pantalon. Il était vrai qu'il commençait à se sentir à l'étroit, là-dedans. Ce geste eut par ailleurs l'autre avantage de faire germer une idée dans l'esprit du gentilhomme. Ses mains délaissèrent temporairement la peau de nacre de son amante. L'une d'elle revint enserrer les poignets délicats de la demoiselle, tandis que l'autre attrapait la boucle de ceinture récemment ouverte et la dégageait de son pantalon. Une lueur amusée brilla dans le regard du vamp alors qu'il embrassait à nouveau sa proie pour distraire son attention pendant qu'il l'attachait à un des montants du lit. Bien entendu, il se doutait qu'il n'avait pas réellement besoin de ce stratagème, et qu'elle se serait volontiers laisser faire, mais c'était bien plus amusant ainsi. De la même manière, le nœud qu'il avait fait était réalisé de telle sorte qu'il donne l'impression de serrer les membres qu'il entravait, mais qu'Ophelia puisse facilement s'en défaire si elle le souhaitait vraiment.

« Il semble que vous ne puissiez plus fuir, désormais. Vous voici totalement en mon pouvoir. Voyons ce que vous êtes prête à faire pour obtenir ma grâce... »

À ces mots, il laissa ses mains glisser des poignets de sa victime le long de ses bras, effleurant à peine la peau soyeuse. Arrivant aux épaule, le gentilhomme déposa un baiser sur chacune d'elle, à peine une caresse du bout des lèvres, sans pour autant stopper la course de ses mains qui commençaient maintenant à descendre le long des courbes langoureuses de la damoiselle. Il parcourut ainsi son corps entier, le parsemant régulièrement de délicats baisers, avec des gestes d'une lenteur calculée, savourant les frémissements de désir qui la parcouraient. Puisqu'elle ne pouvait plus que subir, il comptait bien la faire languir un peu. Ensuite, il s'attaquerait au démantèlement de ces affriolants dessous. Mais d'abord, il tenait à la savourer tout entière.


HRP : Navrée pour l'attente, j'espère qu'au moins le post te conviendra :/
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Mar 2 Aoû - 5:41

L'une des mains de la nocturne avait commencé sa course le long du ventre et des hanches du Vamp pour venir effleurer du bout des doigts le tissu tendu de son pantalon. Mais bien malgré elle, à la dernière seconde, Camille déroba sa main à sa tache et l'agrippa avec une certaine fermeté qui plaisait beaucoup à la Tutrice. Elle le sentait plus fort, lentement un peu plus à l'aise avec le rôle qu'elle lui imposait, en quelque sorte. Le regard à la fois incrédule et avide de celle-ci suivi les gestes du garde du corps, se voyant aussitôt émoustillée de voir ce qu'il avait derrière la tête. Se servir de sa ceinture pour l'attacher... Ophelia se mordilla doucement la lèvre inférieure, son corps se cambrant naturellement de désir et d'appréhension puis plongea à nouveau son regard dans celui de son amant une fois que ses mains furent bien immobilisées. Elle savait bien entendu qu'elle pourrait se défaire de l'étau de cuir mais pour l'instant, elle n'en avait aucunement l'intention.

« Oh je vous en prie, mon seigneur, soyez indulgent. Je ferrais tout, je vous en supplie... », gémit-elle, son regard azur se faisant aussi implorant que ses paroles.

Mais rien qu'à entendre son ton, on pouvait savoir qu'elle ne voulait rien d'autre à cet instant précis qu'être prise dans cette situation, captive entre le corps de l'homme qu'elle aimait et le matelas de son lit, ses bras retenus par la ceinture qu'elle avait elle-même débouclé quelques secondes plus tôt. L'heure du supplice était maintenant arrivée et rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que cela. Chaque caresse était comme une brûlure dont la sensation se collait à la peau, même une fois le choc passé. Chaque baiser était comme une décharge électrique, s'étendant partout dans son corps, la faisait balancer, valser au rythme des caresses des lèvres de son homme. Les paupières entre ouvertes, la Vamp se laissant noyer dans cet océan de plaisir qui ne gagnait qu'à être exploré plus en profondeur. Mais elle restait à la merci de Camille et elle ne pourrait pas accéder aux plaisirs purement charnels que lorsqu'il le déciderait. Et il semblait beaucoup plus patient qu'elle- même.


[Mille fois désolée pour la taille et l'attente. Je vais me reprendre au prochain message, promis juré I love you]
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Mar 16 Aoû - 12:37

Le vampire se laissait enivrer par les délices de cette nuit merveilleuse, mais il n'en perdait pas le contrôle pour autant. Bien au contraire, toujours maître de lui-même, il faisait durer le jeu au maximum, prenait son temps de manière indécente. Il torturait sa dulcinée sous les baisers et les langoureuses caresses, savourant le désir qu'il sentait grandir en elle. Ce n'est que lorsqu'il la sentit sur le point de céder et de se libérer elle-même de ses liens, atteignant les limites de sa patience, qu'il daigna passer à l'étape suivante. Les dessous de la belle, finalement, ne firent pas de difficulté, bien que le gentilhomme ne se pressât toujours pas pour les lui enlever, désireux de la faire languir encore quelques secondes...

~...~


Plusieurs heures plus tard, ils reposaient côte à côte, fatigués et heureux. Ils n'étaient pas essoufflés et ne transpiraient pas, bien entendu, et seuls leurs cheveux en bataille et le désordre des draps témoignaient de leurs étreintes passionnées. La nuit avait tenu ses promesses, du moins en ce qui concernant Camille, et il espérait qu'il en était de même pour l'élue de son cœur. Il avait fait de son mieux pour combler ses désirs, exprimés ou implicites, et y avait pris ce faisant un rare plaisir.

Il restait alangui là, tenant la main de sa douce et contemplant sa nudité parfaite. Il était heureux, simplement, plus qu'il ne l'avait été depuis bien longtemps. Il pouvait encore sentir sur ses lèvres le goût de sa bien aimée, celui de sa peau et celui de son sang. Ses mains gardaient le souvenir de la douceur de la peau d'albâtre qu'elles avaient conquise. Leur union avait été fougueusement passionnée, tendrement sensuelle, parfois même délicatement violente, et son souvenir hantait encore avec bonheur l'esprit du vampire.

Il avait failli à ses principes, cette manière qu'il avait de faire longuement la cour à la femme qu'il désirait, et pas une seule seconde il ne le regrettait. Il savait au plus profond de lui-même qu'il l'aimait de tout son être, il n'avait pas besoin de plus de temps pour en être plus convaincu. Il aurait mis cette attente à profit pour la mériter, mais s'il était là c'était qu'elle considérait que c'était déjà le cas. Il espérait, d'ailleurs, ne pas l'avoir déçue, c'était bien la seule idée qui pouvait se frayer un chemin parmi les effluves de bonheur et de plaisir qui envahissaient le vampire. Plus tard, sans doute, reviendraient les doutes et les craintes, l'avenir incertain et l'inquiétude pour Mina. Mais en cet instant, tout cela s'était dissipé pour ne laisser de place que pour eux, elle, lui, leur amour et leur bonheur.

[HRP : OMG je te présente toutes mes plus plates excuses et je te prie de me pardonner, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je n'avais pas vu ta réponse o_o. Du coup j'ai préféré ellipser pour éviter que le sujet ne traine trop en longueur, j'espère que ça te conviendra. Dans le cas contraire, je peux bien entendu éditer, il suffira d'un MP.
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Lun 22 Aoû - 21:11

Un doux sourire apaisé ourlait les lèvres pulpeuses de la vampire alors qu’elle posait son regard d’azur dans celui de son amant, sa main bien nichée au creux de la sienne. Elle était comblée, plus qu’elle ne l’avait été depuis fort longtemps. Pas qu’au niveau physique – bien que cela faisait longtemps qu’elle avait succombé aux plaisirs de la chair – mais son âme d’éternelle romantique trouvait finalement quelque chose à quoi s’accrocher. Un espoir. Car en cette époque où la galanterie était presque totalement oubliée et où l’amour était plus superficiel que jamais, Ophelia avait trouvé un homme qui partageait sa vision d’un couple. C’était à chérir, presque à vénérer. Et bien que leur relation soit rapidement passée de civile à affectueuse, puis de affectueuse à amoureuse, elle ne le regrettait pas. La Vamp ne succombait pas facilement aux charmes de ses prétendants. Son attitude face à Camille avait été un peu dénaturée, mais elle s’expliquait entre autre par le fait qu’elle le connaissait depuis quinze ans. Et elle avait toujours eu un faible pour lui, elle devait se l’admettre.

Alors que la Tutrice laissait sa main libre caresser le torse et le ventre du garde du corps, elle se dit simplement que l’attente en avait valu la peine. Elle lui avait avoué son amour au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. De plus, avec tout ce qui se passait avec Mina, les mille et une incertitudes qui se dressaient devant eux, Ophelia était reconnaissante d’avoir quelqu’un pour la supporter. Et c’était réciproque, elle savait à quel point Camille tenait à sa Maîtresse.

Sortant un instant de sa torpeur, la Vamp adressa un doux sourire à l’homme qu’elle aimait et se redressa sur ses coudes pour approcher son visage du sien. Elle laissa son nez effleurer le sien avant de déposer ses lèvres contre les siennes, en un long et tendre baiser. Les amoureux pouvaient profiter encore un moment de la présence de l’autre; le soleil ne tarderait pas à se lever. Et il était temps de se préparer pour quelques heures de sommeil réparateur.

Silencieusement, la demoiselle se leva du lit moelleux et s’approcha du mur, où on pouvait voir l’interrupteur pour la lumière. Juste à côté se trouvait un bouton vert dont l’utilité restait anonyme. La vamp appuya sur le bouton et un grand rideau de métal vint se refermer sur les fenêtres qui ornaient sa chambre à coucher. On pouvait entendre la même chose à travers le reste de la maison, un bruit plus fort se faisant entendre lorsque la porte d’entrée fut scellée de la même façon. La jeune Vamp sourit finement puis retrouva sa place dans le lit, aux côtés de Camille. Elle vint coller sa tête contre son épaule, déposa un baiser au creux de son cou et dit simplement :


« Tu me rends heureuse, Camille… »

Elle marqua une brève pause et ajouta, sur un ton plus grave.

« Je m'en fais pour Mina, tu sais… J’espère que tout ira bien. »
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MessageSujet: Re: La belle et le gentilhomme - Terminé   Dim 11 Sep - 14:25

Pour la première fois depuis bien longtemps Camille se sentait en paix. Il était bien, simplement. Il se laissait happer par ce bonheur imprévu et oublié, comme flottant sur un nuage cotonneux. Il sentait, enfin, qu'il était à sa place. Il savait que c'était là qu'il devait être, et nulle part ailleurs : auprès de la femme qu'il aimait, et qui l'aimait, faisant ce qu'il pouvait pour la rendre heureuse. Rien d'autre ne comptait. Il la contemplait, autant avec les yeux qu'avec les mains, qu'il laissait errer doucement au hasard sur ce corps délicat.

Lorsqu'elle s'approcha pour l'embrasser, il se laissa enivrer par son parfum qui vint lui emplir les narines, l'éloignant encore un peu plus des préoccupations terrestres. Il l'admirait tandis qu'elle se levait, se demandant vaguement ce qu'elle faisait, mais sans y accorder grand importance, perdu qu'il était dans sa félicité. Toutefois, son esprit était encore suffisamment présent pour qu'il apprécie le système dont la demeure de sa chère et tendre était dotée. Il aimait à la savoir en sécurité.

Il suffit des quelques paroles d'Ophelia pour ramener le vampire dans le monde réel. Son visage s'assombrit légèrement au moment où l'illusion se laissa briser. Elle comptait, évidemment, et sans doute plus que tout le reste, mais il ne pouvait pas faire comme si il n'y avait qu'elle. Lui aussi s'inquiétait pour Mina, et il s'en voulait de son inaction et de son inutilité dans cette situation. Mais il devait se rendre à l'évidence : quelle que soit sa bonne volonté, il n'y avait absolument rien qu'il puisse faire pour aider sa Souveraine. Il ne savait même pas vraiment ce qui risquait de lui arriver, ce qu'elle risquait ni à quoi s'attendre. Il ne pouvait qu'attendre, spectateur impuissant des évènements.

Il se contenta de serrer sa dulcinée dans ses bras, faisant de son mieux pour la réconforter par sa présence, la chaleur de ses sentiments à défaut de celle de son corps.

« Moi aussi. Moi aussi... »

Il n'en dit pas plus, d'autres mots auraient été superflus. Il aurait voulu la rassurer, lui dire que tout irait bien, mais il n'en avait aucune certitude et était incapable de mentir à celle qu'il aimait. Alors il se contenta de se serrer un peu plus contre elle et, avant que le sommeil ne vienne, de se laisser encore happer par son doux parfum. Que l'Illusion les recouvre à nouveau et chasse leurs sombres pressentiments. Un peu, rien qu'un peu, puisque de toutes manières ils ne pouvaient rien faire d'autre qu'attendre...

[HRP : Fini pour moi, libre à toi de considérer le sujet comme terminé, ou de le conclure à ta façon =)]
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La belle et le gentilhomme - Terminé

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