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| | Exploration urbaine (terminé) | |
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Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Exploration urbaine (terminé) Ven 25 Fév - 0:07 | |
| Etan se posa sur une gouttière et la sentit flancher sous son poids. Il poussa un cri strident qui déchira la nuit et fit un bond de côté pour atterrir sur un morceau de toit solide. Le harfang des neiges ébouriffa ses plumes. C'était donc ça, la Nouvelle-Orléans ? Une chaleur moite et étouffante et cette odeur persistante d'égouts ? A cette époque de l'année, dans son Dakota natal, il faisait encore -20°C, une température somme toute vivifiante, et voilà qu'il se pavanait par +27° dans une ville inconnue... Enfin, se pavaner... Il avait plutôt l'air d'être passé dans un lave-linge...
Il s'ébroua et regarda autour de lui. Au moins, il ne mourrait pas de faim : de toute part, des mouvements attiraient son oeil et faisaient gronder son estomac. Tant de rats, c'était presque indécent ! Et quelle assurance ils affichaient ! A croire que personne ne les chassait jamais.
Etan fit taire son estomac et ses récriminations d'ordre météorologique et se concentra sur d'autres créatures. Les rues étaient animées, par cette chaude nuit de mars. Des hommes de toutes tailles et de tous aspects déambulaient, s'apostrophaient, entraient et sortaient des bars... Une telle agitation lui donnait le tournis : comment se faire une place là-dedans ?
Le harfang étendit ses ailes et se mit à survoler la ville. Il perçut les ambiances différentes des multiples quartiers : la silence du centre des affaires, la musique jaillissant des fenêtres du campus, les bruissements étouffés des quais, l'agitation frénétique du quartier sanglant, la tranquillité trompeuse du carré français... La Nouvelle-Orléans semblait pouvoir satisfaire tout le monde. Mais lui ?
Il revint vers la rue principale du vieux quartier. S'il voulait rencontrer du monde, il fallait bien commencer quelque part...
Il repéra, dans un immeuble, une fenêtre ouverte. Rien d'étonnant, avec cette chaleur. Il s'engouffra dans le bâtiment et atterrit dans une chambre déserte. Bien joué ! Il ferma les yeux et écouta. Quelqu'un dormait dans la chambre voisine. Il examina la pièce : un drapeau américain en guise de draps, des figurines de soldats sur le bureau, des vêtements masculins éparpillés à terre, la photo d'une fille d'environ 16 ans sur la table de nuit... La chambre d'un adolescent, sans doute sortie pour la nuit. C'était parfait.
Etan reprit forme humaine en une minute, et prit encore quelques secondes pour s'étirer. Il essaya machinalement de remettre ses cheveux en ordre, même s'il savait que c'était peine perdue. Le jeune homme s'approcha de la commode de sa victime et l'ouvrit. Il en tira des sous-vêtements, un t-shirt et un short et s'habilla. Parfait, vraiment. Il marcherait pieds nus.
Il hésita un instant à laisser un message à l'adolescent, et peut-être un peu d'argent, puis il haussa les épaules et murmura :
La prochaine fois, il fermera sa fenêtre.
Il regarda encore quelques instants autour de lui, cherchant s'il pouvait voler quelque chose qui lui serait utile. La bibliothèque l'attira. Il y vit, entre autres, un livre sur les vampires. Il réfléchit un instant puis le fit disparaître dans sa besace : il devait apprendre. Un plan de la ville traînait également près des livres ; il le subtilisa aussi.
Ses méfaits commis, Etan se pencha par la fenêtre. La voie n'était pas libre. Il eut un grand sourire. Si on lui posait une question, il dirait qu'il faisait le mur. Son accent le trahirait sans doute, mais il courait vite. Il enjamba donc la fenêtre et sauta dans la rue. Personne ne lui demanda rien. Il se releva et bloqua sa respiration : tous ces gens ! C'était une chose de les observer depuis un toit, c'en était une autre d'être au milieu d'eux...
Il recula pour pouvoir s'adosser à un mur, dans l'ombre, et reprendre ses esprits. Pour se donner du courage, il marmonna :
- Je m'appelle Etan Brack, je suis un Métamorphe et je n'en conçois aucune honte.
Cette phrase, qu'il avait répétée des milliers de fois ces cinq dernières années, le rasséréna. L'assurance revient : il ne valait pas moins que les autres. Il avait surmonté des épreuves qui auraient brisé des gens plus faibles que lui. Il avait traversé un continent seul pour se libérer de ses chaînes.
Il eut un sourire froid : il arriverait à se faire une place ici, quitte à écraser quelques personnes au passage. Il redressa les épaules et sortit de l'ombre. Il alla s'installer sur un banc pour faire semblant de lire, sans avoir conscience qu'à cette heure de la nuit, ça paraissait tout sauf naturel. Il observait et écoutait le cœur battant de la Nouvelle-Orléans. Dans l'attente, mais de quoi ?
Dernière édition par Etan Brack le Jeu 18 Aoû - 9:12, édité 3 fois |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mar 1 Mar - 16:07 | |
| Nouvelle – Orléans, une ville lointaine, une ville passé, et à venir… Une envie de revenir, une envie de pleurer dans le dédalle étrange d’un esprit vide. Pourquoi revenir ? Pourquoi après tout ce temps ? Pourquoi le vouloir ? Comme si cette ville me procurait un manque… Comme si j’avais oublié quelques choses … Mais quoi ? Je l’ignore, et je me perds tout cela. Me revoilà, après presqu’un an disparition… Un an d’oubli, enfin pour le peu que je suis restée… Je n’avais pas laissé une marque assez profonde, assez indélébile pour qu’on se souvienne de moi… Et tant mieux dans un sens. Je suis instable. Je l’ai constaté quand je vécu en Europe pendant 8 mois, quand j’ai visité ce continent. J’avoue, avoir aussi mis les pieds à Moscou pour le plaisirs de voir, ou revoir un pays dont à priori, je suis née la- bas. Voir un paysage envahit par une neige blanche et si pur…
Oh ! Russie de mon enfance, pourquoi me fais-tu défaut ? J’ai beau fouillé dans tout mon être, je ne te vois pas. Je cherchais un moyen de me rappeler qui étais – je réellement. Cependant, la plupart du temps, cela était en vain. Je suis perdue dans Moscou comme un oiseau qui ne trouvait pas le sud. Il faisait bien froid, descendant dans les moins 30. Pourtant je ne m’en préoccupais pas, car je ne ressens pas ce froid. J’avais marché dans ses rues de neige, sans but aucun. Je voulais juste comprendre qui j’étais. Et puis de l’autre coté de l’océan atlantique, il n’y a pas toutes ces lois…. Alors pourquoi être revenu ? Oui pourquoi ? Pourquoi être partie ? Pourquoi ?
Je suis partie sur un coup de tête. Une envie qui m’a effleuré l’esprit. Je pensais qu’aller en Russie, me permettrais de mieux comprendre la Lilith de maintenant… Tout ce que j’ai eu… C’est des brides de mémoire… Un doux visage me souriant, me prit dans ses bras, chantant en russe pour moi. C’était une femme au visage flou, sans avenir, et pourtant si réconfortant dans sa douceur. Je n’ai pas de nom ou prénom, juste cette image floue, incertaine, qui m’envahit quand je ferme les yeux… Dans ses bras, j’étais si petite, et le soleil était haut dans le ciel… A en déduire, j’étais humaine, et surement dans les bras d’une mère, ou bien d’une gouvernante… Je souhaitais au fond de moi, que c’était ma mère… Depuis que je me suis souvenue de cette chanson, je la murmure dans le vent de ma vie… Je ne sais pas pourquoi, mais m’accrocher à elle, m’apaisait… Et le fait encore aujourd’hui.
Un autre souvenir m’avait frôlé en cette terre de glace, un souvenir horrible et si doux à la fois… Un souvenir que je ne veux pas oublier… Et pourtant qui savait me faire douter sur l’envie de savoir… Un homme un peu plus que grand que moi… Il me prit dans ses bras… Il me fit divagué et rêvé, me laissant un goût d’amertume au fond de la gorge… Qui était – il ? Puis dans cette tendresse lointaine, il croqua ma chair dans un baiser ensanglanté… Celui qui me fit ce que je suis… Et celui qui hante mes journées par ce souvenir. Je ne connais pas son nom, ni son visage… Mais je sais dans mon cœur mort, qu’il est partie importante de ma vie. Dans ce souvenir là, il avait ce regard, le même qu’à mon réveille dans cette ville, la Nouvelle – Orléans… Est – ce l’homme qui me nomme Lili ?
Finalement après avoir vogué dans les rues du monde pendant des mois, je me suis arrêtée à nouveau ici, car je pense fermement que la réponse à mon amnésie est ici. Elle doit être cachée dans les bas – fonds de cette ville festif et stricte d’Amérique, des Etats – Unis. Je me baladais dans ses rues ce soir, tranquillement. Le vent me frôlait comme si, il m’appelait à danser avec lui. Je portais une robe blanche, arrivant mi – cuisses, dont un ruban noir entourer pas taille. J’avais des ballerines noires. Le vent s’amusait à tout faire voleter, mettant quelques mèches de cheveux devant mon visage… Je soufflais de temps en temps pour les enlever de ma vue… Mais rien à faire, le vent était têtu… Je me baladais dans les rues principales, dans certaines plus sombre. Je chantonnais un instant puis me tus. Je faisais attention à ne frôler personne… Lorsque je vis un homme dans le noir d’une ruelle, un étrange qui marmonna quelques choses. Une chose que je ne comprenais vu ce que je suis… Une vampire… Pourtant, je restais discrète, le laissant finir… Il disait son nom comme une douceur de courage qu’on veut se donner… Avait – il peur ? Si oui, peur de quoi ?
Je m’arrêtais mais je restais cachée dans les ténèbres de la rue. Je voulais comprendre, et puis comme je suis curieuse, j’allais me laisser à tenter le diable. Il alla s’assoir sur un banc et fit mine de lire, en pleine nuit… Vraiment pas commun, et pas logique… Je sortais des ténèbres et contournais le banc, me mettant derrière lui, sans qu’il me remarque… Je me rapprochais de ce banc, penchant ma tête à coté de sa joue, près de son oreille… Il était métamorphe, il l’avait dit lui-même.
« Enchantée Etan Brack ! Il est bien de ne pas avoir honte de ce qu’on est ! »
J’eus un sourire, mais je ne m’écartais pas de lui, voulant voir ce qu’il ferait. J’avais parlé avec douceur et calme. Je ne voulais pas l’effrayer. Ce n’était pas mon but après tout. Enfin compte, je voulais juste tenter le diable.
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mar 1 Mar - 16:57 | |
| La brise amenait aux narines d'Etan des dizaines d'odeurs qu'il n'avait pas l'habitude de sentir : celle d'un orage peut-être en préparation, celle de la bière quand la porte du bar le plus proche s'ouvrait pour laisser passer un client, celle de la fumée d'un cigare exhalée par un passant... Son ouïe aussi était en alerte : bruit de pas, froissement de journal poussé par le vent, éclats de rire dans le noir, conversations chuchotées trop bas pour qu'il en saisisse la teneur. Il entendait beaucoup moins bien sous sa forme humaine, mais l'omniprésence de la foule le poussait à rester attentif. Il avait bien du mal à garder les yeux fixés sur son livre : son regard ne cessait d'aller et venir, cherchant à capter celui de quelqu'un, n'importe qui, tout en le redoutant. Il avait besoin d'aide, mais il était bien trop fier pour l'admettre. Tant de gens avaient tenté de le briser qu'il ne savait plus comment accorder sa confiance à quelqu'un.
Il prit une profonde inspiration et se détendit : il avait le temps. Il pouvait se contenter de s'habituer progressivement à la foule et, dans quelques jours peut-être, il commencerait à aller vers les gens. En les sélectionnant soigneusement, comme il sélectionnait ses proies quand il était hibou. Son instinct le guiderait pour trouver les humains les plus fiables. Après tout, ça avait fonctionné une fois.
Cette décision prise, il fit craquer ses cervicales, eut un petit sourire et se plongea pour de bon dans le livre sur les vampires qu'il venait de voler.
« Enchantée Etan Brack ! Il est bien de ne pas avoir honte de ce qu’on est ! »
La phrase avait été glissée à son oreille, presque murmurée, mais elle fit au jeune homme l'effet d'un hurlement, tellement la surprise fut grande. Etan se leva d'un bond en se retournant. Le livre claqua sèchement sur le banc. Les iris du jeune homme passèrent du vert au jaune d'or, signe avant-coureur d'une métamorphose. Il rentra la tête dans les épaules et retint un cri qui n'aurait peut-être rien eu d'humain. Il ferma les yeux une seconde et fronça les sourcils. Quand il les rouvrit, ses iris étaient de nouveau vert : il était parvenu à stopper la métamorphose.
Il dévisagea l'apparition : une femme d'une vingtaine d'années. De longs cheveux noirs encadraient son visage charmant. Elle devait faire chavirer le cœur de bien des hommes. Son regard s'attarda sur le reste de son corps. En effet, elle était charmante, et elle savait se mettre en valeur. Il se concentra à nouveau sur son visage. Ses yeux verts étaient plus sombres que les siens, et insondables. Qui était-elle ? Quelle vie menait-elle ? Quelle blessure cachait-elle derrière cette apparence sûre d'elle ? Ce regard soulevait des dizaines de questions, auquel Etan était bien incapable de répondre. Elle l'observait avec un petit sourire. Était-il narquois ou simplement amusé ? Il n'en savait rien.
Il décida qu'il ne courait pas un danger immédiat et se redressa, sortant la tête de ses épaules. Il afficha un sourire qui ne se reflétait pas dans ses yeux.
" Je ne vous apprends rien si je vous dis que vous m'avez surpris, j'imagine. "
Pour montrer qu'il n'était pas impressionné, il se pencha sur le banc pour récupérer le livre. Ce faisant, il approcha son visage de celui de la jeune femme et sentit son parfum. Il ressentit le trouble qu'il avait déjà perçu à quelques reprises en croisant des inconnus. Une Outre, probablement... Il avait encore tant à apprendre. Il resta immobile une seconde, enregistrant cette odeur, puis se redressa à nouveau et refit face à l'inconnue. Il haussa un sourcil et son sourire devint un peu plus franc :
" Est-il dans vos habitudes de susurrer ainsi à l'oreille de jeunes hommes absorbés dans leur lecture ? "
Penchant la tête sur le côté, il ajouta :
" Merci de me conforter dans mon opinion, en tout cas. Là d'où je viens, j'étais bien le seul à croire que je n'étais pas... "
Il haussa les épaules sans finir : s'il commençait à raconter sa vie à la première venue, il ne ferait pas long feu ici. Elle était certes la première personne qu'il rencontrait dans cette ville, mais ça ne voulait pas dire qu'il pouvait lui faire confiance. Il n'en savait pas assez sur elle pour se dévoiler sans précaution : il devait peser chaque mot et ne lui donner aucune arme qu'elle pourrait utiliser contre lui. Pour changer de sujet, il reprit :
" Vous avez entendu mon nom et ma... condition. Quels sont les vôtres ? Et qu'est-ce qui vous amène dans ce quartier, si tard dans la nuit ? "
Attendant la réponse, il plongea à nouveau son regard dans celui de la jeune femme et serra le livre contre lui. Ils formaient un tableau original, elle accoudée sur le dossier du banc, lui debout de l'autre côté dans une attitude mi-curieuse, mi-défensive. |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mar 1 Mar - 22:07 | |
| Le vent se faisait un peu plus fort, faisant danser mes cheveux. Je ne bougeais le regardant calmement. Il avait été surpris, vu qu’il s’est levé d’un bond, lâcher son livre…. Et s’était retourné vers moi, me dévisageant. Il avait un souci ? Ou avais – je un truc sur le visage. Je le regardais bizarrement sur le coup. Ses yeux passaient d’une couleur à une autre… L’aurais – je effrayé ? Ou bien sur que oui. Je gardais mon sourire face à lui. Un sourire doux et calme, mais pas moqueur pour autant. Puis ses yeux changèrent de couleur, passant du vert au jaune d’or… Hum ? Etait –il entrain de se transformer devant moi ? Juste parce qu’il a eut peur ?
Je continuais de la regarder alors qu’il rentra sa tête dans ses épaules. J’aurais pu partir, et le laissais à son souci de contrôle. J’aurais pu être fourbe, mais je ne suis pas comme cela. Je suis extrêmement curieuse, et je voulais voir ce que cela allait donner si, il continuait sa transformation. Cependant après fermer, et rouvert ses yeux, ils avaient repris leur couleur d’origine. Tant pis pour moi. Je sustenterais ma curiosité sur cela, une autre fois. J’ai l’éternité pour le voir. A moins, que j’étais déjà témoin de ce phénomène dans mon passé… Pourquoi je ne me souviens de rien ? Que s’est – il passait dans cette cave ? Qui me nomme « Lili » ? Qui m’a fait ce que je suis ? Tant de question et aucune réponse ! Ma tête était un grand trou noir… Mon cœur savait mais ne disait rien…
Je veux tant savoir qu’intérieurement ça me ronge peu à peu… Bref, je ne quittais pas l’homme des yeux. Ce fameux Etan sortit sa tête de ses épaules et m’adressa la parole. Je l’écoutais calmement, me redressant. Il parlait qu’il a été surpris etc…
« Effectivement ! » Répondis –je.
Je parlais doucement sans aucune agressivité, sans rien pour le mettre sur la défensive. Je le regardais faire alors qu’il prenait son livre en main. Moi, je pris une mèche de cheveux, et l’entortillai autour de mon index. Je jouais avec comme une petite fille, tout en restant attentif à ses mots. Lorsqu’il s’approcha de moi, de mon visage comme pour me sentir… Mais, je ne bougeai pas, le laissant faire. Il recommença à parler, me demandant, si cela m’arrivait souvent de faire ce que je lui fais… Tiens pourquoi j’ai fais ça ? Hum ? Par envie, par curiosité… Par impulsion aussi. C’est bien la première fois que je fasse cela. Enfin selon mes derniers souvenirs devrais – je dire. Je penchais la tête légèrement sur le coté et je finis par dire, de voix calme :
« Non, ce n’est pas dans mes habitudes… Hum, je n’ai pas d’habitude pour être précise… N’aurais – je pas dut le faire Etan ? »
C’est vrai dans un sens. Je fais ce qu’il me plait, succombant à mes envies sans regarder les conséquences de mes actes. Cela peut paraître infantile, immature ou suicidaire, mais pourtant je m’en moque. Je ne voulais pas avoir à me préoccuper en plus de ceux que pensent les gens… J’ai d’autre chose à penser. Soudain il me remercia, et commença à dire quelques choses puis avant qu’il finisse, il se tut…Il venait de vilainement titiller ma curiosité ! Je voulais savoir la suite… Donc j’allais lui poser la question, alors que je lâchais ma mèche de cheveux.
« A croire que tu n’étais pas quoi ? » Demandai – je.
Je lui fis un sourire amical, et enfantin. J’enlevais mes mèches qui me parsemait le visage dut au vent, mais c’était vaine perdue…. Le vent recommençait aussitôt. Vilain vent que j’aime !
« Tu viens d’où ? » Demandai- je à nouveau.
Je suis bien curieuse avec lui. Je lui posais surement des questions indiscrètes mais après tout, je suis franche et directe… Beaucoup me diront, tu ne dois pas. Il faut être diplomate ou que sais – je encore. Mais moi, je suis moi donc je ne changerais pas pour eux, et leurs beaux yeux…. Bande d’hypocrite ! Oups ! Je m’égare ! Alors que je perdais un peu dans mes pensées, il me posa une question, pendant que je m’accoudais une nouvelle fois contre le dossier du banc, posant mes coudes contre et ma tête sur mes mains. Il voulait savoir ce que j’étais, et mon nom… Enfin prénom, je n’ai pas de nom de famille ou du moins, je ne m’en souviens pas.
Je me relevai et contournai le banc doucement, puis je me mis en face de lui. J’étais assez proche de lui, que je pouvais sentir son souffle sur lui alors que moi je n’en avais pas. Je penchais la tête sur le coté avec un sourire enfantin.
« Bien, je suis Lilith… Ma condition… En espérant que tu n’as pas peur de moi après… Vampire… Et pour la dernière, elle coule de source non ? »
Je passais mon index contre sa joue un moment avec douceur, puis quand j’eus fini, je reculai d’un pas.
« Continue donc ta phrase d’avant ! Tu as attisé ma curiosité Etan ! »
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mar 1 Mar - 23:58 | |
| Une vampire, donc... Son instinct ne l'avait pas trompé. C'était la première fois qu'il en voyait une, et sa curiosité s'anima. Il essaya de mettre en relation les quelques éléments qu'il avait lus avec la jeune femme qu'il avait sous les yeux. Jeune ? Sans doute pas, en fait. La profondeur de son regard était sûrement la preuve qu'elle était bien plus vieille qu'il n'y paraissait. Il avait lu aussi que les vampires appréciaient particulièrement le sang des métamorphes. Etait-ce pour cela qu'elle s'était approchée autant de lui ? L'idée suscita en lui un dégoût amusé.
Il n'eut pas le temps de réfléchir beaucoup plus. Sa curiosité faisait écho à la sienne. S'ils avaient un point commun, c'était peut-être celui-là. Il l'observa encore un moment en silence, pour mieux la jauger. Elle n'était pas agressive et ne semblait pas vouloir le manipuler. Et puis c'était une Outre, capable de comprendre son isolement. Le temps de décider qu'il pouvait baisser un peu ses défenses, elle avait contourné le banc pour se planter face à lui. Elle était un peu plus petite que lui, mais elle avait quelque chose d'impressionnant. Son attitude enfantine et directe le désarmait : il avait été habitué aux faux semblants et aux critiques voilées, et la spontanéité de la vampire était une chose nouvelle. Il ne broncha pas quand elle lui caressa la joue, mais savoura son contact. Son doigt était froid, mais pas désagréable, et son regard le paralysait. Il regretta presque quand elle recula.
Il leva la tête et observa une seconde la demi-lune qui brillait au-dessus de la Nouvelle-Orléans, puis il s'assit sur le banc, pour se mettre à son aise. Il lui sourit franchement, cette fois.
" Eh bien Lilith, je suis enchanté également. C'est la première fois qu'on murmure à mon oreille et... disons que cette ville ne m'est pas familière et que je n'y suis pas encore parfaitement à l'aise. Ça viendra, j'imagine. Mais cette chaleur... "
Il grimaça.
" Je viens d'une ville proche de la frontière canadienne. Enfin, une ville... un village. "
Son sourire avait disparu et son expression s'était fermée. Il ne parvenait pas encore à évoquer son passé récent sans ressentir une rage profonde et violente. Il poursuivit d'un ton glacial :
" Un village, oui, perdu au milieu des champs et bloqué par la neige 5 mois par an. Un ramassis d'incultes. C'est là que je suis né et que j'ai grandi. Là que j'ai découvert que j'étais... différent. "
Ses yeux étaient redevenus dorés. C'était la seconde fois de sa vie qu'il disait ça à quelqu'un et les émotions se bousculaient dans sa tête : peine, colère, haine, fierté, mépris...
" Peu de gens m'avaient vu... pendant ma métamorphose, mais c'était déjà trop. Dès que le secret a été ébruité, j'ai été considéré comme... comme un monstre. C'est ce mot que je voulais dire tout à l'heure. "
Il se tut quelques instants, le regard rivé sur la bague étrange qui ornait son annulaire droit. Il se rendit compte que le ton qu'il avait employé pouvait être mal interprété et que Lilith risquait de prendre sa froideur comme une insulte. Il releva soudain la tête, souriant comme si rien ne s'était passé.
" J'ai compris que ce n'était pas moi qui avais un problème, mais eux, et j'ai fini par fuir. Je crois que personne ne me regrette, et je ne regrette personne. "
Il haussa les épaules. Sa curiosité reprit le dessus et son visage s'anima.
" Le passé est le passé. Et toi, dis-moi... Es-tu ici depuis longtemps ? D'où viens-tu ? Je connais peu de choses sur les Vampires. Pourquoi devrais-je avoir peur de toi ? "
Son regard retomba sur le livre qu'il portait toujours. "Vampires et soleil noir". Il le tendit à Lilith.
" A ton avis, est-ce que cet ouvrage est fiable ou est-ce un ramassis d'idioties ? Je viens de le v... hum... de l'acquérir, parce que tout ce qui concerne les Outres m'intéresse, mais je ne sais pas s'il est intéressant... "
Pour le moment, Etan avait décidé de suivre son instinct et de laisser tomber sa méfiance. Lilith semblait faire des efforts pour ne pas l'apeurer, c'était sans doute le signe qu'elle ne lui voulait aucun mal. |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mer 2 Mar - 18:37 | |
| Soleil, et horreur de la journée… Tu me vois, tu me brûles sans honte sans vergogne. Nouvelle-Orléans y fait si chaud en ton sein. Pourtant comme le vent glacial de l’hiver des montagnes de Russie, je ne te crains pas. Les vampires sont avantageux dans cela. Ils ne peuvent ni avoir froid, ni avoir chaud. Un point positif non négligeable. Je ne me souviens pas de la couleur doré du soleil sur ma peau… Je ne me souviens pas d’une journée sur son regard… en clair, je ne me souvenais pas de mon passé humaine, et encore vampirique. Pourtant depuis mon réveille, je vivais bien sans cela. Mais dans un autre sens, cela me manquait. Qui suis – je réellement ? J’étais en face de lui, le regard calme et posé sur lui alors que le banc était derrière moi. Il me contourna et alla s’assoir sur le banc, ne lâchant pas son livre. Je me retournai et me mis en face de lui.
Puis il parla avouant avec un sourire franc que c’était la première fois qu’on lui murmurait à l’oreille. Il faut bien un début un tout de toute manière. Je lui souris doucement et lui dit :
« J’avais envie de le faire, donc j’ai succombé et fait ! Tu n’as pas aimé ? »
Puis d’un coup, il grimaça. Avais – je fait une chose que je n’aurais pas due ? Poser une question trop personnelle ? Que sais – je encore… Puis il perdit son sourire après ce qu’il a dit, il vivait dans un village. Ensuite il continua et parla de sa vie sur un ton glacial… Ai – je fait une bêtise ? Hum ? Peu importe, je m’en moque. Il avait attisé ma curiosité donc je voulais savoir ! Je l’écoutais avec attention, prenant un visage sans expression, mais une certaine douceur qui s’y reflétait quand même.
« Flocons d’eau qui frôle ta peau, j’adore ! »
Je parlais bien sur de la neige, et j’avais dit ça comme avec spontanéité, et avec un coté enfantin. J’aime la neige. Je ne le savais pas, enfin plus. Quand je suis allée en Russie, j’ai redécouvert la neige. Ces milliers de flocons qui me frôlaient comme ça sans peur. Cette neige innocente et simple recouvrant le monde de son manteau… J’ai aimé m’allonger dedans et connaitre la douceur de ce duvet… J’ai aussi patiné sur la glace, et appris que je savais en faire, et même très bien. J’adore mon pays et ses contrées enneigées. Je pris une mèche de cheveux et je la faisais glisser entre mes doigts doucement, en me taisant, l’écoutant à nouveau. Le pire c’est que ces yeux avaient changé de couleur à nouveau. Il laissait ses émotions l’envahir et donc il perdait le contrôle de la bête qui est enfin de compte, une partie entière de lui. Il avait surement du mal à s’accepter…
Je jouais toujours avec ma mèche, et je ne l’interrompais plus dans son récit. Je voulais savoir et comprendre. Quand j’entendis le mot monstre, je soupirais, fermant les yeux. Je vis dans un égarement de mon esprit… Un homme me menaçant avec un fouet. Son visage était flou encore, mais la haine se lisait dans son geste. Je le regardais puis mes mains, je devais être jeune ce jour là… Quand le coup de fouet se rabattit sur moi, j’ouvris les yeux, et un frisson me parcourra le dos… Mauvais souvenir… Pourquoi ce morceau de ma vie a refais surface quand il a dit ce mot ? Qui était cet homme ? Pourtant mon visage, je ne changeais pas restant calme.
« Les monstre sont ceux qui font la différent une malédiction ! Tu es comme tu es ! Moi ça me va ! »
J’étais sincère, et je ne mentais pas. Oui, je ne suis pas comme les autres. Mais, je ne faisais pas attention à cela. Je préférais avancer selon mes envies. Son visage reprit un sourire, et s’anima. Il me posa des questions. La je ne savais pas quoi dire… Ma vie est un néant… Un trou noir avec des morceaux de puzzles qui n’ont pas de sens pour moi. Alors quoi dire ? Simplement répondre…
« Je suis revenue ici, après 8 mois d’absence, et je suis là depuis quelques jours. D’ où je viens… De Russie, Si je me souviens bien…. Quant aux vampires, ils font peur…. Parce que… »
Je me tue exprès. Je laissais un blanc volontaire. Je cherchais comment lui répondre. Les vampires sont un petit mystère que j’ai oublié en partie du moins. Mes instincts m’ont appris beaucoup. Et m’ont beaucoup aidé ! Je ne le nie pas. Je repris avec calme et sérieux.
« Les vampires peuvent abuser de ton esprit… Tu es la proie et eux, les prédateurs. Si, ils veulent que tu leurs servent de repas, ils te mordront… Ils sont le lion et toi, tu es l’agneau. Retiens juste cela. »
Il me tendit alors un livre sur le sujet. Que dire de ce livre ? Il parla à nouveau hésitant sur la façon qu’il avait eu ce livre. Je notais par cette hésitation, un mensonge. Je pris le livre en le regardant.
« Ne mens pas ! Sois franc avec moi ! » Soupirai – je. « Je m’en moque que tu l’es volé ou acheter ou même emprunter… Je ne vais pas aller voir la police… N’aie aucune crainte sur ça ! »
Je fixais ensuite le livre, regardant la couverture. L’anglais, je le parle très bien, mais le lire… C’est une autre histoire. Je sais la lire, mais j’ai des difficultés, et c’est pareil pour les autres langues. Il y a juste le russe, ma langue natale ou je sais la lire, et l’écrire correctement. J’examinais ce livre, encore un sur ma race. L’humain me déçoit. Il croit savoir mais ne sais rien, ou peu. Il croit que parce qu’il gouverne ce monde, qu’on lui doit le respect. Cependant il se trompe. Je lâchais ma mèche, et je jonglais avec le livre…
« L’expérience avec nous les vampires fera fois. Un livre n’est qu’une suite de mots inutiles et dangereux… Tu te suicideras à les suivre… Bien plus que si tu en faisais l’expérience du terrain. Car tu aurais confiant en les mots dits et tu perdras toute méfiance en tant voulu. »
Je me rapprochai de lui avec un sourire, mettant mes cheveux en arrières. Cependant ce satané vent n’en faisait qu’à sa tête, et mis quelques mèches de cheveux devant mon visage. Je jonglais avec le livre le passant d’un main à une autre avec des gestes d’une petite fille qui s’amusait puis je le lançais vers lui.
« Prends-le ! Suis le si tu veux ! Mais a trop tenté le diable, tu te brûleras les ailes ! »
Alors que le vent continuait de jouer avec mes cheveux, je lui parlais avec un petite voix enfantine et sérieuse à la fois.. Je fixais le monde autour de nous avec un regard enfantin. Les humains sont bien naïfs, croire que nos sommes des dieux… A perte tout ce beau monde. Je regardais à nouveau l’homme face à moi.
« Donc tu as décidé de venir en ce lieu ? Pourquoi lui et pas un autre ? Tu es habitué au froid alors pourquoi choisir la chaleur de la Nouvelle – Orléans ? »
J’étais curieuse, et je voulais savoir le pourquoi du comment.
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Ven 4 Mar - 12:13 | |
| Etan avait l'impression que la vampire jouait avec lui, mais sans réelle arrière-pensée. Ses petits sourires et cette question ingénue pour savoir s'il avait aimé... Il pencha la tête sur le côté. Il n'était pas bon pour les relations sociales : il n'avait jamais appris. Seul son instinct le guidait dans ces conditions. Et là, étrangement, son instinct restait muet et Etan était tout seul.
" Si, j'ai apprécié, bien sûr. C'était simplement inattendu : je pensais que j'étais assez attentif pour entendre qui que ce soit arriver. Est-ce que la discrétion est un talent des vampires ? "
Il avait vu le visage de la jeune femme s'animer quand il avait parlé de son village. Ils avaient donc un deuxième point commun : ils venaient tout deux du froid. Il regarda autour de lui et haussa les épaules.
" La neige... C'est ce qui manquera le plus, je pense. Je passais des heures à la regarder tomber, quand j'étais enfant. Quand j'ai... appris à voler, mon plus grand plaisir était de sortir pour affronter les bourrasques, éviter les arbres que je ne voyais qu'au dernier moment à cause de la visibilité réduite... et repérer les mouvements des petits animaux qui ne s'étaient pas abrités à temps. La neige était irrésistible. Même si ma mère désapprouvait. "
Le ton de sa voix s'était durci sur la dernière phrase et il eut un éclat de rire sec. "Désapprouver", le mot était faible. A nouveau, il haussa les épaules.
" Tout ça appartient au passé. Tu viens de Russie "si tu te souviens bien" ? As-tu perdu la mémoire ? Est-ce en partie pour ça que tu es partie quelques mois ? A quand remontent tes derniers souvenirs clairs ? Et d'ailleurs... si je peux me permettre, quel âge as-tu ? "
Il eut conscience d'être peut-être un peu trop intrusif, mais après tout, elle n'était pas obligée de répondre à toutes ses questions. Son soupir quand il avait parlé de monstre l'intriguait. Qu'est-ce que ça lui évoquait ? Qu'avait-elle vécu, en Russie ou ailleurs, de si traumatisant qu'elle l'avait occulté ? Etait-ce normal, quand on vivait longtemps, de perdre le fil de sa vie ? Il plongea à nouveau son regard dans celui de la vampire, mais une fois encore, il échoua à y lire quoi que ce soit. Loin de l'inquiéter, ce mystère attisait sa curiosité. Elle lui parla ensuite brièvement des vampires. Sa voix était calme et assurée, comme si elle était parfaitement persuadée de la puissance de sa race. Son égo fut piqué au vif. Il eut un regard froid.
" Je suis un prédateur aussi. Nos armes sont différentes, mais si je sais chasser, je suis assurément capable de me dérober à quelqu'un qui en a après moi. Les tiens me considèrent peut-être comme une proie, mais je ne serai pas une proie facile. J'ai lutté pour ma liberté, je ne la perdrai pas sans combattre... "
Il récupéra le livre et continua sur le même ton fier.
" Oui, je l'ai volé, tout comme ces vêtements, en fait. Tant que je n'aurai pas d'endroit où vivre, je serai contraint de vivre de cette façon : je ne peux pas porter énormément de vêtements dans ma besace quand je suis métamorphosé. En attendant une solution durable, je me trouverai un nid... enfin, un coin où dormir. "
Il se calma. Elle ne l'avait pas agressée, c'était lui qui avait mal pris sa remarque, sans aucune raison valable. Il fallait qu'il apprenne à tempérer ses ardeurs. Il n'était plus obligé d'être en permanence sur la défensive. Il fit une grimace d'excuse.
" Désolé de m'être emporté, c'était idiot. C'est... gentil à toi de m'avertir de la dangerosité des tiens. J'ai... J'ai pris l'habitude de ne compter que sur moi et je crois, peut-être à tort, que je peux me sortir de la plupart des situations. Mais les vampires sont peut-être plus forts que moi, en effet. "
C'était assez difficile pour lui de l'admettre, et ça s'entendait. Pour autant qu'il s'en souvienne, c'était la première fois qu'il s'excusait. Il devait admettre qu'il avait horreur de ça ! Il secoua la tête et sourit franchement.
" Il semblerait que j'aie du travail à faire pour mettre de côté ma fierté naturelle. Ce ne sera pas facile, elle est ancrée dans les deux parties de moi... Je lirai ce livre, mais je tiendrai compte de ton conseil et je ferai mon possible pour relativiser ce que j'y apprendrai. Comme tu dis, ce sont les situations réelles qui me permettront d'avoir une meilleure connaissance des vampires. Cela dit, s'ils sont tous aussi mystérieux que toi, ça n'ira pas vite ! "
Il admira le jeu du vent dans ses cheveux noirs. Elle n'était pas simplement charmante, elle était belle, et le mélange de douceur trompeuse et de mystère qui émanait d'elle la rendait séduisante. Il savait que les vampires étaient attirants, mais le constater de ses propres yeux était intéressant... et pas désagréable. Essaierait-elle un jour de boire son sang ? L'idée, qui le dégoûtait quelques minutes plus tôt, lui semblait désormais assez fascinante. Etan se rendit compte de ce qu'il pensait et eut un petit sourire : en effet, les vampires disposaient d'armes redoutables. Il s'arracha à sa contemplation et reprit la parole.
" J'ai décidé de venir à la Nouvelle-Orléans parce que j'ai appris que c'était là qu'on dénombrait la plus forte concentration d'Outres. C'est logiquement ici que j'en apprendrai le plus sur moi. Et peut-être que quelqu'un aura entendu parler de mon père. Et puis, je voulais mettre le plus de distance possible entre le Dakota du Nord et moi : à moins de quitter les Etats-Unis, cette ville est une bonne option. Je n'avais simplement pas prévu qu'il ferait si chaud... Et toi, qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ? Pourquoi y revenir après huit mois d'absence ? " |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Sam 5 Mar - 13:27 | |
| Je restais de devant lui, tentant de maitriser mes cheveux, alors que ma robe les accompagnait dans leur danse. J’aime le vent, se mélangeant surtout avec les flocons de la neige… Cela un tourbillon de rêve blanc, que liberté éphémère. Il parlait avançant dans un récit intéressant… J’eus un sourire calme et doux quand il dit avoir apprécié. Puis il posa une question. La discrétion digne des vampires… Oui, tout dépend de l’âge… Quel âge ai-je ? Bonne question… D’où la réponse n’est qu’un chiffre approximatif…
« Tant mieux si tu as aimé… La discrétion hum… Je dirais oui mais tout dépend de l’âge du vampire. »
Je lui parlais toujours en restant face à lui, calme et sereine. J’attrapais une mèche de cheveux qui parsemait mon visage, et je l’entortillai autour de mon doigt, pour jouer avec. C’est mon petit tic, je joue avec mes cheveux… Enfin avec beaucoup de chose, je dois dire. Mais cela n’a pas d’importance. Il raconta son amour pour la neige… Lorsqu’il donna un indice, bien amusant… Alors il est un métamorphe du type volatile. Intéressant. Mais quel animal ? Quel type d’oiseau. Il avait encore titillé ma curiosité.
« Se mélanger à la tempête et effrayer le commun des mortelles dans sa torpeur, c’est un jeu bien amusant… »
Je m’égarais un instant, me perdant dans ce jeu, que j’avais commis un nombre incalculable de fois en Russie. C’était bien amusant de voir les hommes agirent par peur. Tout le monde n’agis pas de la même façon à un danger. Donc ce jeu n’avait jamais la même fin qu’un autre dans son exactitude. Amusant tout cela. Puis je repris d’un ton neutre :
« Voler ? Tu sais voler … Intéressant »
Véridique, cela est intéressant de voler. Pourtant je ne lui ai pas demandé de quel espèce est sa nature animal, enfin du moins pas pour le moment. Il eut un rire sec à sa dernière phrase comme si un des mots était bien faible par rapport à la réalité. Etrange volatile ! Puis alors là, il me posa des questions comme si j’étais interrogée… Je soufflai aux questions… Il me demandait sur ma mémoire, mes souvenirs… Mon âge… Je n’allais pas répondre à toute… Je n’en avais pas l’envie… Pourquoi tant de questions ? En quoi cela lui rapportait de savoir ? Je m’approchais un peu plus de plus, sans aucune expression sur mon visage, même pas un sourire.
« Beaucoup de questions…. Exact de Russie… Oui j’ai perdu la mémoire… Mon souvenir plus vieux est celui de mon réveille… Satisfait ? »
J’étais calme face à lui, entortillant encore ma mèche de cheveux sur mon index, et la faisant glisser vers le bas. Puis il reprit continua mais avec un ton assez sur et fière… Il se disait prédateur… Il se disait capable de se battre… Enfin du moins, il ne se laisserait pas faire sans se battre…. Brave homme, la résistance est nécessaire… Sinon on meurt bien vite… Sa fierté, il pouvait se la ravaler… Bien il est un voleur de livre et vêtement… Et ? Je m’en moque complètement…. Qu’il se calme. Je lâchais ma mèche de cheveux, et penchais la tête sur le coté légèrement. J’avançais d’un pas… Alors qu’il s’excusa et tout le blabla qui en suit.
« Combien de temps mets tu pour te transformer ? Le temps de transformation est ta faiblesse… Qu’ils utiliseront contre toi, monsieur le fière…. Range-la dans ta poche… »
J’avançais encore vers lui qui était assis sur le banc. Je touchais presque avec mes jambes, ses genoux. Je penchais ma tête un peu vers la sienne, me mettant en face de son visage…
« Mystérieux ? Cela te déplait –il ? »
Je posais cette question avec un sourire enfantin qui se dessina sur mes lèvres alors que ses fameuses lèvres étaient à quelques millimètres des siennes… J’aurais pu les effleurer de les miennes ou pire… Je jouais un peu avec lui. Enfin, il faut aussi l’avouer que le monde est un jeu éternelle pour moi. Je me redressai et m’assis à coté de lui sur le banc, avec un sourire amusé… Je me collais un peu à lui, en l’écoutant parler. Pourquoi je faisais cela ? Par envie… Rien d’autre. Comme à mon habitude, j’y succombe. Comment va – t – il réagir ?
« Tu es bien bavard, cela en reste intéressant… Alors qu’on se connait à peine Etan ! Qu’est ce qui m’amène ici ? Simple, je me suis réveillée ici, alors je veux découvrir pourquoi… Juste de la curiosité… Rien de plus… »
Je lui pris sa main, me moquant du livre. Je lui caressais un instant la paume de mes doigts froids tout en l’examinant avec attention.
« Dis moi quel espèce d’oiseau es tu ? Est-ce confortable et simple de se faire un nid ? »
Je voulais connaitre sa partie animale par curiosité. J’avais un sourire enfantin. Je jouais avec les doigts de sa main avec douceur, et sans violence, enfin pour le moment.
« Dis-moi Etan pourquoi penses tu que cette ville puisse répondre à tes questions ? Car après tout, une statistique n’est pas la bonne voie à suivre… Qui sait au lieu d’avoir des réponses, tu auras plus de questions… »
Je jouais toujours avec ses doigts, en faisant passer mes ongles dessus délicatement… Je suis pris d’envie étrange… Cela ne changeras pas.
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Dim 6 Mar - 12:38 | |
| Le vent plaquait les pans de sa robe sur son corps, révélant des courbes harmonieuses pour mieux les dissimuler à la bourrasque suivante. Ce mouvement incessant, incontrôlé et fluide fascinait Etan : c'était instinctif, la plupart des prédateurs s'intéressent plus à l'agitation d'une créature ou d'un objet qu'à sa forme en elle-même. Il se perdit un instant dans la contemplation de la robe blanche qui voletait autour de la vampire. Cela lui rappelait le linge qui séchait dehors, les jours d'été. Il eut un léger sourire : la vampire n'apprécierait sûrement pas d'être comparée à un drap étendu sur un fil à linge.
Il nota qu'elle lui répondait de manière très évasive sur son passé. Tous les vampires devenaient-ils amnésiques, passé un certain âge ? Comment pouvait-on avancer dans la vie sans se rappeler d'où on venait ? Il observa une fois de plus le visage de la jeune femme. Cette manie de triturer ses cheveux... Est-ce que ça la rassurait ? L'apaisait ? Est-ce qu'elle s'en rendait compte ?
" Pardon de te harceler de questions. Tu es la première... Outre à qui je parle réellement et... Eh bien, tu m'intrigues. "
Elle s'approcha de lui jusqu'à ce que ses jambes nues frôlent ses genoux. Que cherchait-elle ? Il n'eut pas le temps de répondre à la question qu'elle lui posait : elle se pencha vers lui. Il n'aurait eu qu'à tendre les lèvres pour l'embrasser. Était-ce ce qu'elle voulait ? Était-ce ce que lui voulait ? Ses cheveux agités par le vent lui caressait le visage. Il retint un frisson. Pétrifié d'indécision, il ne bougea pas. Elle s'écarta et s'assit à côté de lui. Il inspira à fond et dit sans la regarder :
" Le mystère ne me déplaît pas. Au contraire, il m'attire. L'inconnu a quelque chose de dangereux et d'excitant, comme un défi à relever. "
Elle s'était collée à lui, l'air de rien. Il eut envie de fuir, mais il se força à rester immobile : il ne voulait pas passer pour quelqu'un de prude et de peureux. Question de fierté. Il se raidit tout de même quand elle lui saisit la main. Personne ne l'avait jamais touché de cette façon. Surtout pas sans son autorisation. Son cœur se mit à battre à cent à l'heure. Il sentit un mélange de surprise, de plaisir et de colère monter en lui. Il lança un regard noir à la main qui caressait la sienne, mais répondit comme si de rien n'était :
" Je suis un harfang des neiges. Un... un grand hibou blanc. Il me semble qu'il y en a aussi dans les steppes de Russie. La durée nécessaire à la métamorphose varie, selon les conditions dans lesquelles elle a lieu, mais c'est toujours moins d'une minute. Pour ce qui est du nid... Les harfangs sauvages se contentent de gratter le sol pour s'aménager un creux capable de porter les œufs. Je préfère avoir un peu plus de confort : un peu de mousse, ou des tissus doux, ne font pas de mal. "
Il fixait toujours la main de la vampire. Le contact froid de ses doigts le dérangeait autant qu'il lui plaisait.
" J'espère que tu finiras par apprendre pourquoi tu t'es réveillée ici, et que tu retrouveras au moins une partie de ton passé. Ce doit être difficile de se tourner vers l'avenir quand on ne sait pas d'où on vient. En ce qui me concerne, j'ignore si la Nouvelle-Orléans répondra à mes questions. Je sais simplement que je mourais à petit feu à Sherwood et qu'il était temps que je parte. N'importe où. "
Il replongea dans le silence, l'attention toujours focalisée sur cette main pâle. Après quelques secondes, il leva brusquement la tête et plongea son regard dans celui de Lilith.
" Pourquoi fais-tu ça ? "
Sa voix était sèche, mais pas agressive. Il voulait simplement savoir. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de comportements et il se demandait s'il devait être vexé ou flatté, répondre ou se dérober. |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Dim 6 Mar - 15:02 | |
| Avant que je m’asseye à coté de lui, il continua de parler, et il s’excusa encore une fois… Je n’aime pas qu’on s’excuse pour si peu… Car finalement dire, je m’excuse pour rien du tout, peut tuer sa valeur, et de ce fait quand il le faut vraiment, la personne n’y croit plus. Enfin c’était mon avis. J’avais envie de lui dire, ne t’excuse pas pour rien… Mais je ne le fis pas. Pourquoi ? Car je n’en voyais pas l’intérêt sur le coup. Il parlait ensuite de mystère, et d’inconnu. Un point commun entre nous… J’adore le mystère et l’inconnu… Je me sens attirer par eux comme une abeille attiré par le miel…
« Tiens, on a un point commun »
J’eus un sourire amusée et enfantin. Comme quoi, il faut de peu pour rencontrer une personne qui nous rejoigne sur certaine chose. Et ce n’est pas pour me déplaire. J’étais attentive à ses mots qu’il disait. Certes, j’étais toujours contre lui, assise sur se banc à jouer avec ses doigts sans lui faire de mal. Il parla ensuite de son coté animal… Harfang des neiges… Je ne m’y connais pas vraiment en oiseau… Mais je crois que c’est un type de hibou, ce qu’il me conforta tout de suite après… Il m’expliqua plus par rapport à ce que j’avais demandé…
Ensuite il espéra pour moi, que je trouve mon passé… Je lui jetais un regard de sympathie, un bref instant. Je retrouverais ce qui me fait défaut. J’y arriverais quoiqu’il m’en coûte. J’étais prête à tout pour réussir. J’étais déterminée. Tant que je n’ai pas un nom sur une voix qui me nomme « Lili », et tant que je n’ai pas compris mon lien avec elle, je n’abandonnerais pas. Je ne laisserais pas cela tomber comme cela. Il était hors de question que je le fasse !
« Tu l’espère ? Pourquoi ? Pour cela, je ferais tout mon possible pour réussir… Et plus, j’avance, plus j’ai des morceaux de ma vie qui me reviennent… Hum… Il faut toujours oser ! Tenter ! Il vaut mieux regretter d’avoir tenter que de regretter d’avoir rien fait… Selon moi, bien sûr ! »
Je lui fis un petit sourire, Puis je fixais la lune dans les moindres détails comme à mon habitude. J’aime cet astre vivant dans un ciel noir de ténèbres On pouvait dire ce qu’on voulait, elle sera toujours un mystère pour moi. Je continuais toujours de jouer avec sa main, la caressant et en gesticulant les doigts avec douceur. J’avais sentis son regard noir sur ma main, mais je m’en moquais. J’avais envie de jouer avec sa main. Une simple envie enfantine comme à mon habitude… Sois une main, sois mes cheveux, sois autre chose…
En regardant la lune, je me rappelais un instant que je jouais aussi avec des boutons de chemise, quand j’étais dans les bras d’un homme… Des boutons que je finissais toujours par arracher à la longue… Enfin, une bride symbole de bonheur et non de souffrance comme les autres… Bref, quoiqu’il puisse faire, je continuais. Lorsqu’il cessa de fixer ma main et me regarda dans les yeux, me sortant de mon absence. Je le soutenais du regard continuant mon petit jeu. Mon visage était calme, et simple. Il parla avec un ton sec… Me demandant pourquoi je faisais cela…
Oui, pourquoi ? Par simple envie. Une mauvaise habitude aussi… L’envie de jouer aussi, qui ressort et surtout car j’étais bien ici. Mais si cela ne lui plaisait pas, il n’avait qu’à retirer ma main, ou me le dire… C’est pourtant simple non ? Mais il avait laissé sa main dans la mien… Et avait fini par me demander pourquoi…. Je baissais la tête regardant sa main en passant ma main dessus avec délicatesse…
« Simplement par envie. Comme dit, quand j’ai envie, je succombe… Mais si cela te dérange, faut le dire…Ou enlever ta main… Et puis si je le fais avec toi, c’est que je suis bien comme ça… »
Je lui fis un sourire en le regardant à nouveau. Je ne lâchais pas sa main, la gardant dans la mienne mais j’arrêtais mes caresses, la laissant poser sur la mienne.
« Ca te dérange ? Tu n’aimes pas ? Tu es fâché pour cela ? »
Je parlais calmement, mais avec une voix légèrement enfantin, comme si c’était une petite fille qu’il lui demandé.
« Je dois te paraître familière, mais je suis comme ça… Alors faudra t’y faire ou bien partir ! »
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Jeu 10 Mar - 11:35 | |
| Le regard de la vampire s'était fait lointain quand elle avait observé la lune. Encore un souvenir qui lui revenait, ou était-elle simplement pensive ? Il observa lui aussi l'astre nocturne. Contrairement aux autres hiboux, les harfangs étaient plutôt des animaux diurnes, mais Etan avait appris à aimer la nuit. C'était le plus souvent à ce moment qu'il parvenait à sortir. Quand sa mère et le reste du village dormaient. Il murmura pour lui-même :
C'est la nuit qu'on est le plus libre...
Lilith s'étonna qu'il souhaite qu'elle retrouve son passé. Il lui sourit :
Eh bien, chaque quête mérite le succès, donc la tienne aussi. Apprendre à se connaître est un but noble, je crois. C'est un travail de longue haleine et je ne sais pas si on y arrive vraiment un jour, mais tu sembles persévérante. Et je suis assez d'accord avec toi : il faut tenter, pour ne pas avoir de regrets.
Les regrets... Il n'en avait aucun. Ils ne faisaient pas partie de sa conception de la vie. Il avait fait des erreurs, il avait perdu du temps, il aurait pu endurer moins d'épreuves, mais c'était du passé. Il pouvait utiliser son expérience pour avancer, mais c'était inutile de pleurer dessus.
Lilith le regarda avec l'expression impénétrable qu'il commençait à apprécier. Il décida de s'expliquer. Il se détendit et se laissa aller contre le dossier du banc. Il ferma les yeux.
Je ne suis pas fâché. Pas contre toi. J'ai rarement eu des contacts physiques... agréables. Et je n'avais pas de bonnes relations avec les gens de mon âge, au village. Ni avec les autres, en fait, mais du coup, je suis... j'ai des lacunes, disons. Il faut simplement que je cesse de considérer tout geste comme une agression.
En se rendant compte de ce qu'il disait, il émit un léger rire, les yeux toujours clos.
Je dois passer pour un inadapté social !
Son rire enfla.
Et c'est bien ce que je suis, en fin de compte.
Son rire s'éteignit quelques instants après. Il rouvrit les yeux, se redressa et regarda Lilith avec un sourire franc.
Ta main ne me dérange pas et je ne compte pas partir.
Il observa à nouveau les environs. La nuit avançait doucement et la vie suivait son cours autour d'eux. On atteindrait bientôt l'heure de transition où les nocturnes rentraient chez eux et où les diurnes dormaient encore. L'heure la plus calme de la nuit, celle que préférait le métamorphe. Il reporta son attention sur la vampire, qui caressait toujours sa main, blottie contre lui.
Si tu as déjà vécu ici, tu connais un peu la ville. Quels sont les quartiers qui te plaisent le plus ? A quoi passes-tu tes nuits, d'ordinaire ? |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Jeu 10 Mar - 19:53 | |
| J’étais toujours assis sur ce banc gardant la main de l’homme dans la mienne, soupirant un peu à ses paroles concernant la nuit. On n’est libre si on a le choix. Le soleil me boude dans son ciel, et m’a bien fait comprendre que si j’ose le regarder, il me brûlera… Alors libre c’est vite mais je ne soulevais pas sa remarque, le laissant continuer, et si perdre. Il était d’accord avec moi. Oui tenter, est bien mieux que rester sur l’hésitation. J’eus un sourire.
Puis il parla de son souci de sociabilité. Je posais ma tête contre son épaule fermant les yeux un instant. Il ne m’en voulait pas, et je préférais cela. Je le trouvais bien sympathique alors je ne voulais pas qu’il soit fâché contre moi.
« Il faut un début à tout ! Moi, je ne te veux aucun mal. »
Je parlais avec un certain calme en reprenant le jeu avec la main. Je bougeais les doigts d’Etan avec douceur. Je ne sais pas ce que c’est de faire du mal, enfin je n’ai pas la notion du bien et du mal… Mais si, il n’avait pas encore riposté, c’est que je n’étais pas méchante. Enfin je le pensais à ce moment là. Il me dira bien si il souffrait ou pas. Je laissais ma tête contre son épaule. Je sentais son odeur, une odeur étrange mais pas dérangeante même agréable…
« Tu sens bon … » Susurrai – je.
J’avais parlé par envie, dis ce que je pensais… J’étais sincère et cela se sentait dans ma voix. Est-ce que je le troublais ? Quoiqu’en est la réponse, je m’en moquais. J’étais bien. Il se disait inadapté social et puis il rigola. Je ne trouvais pas cela drôle, et bien triste. Car si, il ne changeait pas, il finira toute sa vie seul…Et là, j’ai eu une idée. J’avais un petit sac noir avec moi. J’ouvris les yeux et l’ouvris. Je fouillais un temps, et je sortis deux sucettes. C’était des sucettes avec un bâton blanc, et un cercle rouge épais qui faisait office de sucrerie. J’en ouvrais une et la mis en bouche puis tendis l’autre à Etan. Le goût était fraise. J’avais toujours des sucettes avec moi.
« Tiens pour toi ! Une once de sucré ! »
J’attendais qu’il prenne la sucette. Je ne le regardais pourtant pas, gardant ma tête sur son épaule. Il avait décidé de rester. Et cela me faisait plaisir, et j’en souris doucement. Je n’avais pas arrêté de jouer avec sa main pourtant, enfin jouer c’était vite dit. Je passais juste mes ongles dessus. Il me posa des questions dont l’envie d’y répondre n’y était pas... Cependant j’allais y répondre.
« J’avouerais ne pas avoir été longtemps dans cette ville, il y a 8 mois… Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, peut être parce que je me sentais comme si j’étais personne…Perdu avec une image flou dans ma tête … Bref, je m’égare. Cependant quand je marche dans ces rues, j’ai la même impression qu’il y a 8 mois… »
Je soupirais et me tus un instant. J’avais une impression bien étrange en moi. J’avais compris cette ville avait un lien bizarre avec moi, et cela ne me ne réconfortait pas du tout.
« L’impression d’être déjà venu ici, mais il y a bien longtemps, et tu n’étais pas encore né … »
Je jouais avec ma sucette en fixant la lune.
« Je ne suis pas d’une grand aide… Tu es tombée sur la mauvaise personne pour avoir des informations de ce genre Etan ! »
|
|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Mar 15 Mar - 11:15 | |
| Elle ne lui voulait aucun mal. Evidemment. Il se détendait de plus en plus. Il se sentait bien. Le jeune homme ferma encore les yeux et pressa doucement la main de la vampire, répondant pour la première fois à son geste. Il tourna la tête vers elle et huma ses cheveux. Le trouble qu'il avait ressenti quand il s'était penché vers elle pour récupérer son livre était toujours présent, mais il ne le mettait plus mal à l'aise. Il murmura :
Tu sens bon aussi.
Il libéra sa main de l'emprise de la vampire et frôla sa joue. Sa peau était glacée, mais si douce... Il hésita sur la direction à prendre quand il arriva au menton : vers les lèvres ? Il n'osa pas, sourit et reposa sa main sur celle de Lilith.
La jeune femme s'agita et dévoila un petit sac noir. Les yeux d'Etan brillèrent de curiosité et un sourire enfantin illumina son visage quand elle lui tendit une sucette. Il la saisit délicatement, la déballa et la mit dans sa bouche.
Merci. Je n'en ai pas mangé depuis une éternité.
Il eut un sourire espiègle.
J'ai découvert d'autres sucreries quand j'ai commencé à chasser. Malheureusement, elles ne sont pas du goût du commun des mortels, et elles courent vite.
Il posa sa joue sur la tête de la vampire. Elle répondit à sa question sur la ville. Evoquer la Nouvelle-Orléans semblait la mettre mal à l'aise. Probablement le souvenir trop bien enfoui d'une mauvaise période de sa vie. Il ne compatissait pas, il avait oublié le sens de ce mot, mais il déclara d'une voix apaisante :
Je suis persuadé que tu finiras par comprendre ce qui t'amène ici. Je te connais encore bien peu, mais tu m'as l'air d'avoir une grande force. Rien ne pourra te résister.
Il le croyait sincèrement. Il passa son bras autour de l'épaule de la vampire.
Si je peux faire quelque chose pour te seconder dans ta quête, n'hésite pas. Je suis libre comme l'air, pour le moment, et je n'aime pas rester oisif. |
|  | | Lilith

Vamps
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Jeu 17 Mar - 22:57 | |
| La nuit avançait dans le temps sans rien dire, silencieuse à elle-même. La vie continuait son chemin sans dire, ne laissant qu’un parfum vagabond sur la rue. J’étais toujours contre lui, et bien avant ma sucette, il me fit la même remarque. J’eus un sourire qui anima un peu mon visage. Il passa sa main sur ma joue après l’avoir enlever de ma main. Je le laissais faire en le regardant. Il s’approchait de mon menton, puis hésita, et fini par me sourire. Que voulait – il ? Approché de mes lèvres ? Il aurait pu ! Il ne risquait rien.
Amusée par la scène, je décidais d’agir, de faire une chose qu’il pourrait bien mal le prendre. Cependant, j’avais envie, et donc… Je me rapprochais de lui, de son visage. Je lui soufflais sur ses lèvres, un moment. Ensuite je montais vers son nez et je lui fis un doux bisou. Je le laissais à sa réaction, et je reposais ma tête sur son épaule, tout en rejouant avec sa main qu’il avait à nouveau posée sur la mienne. Il devait apprécier du moins un peu car il y avait réagi.
Quand il parla d’autre petite sucrerie quand il avait commencé à chasser, j’ai tout de suite pensé au souris et autre bête de se type. Elles ne me font pas peur, mais imaginer qu’on puisse les manger, me dégoûta sur le coup.
« Tu parles des rongeurs comme autre sucrerie ? Beurk ! Je préfère de loin le sang comme sucrerie ! Cependant ca doit te faire la même chose que moi avec tes sucrerie »
Je suçais ma sucette calmement. Essayant de me sortir de la tête, l’idée qu’il mange des souris. Bon d’accord, c’est normal…Mais moi, je l’imagine comme il est là avec une souris en bouche… Faut que j’arrête moi ! Je me sortais cette idée de la tête. Puis il parlait de vouloir m’aider, enfin il me proposait de l’aide… Je voulais le croire, vraiment et j’eus un sourire. Il avait posé sa tête contre la mienne. On aurait pu croire à un couple. Pourtant cette idée, et bien je m’en moquais. Je continuais de jouer avec sa main doucement.
« Vraiment ? C’est gentil de ta part ! Mais je ne laisserais pas un oiseau comme toi volé dans l’enfer des vampires pour moi… Tu pourrais bien devenir la souris dans ce cas… Et je ne veux pas que tu meurs donc… Mais merci ! »
J’étais sincère. Je ne voulais pas qu’il meurt pour m’aider. Il est jeune et doit apprendre encore beaucoup. Je me préoccupais étrangement de lui… Je ne sais pas pourquoi mais c’était ainsi. Je le connaissais à peine en plus.
« Tu es jeune, vis donc … Apprends à vivre ici ! Peut être que tu trouveras l’amour et le reste, ce que tu n’avais pas dans ton village de glace… »
Je restais calme contre lui, en finissant ma sucette. Je montais sa main à mes lèvres et je lui fis un bisous doucement et je reposais sa main sur mes cuisses.
« Propose- moi quand tu aurais 70 ans »
Je le taquinais mais j’étais dans un sens, sérieuse… Il faut qu’il vive ! J’aimerais tant me souvenir de la mienne mais je ne peux pas. Cependant, je refuse qu’il paye de sa vie le résultat de ma recherche.
« Ca va ? Tu t’adaptes à cette position de couple ? »
Je lui demandais cela avec innocence en restant calme. Je ne voulais pas qu’il soit brusquer, mais j’avais user de ce terme exprès pour qu’il prend conscience de la situation dans laquelle on était.
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|  | | Etan Brack

Métamorphes
 | Sujet: Re: Exploration urbaine (terminé) Ven 18 Mar - 11:28 | |
| Elle avait approché son visage du sien puis avait déposé un baiser sur son nez. Le métamorphe se sentit rougir. Qu'elle était belle ! Et ce n'était pas la timidité qui l'embarrassait... Troublé, il s'éclaircit la gorge. Elle reprit la parole, lui permettant de se concentrer sur autre chose que sur ses lèvres. Il lui en fut silencieusement reconnaissant.
Les rongeurs, oui. Chez moi, c'étaient surtout des lemmings et parfois un lapin, mais je ne pouvais pas les manger en entier et je n'aime pas gaspiller. Ici, je n'ai vu que des rats et j'ai peur qu'ils ne soient pas aussi savoureux... Qui sait de quoi ils se nourrissent et où ils traînent...
Il repéra du coin de l'oeil un rat qui sortait d'une poubelle comme pour confirmer ses dires et eut une moue de dégoût. Il fit claquer sa langue en signe de désapprobation et regarda à nouveau Lilith. Son air concentré pendant qu'elle léchait sa sucette le fit sourire.
Je peux comprendre que tu aimes le sang. Ça ne me viendrait pas à l'idée de boire celui de quelqu'un d'autre, mais j'ai déjà testé le mien, un jour où je m'étais coupé. Ce n'est pas mauvais. De là à ne se nourrir que de ça... N'est-ce pas un peu lassant, à la longue ?
C'était une question idiote, probablement : chaque sang avait un goût différent, c'était vrai aussi pour les animaux qu'il chassait. Lilith lui conseilla de se tenir à l'écart de ses problèmes. Comment pouvait-il accepter ? Pour une fois, il avait envie de penser à quelqu'un d'autre qu'à lui. Il se remit à caresser sa main, remontant lentement sur le poignet délicat. Combien de cœurs avait-elle brisé, ces derniers siècles ? La question amena un sourire sur ses lèvres. Sans doute plus qu'il ne pouvait l'imaginer, mais elle ne s'en rappelait probablement pas elle-même...
J'ai du mal à croire que les vampires sont si dangereux, mais d'accord, je resterai prudent. Sache quand même qu'une fois métamorphosé, je peux me rendre invisible et parfaitement silencieux, ce qui peut être utile pour obtenir des informations... A toi de voir. De toute manière, je n'ai pas l'intention de mourir tout de suite. Comme tu dis, je dois apprendre à vivre et j'ai des choses à découvrir.
Il haussa les épaules et son regard se perdit dans les ondulations des cheveux de la vampire.
L'amour... Tu crois que ça existe ? Pour moi, c'est une invention qui embellit les romans et une aspiration que je ne comprends pas. Pourquoi vouloir se rendre esclave de quelqu'un ? Pourquoi mettre son bonheur dans les mains d'un autre, et accepter la lourde responsabilité de rendre cet autre heureux en retour ? On peut avancer seul sans être malheureux comme une pierre.
Il se tut un instant et reporta son regard sur la lune qui déclinait, avant de revenir à Lilith.
C'est peut-être ma partie animale qui me pousse à penser ainsi. Les harfangs sont des solitaires et ils supportent mal la captivité. Ils ne la tolèrent que si on les nourrit, ajouta-t-il en riant.
Son ton redevint sérieux, presque solennel.
C'est... c'est l'une des premières fois que je peux parler librement de ma condition de métamorphe. Ça fait plaisir de voir que tu ne t'enfuis pas et que tu n'as pas l'air d'avoir envie de me brûler vif. Tu n'imagines pas à quel point ça me fait du bien...
Elle saisit sa main, l'embrassa et la posa sur sa cuisse. Les yeux d'Etan s'écarquillèrent et il prit une inspiration profonde. Aucune timidité, non. Il sentit le sang battre dans ses tempes sous l'effet de la surprise. Elle n'avait visiblement pas conscience de la portée de son geste. Était-il vraiment possible qu'elle soit si ingénue ? Même lui qui n'avait aucune connaissance dans ce domaine trouvait la situation pour le moins... inattendue. Il fit de son mieux pour retrouver le fil de la conversation.
Quand j'aurai 70 ans, qui sait où je serai ? Vivre, c'est aussi prendre des risques. Je crains l'ennui plus que la mort. Peut-être que c'est stupide, mais les jeunes sont stupides, n'est-ce pas ?
Elle lui posa ensuite une question qui le déstabilisa totalement, toujours avec ce ton si innocent. Il vira au rouge vif, mais ne se dégagea pas.
Une position de couple ? Oh... Je... Je ne veux pas que tu te fasses des idées. Enfin, je veux dire... C'est très agréable, mais... Euh... C'est... Tu...
Il ferma les yeux, secoua la tête et reprit contenance.
Je suis bien comme ça, mais je ne sais pas si je veux aller plus loin. Enfin je sais que tu ne le proposais pas, mais...
Il rougit à nouveau et émit un petit rire.
Bon, je me tais avant d'être totalement ridicule.
Il sourit à la vampire, respira son parfum et ferma les yeux, parvenant à se calmer définitivement. Il était bien. |
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